Archives du mot-clé futured

Les qualifications indiennes sont désormais acceptées en Nouvelle-Zélande sans IQA pour la migration, les études et l’emploi

Les diplômes indiens ne nécessitent plus d’IQA pour les visas néo-zélandais, ce qui permet aux étudiants et aux travailleurs de gagner du temps et de l’argent.

De nombreux titulaires de diplômes indiens demandant un visa pour la Nouvelle-Zélande ne seront désormais plus tenus de se soumettre à une évaluation des qualifications internationales (IQA), un processus d’évaluation comparative formel qui vérifiait auparavant si une qualification étrangère répondait aux normes académiques du pays.

Dans une mise à jour majeure pour les ressortissants indiens, la Nouvelle-Zélande a officiellement reconnu les qualifications indiennes à des fins d’immigration et d’études, à compter du 23 juin 2025.

Cela signifie que de nombreux titulaires de diplômes indiens demandant un visa pour la Nouvelle-Zélande ne seront plus tenus de se soumettre à une évaluation des qualifications internationales (IQA) – un processus d’évaluation comparative formel qui vérifiait auparavant si une qualification étrangère répondait aux normes académiques du pays.

Ce développement accélère considérablement le traitement des visas, réduit les coûts et améliore les opportunités d’emploi pour les candidats indiens, en particulier ceux qui cherchent à entrer dans le cadre des catégories de visas qualifiés et étudiants.

Qu’est-ce qui a changé ?

La liste des qualifications exemptées d’évaluation (LQEA) maintenue par Immigration New Zealand (INZ) a été élargie pour inclure l’Inde et huit autres pays : la France, l’Allemagne, l’Italie, Singapour, la Corée du Sud, le Sri Lanka, la Suède et la Suisse.

Les titulaires de diplômes approuvés de ces pays postulant dans des catégories clés telles que : Catégorie des migrants qualifiés

Rôles de la liste verte

  • Les employeurs accrédités titulaires d’un visa de travail
    n’auront plus besoin de soumettre leurs qualifications à une évaluation.

Auparavant, seuls les diplômes délivrés par un groupe restreint de pays – principalement anglophones ou membres de l’OCDE – étaient exemptés. L’Inde est le premier pays d’Asie du Sud à rejoindre la LQEA, marquant une avancée majeure dans la reconnaissance internationale des réformes de l’enseignement supérieur indien.

Pourquoi cela est important pour les expatriés indiens

Pour les expatriés indiens basés aux Émirats arabes unis qui envisagent d’émigrer ou d’étudier en Nouvelle-Zélande, ce changement offre une voie plus rapide et plus économique. Le processus d’évaluation indépendante des qualifications (IQA), géré par l’Autorité néo-zélandaise des qualifications (NZQA), était à la fois long et coûteux. Sa suppression permet désormais aux candidats de se concentrer directement sur les conditions d’admission à l’emploi ou à l’université, sans évaluation académique supplémentaire.

Ce changement de politique s’inscrit dans la volonté plus large de la Nouvelle-Zélande d’attirer davantage d’étudiants indiens. L’Inde figure déjà parmi les quatre principaux pays d’origine des étudiants internationaux en Nouvelle-Zélande, avec plus de 22 000 inscriptions ces dernières années.

Outre l’Inde et les huit pays nouvellement ajoutés, la Nouvelle-Zélande a également révisé les listes de qualifications des pays déjà présents sur la LQEA — notamment l’Australie, le Japon, la Malaisie, l’Afrique du Sud, le Royaume-Uni et les États-Unis — afin d’améliorer la clarté et la cohérence des évaluations d’immigration.

Avec cette initiative, la Nouvelle-Zélande renforce son image de destination accueillante et accessible pour les talents mondiaux — et les expatriés indiens sont clairement sur le radar.

Liban: le chef druze Walid Joumblatt réclame le désarmement du Hezbollah

Après les revers infligés à l’Iran par Israël et les États-Unis d’Amérique lors de « la guerre des 12 jours », au Liban, les pressions internes se sont accentuées sur le Hezbollah pour qu’il rende ses armes. Des voix s’élèvent de plus en plus pour exiger du parti chiite pro-iranien qu’il remette son arsenal aux autorités libanaises

Lire la suite Liban: le chef druze Walid Joumblatt réclame le désarmement du Hezbollah

L’Assemblée de Corse reconnaît symboliquement l’existence de l’État palestinien et appelle Paris à agir

Dans un geste à forte portée symbolique et politique, l’Assemblée de Corse a adopté une résolution reconnaissant l’existence de l’État de Palestine, rejoignant un mouvement grandissant de collectivités locales en France et à l’étranger appelant à une reconnaissance officielle du peuple palestinien.

