Archives du mot-clé russie

Annulation par Trump du sommet de Budapest avec Putin : Les États-Unis d’Amérique et l’Union européenne renforcent leurs sanctions et la Russie teste des armes nucléaires en réponse

Les États-Unis ont annoncé, mercredi 22 octobre, un nouveau renforcement de leurs sanctions économiques contre la Russie. Le ministre américain des Finances, Scott Bessent, a déclaré que Washington visait désormais les groupes pétroliers Rosneft et Lukoil, considérés comme les deux principales sources de financement du secteur énergétique russe.

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A Moscou, le président syrien Al Charaa assure qu’il respectera les accords passés avec la Russie

Le président syrien Ahmed al Charaa a dit mercredi à son homologue russe Vladimir Poutine qu’il honorerait tous les accords passés entre Damas et Moscou, un engagement suggérant la pérennité des deux principales bases militaires russes en Syrie.(Source : Reuters).

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Sous pression américaine, le Groenland se tourne vers l’Union Européenne : “Nous avons besoin de l’Europe, et l’Europe a besoin du Groenland”

Pris entre les ambitions de Washington et la montée en puissance de Moscou dans l’Arctique, le Groenland envisage un rapprochement inédit avec Bruxelles. Une déclaration historique prononcée ce jeudi par son Premier ministre Jens-Frederik Nielsen au Parlement européen.

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Guerre en Ukraine : la Russie « ne renoncera pas à ses objectifs » — Ce qu’il faut retenir de l’échange entre Poutine et Trump, et de l’accord stratégique entre Kiev et une entreprise américaine de drones

Ce Jeudi 3 juillet 2025, un échange téléphonique d’environ une heure entre Vladimir Poutine et Donald Trump a mis en lumière la persistance du fossé diplomatique entre Moscou et Washington sur la guerre en Ukraine. Le président russe a réaffirmé la détermination de son pays à atteindre ses objectifs militaires et politiques, tout en se disant ouvert à la reprise des négociations avec Kiev. En parallèle, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé la signature d’un accord stratégique avec une société américaine pour la production massive de drones, marquant une nouvelle étape dans la modernisation de l’arsenal ukrainien.

Un dialogue « franc » mais sans progrès

Il s’agissait du sixième entretien téléphonique entre Vladimir Poutine et Donald Trump depuis le retour de ce dernier à la Maison Blanche en janvier 2025. Qualifiée de « franche » par le conseiller diplomatique du Kremlin, Iouri Ouchakov, cette conversation a principalement porté sur le conflit ukrainien, les tensions au Moyen-Orient et les relations bilatérales.

Selon Moscou, le président russe a affirmé sa volonté de « poursuivre le processus de négociation » entamé à Istanbul, bien que ces discussions n’aient produit jusqu’ici aucun résultat tangible. Toutefois, Vladimir Poutine a clairement indiqué que la Russie « ne renoncera pas à ses objectifs », parmi lesquels figurent :
• l’annexion complète de quatre régions ukrainiennes partiellement occupées ;
• la reconnaissance de l’annexion de la Crimée (2014) ;
• et surtout, le renoncement définitif de l’Ukraine à toute adhésion à l’OTAN.

Des exigences jugées « inacceptables » par les autorités de Kiev.

Donald Trump, quant à lui, a reconnu que cette discussion n’avait permis « aucun progrès » sur le dossier ukrainien. Si l’ancien président s’était engagé durant sa campagne à œuvrer pour un cessez-le-feu rapide, cet appel met en évidence la complexité de toute médiation avec un Kremlin inflexible.

Kiev renforce ses capacités technologiques avec un accord américain

Pendant que la diplomatie piétine, l’Ukraine continue de renforcer son arsenal militaire. Jeudi, le président Volodymyr Zelensky a annoncé la signature d’un accord de production de drones avec la société américaine Swift Beat, lors d’une visite officielle au Danemark.

L’accord prévoit la fabrication de centaines de milliers de drones en 2025, un tournant majeur dans la stratégie militaire de Kiev.

« Des intercepteurs pour détruire les drones et les missiles ennemis, des quadcopters pour la reconnaissance et l’ajustement du tir, des drones de frappe à longue portée – il y aura bien plus de tout cela », a précisé Zelensky sur les réseaux sociaux.

