La Ligue des Sociaux-Démocrates (LSD), l’un des derniers partis d’opposition encore actifs à Hong Kong après cinq années de répression politique menée par Pékin, a annoncé, vendredi 28 juin, sa prochaine dissolution.
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Solitude, fléau silencieux mondial : l’OMS alerte sur une crise de santé publique sous-estimée
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié ce 30 juin un rapport inédit sur les conséquences sanitaires, sociales et économiques de la solitude et de l’isolement social. Loin d’un simple malaise affectif, cette réalité toucherait une personne sur six dans le monde et serait associée à un risque accru de décès prématuré, de troubles mentaux et de pathologies chroniques. En chiffres, ce fléau serait impliqué dans plus de 871 000 décès chaque année, toutes causes confondues.
À travers cette alerte, l’OMS appelle les États et les institutions internationales à reconnaître la connexion sociale comme un déterminant de santé à part entière, et à structurer des politiques publiques visant à reconstruire les liens humains.
Contrairement à d’autres fléaux plus médiatisés, la solitude n’est ni spectaculaire ni bruyante. Elle ronge en silence. Selon les données compilées dans le rapport, elle n’épargne aucun continent, bien qu’elle prenne des formes variées. Dans les sociétés dites « développées », elle frappe massivement les personnes âgées, mais aussi les jeunes adultes, particulièrement depuis la pandémie de COVID-19. Dans les pays du Sud, l’exode rural, la précarisation des liens communautaires et la digitalisation rapide contribuent à un isolement social croissant, souvent invisible dans les indicateurs de santé.
L’OMS distingue deux formes de solitude : celle qui résulte d’un isolement social objectif (manque de contacts), et celle qui provient d’un sentiment subjectif d’abandon ou de déconnexion. Les deux sont pathogènes. Elles augmentent les risques de dépression, de maladies cardiovasculaires, de démence et affaiblissent l’immunité. Le risque de décès prématuré chez une personne socialement isolée est comparable à celui encouru par un fumeur régulier.
Le rapport souligne que la solitude n’est pas uniquement une affaire de psychologie individuelle. Elle reflète une évolution profonde des sociétés humaines : atomisation des structures familiales, mobilité professionnelle accrue, substitution des interactions physiques par les connexions numériques. Le repli sur soi devient une norme tolérée, parfois encouragée, au nom de l’autonomie ou de la performance.
Dans ce cadre, l’OMS insiste sur la nécessité de réintégrer la dimension relationnelle dans les politiques publiques. Les États sont appelés à reconnaître la « santé relationnelle » comme un bien commun, au même titre que l’environnement ou l’accès aux soins. Elle plaide pour des investissements ciblés dans les infrastructures communautaires, les dispositifs intergénérationnels, les politiques culturelles ou encore les technologies favorisant les interactions humaines plutôt que l’isolement.
L’OMS invite à dépasser la logique de responsabilisation individuelle. La lutte contre la solitude ne peut être laissée aux seules initiatives personnelles ou à la bonne volonté des familles. Elle exige une stratégie collective, fondée sur une compréhension fine des dynamiques sociales contemporaines. Il s’agit, selon le rapport, de bâtir une « architecture sociale du lien », à rebours des tendances à l’ultra-individualisme et à l’hyperconnectivité déshumanisée.
Certaines initiatives sont citées en exemple : au Japon, des municipalités rémunèrent des « agents de lien social » pour accompagner les personnes âgées ; en Uruguay, des programmes publics intègrent la sociabilité dans les protocoles de santé mentale ; au Rwanda, des rituels communautaires traditionnels sont réinvestis pour renforcer les liens intergénérationnels.
L’appel de l’OMS n’est pas seulement humanitaire : il est stratégique. Dans un monde polarisé, où les sociétés sont fragilisées par les crises économiques, climatiques et identitaires, la déliaison sociale constitue une menace à la fois sanitaire, démocratique et sécuritaire. La solitude massive nourrit la défiance, la radicalisation et la perte de sens.
