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Droits de douane : un texte de loi états-unien pourrait bouleverser la stratégie commerciale de Trump

Douze États des États-Unis viennent de lancer une offensive judiciaire contre la politique commerciale du président Donald Trump. En cause : l’imposition massive de droits de douane que ces États estiment non seulement déstabilisants pour l’économie, mais aussi illégaux. Cette plainte pourrait bien remettre en question l’un des piliers de la stratégie économique de Trump, et avoir des répercussions majeures sur le commerce mondial.

Une coalition démocrate contre la stratégie de Trump

Mercredi 23 avril 2025, une coalition de douze États à majorité démocrate – parmi lesquels l’Oregon, l’Arizona, le Colorado, New York ou encore le Vermont – a déposé une plainte devant le Tribunal du commerce international des États-Unis. L’objet de cette plainte ? Contester les hausses massives des droits de douane imposées par Donald Trump depuis son retour à la Maison-Blanche.

La plainte accuse le président d’avoir détourné la loi pour « imposer des droits de douane immenses et évolutifs sur tous les produits entrant aux États-Unis, selon son bon vouloir », créant un climat d’incertitude économique. Elle estime que cette pratique viole à la fois l’ordre constitutionnel états-unien et les règles fondamentales du commerce international.

Des taxes record et une guerre commerciale en plein essor

Depuis le début de son nouveau mandat, Trump a mis en place un droit de douane universel de 10 %, ainsi que des surtaxes ciblées sur des secteurs stratégiques comme l’acier, l’automobile et l’aluminium. Le conflit commercial avec la Chine a également pris une ampleur inédite : Washington applique 145 % de surtaxes sur certains produits chinois, tandis que Pékin réplique avec des taxes allant jusqu’à 125 % sur les produits états-uniens.

Cette guerre commerciale fragilise non seulement les relations internationales, mais aussi les entreprises états-uniennes elles-mêmes, contraintes de payer plus cher leurs importations.

Le texte au cœur du litige : l’IEEPA

Le cœur de la plainte repose sur l’utilisation controversée d’une loi de 1977 : l’International Emergency Economic Powers Act (IEEPA). Cette loi permet au président d’agir face à une urgence nationale menaçant l’économie ou la sécurité des États-Unis.

Or, selon les États plaignants, Donald Trump a détourné cette loi pour imposer ses droits de douane sans réel fondement d’urgence. « Aucun président n’a jamais utilisé l’IEEPA pour appliquer des tarifs douaniers », souligne la plainte. Elle accuse également Trump de violer la Constitution, qui réserve le pouvoir de taxation au Congrès.

Kris Mayes, procureure générale de l’Arizona, va plus loin : « Le projet tarifaire du président Trump n’est pas seulement économiquement imprudent. Il est aussi illégal. »

Un débat juridique qui monte en puissance

La plainte déposée par les douze États s’inscrit dans une vague de contestation plus large. La semaine précédente, la Californie a engagé une procédure similaire, dénonçant « l’autorité unilatérale » exercée par l’administration Trump. Un groupe de cinq entreprises privées a également porté plainte pour les mêmes motifs.

Cependant, mardi dernier, un panel de trois juges a rejeté la demande d’ordonnance de restriction temporaire visant à suspendre immédiatement les tarifs, ce qui montre que le bras de fer judiciaire s’annonce complexe.

Jusqu’où la plainte peut-elle aller ?

Si les tribunaux donnent raison aux plaignants, les droits de douane de Trump pourraient être annulés. En revanche, une victoire présidentielle entérinerait son autorité sur la politique commerciale états-unienne.

Et si une des parties décide de porter l’affaire jusqu’à la Cour suprême, l’issue devient encore plus incertaine. Bien que dominée par les conservateurs – dont trois juges nommés par Trump – deux principes constitutionnels pourraient lui nuire :
•La doctrine de non-délégation, qui limite le transfert des pouvoirs législatifs vers l’exécutif ;
•Et la doctrine des questions majeures, qui exige une validation du Congrès pour toute décision politique ou économique d’envergure.

Un enjeu majeur pour l’économie mondiale

Derrière ce litige juridique, c’est l’avenir du commerce mondial qui est en jeu. Les taxes douanières états-uniennes, en particulier vis-à-vis de la Chine, perturbent les chaînes d’approvisionnement, augmentent les coûts pour les entreprises et alimentent une instabilité financière mondiale.

Si la plainte réussit, elle pourrait mettre un frein à l’escalade commerciale, rétablir l’équilibre constitutionnel aux États-Unis, et obliger l’administration Trump à revoir sa stratégie économique.

