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Nucléaire iranien : Washington et Téhéran se retrouveront à Rome pour un nouveau cycle de négociations

Les négociations entre les États-Unis d’Amérique et l’Iran autour du programme nucléaire iranien, en constante expansion, s’apprêtent à franchir une nouvelle étape cruciale. Après un premier round de discussions organisé samedi dernier à Mascate, la capitale omanaise, un deuxième cycle de pourparlers devrait avoir lieu à Rome. Cette information, encore officieuse, a été confirmée par plusieurs sources diplomatiques.

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Nucléaire : l’Iran pose ses conditions à l’AIEA et appelle à un accord « sérieux et équitable » avec les États-Unis

L’Iran pourrait suspendre sa coopération avec l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) si les menaces « externes » persistaient, a dit jeudi un conseiller du guide suprême iranien, une mise en garde qui intervient après que Donald Trump a évoqué un recours à la force contre Téhéran.(Avec AFP et Reuters ).

Des diplomates iraniens doivent rencontrer samedi à Oman des émissaires américains pour discuter du programme nucléaire de Téhéran, alors que le président Trump a averti le régime iranien d’un « grand danger » s’il estimait que les négociations aboutissaient à une impasse.

« Les menaces externes continues et les menaces d’une attaque militaire contre l’Iran pourraient mener à des mesures de dissuasion telles que l’expulsion d’inspecteurs de l’AIEA et la fin de la coopération avec elle », a écrit sur X, Ali Shamkhani, conseiller de l’ayatollah Ali Khamenei.

« Le transfert de matériel enrichi vers des lieux sécurisés et non divulgués pourrait aussi être à l’ordre du jour », ajoute-t-il.

Donald Trump a annoncé en début de semaine que les négociations qui doivent se tenir entre les deux parties seraient directes avant que l’Iran ne contredise le président américain, illustrant les tensions entre les deux rivaux.

Téhéran rejette depuis plusieurs semaines la proposition de Donald Trump de négocier directement un accord sur son programme nucléaire, en dépit de la menace du président américain d’un recours à la force militaire.

Donald Trump avait, lors de son premier mandat, retiré les États-Unis en 2018 de l’accord sur le nucléaire conclu entre l’Iran et les grandes puissances en 2015, et rétabli les sanctions économiques contre Téhéran.

L’Iran a depuis largement dépassé les limites fixées par l’accord de Vienne en matière d’enrichissement de l’uranium, selon l’AIEA.

L’Iran affirme chercher un accord « sérieux et équitable » avec Washington

L’Iran a affirmé vendredi rechercher un accord « sérieux et équitable » sur le nucléaire avec les Etats-Unis, à la veille de pourparlers inédits entre les deux pays ennemis samedi à Oman.

L’Iran a affirmé vendredi rechercher un accord « sérieux et équitable » sur le nucléaire avec les Etats-Unis, à la veille de pourparlers inédits entre les deux pays ennemis samedi à Oman.

Ces discussions visent à négocier un nouvel accord sur le nucléaire iranien, malgré la pression croissante exercée par Washington et les menaces du président américain, Donald Trump, de recourir à l’option militaire en cas d’échec.

« Loin de se donner en spectacle et de se contenter de parler devant les caméras, Téhéran cherche un accord sérieux et équitable », a déclaré vendredi Ali Shamkhani, un conseiller de haut niveau du guide suprême Ali Khamenei.

Le précédent accord, conclu en 2015 entre l’Iran et les grandes puissances, était devenu caduc après le retrait des Etats-Unis en 2018, pendant le premier mandat de Donald Trump.

L’émissaire américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, et le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, doivent participer aux discussions dans le sultanat d’Oman.

M. Witkoff était en visite vendredi en Russie, un pays allié de l’Iran, après des consultations au niveau des experts qui se sont tenues mardi à Moscou entre la Russie, la Chine et l’Iran.

« Nous donnons une véritable chance à la diplomatie, en toute bonne foi (…) L’Amérique devrait apprécier cette décision, qui a été prise en dépit de sa rhétorique hostile », a déclaré vendredi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï.

« Nous avons l’intention d’évaluer les intentions et le sérieux de l’autre partie samedi et d’ajuster nos actions en conséquence », a-t-il dit, en assurant que l’Iran aborderait les pourparlers sans « préjugé ».

