L’Ukraine a publiquement exprimé sa reconnaissance envers Elon Musk et son entreprise SpaceX après la mise en place de mesures techniques ayant permis de bloquer l’utilisation du réseau Starlink par des drones russes. Une décision saluée par Kiev comme un soutien concret à ses efforts de défense face à l’invasion russe.
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Iran : les mollahs utilisent peut-être un système russe pour censurer Internet et contrôler les manifestants
Depuis le 8 janvier 2026, l’accès à Internet et aux communications mobiles est largement coupé en Iran, dans une tentative du régime de bloquer la diffusion d’images et d’informations sur les manifestations massives qui secouent le pays. Face à ces restrictions, les Iraniens trouvent des moyens ingénieux pour communiquer avec l’extérieur, mais le contrôle technologique du régime reste sophistiqué.
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Pour diffuser vidéos et informations malgré le blackout, les manifestants utilisent des cartes SIM étrangères dans les zones frontalières afin de capter le réseau de pays voisins comme l’Irak ou la Turquie. Ces accès limités permettent néanmoins d’envoyer des messages et images vers l’étranger.
Starlink, le réseau de satellites d’Elon Musk, est également mobilisé. Il permet un accès Internet même lorsque les infrastructures locales sont coupées. Mais son usage est complexe et risqué : il nécessite un récepteur physique que les autorités peuvent repérer, obligeant les manifestants à des connexions très brèves.
Une censure high-tech, inspirée de systèmes étrangers
Pour contrer ces contournements, le régime iranien déploie des dispositifs sophistiqués de brouillage, capables de couvrir plusieurs kilomètres et d’être déplacés rapidement dans les zones contestataires.
Certains experts estiment que ces systèmes pourraient utiliser une technologie créée par la Russie, déjà expérimentée dans d’autres contextes militaires. Cela ne signifie pas que la Russie orchestre la censure iranienne, mais simplement que le régime des mollahs s’appuie peut-être sur des outils étrangers pour contrôler les communications et limiter la diffusion d’images des manifestations.
La désinformation comme prolongement du contrôle
En parallèle du blackout, le régime multiplie les campagnes de désinformation sur les réseaux sociaux. Sur X et TikTok, de nombreuses vidéos manipulées circulent pour noyer les contenus authentiques des manifestants et décrédibiliser le mouvement. Cette stratégie numérique complète la répression physique et rend plus difficile l’évaluation de la situation par la communauté internationale.
Conséquences économiques et sociales
Les coupures d’Internet affectent profondément la vie quotidienne : écoles fermées, banques et entreprises au ralenti, perturbations dans le fonctionnement des services publics. La population subit un impact direct, et le régime doit jongler entre contrôle de l’information et maintien de la vie économique et sociale.
Limites de la stratégie
Malgré la sophistication des dispositifs de censure, la diffusion de vidéos vers l’étranger continue, et les Iraniens trouvent des solutions alternatives pour communiquer. La stratégie du régime montre ainsi ses limites : bloquer totalement l’accès à l’information fragilise l’économie et ne parvient pas à empêcher totalement la circulation des images de la contestation.
Celine Dou, pour la Boussole – infos