Une jeune espoir du ski français, Margot Simond, se tue à l’entraînement à l’âge de 18 ans

La Fédération française de ski (FFS) a annoncé, avec une grande tristesse, la disparition de Margot Simond, une jeune skieuse prometteuse, décédée jeudi 24 avril 2025 lors d’un entraînement à Val d’Isère, en Savoie. Âgée de 18 ans, la championne de France U18 de slalom a tragiquement perdu la vie à la suite d’un accident sur les pistes.

Une carrière prometteuse fauchée en pleine ascension

Margot Simond était considérée comme une figure montante du ski français. En mars 2025, elle avait remporté le titre de championne de France junior de slalom aux Ménuires, en Savoie, un exploit qui témoigne de son talent et de son potentiel sur les pistes. Son avenir semblait tout tracé, et elle faisait partie de ces jeunes athlètes appelés à représenter fièrement la France dans les compétitions internationales.

Malheureusement, cette carrière prometteuse a été brutalement interrompue lors de l’entraînement à Val d’Isère, où elle s’entraînait en vue de futures compétitions. Les circonstances de l’accident restent floues pour l’instant, et une enquête a été ouverte par le parquet d’Albertville pour déterminer les causes exactes de ce drame.

Un drame au sein de la communauté sportive

La nouvelle de son décès a choqué et bouleversé la communauté du ski. La Fédération française de ski a exprimé ses condoléances dans un communiqué diffusé sur X (anciennement Twitter), soulignant la perte tragique de “Margot Simond, jeune compétitrice en plein devenir”. Son décès a également suscité une vague de soutien de la part d’autres skieurs, de ses entraîneurs et de nombreux passionnés de ski.

Margot Simond avait encore une carrière devant elle, pleine de promesses et de rêves à réaliser. Sa disparition laisse un grand vide dans le monde du ski, où elle était perçue comme une future grande.

Une enquête en cours

Le parquet d’Albertville a ouvert une enquête pour tenter de comprendre les circonstances exactes de l’accident qui a coûté la vie à Margot Simond. Bien que les détails de l’incident n’aient pas encore été communiqués, la famille de la jeune skieuse et ses proches cherchent des réponses à ce tragique événement.

Le décès de Margot Simond est une perte immense pour le ski français et un choc pour le sport en général. À seulement 18 ans, elle avait montré des capacités exceptionnelles et un grand potentiel. Sa famille, ses amis et la communauté sportive pleurent une jeune vie qui s’éteint trop tôt, laissant derrière elle des rêves et des espoirs inachevés.

L’Espagne annule un contrat d’armement avec une entreprise israélienne sous la pression de la gauche radicale – Israël réagit

Sous la pression de son allié de gauche radicale, le gouvernement espagnol a annulé un contrat d’armement signé avec l’entreprise israélienne IMI Systems Ltd, marquant ainsi un revirement important dans sa politique de défense. Cette décision, justifiée par l’engagement de l’Espagne envers le peuple palestinien, a été saluée par l’aile gauche de la coalition, mais a suscité une réaction ferme d’Israël et une critique sévère de l’opposition de droite en Espagne.

Un revirement sous pression

Le jeudi 24 avril, le gouvernement de Pedro Sánchez a décidé de rompre un contrat d’armement de 6,8 millions d’euros avec l’entreprise israélienne IMI Systems Ltd, portant sur la fourniture de munitions à la Guardia Civil, la force de gendarmerie espagnole. Cette annulation a été largement attribuée à la pression exercée par Sumar, la formation de gauche radicale alliée des socialistes au sein de la coalition gouvernementale. Yolanda Díaz, ministre du Travail et figure de proue de Sumar, a salué cette décision en soulignant que l’Espagne “ne pouvait pas acheter des armes à un gouvernement qui massacre le peuple palestinien”. Elle a précisé qu’elle avait personnellement négocié cette annulation avec le ministre de l’Intérieur et le Premier ministre.

Pour Sumar, cette victoire symbolique est d’autant plus importante qu’elle s’est produite après un autre revers pour la gauche radicale, le gouvernement ayant récemment adopté un plan de dépenses de défense d’une valeur de près de 10,5 milliards d’euros pour atteindre l’objectif de l’OTAN de 2% du PIB consacré à la défense. L’annulation du contrat a été présentée comme une mesure pour réaffirmer l’engagement de l’Espagne envers le peuple palestinien, dans un contexte de tensions croissantes autour de la situation à Gaza.

