Les représentants des États-Unis, de la Russie et de l’Ukraine ont entamé des discussions en Arabie saoudite les 24 et 25 mars. Ces négociations, qualifiées de « difficiles » par le Kremlin, interviennent alors que Washington cherche à progresser vers une solution diplomatique à la guerre en Ukraine. Plusieurs sujets clés sont au cœur des débats : un cessez-le-feu en mer Noire, la question des infrastructures énergétiques, l’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN, les sanctions contre la Russie et l’exploitation des ressources naturelles ukrainiennes.
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États-Unis d’Amérique : Vaste opération policière devant le siège de la CIA après l’apparition d’un homme armé
Une opération policière d’envergure s’est déroulée ce mercredi 19 mars devant le siège de la CIA à McLean, en Virginie, après qu’un individu armé a été signalé à l’entrée du bâtiment. Les forces spéciales SWAT, appuyées par une unité de déminage, sont intervenues rapidement, provoquant la fermeture temporaire des routes avoisinantes et la mise en alerte de la zone.
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La capitale russe a subi une attaque d’ampleur dans la nuit du lundi 10 au mardi 11 mars, alors que des discussions entre l’Ukraine et les États-Unis doivent se tenir ce mardi à Jeddah pour envisager un cessez-le-feu partiel. Cette offensive marque un tournant dans le conflit, avec une intensification des frappes ukrainiennes sur le sol russe.
Une offensive sans précédent contre Moscou
Moscou a été la cible d’une attaque « massive » de drones ukrainiens, marquant l’une des offensives les plus importantes contre le territoire russe depuis le début de l’invasion de l’Ukraine en février 2022. Selon le maire de la ville, Sergueï Sobianine, les systèmes de défense antiaérienne ont été mobilisés pour repousser l’attaque.
Les autorités russes affirment avoir abattu 337 drones ukrainiens dans plusieurs régions du pays, dont 91 dans la région de Moscou et 126 dans celle de Koursk, frontalière de l’Ukraine. Il s’agit de l’attaque la plus importante en territoire russe depuis le début de la guerre.
À Leninski et Domodedovo, dans la banlieue sud de Moscou, des débris ont causé d’importants dégâts matériels et provoqué la mort d’au moins deux personnes, tandis que trois autres ont été blessées. Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent des immeubles d’habitation touchés, des fenêtres brisées et des toits perforés par la chute de drones.
Si l’Ukraine et la Russie utilisent quotidiennement ces engins pour viser des infrastructures militaires et énergétiques, Moscou est rarement ciblée à une telle échelle. Cette attaque témoigne d’un renforcement des capacités offensives de Kiev et d’un changement de stratégie dans la guerre.
Une attaque qui survient avant une réunion pour la paix
Cette offensive intervient alors que des représentants ukrainiens et américains doivent se rencontrer ce mardi en Arabie Saoudite, à Jeddah, pour discuter d’une proposition de cessez-le-feu partiel avec Moscou.
Kiev, qui cherche à préserver le soutien de Washington après des tensions récentes avec l’administration Biden, entend proposer une “trêve dans les airs” et “en mer” afin de stabiliser la situation militaire et relancer le dialogue avec la Russie.
Ces pourparlers sont les premiers à ce niveau entre les États-Unis et l’Ukraine depuis la rencontre difficile entre Volodymyr Zelensky et Joe Biden fin février à Washington. À l’époque, le président ukrainien avait plaidé pour une aide militaire urgente, mais le soutien américain s’est heurté à des divisions politiques internes aux États-Unis.
L’objectif de Kiev est désormais de trouver un compromis temporaire qui permettrait d’obtenir de nouvelles livraisons d’armes et de réduire la pression militaire russe sur certains fronts.
L’Europe en alerte face à l’escalade du conflit
L’ampleur de cette attaque et la riposte attendue de la Russie inquiètent également les alliés européens de l’Ukraine. En réponse, le président français Emmanuel Macron a réuni ce mardi les chefs d’état-major européens pour analyser la situation et envisager une coordination militaire renforcée.
L’attaque sur Moscou intervient à un moment critique où l’Ukraine fait face à des difficultés sur le terrain. Les troupes russes ont récemment avancé dans l’est du pays, notamment autour d’Avdiïvka, et les livraisons d’armes occidentales se font plus rares.