Ainsi, ce rapport pourrait marquer un tournant si les décideurs s’en saisissent réellement. En reconnaissant la solitude comme un enjeu mondial de santé publique, l’OMS met en lumière une crise civilisationnelle, que la technologie seule ne pourra résoudre.
En somme, la solitude n’est plus seulement une affaire de cœurs blessés. Elle est désormais une question de santé mondiale, de cohésion sociale et d’équilibre des sociétés humaines. Si elle continue à être ignorée, elle s’imposera comme l’un des grands défis invisibles du XXIe siècle.
Sources principales :
- Rapport OMS 30 juin 2025
- Synthèse par The Guardian – 30/06/2025
- Étude The Lancet sur les effets de l’isolement – 2023
Guinée Conakry : le mandat présidentiel va passer de 5 à 7 ans, le président du Conseil National de Transition explique les enjeux de cette modification
La durée du mandat présidentiel a fait l’objet de débat ce dimanche 29 juin 2025. l’occasion d’une conférence de presse, le président du Conseil National de la Transition (CNT), Dr Dansa Kourouma, a révélé que le projet de nouvelle Constitution récemment remis au président de la Transition, le Général Mamadi Doumbouya, prévoit un mandat présidentiel de sept (7) ans, contre cinq actuellement.
Lire la suite Guinée Conakry : le mandat présidentiel va passer de 5 à 7 ans, le président du Conseil National de Transition explique les enjeux de cette modificationLes qualifications indiennes sont désormais acceptées en Nouvelle-Zélande sans IQA pour la migration, les études et l’emploi
Les diplômes indiens ne nécessitent plus d’IQA pour les visas néo-zélandais, ce qui permet aux étudiants et aux travailleurs de gagner du temps et de l’argent.
De nombreux titulaires de diplômes indiens demandant un visa pour la Nouvelle-Zélande ne seront désormais plus tenus de se soumettre à une évaluation des qualifications internationales (IQA), un processus d’évaluation comparative formel qui vérifiait auparavant si une qualification étrangère répondait aux normes académiques du pays.
Dans une mise à jour majeure pour les ressortissants indiens, la Nouvelle-Zélande a officiellement reconnu les qualifications indiennes à des fins d’immigration et d’études, à compter du 23 juin 2025.
Cela signifie que de nombreux titulaires de diplômes indiens demandant un visa pour la Nouvelle-Zélande ne seront plus tenus de se soumettre à une évaluation des qualifications internationales (IQA) – un processus d’évaluation comparative formel qui vérifiait auparavant si une qualification étrangère répondait aux normes académiques du pays.
Ce développement accélère considérablement le traitement des visas, réduit les coûts et améliore les opportunités d’emploi pour les candidats indiens, en particulier ceux qui cherchent à entrer dans le cadre des catégories de visas qualifiés et étudiants.
Qu’est-ce qui a changé ?
La liste des qualifications exemptées d’évaluation (LQEA) maintenue par Immigration New Zealand (INZ) a été élargie pour inclure l’Inde et huit autres pays : la France, l’Allemagne, l’Italie, Singapour, la Corée du Sud, le Sri Lanka, la Suède et la Suisse.
Les titulaires de diplômes approuvés de ces pays postulant dans des catégories clés telles que : Catégorie des migrants qualifiés
Rôles de la liste verte
- Les employeurs accrédités titulaires d’un visa de travail
n’auront plus besoin de soumettre leurs qualifications à une évaluation.
Auparavant, seuls les diplômes délivrés par un groupe restreint de pays – principalement anglophones ou membres de l’OCDE – étaient exemptés. L’Inde est le premier pays d’Asie du Sud à rejoindre la LQEA, marquant une avancée majeure dans la reconnaissance internationale des réformes de l’enseignement supérieur indien.