La condamnation israélienne

Israël a réagi fermement à la décision espagnole. Un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères a condamné “fermement” la rupture unilatérale du contrat, ajoutant que le gouvernement israélien ne conclurait plus de contrats de défense avec des entreprises espagnoles à l’avenir. Cette décision a exacerbé les tensions diplomatiques entre les deux pays, déjà tendues depuis la reconnaissance par l’Espagne de l’État de Palestine en mai 2022.

Les autorités israéliennes ont exprimé leur mécontentement en soulignant que le contrat annulé, qui avait été signé en octobre, était crucial pour les relations commerciales et stratégiques entre les deux pays. L’annulation de ce contrat est perçue comme un coup dur pour l’industrie de défense israélienne, d’autant plus qu’il s’agissait d’une commande d’armement importante.

Une décision favorable à l’aile gauche du gouvernement espagnol

La gauche radicale espagnole, en particulier Sumar, a salué cette décision comme un signe de fermeté politique. Yolanda Díaz, leader de Sumar, a affirmé que le contrat avec IMI Systems constituait une “violation flagrante de la légalité internationale”, en raison des actions militaires israéliennes à Gaza. Cette position a été renforcée par Enrique Santiago, secrétaire général du Parti communiste espagnol, qui a qualifié de “génocide” les actions israéliennes à Gaza et a insisté sur le fait que l’Espagne ne devait pas être complice de telles actions.

Les conséquences légales et financières

L’annulation du contrat soulève des questions juridiques complexes pour l’Espagne. Les services juridiques de l’État avaient initialement recommandé de maintenir le contrat, en soulignant que l’Espagne devrait payer l’entreprise israélienne, mais sans recevoir les munitions commandées. Les autorités espagnoles continuent d’examiner les implications financières de cette annulation, et des démarches légales pourraient être envisagées pour éviter des compensations financières.

Le leader du Parti populaire (PP), Alberto Núñez Feijóo, principal opposant de droite, a critiqué la décision du gouvernement, soulignant que les contrats entre États doivent être respectés. Il a posé la question du coût de cette annulation, en demandant : “Qui va la payer ?”. Le PP, traditionnellement favorable à Israël, a dénoncé ce revirement comme un affaiblissement de la position de l’Espagne sur la scène internationale.

Le soutien à la cause palestinienne

Le gouvernement de Pedro Sánchez a fait de son soutien à la cause palestinienne un axe central de sa politique étrangère. En plus de la reconnaissance de l’État de Palestine, cette annulation de contrat s’inscrit dans un contexte où l’Espagne a régulièrement pris des positions critiques à l’égard des actions militaires israéliennes à Gaza. Les relations diplomatiques entre Madrid et Tel Aviv, déjà tendues, risquent d’être davantage affectées par cette décision.

La décision du gouvernement espagnol d’annuler ce contrat d’armement avec IMI Systems Ltd marque un tournant important dans la politique de défense et de relations internationales de l’Espagne. Bien qu’elle soit saluée par l’aile gauche de la coalition, cette annulation provoque une réaction diplomatique sévère de la part d’Israël et soulève des questions juridiques et financières pour le gouvernement espagnol. La situation reste en évolution, et les répercussions de cette décision sur les relations entre l’Espagne et Israël, ainsi que sur la politique de défense espagnole, sont encore incertaines.

France : Profil de l’assaillant, victimes, réactions… Le point sur l’attaque au couteau dans un lycée privé à Nantes

Le jeudi 24 avril, un tragique incident a secoué le lycée privé Notre-Dame de Toutes-Aides à Nantes, lorsqu’un élève a poignardé quatre de ses camarades vers 12h30. Une lycéenne est décédée, et trois autres élèves ont été blessés. Le suspect a été arrêté, mais son état de santé a conduit à son hospitalisation après avoir été placé en garde à vue.

Que s’est-il passé ?

L’attaque a eu lieu en plein après-midi, lorsque l’élève a poignardé quatre de ses camarades dans plusieurs classes. L’intervention rapide du personnel éducatif a permis de maîtriser le suspect avant l’arrivée des forces de l’ordre. Le lycée a immédiatement été bouclé, et un dispositif policier a été mis en place. Plusieurs élèves ont été confinés dans le self, tandis que d’autres se sont regroupés dans le gymnase ou dans une salle polyvalente. Certains témoins ont évoqué des scènes de panique, avec des cris et des enseignants ordonnant aux élèves de fuir. L’enquête, dirigée par la police judiciaire, est en cours. Le Parquet national antiterroriste a annoncé être en évaluation pour une possible saisine.

