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Taïwan : Cheng Li-wun, nouvelle présidente du Kuomintang, veut renouer le dialogue avec Pékin et redonner un souffle à l’opposition

Coup de tonnerre dans la vie politique taïwanaise. Le Kuomintang (KMT, 國民黨), principal parti d’opposition, s’est doté d’une nouvelle dirigeante : Cheng Li-wun (鄭麗文), 55 ans, élue samedi avec 50,15 % des voix. Cette ex-députée au tempérament affirmé, partisane du dialogue avec Pékin, incarne à la fois le renouveau d’un parti vieillissant et une menace sérieuse pour le Parti démocratique progressiste (PDP, 民進黨), aujourd’hui fragilisé au pouvoir.

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Lisbonne : démission en série à la tête de l’opérateur Carris après le tragique accident de funiculaire

Deux jours après la publication d’un rapport accablant sur les causes de l’accident de funiculaire qui a fait 16 morts début septembre, le conseil d’administration de Carris, l’entreprise publique responsable des tramways, bus et funiculaires de la capitale portugaise, a présenté sa démission collective.

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Présidentielle ivoirienne 2025 : entre autoritarisme et éviction des opposants

La Côte d’Ivoire ouvre ce jour les urnes pour une présidentielle marquée par une concentration du pouvoir et une marginalisation systématique des opposants politiques. Le président sortant, Alassane Ouattara, brigue un quatrième mandat dans un contexte où la démocratie formelle masque une réalité politique où le pouvoir centralise et contrôle.

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La Commission électorale indépendante (CEI) a validé cinq candidatures : Jean-Louis Billon, Simone Gbagbo, Ahoua Don Mello, Henriette Lagou et Alassane Ouattara. Les candidatures de Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam ont été rejetées, respectivement en raison de leur inéligibilité et de leur radiation de la liste électorale.

Le déploiement de plus de 44 000 agents de sécurité à travers le pays témoigne d’une volonté de contrôle strict du processus électoral. Cette mesure, bien que justifiée par des raisons de sécurité, soulève des interrogations sur les intentions réelles du pouvoir en place.

L’éviction des principaux opposants

Laurent Gbagbo, ancien président et leader du Parti des peuples africains Côte d’Ivoire (PPA-CI), a vu sa candidature rejetée en raison de son inéligibilité. Tidjane Thiam, ancien directeur général de Credit Suisse et président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), a été radié de la liste électorale, malgré sa renonciation à sa nationalité française pour se conformer aux exigences légales.

Ces exclusions ont conduit à une fragmentation de l’opposition, réduisant ainsi la compétition démocratique et renforçant la position dominante du président sortant.

Répression et restrictions des libertés

Depuis la publication de la liste définitive des candidats, les autorités ont interdit les manifestations publiques, limitant ainsi la liberté d’expression et de rassemblement. Cette répression a été accompagnée de plusieurs arrestations de manifestants et de militants politiques.

Les médias indépendants font face à des pressions croissantes, avec des restrictions sur la couverture des activités de l’opposition et des tentatives de contrôle de l’information.

Une société divisée et inquiète

La jeunesse ivoirienne, représentant une part significative de la population, exprime une frustration croissante face à la situation politique actuelle. Les préoccupations incluent le chômage élevé, l’inégalité des chances et la perception d’un système politique qui favorise une élite au détriment du peuple.

Dans les zones rurales, le climat d’insécurité et les restrictions imposées par les autorités ont conduit à une faible participation électorale, exacerbant ainsi la fracture entre les zones urbaines et rurales.

Implications régionales et internationales

La stabilité de la Côte d’Ivoire a des répercussions sur l’ensemble de la région ouest-africaine. Les tensions politiques internes, combinées à des restrictions des libertés fondamentales, pourraient affecter les relations du pays avec ses partenaires internationaux, notamment la CEDEAO, l’Union européenne et les États-Unis.

La communauté internationale suit de près l’évolution de la situation, soulignant l’importance du respect des principes démocratiques et des droits humains dans le processus électoral ivoirien.

