À peine reconduit par Emmanuel Macron, le Premier ministre français Sébastien Lecornu se retrouve déjà dans la tourmente politique. En poste depuis vendredi soir, il fait face à la menace d’une censure portée conjointement par les députés de gauche et de droite nationaliste, qui exigent des concessions majeures ou refusent catégoriquement de le soutenir.
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Donald Trump pointe les dépenses militaires de l’Espagne jugées insuffisantes et souhaite l’exclure de l’OTAN
Depuis le Bureau ovale, le président américain a reproché à l’Espagne son « retard » dans la mise en œuvre de l’accord de l’Alliance atlantique prévoyant de consacrer 5 % du PIB des États membres aux dépenses de défense.(source : AFP).
Lire la suite Donald Trump pointe les dépenses militaires de l’Espagne jugées insuffisantes et souhaite l’exclure de l’OTANGymnastique artistique : l’Indonésie affirme que la Fédération internationale approuve le refus de visa aux Israéliens
La Fédération indonésienne de gymnastique affirme que la Fédération internationale approuve sa décision de refuser les visas aux athlètes israéliens pour les Championnats du monde prévus à Jakarta.(Source : AFP).
Lire la suite Gymnastique artistique : l’Indonésie affirme que la Fédération internationale approuve le refus de visa aux IsraéliensLa Maison-Blanche s’agace du prix Nobel de la paix décerné à María Corina Machado
Le prix Nobel de la paix 2025 a été attribué à la chef de l’opposition vénézuélienne María Corina Machado, figure emblématique de la lutte pour la démocratie dans un Venezuela qu’elle décrit comme un « État autoritaire brutal ». Une distinction accueillie avec enthousiasme par la communauté internationale, mais qui a suscité une réaction irritée de la Maison-Blanche, dénonçant un choix « politique ».
Lire la suite La Maison-Blanche s’agace du prix Nobel de la paix décerné à María Corina MachadoFrance : Sébastien Lecornu renommé Premier ministre par Emmanuel Macron
Emmanuel Macron a décidé, vendredi 10 octobre, de reconduire Sébastien Lecornu au poste de Premier ministre, quatre jours seulement après sa démission. L’annonce a été faite par l’Élysée dans un communiqué laconique indiquant que « le président de la République a nommé Sébastien Lecornu Premier ministre et l’a chargé de former un gouvernement ».
Lire la suite France : Sébastien Lecornu renommé Premier ministre par Emmanuel MacronLa justice américaine inculpe une haute magistrate dans le viseur de Trump
Après l’ancien directeur du FBI, une autre bête noire de Donald Trump a été inculpée jeudi: la procureure générale de l’Etat de New York Letitia James, qui avait obtenu sa condamnation en 2024 dans une vaste affaire de fraude.(Source : AFP).
Lire la suite La justice américaine inculpe une haute magistrate dans le viseur de TrumpPérou : le Parlement destitue la présidente Dina Boluarte, un nouvel épisode de l’instabilité politique
Dans la nuit du 9 au 10 octobre 2025, le Parlement péruvien a voté la destitution de la présidente Dina Boluarte, invoquant une « incapacité morale permanente ». Cette décision met fin à un mandat marqué par la contestation sociale, des scandales financiers et des tensions institutionnelles persistantes. L’intérim est assuré par José Jeri, président du Congrès, jusqu’aux élections prévues en 2026.
Dina Boluarte était devenue présidente en 2022, après la destitution de Pedro Castillo pour tentative de dissolution du Parlement. Son mandat a été miné par :
- la méfiance populaire, alimentée par une gestion jugée autoritaire et inefficace;
- des scandales financiers, dont des montres Rolex non déclarées, ayant fragilisé sa crédibilité;
- une répression sanglante des manifestations, qui a accentué le mécontentement social.
Ces événements ont empêché toute consolidation de l’autorité présidentielle et accentué la perception d’un État incapable de répondre aux crises politiques et sociales.
Le Pérou connaît une instabilité durable : sept présidents en neuf ans. Cette rotation rapide à la tête de l’État révèle plusieurs fragilités structurelles :
- une classe politique fragmentée et incapable de consensus ;
- une constitution permissive sur les motifs de destitution ;
- et une société civile exigeante face à la corruption et aux inégalités.
L’instabilité politique a également des conséquences économiques et sécuritaires, affectant les investissements et la gouvernance dans les régions andines et amazonniennes.
La destitution de Dina Boluarte n’est pas un événement isolé : elle s’inscrit dans un contexte latino-américain marqué par la fragilité démocratique. Coup d’État au Niger et au Gabon, tensions institutionnelles en Équateur et en Haïti, manifestations sociales au Chili et en Argentine… Le Pérou devient un symbole des défis rencontrés par les démocraties dans la région, notamment lorsqu’elles doivent concilier légitimité politique et stabilité sociale.
La situation péruvienne illustre que la légitimité d’un dirigeant et la confiance populaire sont au cœur de la stabilité d’un État. Dans un contexte mondial où les institutions sont de plus en plus observées et jugées, la destitution de la présidente Boluarte rappelle que la démocratie repose autant sur des pratiques transparentes que sur la capacité à répondre aux attentes citoyennes.