Une escalade

Ces pourparlers s’ouvrent après des semaines de guerre des mots entre les deux pays, alors que l’Iran cherche à obtenir une levée des sanctions américaines qui étranglent son économie.

L’Iran a aussi subi ces derniers mois les effets des revers militaires infligés par Israël à ses alliés, le Hamas dans la bande de Gaza et le Hezbollah au Liban. Ces conflits ont été marqués par des attaques militaires réciproques entre Israël et l’Iran, pour la première fois après des années de guerre par procuration.

Les Occidentaux, Etats-Unis en tête, soupçonnent depuis des décennies l’Iran de vouloir se doter de l’arme nucléaire. Téhéran rejette ces allégations et affirme que ses activités dans le nucléaire se limitent à des fins civiles.

Après avoir créé la surprise en annonçant lundi ces pourparlers, Donald Trump a déclaré mercredi qu’une intervention militaire contre l’Iran était « tout à fait » possible s’ils n’aboutissaient pas.

En mars déjà, il avait envoyé une lettre au guide suprême, l’exhortant à négocier et l’avertissant d’une éventuelle intervention militaire en cas de refus.

L’Iran a prévenu jeudi que de telles menaces pourraient entraîner l’expulsion des inspecteurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

Une telle mesure constituerait « une escalade et un mauvais calcul de la part de l’Iran », a réagi Washington.

Téhéran se dit ouvert à des négociations indirectes, mais refuse tout dialogue direct sous la pression, alors que les Etats-Unis ont imposé cette semaine de nouvelles sanctions visant son programme nucléaire et son secteur pétrolier.

Stratégie vouée à l’échec

Le chef de l’agence nucléaire iranienne, Mohammad Eslami, a minimisé vendredi l’impact de ces sanctions. « Ils ont exercé une pression maximum avec différentes sanctions, mais ont été incapables d’empêcher le pays d’avancer », a-t-il dit.

Les nouvelles sanctions montrent que Washington est « un ennemi de l’Iran et de son peuple », a écrit le journal conservateur Kayhan en qualifiant de « stratégie vouée à l’échec » la tentative d’obtenir leur levée.

Plusieurs médias réformateurs espèrent au contraire de potentielles retombées positives pour l’économie iranienne.

Un éventuel accord remplacerait le précédent conclu en 2015 entre l’Iran et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (Etats-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni), plus l’Allemagne, qui prévoyait la levée de certaines sanctions internationales en échange d’un encadrement du programme nucléaire iranien.

Berlin a souligné vendredi l’importance de parvenir à une « solution diplomatique ».

En 2018, Donald Trump avait retiré avec fracas son pays de l’accord et rétabli les sanctions américaines.

En représailles, l’Iran a pris ses distances avec le texte et accéléré son programme nucléaire. Il a notamment accru son niveau d’enrichissement de l’uranium jusqu’à 60%, très au-dessus de la limite de 3,67% imposée par l’accord, se rapprochant du seuil de 90% nécessaire à la fabrication d’une bombe atomique.

Maurice : Manifestation pour la fermeture de la base américano-britannique de Diego Garcia,menacée de bombardement par l’Iran

Le 4 avril 2024, une vingtaine d’organisations civiles ont manifesté dans les rues de Port-Louis, capitale de Maurice, pour demander la fermeture de la base militaire américano-britannique de Diego Garcia. Cette mobilisation a eu lieu dans un contexte de tensions croissantes entre les États-Unis et l’Iran, la République islamique ayant exprimé des menaces de bombardement contre cette base stratégique située dans l’archipel des Chagos, au cœur de l’océan Indien.

Les manifestants ont scandé des slogans tels que « Fermez la base de Diego Garcia » et « Rendez-nous les Chagos », soulignant la revendication de la souveraineté de Maurice sur l’archipel. Ils dénoncent non seulement la présence militaire étrangère dans cette zone, mais aussi les risques qu’elle représente pour la paix régionale, notamment dans l’éventualité d’un conflit armé entre les États-Unis et l’Iran. À travers cette marche, ils appellent également à un océan Indien démilitarisé.