Une initiative portée par la présidente de l’Assemblée

La résolution a été présentée par la présidente de l’Assemblée de Corse, Marie-Antoinette Maupertuis, membre de la majorité autonomiste. Celle-ci a salué un vote « humaniste et urgent », évoquant une « urgence humanitaire », un « devoir moral », et un soutien à l’autodétermination et au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

« Il s’agit d’un acte de conscience, de solidarité et de responsabilité face à une tragédie humaine qui dure depuis trop longtemps », a déclaré Mme Maupertuis.

Le texte adopté reconnaît « l’existence de l’État de Palestine, conformément aux dispositions antérieures de l’ONU », et appelle le gouvernement français à en faire autant. Il demande également la suspension des livraisons d’armes à Israël, une exigence de plus en plus exprimée dans certains milieux politiques et associatifs.

Un geste local dans un contexte international tendu

Cette reconnaissance intervient alors que la France n’a toujours pas officiellement reconnu l’État palestinien. Début avril, le président Emmanuel Macron avait évoqué une possible reconnaissance « en juin », dans le cadre d’une conférence conjointe avec l’Arabie saoudite à l’ONU. Toutefois, cette conférence prévue pour le 18 juin à New York a été reportée en raison des frappes israéliennes sur l’Iran, repoussant une éventuelle décision française.

Un mouvement croissant en France et dans le monde

La veille, le 26 juin, le conseil municipal de Morlaix (Finistère) avait également adopté un vœu en faveur de la reconnaissance de l’État palestinien par la France. Ces gestes s’inscrivent dans un mouvement international plus large, alors que 148 des 193 États membres des Nations unies reconnaissent actuellement la Palestine comme État souverain, soit près des trois quarts.

Une portée symbolique forte

Bien que symbolique et non contraignante, la décision corse reflète une volonté politique locale de se positionner sur une question internationale majeure. Pour les élus autonomistes, cette reconnaissance est également une manière d’exprimer leur attachement au principe du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, un thème particulièrement sensible dans l’histoire politique corse.

En votant cette résolution, l’Assemblée de Corse ajoute sa voix à celles qui, en France et ailleurs, appellent à une reconnaissance pleine et entière de l’État palestinien. Alors que la situation au Proche-Orient reste explosive et que la diplomatie française temporise, ce vote vient rappeler que la solidarité internationale peut aussi s’exprimer depuis les territoires, au nom de principes universels de justice et de paix.

Arménie : tensions croissantes entre le pouvoir et l’Église après l’arrestation d’un archevêque et une altercation avec la police

Les tensions entre l’Église apostolique arménienne et les autorités civiles se sont intensifiées vendredi 27 juin, après une altercation entre des forces de police et des ecclésiastiques, survenue deux jours après l’arrestation de l’archevêque Bagrat Galstanian, accusé de tentative de coup d’État. Ces événements marquent une nouvelle escalade dans la confrontation politique et religieuse qui secoue l’Arménie depuis plusieurs mois.

Tentative d’arrestation et résistance ecclésiastique

Vendredi, des agents de police masqués ont tenté de pénétrer dans la résidence de Garéguine II, chef de l’Église apostolique arménienne, dans le but d’interpeller un autre ecclésiastique de haut rang, Mikael Adjapahian. Ce dernier est visé depuis jeudi par une enquête pour “appels à renverser l’ordre constitutionnel par la violence”, selon les autorités.

Face à la tentative d’arrestation, l’archevêque a exprimé son opposition tout en déclarant qu’il était prêt à se rendre :

« Ceci est un acte illégal flagrant contre moi. Je n’ai jamais posé une menace envers mon pays. La menace réelle vient du gouvernement. Je ne me cacherai pas, je vais aller leur dire. »

Cependant, des habitants et des prêtres ont fermé les portes de la résidence pour empêcher la police de procéder à l’arrestation. Les autorités ont depuis annoncé un renforcement des effectifs policiers pour interpeller l’archevêque.