Celine Dou
Haïti : des coups de feu éclatent au centre de Port-au-Prince lors d’une réunion gouvernementale au Palais national
Des tirs nourris ont retenti jeudi dans le centre de Port-au-Prince, plongeant la capitale haïtienne dans un nouveau climat de tension, au moment même où les autorités tentaient de réaffirmer leur contrôle sur une zone longtemps dominée par des gangs armés.
Lire la suite Haïti : des coups de feu éclatent au centre de Port-au-Prince lors d’une réunion gouvernementale au Palais nationalLe Japon plonge dans la crise politique après l’effondrement de la coalition au pouvoir
Le Japon sombre dans la crise politique: le parti centriste Komeito, partenaire minoritaire de la coalition gouvernementale, a annoncé vendredi se retirer de son alliance avec le Parti libéral-démocrate (PLD), dont la présidente Sanae Takaichi est destinée à devenir Première ministre.(Source : AFP).
Lire la suite Le Japon plonge dans la crise politique après l’effondrement de la coalition au pouvoirPRIX NOBEL DE LA PAIX 2025 – María Corina Machado, symbole de la résistance démocratique au Venezuela
Le Comité Nobel norvégien a décerné, ce 10 octobre 2025, le prix Nobel de la paix à María Corina Machado, figure de proue de l’opposition vénézuélienne. Ce choix récompense, selon l’institution d’Oslo, « son combat infatigable pour les droits démocratiques du peuple vénézuélien » et « sa détermination à promouvoir une transition pacifique et juste vers la démocratie ».
Lire la suite: PRIX NOBEL DE LA PAIX 2025 – María Corina Machado, symbole de la résistance démocratique au Venezuela Lire la suite: PRIX NOBEL DE LA PAIX 2025 – María Corina Machado, symbole de la résistance démocratique au VenezuelaCette distinction, éminemment politique, éclaire d’un jour nouveau la longue lutte d’une femme devenue le visage d’un pays en quête de liberté.
Née en 1967 à Caracas, María Corina Machado est ingénieure de formation, mais c’est sur le terrain politique qu’elle s’est imposée comme l’une des voix les plus déterminées du Venezuela moderne.
Dès les années 1990, elle fonde la Fondation Atenea, dédiée aux enfants des rues. Mais c’est surtout son engagement à travers Súmate, une organisation citoyenne créée en 2002 pour surveiller les processus électoraux, qui la propulse au premier plan de la vie publique. L’organisation milite pour la transparence des scrutins et l’alternance démocratique dans un pays progressivement verrouillé par le pouvoir chaviste.
Élue députée en 2010, elle est exclue quatre ans plus tard de l’Assemblée nationale après avoir dénoncé la dérive autoritaire du régime. Cette éviction n’a fait que renforcer sa stature de résistante. Cible de poursuites judiciaires, menacée, parfois assignée à résidence, María Corina Machado n’a jamais quitté le Venezuela choix symbolique pour une opposante qui se veut la voix du peuple resté au pays.
En 2023, alors que le Venezuela s’enfonce dans la crise politique et économique, elle se déclare candidate à la présidentielle de 2024. Mais le régime de Nicolás Maduro l’écarte du scrutin par une série d’interdictions administratives. Refusant de céder, elle soutient Edmundo González Urrutia, candidat de substitution, pour ne pas rompre l’élan de la mobilisation populaire.
Son combat dépasse aujourd’hui la simple rivalité politique : il s’agit, pour beaucoup de Vénézuéliens, d’un combat moral et civique pour la dignité, la vérité et le droit du peuple à choisir librement ses dirigeants. Le Comité Nobel a salué « son courage exceptionnel et sa foi en la non-violence », alors même que son pays traverse l’une des plus graves crises humanitaires du continent américain.
L’attribution du Nobel à María Corina Machado a une portée géopolitique évidente. Elle rappelle que les luttes pour la démocratie, dans les pays autoritaires, restent au cœur des préoccupations internationales, malgré la lassitude de certaines puissances.
Elle résonne aussi comme un avertissement à ceux qui, dans le monde, confondent stabilité et oppression. Dans un contexte global marqué par le recul des libertés, ce prix semble redonner souffle à la notion de responsabilité civique : défendre la démocratie n’est pas un luxe occidental, mais une exigence universelle.
Le parcours de María Corina Machado trouve un écho particulier dans de nombreux pays où la démocratie reste fragile. Pour l’Afrique, où plusieurs nations affrontent des transitions politiques incertaines, son exemple illustre la force d’une résistance pacifique enracinée dans la société civile.
Le message d’Oslo est clair : la paix durable ne peut exister sans justice, ni sans institutions légitimes. En ce sens, le Nobel 2025 s’inscrit dans une tradition où le courage individuel devient levier de changement collectif.
Au-delà des débats politiques, cette distinction consacre une vision de la paix fondée sur la vérité et la persévérance. María Corina Machado, souvent présentée comme « la dame de fer du Venezuela », incarne une conviction rare : celle que la liberté n’a de valeur que lorsqu’elle est partagée.
Le 10 décembre prochain, lorsqu’elle recevra son prix à Oslo, ce sera moins une victoire personnelle qu’un hommage rendu à tout un peuple en quête de lumière.
Celine Dou