Un territoire en guerre malgré lui

Parmi les figures de proue de la manifestation, Henri Marimootoo, ancien journaliste et membre du Mouvement contre la guerre, a souligné que l’île des Chagos, et plus spécifiquement Diego Garcia, était devenue un terrain de guerre malgré elle. « Lors de la Seconde Guerre mondiale, il n’y avait pas de grandes batailles dans l’océan Indien. Mais aujourd’hui, la guerre est à nos portes. La guerre est menée à partir de notre territoire, de Diego Garcia », a-t-il déclaré. Son propos fait écho à une inquiétude grandissante sur l’utilisation de l’archipel comme base pour des opérations militaires dans le Moyen-Orient.

Alain Ah-Vee, membre du mouvement Lalit et organisateur de la marche, a ajouté que les forces américaines se préparaient à des attaques militaires en positionnant des bombardiers B2 et d’autres équipements militaires sur Diego Garcia, ce qui renforce les craintes d’une implication directe de la base dans les conflits au Moyen-Orient.

L’océan Indien, une zone de paix

Pour de nombreux jeunes Mauriciens présents lors de la manifestation, l’océan Indien doit rester une zone de paix. Shama, 28 ans, a expliqué : « On est là aujourd’hui, parce que le message est clair. On ne veut pas de base militaire dans l’océan Indien. L’océan Indien est une zone de paix. » Sheem, 31 ans, a ajouté : « On ne veut pas de guerre dans nos eaux. On ne veut pas qu’il y ait du sang sur nos mains également. » Leur engagement traduit un rejet massif de l’idée que leur région soit utilisée comme une plateforme pour des actions militaires internationales.

Tania, une autre participante, a également exprimé son soutien, soulignant l’importance de faire entendre la voix de la population mauricienne contre la présence de bases militaires étrangères. « On doit prendre position et faire entendre notre voix », a-t-elle déclaré.

Un contexte diplomatique tendu

Cette manifestation intervient dans un contexte diplomatique particulièrement sensible. En début avril, le gouvernement britannique a suggéré que Donald Trump, ancien président des États-Unis, aurait donné son accord pour la rétrocession des Chagos à Maurice, à l’exception de la base militaire de Diego Garcia. Cette déclaration a ravivé les tensions autour de la souveraineté de l’archipel, occupé depuis les années 1960 par les forces américaines et britanniques.

Les appels à la fermeture de Diego Garcia et à la restitution des Chagos à Maurice ne cessent de croître, alimentés par des préoccupations géopolitiques et un désir de voir l’océan Indien reconnu comme une région de paix, loin des conflits militaires. Cette mobilisation civile mauricienne témoigne d’une volonté ferme de reprendre le contrôle d’un territoire historique et stratégique tout en préservant la stabilité de la région.

Menaces de bombardements sur l’Iran : Moscou avertit Washington

Les tensions entre Washington et Téhéran atteignent un niveau critique après les menaces explicites de Donald Trump contre l’Iran. Face à ces déclarations, la Russie hausse le ton et condamne fermement les velléités militaires états-uniennes, tout en proposant un rôle de médiateur pour éviter une escalade incontrôlable.

Trump menace de frapper l’Iran

Dimanche, le président Donald Trump a adressé un ultimatum à l’Iran : si un nouvel accord sur son programme nucléaire n’est pas trouvé, des sanctions économiques et des frappes militaires massives pourraient être mises en œuvre. « S’ils ne parviennent pas à un accord, il y aura des bombardements […] comme ils n’en ont jamais vu auparavant », a-t-il déclaré, laissant entendre que des frappes d’une ampleur inédite pourraient viser la République islamique.

La Russie riposte et met en garde contre une catastrophe régionale

Ces menaces ont immédiatement suscité une réaction virulente de Moscou, allié stratégique de l’Iran. Sergueï Riabkov, vice-ministre russe des Affaires étrangères, a dénoncé les méthodes de Washington, estimant que « ces ultimatums sont inappropriés ». Dans une interview au journal Affaires internationales, relayée par Le Daily Mail, il a condamné les tentatives des États-Unis d’imposer leur volonté à l’Iran.

