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Venezuela : María Corina Machado demande des élections présidentielles rapides alors que la transition politique se poursuit

À Caracas, la principale figure de l’opposition, María Corina Machado, remet sur la table la question du retour aux urnes. Elle demande l’organisation rapide d’une élection présidentielle dans un pays toujours engagé dans une phase de transition politique

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Cette prise de position intervient alors que le Venezuela fonctionne sous une autorité intérimaire depuis la chute de Nicolás Maduro et que les institutions électorales restent en cours de recomposition. Aucun calendrier officiel de scrutin n’a été annoncé.

María Corina Machado appelle à la tenue d’une élection présidentielle « dès que possible ». Elle associe cette demande à la nécessité de garanties électorales et d’un cadre institutionnel capable d’assurer la transparence du processus.

Cette position s’inscrit dans une série de déclarations publiques où l’opposante insiste sur la nécessité d’un retour rapide au suffrage présidentiel.

Depuis la chute du pouvoir de Nicolás Maduro, le Venezuela est administré par une autorité intérimaire chargée d’assurer la continuité de l’État. Les structures électorales font l’objet de réorganisations, notamment sur leur fonctionnement et leur composition.

Dans le même temps, les forces politiques d’opposition cherchent à accélérer la mise en place d’un nouveau cycle électoral. L’élection présidentielle est présentée comme l’étape centrale de la transition en cours.

Le débat porte désormais sur la séquence institutionnelle : stabilisation préalable des structures publiques pour les autorités en place, ou convocation rapide des électeurs pour l’opposition.

La question du calendrier électoral structure l’équilibre politique actuel. Elle détermine les conditions dans lesquelles les acteurs politiques peuvent s’organiser, se positionner et participer à une compétition électorale.

La position de María Corina Machado s’inscrit dans une logique de pression sur le rythme de la transition. Elle vise à rapprocher le processus politique d’une légitimation par le vote.

Les autorités de transition, de leur côté, maintiennent une approche progressive de la reconstruction institutionnelle. Aucun accord n’a été rendu public sur la tenue d’un scrutin à court terme.

La trajectoire politique du Venezuela dépend désormais des décisions qui seront prises sur l’organisation des élections et sur la définition des institutions chargées de les encadrer. Le calendrier électoral reste l’un des principaux points de divergence entre les acteurs politiques.

Le débat politique au Venezuela se concentre sur le rythme du retour aux urnes. La demande de María Corina Machado place la question électorale au centre de la transition, dans un contexte institutionnel encore en recomposition.

Celine Dou, pour la Boussole-infos

Poutine dénonce les sanctions américaines contre Cuba et réaffirme le soutien de Moscou

Le président russe Vladimir Poutine a vivement condamné les récentes sanctions imposées par les États-Unis contre Cuba, déclarant que la Russie « n’accepte rien de tel » en référence aux mesures économiques visant l’île caribéenne.

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« Il sera le prochain » : les menaces directes de Donald Trump contre le président colombien Gustavo Petro

Les tensions diplomatiques entre les États-Unis et la Colombie ont franchi un nouveau cap. Après plusieurs semaines de critiques réciproques, le président américain Donald Trump a adressé une mise en garde d’une rare agressivité à l’égard de son homologue colombien, Gustavo Petro. Ce dernier dénonce depuis des mois les frappes américaines contre des embarcations suspectées de transporter de la drogue dans les Caraïbes et le Pacifique.

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Pérou : le Parlement destitue la présidente Dina Boluarte, un nouvel épisode de l’instabilité politique

Dans la nuit du 9 au 10 octobre 2025, le Parlement péruvien a voté la destitution de la présidente Dina Boluarte, invoquant une « incapacité morale permanente ». Cette décision met fin à un mandat marqué par la contestation sociale, des scandales financiers et des tensions institutionnelles persistantes. L’intérim est assuré par José Jeri, président du Congrès, jusqu’aux élections prévues en 2026.

Dina Boluarte était devenue présidente en 2022, après la destitution de Pedro Castillo pour tentative de dissolution du Parlement. Son mandat a été miné par :

  • la méfiance populaire, alimentée par une gestion jugée autoritaire et inefficace;
  • des scandales financiers, dont des montres Rolex non déclarées, ayant fragilisé sa crédibilité;
  • une répression sanglante des manifestations, qui a accentué le mécontentement social.

Ces événements ont empêché toute consolidation de l’autorité présidentielle et accentué la perception d’un État incapable de répondre aux crises politiques et sociales.

Le Pérou connaît une instabilité durable : sept présidents en neuf ans. Cette rotation rapide à la tête de l’État révèle plusieurs fragilités structurelles :

  • une classe politique fragmentée et incapable de consensus ;
  • une constitution permissive sur les motifs de destitution ;
  • et une société civile exigeante face à la corruption et aux inégalités.

L’instabilité politique a également des conséquences économiques et sécuritaires, affectant les investissements et la gouvernance dans les régions andines et amazonniennes.

La destitution de Dina Boluarte n’est pas un événement isolé : elle s’inscrit dans un contexte latino-américain marqué par la fragilité démocratique. Coup d’État au Niger et au Gabon, tensions institutionnelles en Équateur et en Haïti, manifestations sociales au Chili et en Argentine… Le Pérou devient un symbole des défis rencontrés par les démocraties dans la région, notamment lorsqu’elles doivent concilier légitimité politique et stabilité sociale.

La situation péruvienne illustre que la légitimité d’un dirigeant et la confiance populaire sont au cœur de la stabilité d’un État. Dans un contexte mondial où les institutions sont de plus en plus observées et jugées, la destitution de la présidente Boluarte rappelle que la démocratie repose autant sur des pratiques transparentes que sur la capacité à répondre aux attentes citoyennes.

Celine Dou