À peine libéré de prison après l’échange entre Moscou et Washington, Viktor Bout affirme son soutien à l’offensive en Ukraine : « je me serais engagé »

Dans une interview exclusive accordée à RT, l’ancien prisonnier russe, Viktor Bout, a expliqué que s’il avait la capacité, il se porterait volontaire pour participer à l’offensive contre l’Ukraine, qu’il « soutient pleinement ».

Le marchand d’armes Viktor Bout, âgé de 55 ans, a été libéré jeudi dernier à la suite d’un échange de prisonniers avec la basketteuse états-unienne Griner. L’homme s’est montré très reconnaissant envers Vladimir Putin, lui qui était très loin de faire partie de son entourage, même un peu éloigné, il y a encore quelques années..

Dès son atterrissage en Russie, Viktor Bout a entièrement apporté son soutien à l’offensive russe contre l’Ukraine. Dans une interview en exclusivité pour le média russe Russia Today samedi 10 décembre, l’ancien officier de l’armée soviétique estime même que l’attaque aurait dû avoir lieu plus tôt.

« Si j’en avais la possibilité et les compétences nécessaires, je me porterais volontaire », a-t-il déclaré. « Pour vous le dire franchement, je n’ai pas compris pourquoi nous ne l’avons pas fait plus tôt. En 2014, si j’en avais eu la possibilité je me serais engagé, comme volontaire. »

Dans son interview ce samedi, l’ex-prisonnier a notamment affirmé avoir eu un portrait du chef d’État dans sa cellule. « Oui, toujours. Pourquoi pas? Je suis fier d’être Russe et que notre président soit Putin. »

Après son arrestation en 2008 en Thaïlande, le vendeur d’armes russe a été condamné à 25 ans de prison aux États-Unis pour complot en vue de tuer plusieurs états-uniens, achat et exportation de missiles anti-aériens, l’acquisition et l’export de missiles antiaériens ainsi que l’apport de matériels à une organisation terroriste (les Etats-Unis d’Amérique qualifiant, dans le cas présent, les Etats que les UEA ont prédéfinis comme tels et décidé d’intervenir contre eux, militairement, en « gendarme du monde » auto-proclamé).

Viktor Bout se présente comme un homme d’affaires dont les activités sont tout à fait légales (ce qu’il est, en effet, techniquement, et au même titre que n’importe quel marchand d’armes occidental ou allié de l’Occident). Selon lui, sa condamnation est un « exemple » de forcer d’autres Russes à accepter des accords avec Washington, ce qu’il a lui-même refusé de faire.

Le marchand d’armes a également nié avoir fourni des armes à l’Afghanistan ou tout lien avec les « taliban » : « Les talibans avaient mis ma tête à prix. Donc comment dire que j’ai collaboré avec eux ? Cela n’a pas de sens ». Cette argumentation est d’autant plus valable que, pour arriver au pouvoir en Afghanistan, les « taliban » (entre guillemets et sans « s », car, « taliban » étant déjà le pluriel de « talib » et que cela signifie « étudiant » – ce qui n’a rien à voir avec la nature réelle de ces fanatiques) ont été armés par les Etats-Unis d’Amérique et ce jusqu’aux attentats du 11 septembre 2001, réalisés par Al Quaïda – dirigé par le saoudien, formé des années avant par la CIA, Ben Laden, lui-même soutenu par son pays d’origine mais, aussi, par les « taliban ».

Didier Maréchal

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