Le profil de l’assaillant

Le suspect, un lycéen scolarisé dans l’établissement, a été décrit par ses camarades comme instable et isolé. Plusieurs témoignages recueillis par l’AFP font état de propos violents et de fascination pour l’idéologie néonazie. « Il disait qu’il adorait Hitler », a révélé une collégienne. Peu avant l’attaque, le suspect a envoyé par mail un manifeste de 13 pages à plusieurs élèves, dans lequel il dénonce un « écocide globalisé » et appelle à une « révolte biologique » contre le monde moderne. Le document, qui témoigne d’un discours radicalisé, mêle idéologie extrémiste et détresse psychologique.

L’état des victimes

Une lycéenne a perdu la vie des suites de ses blessures. Trois autres élèves ont été blessés, dont au moins un dans un état critique. Le procureur de Nantes a précisé ce vendredi matin que l’état de santé du jeune le plus gravement blessé s’était amélioré. La ministre de l’Éducation, Elisabeth Borne, a évoqué l’incertitude concernant la gravité de l’état des autres victimes.

Les réactions

L’émotion est vive dans la communauté éducative et parmi les familles. De nombreux parents se sont rendus sur place pour retrouver leurs enfants dans la stupeur. Le président Emmanuel Macron a exprimé son soutien aux familles des victimes et salué le courage des enseignants. Il a déclaré sur X : « Par leur intervention, des professeurs ont sans doute empêché d’autres drames. Leur courage force le respect. »

Le Premier ministre François Bayrou a dénoncé une « violence endémique » et a appelé à un « sursaut collectif ». Il a proposé des mesures telles que l’intensification des contrôles aux abords des établissements scolaires, voire l’installation de portiques de sécurité à l’entrée des établissements. Bayrou a aussi demandé des propositions concrètes sur la prévention, la réglementation et la répression des violences commises par des mineurs armés de couteaux.

Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, a exprimé son soutien aux proches des victimes, soulignant que « perdre un enfant est la pire des douleurs ». Il a également précisé que cette tragédie ne devait pas être reléguée à un simple fait divers, mais qu’il s’agissait d’un « fait de société ». Il a ajouté : « Ce n’est pas un fait divers, c’est un fait de société. Nous sommes dans une société qui a encouragé le laxisme, qui a voulu déconstruire les interdits, l’autorité, l’ordre, les hiérarchies et qui a accouché de cette violence ».

La maire PS de Nantes, Johanna Rolland, a également exprimé son émotion face à ce « drame atroce ». Le syndicat étudiant Uni a appelé à une prise de conscience sur la sécurité dans les écoles, tandis que la CFDT Éducation a rappelé les difficultés à contrôler efficacement ces situations.

Ce drame a plongé la ville de Nantes dans la stupeur et suscite de nombreuses interrogations sur la sécurité dans les établissements scolaires. Les autorités, tout comme la communauté éducative, appellent à un sursaut collectif pour éviter que de tels actes de violence ne se reproduisent.

Guerre Russie-Ukraine: « L’Ukraine devra céder sur certains points » selon le président polonais Andrzej Duda

Dans une interview exclusive à Euronews, Andrzej Duda souligne que les États-Unis sont les seuls à pouvoir contenir la Russie. Il ajoute que pour atteindre la paix, des concessions devront être faites tant par Moscou que par Kiev .(Source : Euronews)).

« Aujourd’hui, ma conclusion est absolument sans équivoque il n’y a personne en dehors des États-Unis qui peut arrêter Vladimir Poutine. C’est pourquoi je crois que le président Donald Trump, avec sa détermination, peut mettre fin à cette guerre (…) C’est seulement cette pression américaine qui peut vraiment mettre fin à cette guerre et aider à forger une paix qui ne sera confortable pour aucune des deux parties. Mais c’est peut-être ce qui la rendra durable », a déclaré le président polonais Andrzej Duda dans une interview accordée à Euronews.

Andrzej Duda a également abordé la question de la guerre en Ukraine, estimant que la paix qui sera conclue devra être durable. Il a toutefois reconnu que l’Ukraine devra céder sur certains points : « il doit s’agir d’un compromis. Je veux dire que de facto, cette paix devrait, à mon avis personnel, se résumer au fait qu’aucune des deux parties ne pourra dire qu’elle a gagné cette guerre, parce que chacune d’entre elles devra, d’une certaine manière, faire un pas en avant. L’Ukraine devra également se retirer dans une certaine mesure, car c’est probablement ce qui se produira. Dans quelle mesure ? Il m’est difficile de répondre à ce stade. »

« La guerre épuise la Russie, Vladimir Poutine joue un jeu risqué. Cette guerre exploite l’Ukraine de manière terrible. Ces pays veulent mettre fin à la guerre. Chacun d’entre eux veut gagner cette guerre, c’est naturel » a admis le président.