Cette initiative s’inscrit dans la volonté de l’Ukraine de gagner en autonomie dans la production d’équipements de haute technologie, et de contrer l’avantage tactique russe dans la guerre électronique et la guerre par drones, devenue centrale dans le conflit.

Un détour par le Moyen-Orient

L’échange entre les deux chefs d’État a également abordé la situation au Moyen-Orient, en particulier la récente flambée de violence entre l’Iran et Israël. Selon le Kremlin, Poutine a plaidé pour un règlement du conflit « exclusivement par des moyens politiques et diplomatiques ».

En parallèle, Donald Trump a déclaré, dans un communiqué publié dans la soirée, qu’il souhaitait que « la population de Gaza soit en sécurité », signe que le président américain tente d’adopter une posture d’équilibre face aux tensions régionales.

Relancer les projets économiques ?

Malgré les tensions géopolitiques, les deux dirigeants ont aussi abordé la possibilité de relancer certains projets économiques conjoints. Selon Moscou, Poutine et Trump ont confirmé leur « intérêt mutuel » pour la coopération dans des domaines comme l’énergie et la recherche spatiale, bien que ces discussions soient encore à un stade très préliminaire.

Ce nouvel échange entre Vladimir Poutine et Donald Trump confirme que les canaux diplomatiques restent ouverts, mais sans progrès concret sur la résolution de la guerre en Ukraine. Tandis que la Russie campe sur ses exigences maximalistes, l’Ukraine accélère sa transformation militaire grâce au soutien des États-Unis et de ses partenaires européens. Dans ce contexte, les tensions géopolitiques restent vives, et tout règlement du conflit semble encore lointain.

Afghanistan : la Russie devient le premier pays à reconnaître l’Émirat islamique des Talibans

Moscou a officiellement reconnu jeudi l’Émirat islamique instauré par les Taliban en Afghanistan en 2021. La Russie est le premier pays du monde à franchir ce pas, une décision qualifiée de « courageuse » par Kaboul. Les deux pays entendent ainsi renforcer leur coopération bilatérale.

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Tensions d’ampleur inédite entre la Russie et l’Azerbaïdjan, qui cherche à s’affirmer

Les relations s’enveniment entre la Russie et l’Azerbaïdjan, après une arrestation musclée dans l’Oural qui s’est soldée par la mort de deux ressortissants azerbaïdjanais fin juin. Quelques jours plus tard, la police azerbaïdjanaise a arrêté plusieurs ressortissants russes. Les deux pays s’enfoncent dans une crise diplomatique, l’amitié entre la Russie et l’Azerbaïdjan ne semble plus qu’un lointain souvenir.

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Guerre en Ukraine : Vladimir Poutine se dit prêt à négocier malgré des divergences profondes

Le président russe Vladimir Poutine a déclaré vendredi que Moscou était disposé à entamer un nouveau cycle de négociations directes avec l’Ukraine, bien que les positions des deux pays restent profondément opposées. Selon lui, les propositions russes et ukrainiennes contenues dans leurs mémorandums respectifs sont « diamétralement opposées ». Néanmoins, il a confirmé l’existence de contacts « permanents » entre les équipes de négociateurs, en vue de préparer un éventuel troisième round de pourparlers.

S’exprimant depuis Minsk, le chef du Kremlin a précisé que les responsables russes et ukrainiens discutaient actuellement de la date d’une possible rencontre. Poutine a aussi indiqué que les conditions d’un cessez-le-feu jusqu’ici rejeté par Moscou devraient faire partie des sujets abordés.

Malgré ces déclarations, la situation sur le terrain ne montre aucun signe de désescalade. La guerre, qui entre dans sa quatrième année, est marquée par des échanges continus de frappes de drones à longue portée. Les deux précédents cycles de négociations entre Moscou et Kyiv, organisés à Istanbul, ont été brefs et sans issue concrète.

Le ministre ukrainien de la Défense, Rustem Oumerov, a affirmé que l’Ukraine souhaitait que la prochaine étape des négociations soit une rencontre entre les présidents Zelensky et Poutine. Cependant, cette éventualité semble peu probable à court terme. Le président russe a souligné qu’un sommet ne serait envisageable que si les principales dispositions d’un accord de paix avaient d’abord été entérinées, ce qui, selon lui, pourrait prendre des mois, voire des années.