La présidentielle ivoirienne de 2025 se déroule dans un contexte où la démocratie est mise à l’épreuve. L’éviction des principaux opposants, la répression des libertés publiques et le contrôle strict du processus électoral soulignent une dérive autoritaire préoccupante. Alors que le pays se dirige vers les urnes, les interrogations sur la légitimité du scrutin et l’avenir démocratique de la Côte d’Ivoire demeurent.

La rédaction

Mayotte et La Réunion : les DRH unissent leurs forces pour accompagner les agents en transition

Les responsables des ressources humaines des collectivités de La Réunion et de Mayotte se sont réunis ce jeudi au Pôle culturel de Chirongui pour un séminaire interrégional consacré aux grands défis de la fonction publique territoriale. Au programme : vieillissement des effectifs, transitions professionnelles et intégration du numérique dans la gestion des agents.

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France : le témoignage poignant d’un surveillant du Louvre présent lors du spectaculaire cambriolage

Quatre jours après le « casse du siècle » survenu au musée du Louvre, un surveillant de la galerie Apollon présent lors du braquage a livré un témoignage rare sur BFMTV. Face aux critiques sur l’inaction du personnel pendant le vol, l’agent défend son rôle et celui de ses collègues : « Nous sommes des agents d’accueil, pas des policiers. Notre priorité, c’est la sécurité des personnes et des biens. »

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Incendies de Los Angeles : le suspect arrêté en Floride début octobre plaide non coupable

L’homme soupçonné d’avoir déclenché volontairement l’un des incendies meurtriers de Los Angeles en janvier a plaidé non coupable jeudi lors de sa comparution devant la justice américaine.(Source : AFP)

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États-Unis : les fonctionnaires privés de salaire à cause du « shutdown » contraints de recourir à des prêts à taux zéro

Le gouvernement américain traverse depuis le 1er octobre une nouvelle crise budgétaire majeure. Faute d’accord entre les parlementaires sur le budget fédéral, le pays est entré dans un « shutdown », entraînant la suspension du versement des salaires pour des centaines de milliers de fonctionnaires.

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En Suisse, la discorde des langues : quand le modèle du plurilinguisme s’essouffle face à l’uniformisation mondiale

Longtemps considérée comme un laboratoire d’équilibre linguistique et culturel, la Suisse voit aujourd’hui son modèle fragilisé par une querelle qui dépasse ses frontières. À l’heure où plusieurs cantons germanophones repoussent ou réduisent l’enseignement du français à l’école primaire, la cohésion d’un pays fondé sur le respect des différences semble vaciller. Une évolution symptomatique d’une époque où la logique d’efficacité globale menace la diversité linguistique jusque dans les sociétés qui l’avaient érigée en principe fondateur.

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Le multilinguisme, pilier d’une identité helvétique

Quatre langues nationales cohabitent officiellement sur le territoire suisse : l’allemand, le français, l’italien et le romanche. Ce plurilinguisme n’est pas un simple héritage historique : il constitue l’architecture même de la Confédération. Depuis 1848, le pacte fédéral repose sur un équilibre subtil entre autonomie cantonale et unité nationale, chaque région cultivant sa langue, sa culture et son mode de vie.

Mais cet équilibre repose sur une condition : la volonté politique d’apprendre et de comprendre l’autre. Dès l’école primaire, les enfants germanophones apprennent traditionnellement le français, et les romands, l’allemand. Ce principe a longtemps symbolisé la confiance mutuelle entre régions. Or, depuis une décennie, la mécanique s’enraye.

Quand l’anglais supplante les langues sœurs

Dans plusieurs cantons alémaniques Saint-Gall, Thurgovie, Zurich des réformes éducatives ont repoussé l’enseignement du français à un stade plus tardif du cursus scolaire, privilégiant l’apprentissage précoce de l’anglais.
Les autorités locales justifient ce choix par un argument pragmatique : l’anglais, lingua franca des affaires et d’Internet, serait plus « utile » dans le monde globalisé.
Mais dans la Suisse romande, cette orientation passe mal. Le gouvernement du canton de Vaud a dénoncé une « rupture du contrat fédéral tacite » qui liait les régions par le bilinguisme scolaire.

