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Idole de Shigir : une sculpture en bois de 12 500 ans réécrit l’histoire de l’art préhistorique

L’Idole de Shigir, découverte au fond d’un marais tourbeux dans les montagnes de l’Oural en Russie, est la sculpture en bois la plus ancienne connue au monde. (Source science et vie).

Datant de plus de 12 500 ans, elle est deux fois plus ancienne que les pyramides égyptiennes et Stonehenge. Cette statue, haute de 5,3 mètres et sculptée dans un tronc de mélèze, fascine les scientifiques en raison de ses motifs géométriques complexes et des visages humains gravés qu’elle présente.

L’Idole de Shigir, la plus ancienne sculpture en bois connue, découverte en 1890 dans un marais tourbeux des montagnes de l’Oural en Russie, représente un jalon crucial dans la connaissance de l’art et des rituels des chasseurs-cueilleurs de la fin de la période glaciaire. Cette statue, datée de plus de 12 500 ans, est deux fois plus ancienne que Stonehenge, qui a été érigé il y a environ 5 000 ans.

Alors que Stonehenge témoigne de l’architecture monumentale et des pratiques rituelles des sociétés néolithiques de Grande-Bretagne, l’Idole de Shigir révèle une approche artistique et symbolique profondément ancrée dans la culture des peuples de l’Eurasie préhistorique. En étudiant cette sculpture unique, ornée de motifs géométriques complexes et de visages humains mystérieux, les chercheurs découvrent des indices sur les croyances spirituelles et les structures sociales des chasseurs-cueilleurs de l’époque, enrichissant ainsi la compréhension de l’évolution culturelle humaine.

Une découverte artistique étonnante

La découverte de l’Idole de Shigir remonte à 1890, lorsque des chercheurs d’or ont trouvé cette structure en bois dans un marais tourbeux des montagnes de l’Oural, en Russie. Extraite à une profondeur de quatre mètres, la sculpture comportait dix fragments de bois sculptés. On y trouve des motifs géométriques complexes et des visages expressifs. Ces éléments, associés à la conservation exceptionnelle due aux propriétés antibactériennes de la tourbe, ont permis de préserver cette œuvre d’art rituelle unique de l’époque préhistorique. Les chercheurs ont assemblé ces fragments pour révéler une statue mesurant à l’origine 5,3 mètres de haut.

Dans un article du Smithsonian, Thomas Terberger, de l’université de Göttingen en Allemagne, explique que l’idole date d’il y a environ 12 500 ans. Une datation qui a longtemps fait l’objet de débat. En effet, les premières datations au carbone 14 de l’Idole de Shigir, effectuées en 1997, estimaient son âge à environ 9 500 ans. Mais certains chercheurs restaient sceptiques quant à l’antiquité de l’œuvre. En 2018, avec son équipe, Thomas Terberger a utilisé la spectrométrie de masse par accélérateur (AMS) pour réévaluer l’âge de la sculpture. Cette méthode plus précise a donc permis de repousser l’âge de l’Idole de Shigir à environ 12 500 ans. Cette date la situe alors à la fin de la dernière période glaciaire.

Terberger explique que cette époque connait d’importants changements climatiques. À cette période, les premières forêts se répandaient à travers une Eurasie plus chaude, suite à la fin de la dernière période glaciaire. Cette transition climatique a probablement influencé l’art des peuples de l’époque. Ils utilisaient des motifs figuratifs et des symboles géométriques pour représenter et interpréter leur environnement en mutation.

Des motifs énigmatiques et des visages mystérieux

L’Idole de Shigir, ornée donc d’une série de motifs géométriques complexes qui suscitent la curiosité des chercheurs. Parmi ces motifs, on trouve des zigzags, des lignes droites et des chevrons, sculptés avec une précision remarquable. Ces formes pourraient représenter des symboles codés, des mythologies anciennes ou même des messages religieux. Les motifs géométriques de l’Idole de Shigir rappellent ceux trouvés sur d’autres artefacts de la même époque. Ils suggèrent une possible connexion culturelle ou une influence artistique commune à cette période préhistorique. Les chercheurs étudient minutieusement ces motifs pour tenter de déchiffrer leur signification et comprendre les croyances et les rituels des sociétés qui les ont créés.