Pourquoi cela est important pour les expatriés indiens
Pour les expatriés indiens basés aux Émirats arabes unis qui envisagent d’émigrer ou d’étudier en Nouvelle-Zélande, ce changement offre une voie plus rapide et plus économique. Le processus d’évaluation indépendante des qualifications (IQA), géré par l’Autorité néo-zélandaise des qualifications (NZQA), était à la fois long et coûteux. Sa suppression permet désormais aux candidats de se concentrer directement sur les conditions d’admission à l’emploi ou à l’université, sans évaluation académique supplémentaire.
Ce changement de politique s’inscrit dans la volonté plus large de la Nouvelle-Zélande d’attirer davantage d’étudiants indiens. L’Inde figure déjà parmi les quatre principaux pays d’origine des étudiants internationaux en Nouvelle-Zélande, avec plus de 22 000 inscriptions ces dernières années.
Outre l’Inde et les huit pays nouvellement ajoutés, la Nouvelle-Zélande a également révisé les listes de qualifications des pays déjà présents sur la LQEA — notamment l’Australie, le Japon, la Malaisie, l’Afrique du Sud, le Royaume-Uni et les États-Unis — afin d’améliorer la clarté et la cohérence des évaluations d’immigration.
Avec cette initiative, la Nouvelle-Zélande renforce son image de destination accueillante et accessible pour les talents mondiaux — et les expatriés indiens sont clairement sur le radar.
Liban: le chef druze Walid Joumblatt réclame le désarmement du Hezbollah
Après les revers infligés à l’Iran par Israël et les États-Unis d’Amérique lors de « la guerre des 12 jours », au Liban, les pressions internes se sont accentuées sur le Hezbollah pour qu’il rende ses armes. Des voix s’élèvent de plus en plus pour exiger du parti chiite pro-iranien qu’il remette son arsenal aux autorités libanaises
Lire la suite Liban: le chef druze Walid Joumblatt réclame le désarmement du HezbollahL’Assemblée de Corse reconnaît symboliquement l’existence de l’État palestinien et appelle Paris à agir
Dans un geste à forte portée symbolique et politique, l’Assemblée de Corse a adopté une résolution reconnaissant l’existence de l’État de Palestine, rejoignant un mouvement grandissant de collectivités locales en France et à l’étranger appelant à une reconnaissance officielle du peuple palestinien.
Une initiative portée par la présidente de l’Assemblée
La résolution a été présentée par la présidente de l’Assemblée de Corse, Marie-Antoinette Maupertuis, membre de la majorité autonomiste. Celle-ci a salué un vote « humaniste et urgent », évoquant une « urgence humanitaire », un « devoir moral », et un soutien à l’autodétermination et au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.
« Il s’agit d’un acte de conscience, de solidarité et de responsabilité face à une tragédie humaine qui dure depuis trop longtemps », a déclaré Mme Maupertuis.
Le texte adopté reconnaît « l’existence de l’État de Palestine, conformément aux dispositions antérieures de l’ONU », et appelle le gouvernement français à en faire autant. Il demande également la suspension des livraisons d’armes à Israël, une exigence de plus en plus exprimée dans certains milieux politiques et associatifs.
Un geste local dans un contexte international tendu
Cette reconnaissance intervient alors que la France n’a toujours pas officiellement reconnu l’État palestinien. Début avril, le président Emmanuel Macron avait évoqué une possible reconnaissance « en juin », dans le cadre d’une conférence conjointe avec l’Arabie saoudite à l’ONU. Toutefois, cette conférence prévue pour le 18 juin à New York a été reportée en raison des frappes israéliennes sur l’Iran, repoussant une éventuelle décision française.
Un mouvement croissant en France et dans le monde
La veille, le 26 juin, le conseil municipal de Morlaix (Finistère) avait également adopté un vœu en faveur de la reconnaissance de l’État palestinien par la France. Ces gestes s’inscrivent dans un mouvement international plus large, alors que 148 des 193 États membres des Nations unies reconnaissent actuellement la Palestine comme État souverain, soit près des trois quarts.