Dans ce contexte, une intensification des frappes ukrainiennes sur le sol russe pourrait être une tentative de Kiev pour forcer Moscou à négocier, ou du moins, pour maintenir la pression sur Vladimir Poutine.
Toutefois, cette stratégie comporte des risques : la Russie pourrait durcir ses représailles, accentuer ses bombardements sur les infrastructures ukrainiennes ou chercher à pousser ses troupes plus en profondeur sur le territoire ukrainien.
Alors que le conflit entre dans sa troisième année, cette attaque sur Moscou et les discussions à Jeddah pourraient marquer un tournant décisif : vers une désescalade par un cessez-le-feu partiel, ou au contraire, vers une intensification de la guerre entre l’Ukraine et la Russie.
Aux États-Unis, un leader des manifestations propalestiniennes arrêté et menacé d’expulsion
Mahmoud Khalil, figure emblématique des manifestations en soutien à Gaza à l’université Columbia à New York, a été arrêté samedi 8 mars par des agents fédéraux de l’immigration (ICE). Son interpellation pourrait marquer le début d’une série d’arrestations visant les militants propalestiniens, selon le président Donald Trump, qui a menacé d’expulser ceux qu’il considère comme des « sympathisants terroristes ».(Avec : AFP).
Une arrestation sous tension
Le ministère de la Sécurité intérieure (DHS) a justifié cette arrestation en affirmant que Mahmoud Khalil avait « mené des activités liées au Hamas », sans fournir de précisions ni l’accuser formellement d’un crime. La procédure d’expulsion à son encontre a été suspendue lundi par un juge new-yorkais, en attendant une audience prévue mercredi.
D’après son avocate, Amy Greer, les agents de l’ICE ont initialement évoqué une révocation de son visa étudiant, avant de découvrir qu’il détenait une carte verte depuis 2024. Ils auraient alors menacé de lui retirer ce statut, ainsi que d’arrêter son épouse, une citoyenne américaine enceinte de huit mois.
Murad Awawdeh, président de la New York Immigration Coalition (NYIC), a dénoncé cette arrestation comme une tentative d’« instiller la peur et faire avancer un programme raciste ». De son côté, Donna Lieberman, directrice de l’Union des libertés civiles de New York (NYCLU), a qualifié la détention de Mahmoud Khalil d’« illégale » et d’« attaque extrême contre ses droits fondamentaux ».
Après un premier placement dans un centre de détention du New Jersey, le militant palestinien a été transféré en Louisiane, selon la base de données en ligne des détenus de l’ICE.
Un militant devenu cible
Né dans un camp de réfugiés palestiniens en Syrie, Mahmoud Khalil s’est imposé comme un acteur clé du dialogue entre les étudiants et l’administration de Columbia, en pleine contestation contre les bombardements israéliens sur Gaza.
Diplômé en décembre 2024 de l’école des affaires internationales, il a contribué à l’organisation d’un campement de protestation sur le campus, ce qui lui a valu d’être ciblé par des groupes pro-israéliens exigeant son expulsion. L’université Columbia avait finalement fait appel à la police de New York pour disperser les manifestants le 30 avril 2024.
Les militants du collectif Columbia University Apartheid Divest, auquel appartient Mahmoud Khalil, rejettent les accusations d’antisémitisme, affirmant que critiquer Israël et exprimer sa solidarité avec les Palestiniens ne relève pas de la haine antisémite. Cependant, certains étudiants juifs et israéliens disent s’être sentis menacés par ces manifestations.
L’Association des anciens élèves juifs de Columbia s’est félicitée de l’éventuelle annulation de la carte verte de Mahmoud Khalil, le qualifiant de « meneur du chaos ».
Mobilisation et réactions internationales
Depuis son arrestation, Mahmoud Khalil a reçu un important soutien : une pétition de l’Action Network réclamant sa libération a recueilli plus de 1,3 million de signatures, et un rassemblement s’est tenu devant les bureaux de l’ICE à Manhattan.
Le Conseil des relations américano-islamiques (CAIR), principal groupe de défense des droits des musulmans aux États-Unis, a dénoncé cette arrestation, rappelant que Khalil « n’a été accusé ou condamné d’aucun crime ».
L’ONU a également réagi, par la voix du porte-parole d’Antonio Guterres, rappelant « l’importance de respecter le droit à la liberté d’expression et le droit de réunion pacifique partout dans le monde ».