Par ailleurs, M. Poutine a réitéré sa position selon laquelle Volodymyr Zelensky aurait perdu sa légitimité présidentielle après l’expiration de son mandat en 2024 une affirmation que Kyiv et ses alliés occidentaux rejettent catégoriquement.

Intensification des attaques de drones

Sur le plan militaire, la nuit de jeudi à vendredi a été marquée par une intensification des attaques de drones. L’armée de l’air ukrainienne a déclaré que la Russie avait lancé 363 drones de type Shahed et huit missiles contre plusieurs régions d’Ukraine. Selon cette même source, la défense aérienne ukrainienne aurait intercepté tous les drones sauf quatre, et abattu six missiles de croisière.

De son côté, le ministère russe de la Défense a affirmé avoir abattu 39 drones ukrainiens dans différentes régions, dont 19 dans celle de Rostov et 13 dans celle de Volgograd, à l’est de l’Ukraine. Ces frappes illustrent la centralité des drones dans le conflit, où chaque camp rivalise de technologies pour gagner un avantage stratégique.

Début juin, une opération ukrainienne secrète utilisant des drones bon marché aurait permis de détruire ou d’endommager une partie significative de la flotte de bombardiers stratégiques russes, selon des sources ukrainiennes.

Situation à Sumy : l’Ukraine affirme avoir contenu les forces russes

Sur le front nord-est, le général Oleksandr Syrsky, commandant en chef des forces armées ukrainiennes, a annoncé jeudi que l’armée ukrainienne avait stoppé l’avancée russe dans la région de Sumy, près de la frontière russe. Il a indiqué que cette manœuvre avait empêché Moscou de redéployer environ 50 000 soldats, dont des unités aéroportées et maritimes, vers d’autres axes offensifs.

Selon Kyiv, face à l’augmentation des attaques combinées de missiles et de drones, l’armée ukrainienne aurait adopté de nouvelles contre-mesures, notamment l’emploi de drones intercepteurs développés localement pour neutraliser les engins russes. Moscou n’a pas commenté ces affirmations.

Les combats dans la région de Sumy avaient auparavant causé des pertes civiles et des destructions importantes. Les forces ukrainiennes, en infériorité numérique, affirment utiliser des drones pour freiner la progression ennemie.

Négociations au point mort

Malgré les efforts internationaux, notamment ceux des États-Unis, les tentatives de médiation n’ont jusqu’ici abouti à aucun accord de cessez-le-feu. Les négociations se poursuivent, mais leurs avancées restent limitées, à l’exception de quelques échanges de prisonniers de guerre entre les deux camps.

Dans ce contexte tendu, la perspective de nouvelles négociations directes suscite à la fois espoir et scepticisme, alors que les combats se poursuivent sur l’ensemble de la ligne de front.

Camions de l’armée incendiés : l’Allemagne soupçonne un sabotage russe

Une enquête a été ouverte ce vendredi 27 juin par les autorités allemandes, après l’incendie criminel de plusieurs camions de l’armée allemande à Erfurt et fait état de soupçons d’un possible sabotage russe.

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La Chine reçoit les ministres iranien et russe de la Défense sur fond de « bouleversements »

La Chine a accueilli jeudi plusieurs ministres de la Défense, dont celui de l’Iran et de la Russie, quelques jours après l’arrêt des combats entre Téhéran et l’armée israélienne et en pleine instabilité au Moyen-Orient.(Source : AFP).

Cette réunion ministérielle de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), qui se déroule à Qingdao (est de la Chine), intervient également au lendemain d’un sommet de l’Otan, dont les membres ont décidé d’augmenter leurs dépenses militaires.

L’OCS regroupe 10 pays dont la Chine, la Russie, l’Iran, l’Inde et le Pakistan. Elle entend faire contrepoids aux organisations occidentales et renforcer la coopération en matière de politique, de sécurité ou encore de commerce.

La Chine, dont les liens avec la Russie sont scrutés de près, se présente comme partie neutre dans la guerre en Ukraine. Elle n’a jamais condamné la Russie, son proche partenaire.

