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Netanyahou recherché par la CPI : la France a-t-elle manqué à ses obligations en le laissant survoler son territoire ?

Le 7 avril dernier, Benjamin Netanyahou, visé par un mandat d’arrêt international pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, a survolé l’espace aérien français pour se rendre de Hongrie aux États-Unis. Une situation qui soulève une vague d’indignation chez de nombreux juristes, qui estiment que la France a manqué à ses engagements internationaux, en particulier ceux prévus par le traité de Rome.

Un survol controversé du territoire français

Malgré le mandat d’arrêt émis par la Cour pénale internationale (CPI), le Premier ministre israélien a pu voyager sans être inquiété. Pour l’Association des Juristes pour le respect du droit international (JURDI), c’est une faute grave. Dans une lettre ouverte adressée à Emmanuel Macron, l’association exige une position claire du gouvernement français, en conformité avec le droit international.

« La France aurait dû interdire le survol de son territoire à cet avion et procéder à l’arrestation de Benjamin Netanyahou », estime Benjamin Fiorini, secrétaire général de JURDI. Il s’appuie sur l’article 86 du traité de Rome, qui oblige les États signataires à coopérer pleinement avec la CPI. « Le ciel français ne doit pas devenir une voie rapide pour les criminels de guerre », dénonce-t-il.

Une autorisation qui soulève des questions

L’association cherche désormais à vérifier si une autorisation de survol a été explicitement délivrée par la France. « Nous avons des sources, mais pas encore de confirmation officielle. Or, pour qu’un avion gouvernemental traverse l’espace aérien d’un pays, il faut une demande formelle et souvent des garanties de non-interception », explique Fiorini.

L’avocat en droit international Emmanuel Daoud confirme que ce genre de décision ne peut se prendre qu’« au plus haut niveau de l’État ». « Il est inimaginable que l’Élysée n’ait pas été informé et impliqué », affirme-t-il.

Un précédent déjà critiqué en novembre

Ce n’est pas la première fois que Paris est accusée de passivité. En novembre 2024, Netanyahou avait déjà emprunté l’espace aérien français pour se rendre aux États-Unis. Le Quai d’Orsay s’était alors justifié dans un communiqué en invoquant l’« immunité » du chef de gouvernement israélien, au nom de « l’amitié historique » entre la France et Israël.

Mais pour Fiorini, cette explication ne tient pas juridiquement. « L’article 27 du traité de Rome est très clair : un chef d’État ne bénéficie d’aucune immunité face à la CPI, qu’il reconnaisse ou non sa légitimité. » Il ajoute que cette position du gouvernement revient à exercer une pression sur la justice, en bafouant le principe fondamental de séparation des pouvoirs.

Un double standard dénoncé

L’affaire fait d’autant plus de bruit que la France s’était montrée particulièrement sévère à l’égard d’autres pays. Lorsque Vladimir Poutine, lui aussi sous mandat d’arrêt de la CPI, s’était rendu en Mongolie en 2024, Paris avait fermement rappelé « l’obligation de coopération » avec la Cour.

Ce contraste est dénoncé comme un « double standard » par plusieurs spécialistes du droit international. D’autant que certains pays européens comme l’Irlande, l’Islande ou les Pays-Bas, selon le quotidien israélien Haaretz, auraient clairement fait savoir qu’ils n’hésiteraient pas à intercepter un vol transportant Benjamin Netanyahou. Le Premier ministre israélien aurait même été contraint de faire un détour pour éviter leur espace aérien.

Une image de la France écornée sur la scène internationale

Pour Emmanuel Daoud, cette attitude affaiblit la crédibilité de la diplomatie française. « On ne peut pas, d’une main, appeler Israël à respecter le droit international humanitaire en Égypte, et de l’autre, faciliter les déplacements d’un dirigeant poursuivi pour crimes de guerre. Cela décrédibilise notre action pour la paix », tranche-t-il.

Alors que le conflit à Gaza continue de faire rage et que la CPI poursuit ses enquêtes, le rôle de la France est désormais scruté avec attention. À l’heure où l’Europe est appelée à défendre fermement le droit international, l’attitude française pourrait bien devenir un précédent controversé.

Football : « Je buvais mon urine »… Dimitri Payet lourdement accusé de violences par une femme au Brésil

L’ancien joueur de l’Olympique de Marseille, aujourd’hui à Vasco da Gama, est visé par de graves accusations émanant d’une avocate brésilienne. Une enquête est en cours.

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Vers une reconnaissance de l’État de Palestine par la France – Israël parle, à juste titre, d’une « récompense pour le terrorisme ».