La dernière idée américaine était que les États-Unis reconnaissent l’annexion de la Crimée par la Russie. Le président américain Donald Trump s’en est pris à Volodymyr Zelensky, déclarant que le dirigeant ukrainien aggravait un  » immense champ de bataille » après s’être opposé à la cession de la Crimée à la Russie dans le cadre d’un éventuel plan de paix.

Mardi, Volodymyr Zelensky a exclu l’idée que Kyiv cède un territoire à Moscou dans le cadre d’un accord, avant des discussions à Londres entre des représentants américains, européens et ukrainiens. « Il n’y a rien à dire, c’est notre terre, la terre du peuple ukrainien », a déclaré M. Zelensky.

Le président Duda a également commenté la politique de Washington : « je m’attendais à ce que Donald Trump agisse de cette manière, une politique très dure de nivellement de ce qu’il considère comme des disparités dans les relations commerciales et de police des intérêts de l’Amérique. Pour moi, c’était compréhensible dans la mesure où il est le président des États-Unis et que, par conséquent, ces intérêts doivent être sa première considération. »
« Il a possédé des casinos, c’est donc un homme à qui l’on a enseigné un jeu d’affaires spécifique et qui a ses propres méthodes d’affaires, développées depuis des décennies. Il les applique à la politique et joue très dur. Mais c’est ainsi que je vois les choses : il s’agit simplement d’un certain jeu commercial que le président Donald Trump a introduit dans la politique à l’heure actuelle et qu’il joue à fond au cours de son second mandat. Il faut négocier durement avec lui » a ajouté Andrzej Duda.

Le président polonais a également souligné le rôle de la coopération entre les États-Unis et l’Europe : « les intérêts des États-Unis sont stratégiques et les États-Unis tirent des bénéfices tangibles de leur relation avec l’Europe, c’est la raison d’être de cet équilibre qui dure sans interruption depuis la Seconde Guerre mondiale. (…) Les troupes américaines sont restées sur le sol polonais, nous avons une présence américaine tournante. Il y a environ 10 000 soldats sur notre territoire, cette coopération est compacte et permanente. Je persuaderai le président Trump de faire venir davantage d’unités américaines. »

Discussions entre les États-Unis et l’Ukraine

Des pourparlers entre responsables américains, ukrainiens et européens, initialement prévus à Londres mercredi pour évoquer une issue à l’invasion russe, ont été réduits après l’annulation de la participation du secrétaire d’État américain, Marco Rubio.

En lieu et place, Washington a dépêché en Ukraine le général à la retraite Keith Kellogg, envoyé spécial, qui n’a pas pris part à plusieurs moments clés des négociations depuis l’arrivée de la nouvelle administration américaine.

Côté ukrainien, la délégation présente à Londres comprenait Andriy Yermak, chef du bureau présidentiel, ainsi que le ministre des Affaires étrangères et le ministre de la Défense, Rustem Umerov. Ces derniers ont rencontré des conseillers européens en matière de sécurité nationale ainsi que des responsables américains.

La vice-première ministre ukrainienne, Yulia Svyrydenko, a écrit sur le site de réseau social X mercredi : « lors de la réunion d’aujourd’hui entre la délégation ukrainienne et ses partenaires à Londres, nous avons réaffirmé notre position de principe : l’Ukraine est prête à négocier, mais pas à capituler. Il n’y aura pas d’accord qui donnerait à la Russie une base plus solide pour se regrouper et revenir avec plus de violence. »

Le président russe Vladimir Poutine s’est dit prêt, pour la première fois depuis plusieurs années, à engager des discussions bilatérales directes avec l’Ukraine. Cette initiative pourrait constituer un tournant diplomatique majeur, en particulier dans un contexte de pressions croissantes exercées par les États-Unis. Sa déclaration récente sur la possibilité de tels pourparlers laisse entrevoir un possible changement d’approche dans la stratégie diplomatique de Moscou.

« Aucune attaque contre les pays de l’OTAN ne restera impunie »

Le président Duda a également souligné la stabilité de l’Alliance de l’Atlantique Nord : « je suppose qu’en cas d’attaque contre un pays de l’OTAN, l’article 5 s’appliquera et que tout le monde se lèvera collectivement pour soutenir et défendre ». Le président Andrzej Duda a également déclaré qu’il appréciait l’initiative trilatérale, qui vise à renforcer la sécurité des États membres.