Arrestation d’un autre archevêque et accusations de complot

La tentative d’arrestation de Mikael Adjapahian intervient deux jours après celle de l’archevêque Bagrat Galstanian, figure montante de l’opposition au Premier ministre Nikol Pachinian. Selon le Comité d’enquête arménien, Galstanian aurait acquis « les moyens et outils nécessaires pour mener des actes terroristes et prendre le pouvoir ». Quinze personnes ont été placées en détention dans cette affaire.

L’entourage de l’archevêque, ainsi que plusieurs juristes, dénoncent une affaire à caractère politique, arguant que les accusations relèvent davantage de la répression d’opposants que d’un véritable complot.

Un climat de défiance entre Église et État

L’Église apostolique arménienne, institution religieuse historique et influente dans le pays, est engagée dans un bras de fer croissant avec le gouvernement. Ce conflit latent a éclaté au grand jour depuis que le Premier ministre Nikol Pachinian a été accusé d’avoir cédé des territoires à l’Azerbaïdjan, notamment dans le contexte du conflit du Haut-Karabakh.

En 2024, l’archevêque Galstanian avait conduit des manifestations massives contre le gouvernement, appelant à la démission de Pachinian, accusé de trahison nationale.

Début juin, les tensions se sont aggravées lorsque le Premier ministre a publiquement appelé les fidèles à renverser le chef spirituel de l’Église, Garéguine II, l’accusant d’ingérence politique. Ce dernier avait, à plusieurs reprises, critiqué la gestion de la crise du Karabakh par le pouvoir exécutif.

Contexte politique sensible

Nikol Pachinian, ancien journaliste devenu figure politique lors de la révolution de 2018, gouverne un pays profondément divisé par les séquelles du conflit avec l’Azerbaïdjan et par une crise de confiance institutionnelle. Le bras de fer avec l’Église apostolique s’ajoute à une situation sociale et politique déjà tendue.

L’opposition, dont fait partie une frange du clergé, accuse le gouvernement d’instrumentaliser la justice pour faire taire les voix dissidentes. À l’inverse, les autorités affirment vouloir prévenir tout risque d’insurrection ou de déstabilisation du pouvoir démocratiquement élu.

L’altercation de ce vendredi entre la police et des ecclésiastiques, sur fond d’accusations de coup d’État contre plusieurs membres du clergé, marque un nouveau point critique dans la confrontation entre l’Église et l’État arméniens. Alors que le gouvernement renforce la pression sécuritaire, le pays semble plongé dans une crise politico-religieuse inédite depuis son indépendance. L’issue de ce bras de fer pourrait redéfinir l’équilibre fragile entre les institutions civiles et spirituelles dans une Arménie en quête de stabilité.

Thaïlande: des manifestant rassemblés à Bangkok pour réclamer la démission de la Première ministre

Des milliers de manifestants anti-gouvernement se sont rassemblés à Bangkok samedi pour réclamer la démission de la première ministre Paetongtarn Shinawatra après qu’un appel téléphonique avec l’ancien dirigeant cambodgien Hun Sen a suscité la colère de la population et remis en question sa capacité à diriger.

Lire la suite Thaïlande: des manifestant rassemblés à Bangkok pour réclamer la démission de la Première ministre

Frappes sur l’Iran : le Sénat américain rejette une résolution visant à encadrer les pouvoirs militaires de Donald Trump

Alors que les tensions avec l’Iran atteignent un nouveau pic après des frappes américaines d’envergure, le Sénat des États-Unis a bloqué vendredi une résolution démocrate visant à restreindre les pouvoirs militaires du président Donald Trump. Cette initiative, portée par le sénateur démocrate Tim Kaine, visait à rappeler que le Congrès détient le pouvoir de déclarer la guerre, conformément à la Constitution.

Une décision unilatérale contestée

Depuis les frappes américaines du 22 juin ayant visé trois sites nucléaires iraniens — Fordo, Natanz et Ispahan — Donald Trump n’a cessé de revendiquer le succès de l’opération, affirmant que ces installations avaient été « complètement détruites » et que le programme nucléaire iranien avait été « retardé de plusieurs décennies ».