En plus des motifs géométriques, l’Idole de Shigir présente sept visages humains gravés à différents niveaux de la statue. Ces visages sont disposés de manière hiérarchique. Cela pourrait indiquer une séquence d’événements ou une représentation des strates sociales de l’époque. « C’est une sculpture unique, il n’y a rien d’autre comme ça dans le monde », affirme pour un article d’Ancient Origins le professeur Mikhail Zhilin de l’Institut d’archéologie de l’Académie des sciences de Russie. « L’ornement est couvert d’informations cryptées. Les gens transmettaient des connaissances avec l’aide de l’Idole ».

Les visages gravés, avec leurs traits distinctifs et expressifs, pourraient également refléter les caractéristiques physiques des créateurs de la statue. Les chercheurs pensent que ces représentations faciales pourraient être des portraits stylisés des membres de la communauté ou des figures mythologiques importantes. Quoi qu’il en soit, elles offrent un aperçu précieux de l’esthétique et des préoccupations spirituelles des sociétés préhistoriques.

Une Idole très bien conservée
Les recherches menées par Terberger et ses collègues révèlent donc que les sociétés de chasseurs-cueilleurs de l’Oural avaient développé des formes d’expression artistique et symbolique complexes. Et cela, bien avant l’émergence des grandes civilisations agricoles du Croissant Fertile. Ces découvertes remettent en question les perceptions traditionnelles de l’évolution culturelle. Ces dernières se trouvent souvent centrées sur l’Europe occidentale. Les données de l’Idole soulignent ainsi l’importance des sociétés de chasseurs-cueilleurs de l’Oural dans l’histoire de l’humanité.

La préservation remarquable de l’Idole de Shigir a permis ces découvertes. Ce sont les propriétés antibactériennes de la tourbe qui ont empêché la décomposition du bois pendant des millénaires. Ce marais tourbeux a créé un environnement acide et sans oxygène, préservant ainsi le bois de la dégradation naturelle. Grâce à cette conservation exceptionnelle, les scientifiques peuvent examiner en détail les techniques de sculpture et les motifs artistiques employés par les artisans préhistoriques.

Actuellement, l’Idole de Shigir est exposée au musée régional de Sverdlovsk à Iekaterinbourg, en Russie. Cette exposition permet au public et aux chercheurs d’apprécier cette œuvre unique et d’étudier ses détails de près. « La survie remarquable de cette œuvre rappelle aux scientifiques que l’absence de preuves ne signifie pas l’absence d’art ancien », souligne João Zilhão, chercheur à l’université de Barcelone. En effet, de nombreux objets d’art préhistoriques en matériaux périssables n’ont pas résisté à l’épreuve du temps. Ils se trouvent alors absents des archives archéologiques. La préservation de l’Idole de Shigir constitue donc une fenêtre rare sur le passé. Elle offre une opportunité unique de comprendre les croyances et les pratiques des sociétés de chasseurs-cueilleurs de l’époque.

La Russie tient ses Jeux des BRICS tout juste avant les Olympiques Près de 5 000 athlètes, 90 pays et une trentaine de sports

Les Jeux des BRICS débuteront à Kazan, en Russie ont commencé ce 12 et se termineront le 23 juin prochain, plus de 5000 athlètes de 97 pays sont attendus pour participer à cet événement.

La participation de la Russie aux Jeux olympiques de Paris 2024 sera limitée, avec seulement quelques rares athlètes compétissant sous bannière neutre en raison de l’exclusion du pays de la plupart des compétitions internationales. Cependant, la Russie ne cherche pas à disparaître de la scène internationale, car le sport a toujours été une question de pouvoir en Russie. Cette démonstration sera clairement illustrée à partir du mercredi 12 juin à Kazan, avec la cérémonie d’ouverture des Jeux des BRICS, une coalition composée du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine et de l’Afrique du Sud.