Selon le président polonais, l’initiative trilatérale représente une opportunité pour les pays impliqués de renforcer leur réactivité et leur coopération en matière de sécurité partagée, notamment dans le secteur gazier.

Cette initiative a été lancée en 2015 par les présidents polonais Andrzej Duda et croate Kolinda Grabar-Kitarović, à l’occasion d’une rencontre des dirigeants de la région en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York. L’invasion de l’Ukraine par la Russie a ensuite mis en lumière l’importance stratégique de cette coopération, soulignant à quel point les investissements réalisés dans ce cadre étaient essentiels.

Guerre en RDC : Kinshasa et l’AFC/M23 annoncent une déclaration conjointe pour travailler à une trêve

Une avancée significative dans le processus de négociation entre le gouvernement congolais et le mouvement armé AFC/M23. Pour la première fois, les deux parties ont publié une déclaration conjointe à l’issue des pourparlers tenus à Doha, annonçant leur volonté de « travailler à la conclusion d’une trêve », en vue d’un cessez-le-feu effectif dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Bien qu’il ne s’agisse ni d’un accord de cessez-le-feu ni d’une trêve formelle, ce communiqué marque une étape importante : une déclaration d’intention dans laquelle Kinshasa et l’AFC/M23 s’engagent à œuvrer ensemble pour une désescalade des hostilités.

Selon les informations de RFI, le texte de cette déclaration était finalisé depuis le 17 avril, soit quatre jours après la fin des discussions directes entre les délégués congolais et ceux de l’AFC/M23. Il ne manquait plus que l’approbation du président Félix Tshisekedi. Celle-ci a été donnée hier soir, ouvrant la voie à la publication officielle du document.

Vers un dialogue de fond

La déclaration conjointe fixe une nouvelle dynamique dans les négociations : les deux camps s’engagent à respecter les principes de non-intimidation et à instaurer un climat propice aux échanges. Il s’agit désormais de passer de l’intention à l’action, en préparant un dialogue en profondeur.

Ce futur dialogue devra aborder les causes structurelles du conflit, notamment les enjeux liés à la sécurité, à la représentation politique, à la gestion des ressources et à la situation humanitaire dans les territoires de l’Est.

Un contexte diplomatique favorable

Cette annonce intervient également dans un contexte diplomatique en mouvement. Elle a été faite au lendemain d’une rencontre à Doha entre Mohammed Al-Khulaifi, ministre d’État qatari en charge du dossier, et Massad Boulos, nouveau conseiller principal pour l’Afrique à la Maison Blanche.

Cette entrevue s’inscrit dans les efforts conjoints du Qatar et des États-Unis pour encourager une désescalade durable dans la région des Grands Lacs. Le rôle croissant de Doha comme médiateur, combiné à l’implication renouvelée de Washington, semble offrir un cadre propice à la poursuite des négociations.

Une lueur d’espoir ?

Si la route vers la paix reste incertaine, cette déclaration conjointe constitue un signal fort. Elle témoigne d’une volonté partagée de sortir de l’impasse militaire et d’ouvrir un espace politique de dialogue. La communauté internationale, engagée dans l’accompagnement de ce processus, reste attentive aux prochaines étapes. Le défi principal résidera dans la capacité des deux parties à transformer cette volonté en actes concrets, au service d’une paix durable dans l’Est congolais.

France – Présidentielle 2027 : Lucie Castets appelle à «une primaire des gauches la plus large possible»

Lucie Castets, éphémère candidate à Matignon après les législatives de 2024, invite les chefs des partis de gauche à se rassembler le 2 juillet pour discuter d’une candidature commune à la présidentielle.(Source : AFP).

Pour gagner à la prochaine présidentielle, «nous avons besoin de nous mettre autour de la table et de travailler. Donnons-nous rendez-vous le 2 juillet prochain», après le congrès du PS prévu mi-juin, «pour poser la première pierre de la victoire», écrit-elle.

Dans une tribune publiée ce mercredi dans Libération, intitulée «Organisons une primaire des gauches la plus large possible», celle qui avait été désignée par les partis du Nouveau Front populaire pour être leur candidate au poste de première ministre, les appelle à dépasser «leurs querelles partisanes», car «la situation actuelle doit susciter un sursaut unitaire».

Pour gagner à la prochaine présidentielle, «nous avons besoin de nous mettre autour de la table et de travailler. Donnons-nous rendez-vous le 2 juillet prochain», après le congrès du PS prévu mi-juin, «pour poser la première pierre de la victoire», écrit-elle. Défendant «une candidature commune aux partis de gauche et aux écologistes, fédérée autour d’une équipe», elle appelle à élaborer, de manière collective, «une procédure démocratique et transparente de désignation de la candidate ou du candidat qui nous représentera à l’échéance présidentielle».