Mais pour les démocrates, cette décision, prise sans consultation préalable du Congrès, représente un abus de pouvoir présidentiel. Ils accusent le président de violer les principes constitutionnels en agissant unilatéralement sur des questions de guerre et de paix.

Une résolution rejetée par le Sénat

Malgré ces critiques, la résolution introduite par Tim Kaine, qui aurait contraint le président à obtenir l’autorisation du Congrès avant toute nouvelle action militaire contre l’Iran, a été rejetée par 53 voix contre 47, dans un Sénat à majorité républicaine.

« La guerre est trop importante pour être confiée aux décisions d’une seule personne », a plaidé le sénateur Kaine, appelant à une application rigoureuse de la War Powers Resolution de 1973.

Cette loi, votée dans le contexte de la guerre du Vietnam, visait à délimiter les pouvoirs respectifs du président et du Congrès dans les affaires militaires. Elle impose notamment au président d’informer le Congrès dans les 48 heures suivant un engagement armé, et limite la durée de l’intervention sans approbation parlementaire à 60 jours.

Des lignes partisanes nettes

Le vote a reflété les profondes divisions partisanes autour de la politique étrangère du président Trump :
• Seul un sénateur républicain, Rand Paul, a soutenu la résolution, estimant que ces frappes, bien que peut-être efficaces à court terme, risquaient de s’avérer contre-productives stratégiquement.
• Côté démocrate, la surprise est venue de John Fetterman, élu pro-israélien, qui a voté contre la résolution, exprimant son soutien à l’opération militaire.

Une opposition également exprimée à la Chambre

À la Chambre des représentants, les élus démocrates ont également exprimé leur méfiance après avoir reçu des briefings confidentiels du secrétaire à la Défense Pete Hegseth, du directeur de la CIA John Ratcliffe et du secrétaire d’État Marco Rubio. Les explications sur la nécessité immédiate de ces frappes et l’imminence de la menace iranienne n’ont pas convaincu.

Trump assume pleinement et avertit

En dépit des critiques, Donald Trump revendique hautement la légitimité de l’opération, qu’il considère comme un succès stratégique et dissuasif. Il a clairement indiqué que de nouvelles frappes ne sont pas exclues :

« Si c’est nécessaire, nous frapperons à nouveau. »

Une interprétation contestée de la Constitution

Depuis des décennies, les présidents américains démocrates et républicains confondus ont contesté la validité contraignante de la War Powers Resolution, estimant que le commandant en chef doit avoir une latitude suffisante pour réagir rapidement aux menaces contre la sécurité nationale. Cette lecture élargie des prérogatives présidentielles continue d’alimenter les débats sur l’équilibre des pouvoirs à Washington.

Le rejet de la résolution Kaine par le Sénat illustre la difficulté persistante du Congrès à encadrer les décisions militaires du président, surtout dans un contexte d’escalade avec un adversaire stratégique comme l’Iran. Alors que Donald Trump affiche sa détermination à agir sans entrave, le débat sur les pouvoirs de guerre aux États-Unis reste entier, entre impératif de sécurité et respect de la séparation des pouvoirs.

France : l’interdiction de fumer à la plage, au parc ou sous un abri de bus entre en vigueur ce dimanche

À partir de ce dimanche 29 juin 2025, il sera officiellement interdit de fumer dans plusieurs espaces publics à ciel ouvert en France, notamment sur les plages, dans les parcs et jardins publics, sous les abris de bus, mais aussi aux abords des écoles, des piscines, des bibliothèques ou encore des équipements sportifs.

Cette mesure, annoncée en mai dernier par Catherine Vautrin, ministre du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles, a été confirmée par un décret publié ce samedi 28 juin au Journal officiel. Initialement prévue pour le 1er juillet, l’entrée en vigueur a été avancée.

Un objectif clair : protéger les enfants du tabagisme passif

La nouvelle réglementation vise à réduire l’exposition des enfants au tabac, en particulier dans les espaces publics qu’ils fréquentent régulièrement. « Là où il y a des enfants, le tabac doit disparaître », avait déclaré Catherine Vautrin lors de l’annonce de la mesure en exclusivité à Ouest-France, fin mai.