Pour les francophones, ce recul du français n’est pas anodin : il traduit une mutation culturelle profonde, où la logique économique prend le pas sur la conscience identitaire. La Confédération helvétique, symbole d’équilibre et de respect mutuel, semble glisser vers une forme de standardisation anglo-saxonne que l’on observe ailleurs en Europe.

Le dilemme du fédéralisme éducatif

La Suisse n’a pas de ministère central de l’Éducation. Chaque canton fixe son programme, ses langues d’enseignement, ses priorités. Ce fédéralisme éducatif, autrefois garant de liberté, se retourne aujourd’hui contre l’idéal d’unité linguistique.
Faut-il imposer, au niveau fédéral, un socle commun garantissant l’apprentissage d’une seconde langue nationale dès le primaire ?
La question divise. Les cantons germanophones défendent leur autonomie, tandis que les francophones rappellent qu’il en va de la survie du lien confédéral.

Le Conseil fédéral s’efforce d’arbitrer sans heurter les sensibilités. Une proposition de loi, discutée en 2024, visait à rendre obligatoire l’enseignement d’une langue nationale dans les premières années de scolarité, mais elle se heurte à la résistance des cantons qui y voient une ingérence fédérale.

Un symptôme européen : le recul du plurilinguisme

La querelle suisse ne se réduit pas à un désaccord local : elle illustre un malaise européen plus vaste.
Partout sur le continent, l’anglais progresse au détriment des langues nationales. En Allemagne, l’apprentissage du français recule depuis dix ans ; en Scandinavie, le bilinguisme traditionnel s’efface devant la domination de l’anglais dans les médias et les entreprises.
Même au sein des institutions de l’Union européenne, la langue de Shakespeare s’impose, alors que le Royaume-Uni n’en fait plus partie.

La Suisse, qui se veut modèle de diversité, se retrouve donc en première ligne d’un conflit culturel global : celui d’un monde qui sacrifie la pluralité sur l’autel de l’efficacité.

Entre cohésion et uniformisation : le choix d’un modèle

L’enjeu dépasse la simple question scolaire. Derrière les manuels et les programmes se joue une philosophie du vivre-ensemble.
Le plurilinguisme suisse n’est pas une coquetterie institutionnelle : c’est un pilier de la démocratie consensuelle helvétique.
S’il venait à s’effriter, c’est une part du génie politique suisse cette capacité à faire tenir ensemble des communautés différentes sans les fondre dans un moule unique qui serait menacée.

Les querelles linguistiques de 2025 ne sont donc pas une simple anecdote éducative. Elles questionnent la capacité des nations démocratiques à préserver leur diversité à l’heure de la mondialisation. Et peut-être, au-delà du cas suisse, renvoient-elles à une interrogation universelle :
peut-on encore défendre la pluralité des voix dans un monde qui tend à parler d’une seule ?

Analyse : Celine Dou

Sorties salles (France) – 22 octobre 2025 : « La disparition de Josef Mengele », un film inoubliable

Ce semaine d’exploitation salles du 22 octobre est a retenir car ce qui sera, très probablement, le meilleur film de l’année (reste à voir ce que vaudra « Avatar 3 », à partir du 17 décembre prochain) fait partie des sorties salles hexagonales et il s’agit de « La disparition de Josef Mengele ». Impossible, donc de ne pas lui consacrer notre critique de cette semaine.

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Procès Dahbia Benkired : réclusion criminelle à perpétuité pour le viol et le meurtre de Lola Daviet

Le tribunal correctionnel de Paris a rendu sa sentence vendredi 24 octobre 2025 dans l’affaire Dahbia Benkired. Condamnée pour le viol, la torture et le meurtre de Lola Daviet, une adolescente de 12 ans, l’accusée a écopé d’une réclusion criminelle à perpétuité incompressible, une peine exceptionnelle en France, prononcée jusqu’ici presque exclusivement à l’encontre d’hommes. Ce procès marque une étape majeure dans la justice pénale française et soulève des questions profondes sur la sécurité des mineures et la protection des populations vulnérables.

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