Columbia sous pression fédérale
L’administration Trump ne compte pas en rester là. Dans un message publié sur Thread, le président a déclaré :« Nous savons qu’il y a d’autres étudiants à Columbia et dans d’autres universités qui ont participé à des activités pro-terroristes, antisémites, anti-américaines, et le gouvernement Trump ne tolérera pas cela… »
Certains experts, comme Robert Cohen, professeur à l’université de New York et spécialiste des mouvements étudiants, mettent en garde contre la généralisation d’une rhétorique assimilant les manifestants à des « pro-jihadistes ». Il souligne que la majorité d’entre eux sont simplement opposés à la guerre en raison du grand nombre de victimes civiles.
Dans ce climat tendu, plusieurs étudiants de Columbia ont rapporté la présence d’agents fédéraux autour des résidences universitaires, cherchant à interpeller d’autres militants étrangers.
Par ailleurs, Columbia a récemment modifié son protocole de sécurité, autorisant les agents fédéraux à intervenir sans mandat en cas de « circonstances urgentes », une mesure vivement critiquée par le syndicat étudiant.
Enfin, en raison des manifestations propalestiniennes, l’administration Trump a suspendu vendredi 400 millions de dollars de subventions fédérales à Columbia, accusant l’université de ne pas lutter efficacement contre l’antisémitisme. La présidente par intérim, Katrina Armstrong, a dénoncé une décision qui « affectera immédiatement la recherche et d’autres fonctions essentielles de l’université ».
D’autres universités sont également dans le viseur du gouvernement, qui menace de couper leurs financements si elles ne garantissent pas la sécurité des étudiants juifs sur leurs campus.
Guerre en Ukraine : La Turquie prête à envoyer des troupes en Ukraine si nécessaire, La Hongrie, elle, s’aligne avec les États-Unis d’Amérique
La Turquie envisagerait un déploiement de troupes en Ukraine pour le « maintien de la paix« alors qu’à l’inverse, la Hongrie décide de s’aligner du côté de la réelle démarche pour la paix en Ukraine qu’est celle des Etats-Unis d’Amérique.
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Tandis que la première phase du cessez-le-feu entre Israël et le mouvement terroriste islamique palestinien Hamas doit s’achever ce samedi 1er mars, les discussions entre les deux parties se poursuivent sans aboutir à un accord concret. Prévue pour commencer dimanche 2 mars, la deuxième phase reste incertaine, malgré les efforts de médiation de l’Égypte et du Qatar, soutenus par les États-Unis d’Amérique.
Lire la suite Cessez-le-feu Israël – Hamas :Ce que l’on sait de la deuxième phase du cessez-le-feuLe Qatar suspend son soutien à la Syrie face à l’incertitude des sanctions états-uniennes
L’aide financière du Qatar aux nouveaux dirigeants de la Syrie se heurte à un obstacle majeur : l’incertitude liée aux sanctions imposées par les États-Unis d’Amérique. Cette situation retarde une augmentation cruciale des salaires des travailleurs du secteur public, selon plusieurs sources.
Lire la suite Le Qatar suspend son soutien à la Syrie face à l’incertitude des sanctions états-uniennesLes États-Unis d’Amérique votent contre une résolution de l’ONU condamnant la Russie pour la guerre en Ukraine
Les États-Unis d’Amérique se sont joints à la Russie pour voter contre une résolution de l’Assemblée générale de l’ONU condamnant la Fédération de Russie pour la guerre en Ukraine, ce lundi 24 février, dans un renversement spectaculaire par rapport à des années de politique états-unienne.
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Aujourd’hui, 28 janvier 2025, et alors que la grande ville de l’Est de la RD Congo, Goma, est sur le point de tomber entre les mains du M23 depuis hier, une vague de violence a secoué la capitale congolaise Kinshasa, alors que des manifestants en colère ont attaqué les ambassades de France, des États-Unis d’Amérique et du Rwanda.
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En échange de la légalisation de X en Chine, Elon Musk propose que les États-Unis autorisent TikTok à poursuivre ses activités sur leur territoire. Une proposition qui relance le débat sur la liberté d’expression et la sécurité nationale, mais aussi sur l’équilibre des relations commerciales entre les deux puissances.
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