« En juin» prochain, la France pourrait reconnaître l’État de Palestine, a déclaré, ce mercredi 9 avril, Emmanuel Macron, sur « France 5 », une chaîne de télévision française. Une reconnaissance que salue, aujourd’hui, jeudi 10 avril, l’ancienne déléguée générale de Palestine, Leila Shahid mais qui serait « une récompense pour le terrorisme » et « irresponsable » ont estimé le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar et l’ambassadeur de l’état israélien à Paris, Joshua Zarka

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France : un complice présumé de Mohamed Amra mis en examen et écroué après avoir été extradé par la Thaïlande

Un homme a été mis en examen et placé en détention provisoire ce mercredi 9 avril par le tribunal judiciaire de Paris, en raison de sa possible implication dans l’évasion de Mohamed Amra, un trafiquant dont la fuite avait entraîné la mort de deux agents pénitentiaires en mai 2024. Il avait auparavant été incarcéré en Thaïlande, avant d’être remis aux autorités françaises. (Avec : AFP).

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Festival de Cannes 2025 : voici tous les films en compétition pour la 78e édition

Le compte à rebours est lancé : le Festival de Cannes 2025 ouvrira ses portes le mardi 13 mai avec sa célèbre cérémonie d’ouverture. À J-33 du lancement, la sélection officielle de la 78e édition a été dévoilée ce jeudi 10 avril lors d’une conférence de presse menée par Iris Knobloch, présidente du festival, et Thierry Frémaux, délégué général.

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Le danger du« Frérisme », de plus en plus présent en France, selon un rapport à paraître prochainement.

Le mouvement islamiste «frériste » est un danger de plus en plus présent dans toutes les sphères de la société française. C’est la conclusion d’un rapport bientôt disponible commandé par le ministère de l’Intérieur sur l’influence grandissante de cette mouvance islamiste en France. Écrit par le diplomate Pascale Gouyette et le préfet François Courtade,il alerte sur le danger que constitue cette organisation islamiste qui a pris de l’essor durant le « Printemps arabe » et dont l’objectif affiché est « d’étendre la terre de l’islam » (mais absolument rigoriste) à travers le monde.

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France : Laurent Wauquiez s’attire les foudre en proposant d' »enfermer les étrangers dangereux sous OQTF » à Saint-Pierre-et-Miquelon

Alors qu’il est en pleine campagne pour la présidence des Républicains face à Bruno Retailleau, la proposition choc de Laurent Wauquiez, dévoilée mardi 8 avril dans le Journal du Dimanche, a suscité de vives réactions au sein de la classe politique.

Une réaction politique massive. En pleine campagne pour la présidence des Républicains (LR), Laurent Wauquiez, leader des députés de droite, a proposé dans un entretien au Journal du Dimanche du 8 avril, que les étrangers placés sous OQTF (obligation de quitter le territoire) soient incarcérés dans un centre de rétention situé à Saint-Pierre-et-Miquelon, en dehors de l’Hexagone. « Ils auraient une seule alternative : soit partir à Saint-Pierre-et-Miquelon, soit rentrer chez eux », a-t-il détaillé, laissant entendre qu’il compte mettre la pression sur ces étrangers pour qu’ils acceptent de repartir dans leur pays.

« Il fait 5 degrés de moyenne pendant l’année, il y a 146 jours de pluie et de neige », a argumenté le candidat à la présidence de LR, qui « pense qu’assez rapidement, ça va amener tout le monde à réfléchir ». « Saint-Pierre-et-Miquelon n’est pas dans l’espace Schengen, on peut contrôler (les OQTF), ils n’ont plus la possibilité de revenir sur le territoire métropolitain », a-t-il également mis en avant auprès de nos confrères. Cette annonce intervient un mois après le refus de l’Algérie de recevoir une soixantaine de ses ressortissants sous OQTF dont le profil était qualifié de « dangereux » par le ministère de l’Intérieur. « Bruno Retailleau a défendu une ligne de fermeté et il n’a pas été écouté », a pointé du doigt Laurent Wauquiez.

Laurent Wauquiez s’attire les foudres de la classe politique

Les réactions indignées de la classe politique ne se sont pas fait attendre après les propos de Laurent Wauquiez. « C’est la France, pas une prison ou un centre de rétention », a fustigé le ministre des Outre-mer, Manuel Valls. « Aucun territoire français ne mérite d’être traité comme une zone de relégation », a insisté le ministre. Avant d’asséner : « l’exil forcé, c’est une méthode de colon, pas d’élu de la République. Le bagne de Cayenne, c’est loin et tant mieux ». La cheffe des députés du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, a également réagi sur X, estimant que « la place des OQTF, c’est dans leur pays…, sûrement pas dans un territoire français. Les habitants de Saint-Pierre-et-Miquelon ne sont pas des sous-citoyens ».