Une portée symbolique forte
Bien que symbolique et non contraignante, la décision corse reflète une volonté politique locale de se positionner sur une question internationale majeure. Pour les élus autonomistes, cette reconnaissance est également une manière d’exprimer leur attachement au principe du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, un thème particulièrement sensible dans l’histoire politique corse.
En votant cette résolution, l’Assemblée de Corse ajoute sa voix à celles qui, en France et ailleurs, appellent à une reconnaissance pleine et entière de l’État palestinien. Alors que la situation au Proche-Orient reste explosive et que la diplomatie française temporise, ce vote vient rappeler que la solidarité internationale peut aussi s’exprimer depuis les territoires, au nom de principes universels de justice et de paix.
Arménie : tensions croissantes entre le pouvoir et l’Église après l’arrestation d’un archevêque et une altercation avec la police
Les tensions entre l’Église apostolique arménienne et les autorités civiles se sont intensifiées vendredi 27 juin, après une altercation entre des forces de police et des ecclésiastiques, survenue deux jours après l’arrestation de l’archevêque Bagrat Galstanian, accusé de tentative de coup d’État. Ces événements marquent une nouvelle escalade dans la confrontation politique et religieuse qui secoue l’Arménie depuis plusieurs mois.
Tentative d’arrestation et résistance ecclésiastique
Vendredi, des agents de police masqués ont tenté de pénétrer dans la résidence de Garéguine II, chef de l’Église apostolique arménienne, dans le but d’interpeller un autre ecclésiastique de haut rang, Mikael Adjapahian. Ce dernier est visé depuis jeudi par une enquête pour “appels à renverser l’ordre constitutionnel par la violence”, selon les autorités.
Face à la tentative d’arrestation, l’archevêque a exprimé son opposition tout en déclarant qu’il était prêt à se rendre :
« Ceci est un acte illégal flagrant contre moi. Je n’ai jamais posé une menace envers mon pays. La menace réelle vient du gouvernement. Je ne me cacherai pas, je vais aller leur dire. »
Cependant, des habitants et des prêtres ont fermé les portes de la résidence pour empêcher la police de procéder à l’arrestation. Les autorités ont depuis annoncé un renforcement des effectifs policiers pour interpeller l’archevêque.
Arrestation d’un autre archevêque et accusations de complot
La tentative d’arrestation de Mikael Adjapahian intervient deux jours après celle de l’archevêque Bagrat Galstanian, figure montante de l’opposition au Premier ministre Nikol Pachinian. Selon le Comité d’enquête arménien, Galstanian aurait acquis « les moyens et outils nécessaires pour mener des actes terroristes et prendre le pouvoir ». Quinze personnes ont été placées en détention dans cette affaire.
L’entourage de l’archevêque, ainsi que plusieurs juristes, dénoncent une affaire à caractère politique, arguant que les accusations relèvent davantage de la répression d’opposants que d’un véritable complot.
Un climat de défiance entre Église et État
L’Église apostolique arménienne, institution religieuse historique et influente dans le pays, est engagée dans un bras de fer croissant avec le gouvernement. Ce conflit latent a éclaté au grand jour depuis que le Premier ministre Nikol Pachinian a été accusé d’avoir cédé des territoires à l’Azerbaïdjan, notamment dans le contexte du conflit du Haut-Karabakh.
En 2024, l’archevêque Galstanian avait conduit des manifestations massives contre le gouvernement, appelant à la démission de Pachinian, accusé de trahison nationale.
Début juin, les tensions se sont aggravées lorsque le Premier ministre a publiquement appelé les fidèles à renverser le chef spirituel de l’Église, Garéguine II, l’accusant d’ingérence politique. Ce dernier avait, à plusieurs reprises, critiqué la gestion de la crise du Karabakh par le pouvoir exécutif.