La cérémonie d’ouverture de ces Jeux a lieu mercredi à Kazan, en Russie.

« Lors de l’annonce de la création de cet événement, le vice-Premier ministre russe, Dmitry Chernushenko, a déclaré à la presse qu’il s’agissait d’un événement mondial, d’un produit russe ouvrant une nouvelle page dans l’histoire du sport. »

« Les BRICS, qui comprennent principalement le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud, auxquels s’ajoutent l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, initialement centrés sur des intérêts économiques et politiques, ont commencé à envisager des grands événements sportifs communs. Ainsi sont nés les Jeux des BRICS, à l’initiative du président russe Vladimir Poutine. »

« Cette initiative a suscité l’opposition du président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach, qui a fortement recommandé aux fédérations internationales de boycotter l’événement. »

« Aucun d’entre nous ne doit participer de quelque manière que ce soit à de tels événements prétendument sportifs à visée politique, « avait-il dit l’automne dernier.

Derrière l’organisation de ces Jeux, le gardien du temple olympique y voit une menace directe à la survie de sa maison.

« Certains veulent décider quels athlètes peuvent concourir, et dans quelles compétitions. D’autres veulent décider où leurs compétitions peuvent avoir lieu. D’autres souhaitent encore organiser leurs propres événements sportifs politiques. Ce dernier cas en particulier signifierait une prise de contrôle gouvernementale des sports internationaux, et une obsolescence du Mouvement olympique, « avait lancé Thomas Bach.

La réaction du président du CIO ne semble pas ébranler la confiance et l’assurance du président russe, qui continue à organiser de grands événements sportifs.

En février dernier, les Jeux du futur ont réuni 1400 athlètes du monde entier, lors d’une première compétition internationale de « phygital games », combinant activités physiques et numériques.

Ensuite, les Jeux des BRICS auront lieu à moins de 50 jours des Jeux de Paris. Un autre défi pour le CIO sera les Jeux de l’amitié, organisés après les Jeux paralympiques en septembre, à Moscou et à Iekaterinbourg.

Vladimir Poutine ressort de son chapeau une vieille idée qui date de la guerre froide.

Quand l’Union soviétique avait boycotté les Jeux de Los Angeles en 1984, elle avait alors décidé d’organiser sa propre compétition sportive en créant les Jeux de l’amitié.

Quarante ans après, le leader du Kremlin réanime cette idée et pointe du doigt l’hypocrisie présumée du CIO, accusé de tirer des profits financiers des athlètes.

Des primes attrayantes seront offertes aux participants des Jeux de l’Amitié, avec un montant total estimé à 70 millions de dollars, de quoi attirer les plus grands sportifs de la planète.

Malgré les appels répétés du CIO, y compris le dernier de Thomas Bach, cet événement sportif semble peu susceptible d’être compromis.

« L’offensive russe contre le CIO, menée sur tous les fronts, semble être prise très au sérieux par Lausanne », déclare Mikhaïl Degtyarev, le nouveau ministre russe des Sports, lors d’une interview au Komsomolskaya Pravda.

Interrogé sur les Jeux du futur, des BRICS et de l’Amitié, le ministre des Sports répond directement au CIO : « Nous sommes déjà bannis, cela ne sert à rien. Nous continuerons à travailler. Ils espèrent que nous partirons. Cela ne nous empêchera pas d’organiser des jeux avec d’autres pays, c’est notre droit. »

La nouvelle mascotte des Jeux des BRICS, un léopard appelé Brixik, incarne l’agilité, la force, la vitesse et la détermination – des qualités qui reflètent étrangement la stratégie de Moscou visant à redéfinir rapidement les dynamiques du sport mondial.

Cette nouvelle menace de Vladimir Poutine semble être un jeu d’échecs, alors que le leader du Kremlin déplace habilement ses pions pour prendre le contrôle de l’échiquier sportif.

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