Stéphane Lenormand, député LIOT de Saint-Pierre-et-Miquelon a quant à lui pointé du doigt le « mépris » de Laurent Wauquiez à l’égard des habitants de l’archipel. « Nous ne sommes pas là poubelle de la France », a-t-il martelé. Sur Twitch, l’élu a dénoncé des propos « complètement aberrants », mais aussi « une incompétence et une non-maîtrise des dossiers ». Et de tacler vivement le député de la région Auvergne-Rhône-Alpes : « Je suis surpris que quelqu’un qui aspire à la présidence de la droite républicaine, voire même à la présidence de la France, puisse avoir une réflexion pareille ». Sur la gauche de l’échiquier politique, Marine Tondelier a ironisé sur « les ravages du Wauquisme » en publiant la Une du JDNews.

« Une déportation organisée vers un bagne ? Un camp ? Un Guantánamo façon Vichy 2.0 ? […] Le naufrage continue », a pointé du doigt Arnaud Saint-Martin, député Insoumis de Seine-et-Marne. « Laurent Wauquiez n’a de républicain que le nom de son parti » et « finira dans les poubelles de l’Histoire », a estimé Léon Deffontaines, porte-parole du Parti communiste français (PCF).

De son côté, le Premier secrétaire du parti socialiste (PS), Olivier Faure, s’interroge sur X : « Que va-t-il rester à l’extrême droite ? ». « Wauquiez veut renouer avec la tradition impériale de transformer les territoires d’Outre-mer en bagne. Indigne insulte aux valeurs de République », a déploré la maire socialiste de Nantes, Johanna Rolland.

France : un projet d’attentat à la ceinture explosive déjoué – ce que l’on sait

Un nouveau projet d’attentat vient d’être déjoué en France. Trois jeunes hommes, âgés de 19 à 24 ans et originaires du nord du pays, ont été mis en examen dimanche soir à Paris, soupçonnés d’avoir préparé une attaque visant un lieu public très fréquenté. Deux d’entre eux ont été placés en détention provisoire, tandis que le troisième a été placé sous contrôle judiciaire.

Un projet d’attaque d’ampleur

Les autorités soupçonnent les trois individus d’avoir voulu viser un foyer pour jeunes, un restaurant ou encore un lieu de culte juif. Le mode opératoire envisagé : une attaque à la ceinture explosive. Les forces de l’ordre, en particulier la DGSI et la Sous-Direction Antiterroriste, ont procédé à leur interpellation la semaine dernière. Lors des perquisitions, des éléments permettant la fabrication d’explosifs ont été saisis.

Un profil inquiétant parmi les suspects

Le principal suspect, âgé de 19 ans, était déjà connu des services de renseignement territoriaux. Il avait proféré à plusieurs reprises des menaces sur les réseaux sociaux et partageait abondamment du contenu lié à l’organisation État Islamique. Originaire de Dunkerque, il vivait dans un foyer pour jeunes au moment de son arrestation mercredi matin, une opération menée par le RAID.

Selon les informations de BFMTV, ce jeune homme se trouvait en rupture familiale : une mère absente, un père inexistant. Il appelait régulièrement au Jihad et faisait des références explicites aux attentats du Bataclan. Lors de la perquisition, les enquêteurs ont découvert une lettre d’allégeance à Daech ainsi qu’une notice détaillée et du matériel pour la fabrication d’un gilet explosif.

Des chefs d’accusation lourds

Les deux suspects principaux ont été mis en examen pour association de malfaiteurs terroriste et détention de produits explosifs en relation avec une entreprise terroriste. Le troisième individu est poursuivi pour non-dénonciation d’un crime terroriste.

Ce démantèlement intervient dans un contexte de vigilance accrue sur le territoire, alors que les services de renseignement redoublent d’efforts pour prévenir toute tentative d’attaque, notamment à l’approche des grands événements prévus en France.

France : L’ex-conseillère du Quai d’Orsay, Sophie Pommier, condamnée pour « apologie du terrorisme » après ses propos sur le Hamas

L’ex-conseillère du Quai d’Orsay, Sophie Pommier a été condamnée, ce jeudi 3 avril 2025, par le tribunal correctionnel de Paris, à 500 euros d’amende pour des propos jugés constitutifs d’une « apologie du terrorisme ». Cette condamnation fait suite à une publication controversée sur Instagram, dans laquelle elle comparait l’organisation terroriste Hamas à la Résistance française, au lendemain des attaques meurtrières en Israël du 7 octobre 2023.

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France : Mohamed Amra, le narcotrafiquant en détention, porte plainte pour violences contre des agents pénitentiaires

Après neuf mois de cavale et une arrestation spectaculaire en Roumanie, le narcotrafiquant Mohamed Amra fait de nouveau parler de lui. Incarcéré à la prison de Condé-sur-Sarthe, dans l’Orne (France), il affirme avoir été violenté par des surveillants pénitentiaires le 24 mars 2025 et annonce son intention de porter plainte contre trois agents.

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