La ministre a défendu cette politique de prévention en précisant que « la liberté de fumer s’arrête là où commence le droit des enfants à respirer un air pur », soulignant l’impact documenté du tabagisme passif sur la santé des plus jeunes. Elle insiste sur la dimension sanitaire : « Je ne peux accepter des maladies évitables : c’est prouvé que la prévention réduit les risques. »

Des lieux ciblés, des précisions à venir

Le décret élargit donc l’interdiction de fumer à des lieux publics en plein air, qui étaient jusqu’ici rarement concernés par les réglementations antitabac :
• Plages
• Parcs et jardins publics
• Abris de bus
• Abords immédiats des écoles, bibliothèques, piscines et équipements sportifs

Un arrêté complémentaire du ministère de la Santé est toutefois attendu pour définir plus précisément les périmètres d’application autour de certains établissements, comme les écoles ou les installations sportives.

Ce qui reste autorisé

L’interdiction ne s’applique pas aux terrasses de cafés et de restaurants, où il restera possible de fumer. De même, les cigarettes électroniques (vapotage) ne sont pas explicitement visées par ce décret.

Une mesure qui divise

Si de nombreux acteurs de la santé publique saluent cette décision, certains fumeurs expriment des réserves, estimant que cette mesure limite encore davantage leur liberté individuelle. Mais pour les autorités, la priorité reste la santé publique et la prévention, notamment auprès des enfants et des adolescents.

Contexte : vers une société sans tabac ?

Cette décision s’inscrit dans une stratégie plus large engagée par les pouvoirs publics visant à réduire drastiquement le tabagisme en France, notamment en limitant la banalisation de la cigarette dans les espaces publics. Elle s’ajoute à d’autres mesures adoptées au fil des années : interdiction de fumer dans les lieux clos, campagnes de sensibilisation, paquet neutre, hausse des prix…

En conclusion

L’interdiction de fumer dans plusieurs lieux publics à ciel ouvert entre en vigueur ce dimanche 29 juin 2025. Axée sur la protection des plus jeunes et la prévention sanitaire, cette mesure marque une étape importante dans la politique antitabac de la France. Si des ajustements réglementaires sont encore attendus, le message des autorités est clair : le tabac n’a plus sa place là où les enfants vivent et jouent.

Stérilisations forcées au Pérou: la Cour interaméricaine des droits de l’homme examine le dossier pour établir la responsabilité de l’État

Le Pérou fait aujourd’hui face à une période douloureuse de son histoire. La Cour interaméricaine des Droits de l’Homme juge en ce moment si le Pérou a stérilisé de force des femmes issus des minorités les plus pauvres du pays dans les années 90, lors de la présidence d’Alberto Fujimori.

Lire la suite Stérilisations forcées au Pérou: la Cour interaméricaine des droits de l’homme examine le dossier pour établir la responsabilité de l’État

Italie: le gouvernement Meloni transfère des migrants en Albanie au mépris de la loi selon le quotidien « La Replubicca »

La Cour de cassation à Rome a décidé de saisir la Cour de justice de l’Union européenne, (CJUE) le 20 juin pour suspicion de violation des normes européennes en matière de rapatriement, dans le cadre de transferts en Albanie de migrants faisant l’objet d’un ordre émis par les autorités italiennes. Mais le gouvernement Meloni vient tout de même de faire transférer, par bateau militaire, une dizaine de migrants d’Italie vers le centre de rétention de Gjadër, selon les révélations du quotidien « La Repubblica »

Lire la suite Italie: le gouvernement Meloni transfère des migrants en Albanie au mépris de la loi selon le quotidien « La Replubicca »

RDC–Rwanda : un accord de paix historique signé à Washington sous l’égide des États-Unis

Un tournant majeur dans l’histoire récente des Grands Lacs africains. Ce vendredi, la République démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda ont signé un accord de paix à Washington, visant à mettre un terme à des décennies de violences et à stabiliser la région orientale de la RDC. L’accord a été conclu sous la médiation directe des États-Unis, avec le Qatar en soutien diplomatique.

Un accord attendu, dans un contexte de conflit prolongé

Depuis la reprise des combats en 2021 dans l’est de la RDC, le groupe armé M23, accusé par l’ONU et Washington d’être soutenu militairement par le Rwanda, a conquis plusieurs grandes villes, notamment Goma en janvier 2025 et Bukavu en février. Ces offensives ont causé des milliers de morts et le déplacement de centaines de milliers de civils, aggravant une crise humanitaire déjà chronique.