Elle évoque «plusieurs options», comme l’organisation, «juste après les municipales de 2026», d’une «primaire des gauches la plus large qu’on ait jamais proposée» pour «permettre au peuple de gauche de donner son opinion éclairée après une campagne respectueuse». Autre option, elle juge «possible que les représentants des partis se réunissent pour une concertation de quelques jours» pour décider de la candidature la plus pertinente. «Ou encore, il est envisageable d’organiser une convention citoyenne avec des représentants des partis, de la société civile organisée, mais aussi d’électrices et électeurs de la gauche tirés au sort», suggère-t-elle.
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Tunisie : l’avocat Ahmed Souab arrêté après avoir dénoncé une « injustice inédite » dans l’affaire du complot contre l’État

En Tunisie, l’arrestation de l’avocat et ancien juge Ahmed Souab a provoqué une onde de choc dans les milieux juridiques et politiques. Connu pour son franc-parler, il a été interpellé lundi 21 avril à l’aube, après avoir publiquement dénoncé des pressions du pouvoir sur la justice dans le cadre du procès dit du « complot contre la sûreté de l’État », une affaire hautement controversée visant plusieurs opposants au président Kaïs Saïed.

L’avocat a été arrêté à son domicile par une dizaine d’agents de sécurité, selon son fils, et conduit au pôle judiciaire antiterroriste. Il a ensuite été placé en garde à vue, soupçonné de « menace de crimes terroristes » après ses propos virulents contre le verdict rendu samedi dernier. Lors de l’audience, Ahmed Souab avait déclaré : « L’injustice et l’humiliation que j’ai vues dans ce dossier sont sans précédent. L’épée de la justice n’est pas sous la gorge des accusés, mais sous celle du juge. »

Des propos qui, selon le pouvoir, franchissent la ligne rouge. Pour Samir Dilou, avocat et collègue de Souab, cette arrestation constitue une dérive grave : « Il va rester cinq jours en détention provisoire et ne pourra pas contacter ses avocats durant les deux premiers jours. »

Cette interpellation intervient alors que les condamnations prononcées samedi à l’encontre de plus de quarante figures politiques, avocats, journalistes et anciens ministres ont suscité une vive indignation. Les peines vont de 4 à 66 ans de prison, pour des accusations de « complot contre la sûreté de l’État » et « d’appartenance à un groupe terroriste ». Les avocats de la défense, dont Ahmed Souab, dénoncent un procès politique « fabriqué de toutes pièces ».

Lundi soir, une manifestation a rassemblé des protestataires sur l’avenue Habib Bourguiba à Tunis pour dénoncer l’arrestation de l’ancien juge. Brandissant des pancartes, les manifestants ont appelé à la fin de l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques et à la libération immédiate des détenus.

Cette affaire s’inscrit dans un climat politique de plus en plus tendu en Tunisie, où le président Kaïs Saïed est accusé par ses opposants de dérive autoritaire depuis qu’il a suspendu le Parlement en 2021 et concentré tous les pouvoirs exécutifs entre ses mains. L’arrestation d’Ahmed Souab risque d’exacerber davantage les tensions, alors que la société civile tunisienne s’inquiète d’un recul progressif des libertés fondamentales.

Pourquoi le nom du nouveau pape sera annoncé par un cardinal français

C’est un moment solennel et historique que le monde catholique attend avec émotion : l’annonce du nouveau pape, traditionnellement proclamée depuis le balcon de la basilique Saint-Pierre au Vatican. Cette année, cet honneur reviendra à un Français, le cardinal Dominique Mamberti.

Suite au décès du pape François survenu le 21 avril, un nouveau conclave va être convoqué pour élire son successeur. À l’issue de ce scrutin très secret, c’est le cardinal Mamberti qui aura la responsabilité de prononcer la célèbre formule latine : « Habemus papam » – « Nous avons un pape ». Il révélera ainsi publiquement le nom du nouveau souverain pontife à des milliers de fidèles rassemblés sur la place Saint-Pierre et à des millions de téléspectateurs à travers le monde.

Âgé de 71 ans et originaire de Vico, en Corse, Dominique Mamberti est actuellement préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique, la plus haute juridiction du Saint-Siège. En juillet dernier, il a été élevé au rang de protodiacre lors d’un consistoire ordinaire au Vatican, ce qui lui confère le privilège d’annoncer l’élection du nouveau pape si celle-ci survient pendant son mandat.