Moscou met également en garde contre les conséquences dramatiques d’éventuelles frappes visant des infrastructures nucléaires iraniennes. « Les conséquences de cela pourraient être catastrophiques pour toute la région », a averti Riabkov, soulignant les risques de déstabilisation massive au Moyen-Orient.

L’Iran menace à son tour les États-Unis

De son côté, Téhéran adopte une posture offensive. En cas d’attaque états-unienne, la République islamique a annoncé qu’elle frapperait des bases états-uniennes et pourrait répandre le chaos dans tout le Moyen-Orient.

Dans une déclaration lundi soir, l’Iran a également évoqué pour la première fois la possibilité de se doter de l’arme nucléaire en réponse à une agression militaire. Bien que le régime iranien ait toujours nié vouloir acquérir la bombe atomique, il affirme que toute menace existentielle l’obligerait à reconsidérer sa stratégie nucléaire.

Moscou appelle au dialogue et se propose comme médiateur

Face à cette escalade dangereuse, la Russie tente d’apaiser les tensions en proposant de jouer le rôle de médiateur. « Tant qu’il est encore temps et que le train n’est pas encore parti, nous devons redoubler d’efforts pour parvenir à un accord sur une base raisonnable », a déclaré Riabkov.

Moscou se dit prête à offrir ses services à Washington et Téhéran pour négocier une issue diplomatique. Reste à voir si les États-Unis et l’Iran accepteront cette main tendue, alors que la situation ne cesse de se détériorer.

Les États-Unis d’Amérique déploient des armes face à l’Iran. A cette menace l’Iran envisage l’arme nucléaire et menace d’attaquer les bases aériennes états-uniennes

Les États-Unis d’Amérique ont considérablement renforcé leur dispositif militaire dans le Golfe face à l’Iran. Après avoir déployé plusieurs bombardiers furtifs B-2 sur l’île de Diego Garcia (atoll de l’archipel des Chagos, dans le territoire britannique de l’océan Indien), Washington a acheminé du matériel militaire vers la base aérienne d’Isa, à Bahreïn.

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Après 29 mois de détention en Iran, le Français Olivier Grondeau libre et en France

Le Français Olivier Grondeau, qui était détenu en Iran depuis octobre 2022, « est libre, en France, parmi les siens », s’est réjoui jeudi Emmanuel Macron, assurant que « la mobilisation ne faiblira pas » pour la libération des deux autres ressortissants français encore en prison à Téhéran.(Source : AFP).

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Nucléaire iranien : la Chine, l’Iran et la Russie appellent à la fin des sanctions contre Téhéran

La Chine, l’Iran et la Russie (trois des membres fondateurs des BRICS) ont appelé, ce vendredi 14 mars, à lever les sanctions visant Téhéran, lors de discussions tripartites à Pékin alors que les grandes puissances occidentales espèrent raviver l’accord international de 2015 sur le nucléaire iranien. (Avec AFP)

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L’Iran et le Soudan renforcent leur coopération et discutent des enjeux régionaux

Téhéran et Khartoum poursuivent leur rapprochement. Ce mardi 18 février 2025, le ministre des Affaires étrangères du Soudan, Ali Youssef Ahmed Al-Sharif, a rencontré son homologue iranien, Seyed Abbas Araghchi, à Téhéran. Au cœur des discussions : le renforcement des relations bilatérales et les tensions régionales.

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Netanyahu sur l’Iran : “Nous pouvons finir le travail” avec le soutien des États-Unis d’Amérique

Ce dimanche 16 février, Benjamin Netanyahu a affirmé qu’Israël et les États-Unis d’Amérique étaient déterminés à contrer les ambitions nucléaires de l’Iran et sa politique d’“agression” au Moyen-Orient, à l’issue de sa rencontre avec le secrétaire d’État états-unien Marco Rubio, en visite à Jérusalem. (Source : Reuters).

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Iran – Afghanistan : La question de l’eau au cœur des tensions

À la suite des crues soudaines sur la rivière Harirud en mars 2024, les tensions sur la gestion de l’eau entre l’Iran et l’Afghanistan refont surface. Le barrage de Pachdan, en voie d’achèvement dans la province d’Hérat, devient un point de crispation majeur. Voici un témoignage de Jonathan Piron, historien spécialiste de l’Iran, sur cette « guerre silencieuse » autour de l’eau.

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