Plusieurs gouvernements alliés de Kiev estiment par ailleurs que le géant asiatique apporte à Moscou un soutien économique et diplomatique qui lui permet de poursuivre son opération militaire.

S’adressant à ses homologues réunis à Qingdao, le ministre russe de la Défense, Andreï Belooussov, a dressé jeudi le tableau sombre d’un monde confronté à « l’aggravation des tensions géopolitiques » et à une « augmentation menaçante du potentiel conflictuel ».

« La situation militaire et politique actuelle dans le monde reste difficile et a une tendance à se détériorer », a-t-il souligné, selon un communiqué de son ministère.

La réunion, associant les ministres assis autour d’une grande table ronde, dont le représentant iranien Aziz Nasirzadeh, a duré environ deux heures.

Chaos

En tenue militaire, le ministre chinois de la Défense, Dong Jun, a présenté jeudi la réunion de Qingdao comme un contrepoids face à un monde « marqué par des bouleversements et des changements ».

Dans ce contexte, « il est d’autant plus nécessaire que l’Organisation de coopération de Shanghai joue pleinement son rôle d’ancre de stabilité », a-t-il déclaré en ouverture de la session, selon son ministère.

« Les actes hégémoniques, dominateurs et d’intimidation portent gravement atteinte à l’ordre international », avait-il affirmé la veille en accueillant certains des ministres étrangers, selon l’agence de presse Chine nouvelle. Il avait par ailleurs appelé ses homologues à « agir avec plus de vigueur afin de sauvegarder collectivement l’environnement propice au développement pacifique ».

Aucun ordre du jour n’a été publié, mais les récents affrontements entre d’un côté l’Iran, et de l’autre côté Israël associé aux États-Unis, figuraient probablement à l’ordre du jour.

Soutien à l’Iran

La Chine s’est gardée de soutenir l’Iran, un pays partenaire, autrement que par la voie diplomatique. Une position qui illustre sa marge de manœuvre limitée au Moyen-Orient et sa volonté de ne pas détériorer ses relations avec Washington.

« Le soutien public de la Chine à l’Iran se manifestera par des paroles plutôt que par des actes », explique à l’AFP James Char, spécialiste de l’armée chinoise à l’Université technologique de Nanyang, à Singapour.

« Hormis une condamnation des frappes américaines contre l’Iran, Pékin devrait continuer à avancer prudemment sur les questions de sécurité au Moyen-Orient, et n’a aucun intérêt à être entraîné dans les défis sécuritaires de la région », ajoute-t-il.

Le ministre iranien de la Défense pourrait « évoquer avec la Chine la fourniture d’armes, mais je doute que Pékin accepte », estime également Andrea Ghiselli, expert de la politique étrangère chinoise et professeur à l’Université d’Exeter (Royaume-Uni).

« Un tel geste serait perçu comme une provocation par Israël (…) et surtout par les États-Unis, avec lesquels la Chine tente actuellement de stabiliser ses relations », souligne-t-il.

Le ministre indien de la Défense, Rajnath Singh, également présent à Qingdao, a déclaré que les membres de l’OCS devraient « aspirer collectivement à réaliser les souhaits et les attentes des populations, et s’attaquer aux défis d’aujourd’hui ».

« Le monde dans lequel nous vivons subit une transformation drastique. La mondialisation, qui nous a autrefois rapprochés, perd de son élan », a-t-il affirmé via son cabinet sur le réseau social X.

La Lettonie engage des poursuites contre le député Aleksejs Roslikovs pour avoir parlé russe

Le chef d’un parti politique letton a été arrêté et interrogé par la police ce lundi 16 juin à Riga. Aleksejs Roslikovs, représentant la minorité russophone du pays, est sous le coup d’une procédure pénale pour « incitation à la haine » au sein du Parlement qui pourrait lui valoir plusieurs années de prison. À l’origine de l’affaire, quelques mots en russe prononcés à la tribune du Parlement letton alors que le pays est lancé dans un processus de « derussification », vue d’un mauvais œil à Mouscou (interdiction de parler le russe qui, en Ukraine, avec la prise de pouvoir des ultras nationalistes, en 2014, avait conduit les oblats russophones du Donbass a déclarer leur indépendance, et qui a abouti à la guerre russo-ukrainienne armée que nous connaissons)

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