Malgré de multiples tentatives de cessez-le-feu ces dernières années, les hostilités n’avaient jamais totalement cessé. L’accord signé ce 27 juin marque donc la première avancée diplomatique majeure depuis des décennies.

Les grandes lignes de l’accord de paix

Signé à Washington, en présence du secrétaire d’État américain Marco Rubio, de la ministre congolaise des Affaires étrangères Thérèse Kayikwamba Wagner, et de son homologue rwandais Olivier Nduhungirehe, l’accord repose sur :
• Le respect de l’intégrité territoriale des États.
• L’arrêt des hostilités dans l’est de la RDC.
• La fin du soutien étatique aux groupes armés tels que les FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda) et autres milices.
• Le désengagement, le désarmement et l’intégration conditionnelle des groupes armés non étatiques.
• La création d’un mécanisme conjoint de coordination sécuritaire entre la RDC et le Rwanda.

Bien que le texte ne mentionne pas directement le M23, les autorités américaines ont précisé que des discussions parallèles entre le gouvernement congolais et le M23 ont été menées par le Qatar.

Le rôle clé des États-Unis et du Qatar

Le président américain Donald Trump, qui s’est félicité de cette avancée, a déclaré :

« Ils se sont battus pendant des années. Et il y avait des machettes. C’était violent. Et aujourd’hui, nous signons un traité de paix. Pour la première fois depuis de nombreuses années, ils vont connaître la paix. C’est une grande affaire. »

Le conseiller du président Trump pour l’Afrique, Massad Boulos, a souligné que le Rwanda s’était engagé à lever ses mesures défensives, sans qu’il ne soit besoin de mentionner explicitement le M23 dans le document final.

Du côté qatari, Doha a joué un rôle central en accueillant en mars dernier les présidents Paul Kagame (Rwanda) et Félix Tshisekedi (RDC) dans le cadre de discussions discrètes. Une source diplomatique a précisé que si les États-Unis ont négocié avec les gouvernements, le Qatar s’est chargé de faciliter le dialogue entre le gouvernement congolais et le M23.

Réactions internationales et implications régionales

Les réactions diplomatiques n’ont pas tardé :
• Emmanuel Macron, président français, a salué sur X « un pas en avant historique » et adressé « un message d’espoir aux Congolais et aux Rwandais ».
• Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, a jugé que l’accord représentait « une étape importante vers la désescalade, la paix et la stabilité dans l’est de la RDC et dans la région des Grands Lacs », appelant au respect total des engagements pris.

Des enjeux géopolitiques et économiques majeurs

L’est de la RDC, riche en minerais stratégiques comme le cobalt et le coltan, est au cœur de nombreux intérêts économiques. La RDC détient environ 60 % des réserves mondiales de coltan, indispensable à l’industrie électronique. Le pays est aussi le premier producteur mondial de cobalt, ce qui attire une attention croissante des puissances étrangères, notamment les États-Unis.

Peu de détails ont filtré sur le volet économique de l’accord, mais en avril dernier, le président Félix Tshisekedi avait évoqué un projet d’accord minier avec Massad Boulos, lors de sa visite à Kinshasa. Cette dimension économique reste étroitement liée aux questions sécuritaires dans la région.

Une paix encore fragile, mais un espoir réel

Malgré la portée symbolique forte, plusieurs responsables ont rappelé que cet accord n’est qu’un début. La ministre congolaise des Affaires étrangères a ainsi déclaré que « ce n’est que le début, pas la fin », en insistant sur la nécessité d’un suivi strict et d’une mise en œuvre rigoureuse.

La suite dépendra de la capacité des parties à honorer leurs engagements, à neutraliser les groupes armés et à répondre aux besoins humanitaires pressants.

Les présidents Kagame et Tshisekedi pourraient être reçus ensemble à la Maison Blanche en juillet, pour consolider la dynamique diplomatique enclenchée.

L’accord de paix entre la RDC et le Rwanda, signé à Washington avec la médiation des États-Unis et le soutien du Qatar, marque une étape majeure dans la quête de stabilité dans la région des Grands Lacs. Si les défis à venir sont considérables, l’engagement mutuel à la désescalade et au dialogue représente une opportunité inédite pour tourner la page de plusieurs décennies de conflit. Le monde attend désormais de voir si cette paix, souvent promise, sera enfin durable.