Contexte politique sensible
Nikol Pachinian, ancien journaliste devenu figure politique lors de la révolution de 2018, gouverne un pays profondément divisé par les séquelles du conflit avec l’Azerbaïdjan et par une crise de confiance institutionnelle. Le bras de fer avec l’Église apostolique s’ajoute à une situation sociale et politique déjà tendue.
L’opposition, dont fait partie une frange du clergé, accuse le gouvernement d’instrumentaliser la justice pour faire taire les voix dissidentes. À l’inverse, les autorités affirment vouloir prévenir tout risque d’insurrection ou de déstabilisation du pouvoir démocratiquement élu.
L’altercation de ce vendredi entre la police et des ecclésiastiques, sur fond d’accusations de coup d’État contre plusieurs membres du clergé, marque un nouveau point critique dans la confrontation entre l’Église et l’État arméniens. Alors que le gouvernement renforce la pression sécuritaire, le pays semble plongé dans une crise politico-religieuse inédite depuis son indépendance. L’issue de ce bras de fer pourrait redéfinir l’équilibre fragile entre les institutions civiles et spirituelles dans une Arménie en quête de stabilité.
Thaïlande: des manifestant rassemblés à Bangkok pour réclamer la démission de la Première ministre
Des milliers de manifestants anti-gouvernement se sont rassemblés à Bangkok samedi pour réclamer la démission de la première ministre Paetongtarn Shinawatra après qu’un appel téléphonique avec l’ancien dirigeant cambodgien Hun Sen a suscité la colère de la population et remis en question sa capacité à diriger.
Lire la suite Thaïlande: des manifestant rassemblés à Bangkok pour réclamer la démission de la Première ministrePakistan: 16 soldats tués dans un attentat-suicide revendiqué par les Talibans
Au moins seize soldats ont été tués dans un attentat-suicide mené samedi par des talibans pakistanais dans le nord-ouest du pays, frontalier de l’Afghanistan. C’est ce qu’ont rapporté à l’AFP des responsables de l’administration locale et des services de sécurité.
« Un kamikaze a jeté son véhicule rempli d’explosifs sur un convoi de soldats » dans la province du Khyber Pakhtunkhwa, « 16 soldats ont été tués », a rapporté un responsable de l’aministration locale sous le couvert de l’anonymat. Il avait précédemment fait état de 13 soldats tués et de quatre autres dans un état critique.
Il a également fait état de 19 civils blessés dans l’attaque. Un officier de la police locale a précisé à l’AFP, lui aussi sous le couvert de l’anonymat, que l’explosion avait fait « s’écrouler les toits de deux maisons, blessant six enfants ».
Attaque revendiquée
Un groupe local lié aux talibans pakistanais a revendiqué l’attaque, assurant qu’elle avait été menée par sa brigade de kamikazes. Les violences se sont multipliées dans l’ouest du Pakistan, frontalier de l’Afghanistan, depuis le retour au pouvoir des talibans à Kaboul à l’été 2021.
Islamabad accuse son voisin de ne pas déloger les rebelles qui utilisent son sol pour attaquer le Pakistan, ce que l’Afghanistan dément. L’année 2024 a été la plus meurtrière en près d’une décennie au Pakistan, avec plus de 1.600 morts, pour près de la moitié des soldats et policiers, selon le Centre pour la recherche et les études sur la sécurité d’Islamabad.
Au total, depuis le 1er janvier, selon un décompte de l’AFP, près de 290 personnes, en majorité membres des forces de sécurité, ont été tuées dans des violences menées par des groupes armés en lutte contre l’Etat, au Baloutchistan comme dans la province voisine du Khyber-Pakhtunkhwa.
Frappes sur l’Iran : le Sénat américain rejette une résolution visant à encadrer les pouvoirs militaires de Donald Trump
Alors que les tensions avec l’Iran atteignent un nouveau pic après des frappes américaines d’envergure, le Sénat des États-Unis a bloqué vendredi une résolution démocrate visant à restreindre les pouvoirs militaires du président Donald Trump. Cette initiative, portée par le sénateur démocrate Tim Kaine, visait à rappeler que le Congrès détient le pouvoir de déclarer la guerre, conformément à la Constitution.
Une décision unilatérale contestée
Depuis les frappes américaines du 22 juin ayant visé trois sites nucléaires iraniens — Fordo, Natanz et Ispahan — Donald Trump n’a cessé de revendiquer le succès de l’opération, affirmant que ces installations avaient été « complètement détruites » et que le programme nucléaire iranien avait été « retardé de plusieurs décennies ».
Mais pour les démocrates, cette décision, prise sans consultation préalable du Congrès, représente un abus de pouvoir présidentiel. Ils accusent le président de violer les principes constitutionnels en agissant unilatéralement sur des questions de guerre et de paix.
Une résolution rejetée par le Sénat
Malgré ces critiques, la résolution introduite par Tim Kaine, qui aurait contraint le président à obtenir l’autorisation du Congrès avant toute nouvelle action militaire contre l’Iran, a été rejetée par 53 voix contre 47, dans un Sénat à majorité républicaine.
« La guerre est trop importante pour être confiée aux décisions d’une seule personne », a plaidé le sénateur Kaine, appelant à une application rigoureuse de la War Powers Resolution de 1973.
Cette loi, votée dans le contexte de la guerre du Vietnam, visait à délimiter les pouvoirs respectifs du président et du Congrès dans les affaires militaires. Elle impose notamment au président d’informer le Congrès dans les 48 heures suivant un engagement armé, et limite la durée de l’intervention sans approbation parlementaire à 60 jours.
Des lignes partisanes nettes
Le vote a reflété les profondes divisions partisanes autour de la politique étrangère du président Trump :
• Seul un sénateur républicain, Rand Paul, a soutenu la résolution, estimant que ces frappes, bien que peut-être efficaces à court terme, risquaient de s’avérer contre-productives stratégiquement.
• Côté démocrate, la surprise est venue de John Fetterman, élu pro-israélien, qui a voté contre la résolution, exprimant son soutien à l’opération militaire.
Une opposition également exprimée à la Chambre
À la Chambre des représentants, les élus démocrates ont également exprimé leur méfiance après avoir reçu des briefings confidentiels du secrétaire à la Défense Pete Hegseth, du directeur de la CIA John Ratcliffe et du secrétaire d’État Marco Rubio. Les explications sur la nécessité immédiate de ces frappes et l’imminence de la menace iranienne n’ont pas convaincu.
Trump assume pleinement et avertit
En dépit des critiques, Donald Trump revendique hautement la légitimité de l’opération, qu’il considère comme un succès stratégique et dissuasif. Il a clairement indiqué que de nouvelles frappes ne sont pas exclues :
« Si c’est nécessaire, nous frapperons à nouveau. »
Une interprétation contestée de la Constitution
Depuis des décennies, les présidents américains démocrates et républicains confondus ont contesté la validité contraignante de la War Powers Resolution, estimant que le commandant en chef doit avoir une latitude suffisante pour réagir rapidement aux menaces contre la sécurité nationale. Cette lecture élargie des prérogatives présidentielles continue d’alimenter les débats sur l’équilibre des pouvoirs à Washington.
Le rejet de la résolution Kaine par le Sénat illustre la difficulté persistante du Congrès à encadrer les décisions militaires du président, surtout dans un contexte d’escalade avec un adversaire stratégique comme l’Iran. Alors que Donald Trump affiche sa détermination à agir sans entrave, le débat sur les pouvoirs de guerre aux États-Unis reste entier, entre impératif de sécurité et respect de la séparation des pouvoirs.