Consacré évêque en 2002 à la basilique Saint-Pierre, il avait reçu à cette occasion le titre d’archevêque de Sagone, un ancien siège épiscopal corse symboliquement restauré.

Il s’agit de la deuxième fois qu’un Français est chargé de proclamer l’« Habemus papam ». En 2013, c’est le cardinal Jean-Louis Tauran, originaire de Bordeaux, qui avait annoncé au monde l’élection du pape François. Il était alors l’un des rares cardinaux francophones à occuper un poste aussi élevé dans la hiérarchie vaticane. Il est décédé en 2018 des suites de la maladie de Parkinson.

La désignation du cardinal Mamberti pour ce rôle emblématique est à la fois un hommage à sa carrière diplomatique et religieuse au sein du Vatican, et un clin d’œil à la place qu’occupe encore aujourd’hui la France dans l’histoire de l’Église catholique.

Au Cachemire indien, une attaque contre des touristes fait au moins 26 morts

Mardi, des hommes armés ont attaqué un groupe de voyageurs à Pahalgam, une célèbre destination touristique du Cachemire indien, tuant au moins 26 personnes. La région est régulièrement secouée par une insurrection armée réclamant son indépendance de New Delhi.(Source : AFP).

Au moins 26 personnes ont été tuées, mardi 22 avril, au Cachemire indien, lorsque des hommes armés ont ouvert le feu sur un groupe de touristes dans cette région où sévit une insurrection, ont annoncé à l’AFP des responsables des services de sécurité locaux.

Le Premier ministre indien, Narendra Modi, qui a écourté le voyage qu’il effectuait en Arabie saoudite pour rentrer dans son pays, a dénoncé un « acte odieux », promettant que ses auteurs seraient « traduits en justice ». « Leur dessein maléfique n’aboutira jamais. Notre détermination à lutter contre le terrorisme est inébranlable et elle ne fera que se renforcer », a-t-il martelé dans un communiqué.

Les États-Unis sont « fermement aux côtés de l’Inde face au terrorisme », a quant à lui réagi Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Le patron de l’ONU, Antonio Guterres, « condamne fermement » l’attaque, a fait savoir son porte-parole dans un communiqué. « Le secrétaire général souligne que les attaques contre des civils sont inacceptables dans n’importe quelles circonstances », a-t-il ajouté, présentant ses condoléances aux familles des victimes.

Les hommes visés

L’attaque est à cet égard survenue au lendemain d’une rencontre à New Delhi entre le vice-président américain, J. D. Vance, en visite officielle de quatre jours sur le sol indien, et Narendra Modi.

L’attaque a eu lieu à Pahalgam, une destination touristique populaire à environ 90 kilomètres de l’importante ville de Srinagar.

« Les combattants (…) sont sortis de la forêt près d’une petite prairie ouverte et ont commencé à tirer », a raconté à un journaliste de l’AFP un témoin sous couvert d’anonymat. « Ils épargnaient clairement les femmes et continuaient à tirer sur les hommes, parfois un seul coup et parfois plusieurs balles, c’était comme une tempête », a-t-il déclaré.

Une région militarisée

Le ministre indien de l’Intérieur, Amit Shah, a annoncé se rendre par avion sur les lieux de l’attaque.

« Ceux qui sont impliqués dans cet acte de terreur lâche ne seront pas épargnés, et nous imposerons aux auteurs les conséquences les plus sévères », a déclaré Amit Shah dans un communiqué.

Le chef du gouvernement local, Omar Abdullah, a déclaré que le bilan des victimes était « encore en cours de vérification », mais a affirmé que « l’attaque est bien plus importante que tout ce que nous avons vu visant des civils ces dernières années ».

« Cette attaque contre des personnes qui nous rendent visite est une abomination », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Rahul Gandhi, leader du principal parti d’opposition en Inde, le Congrès, a qualifié ces attaques de « dévastatrices ». « Le pays tout entier est uni contre le terrorisme », a-t-il déclaré dans un communiqué, appelant le gouvernement fédéral à « assumer ses responsabilités ».

L’Inde compte environ 500 000 soldats déployés en permanence dans le territoire, bien que les combats ont diminué depuis que le gouvernement de Narendra Modi a révoqué l’autonomie limitée du Cachemire en 2019.

Depuis cette date, les autorités indiennes ont fortement promu cette région montagneuse comme destination touristique, tant pour le ski durant les mois d’hiver que pour échapper à la chaleur étouffante de l’été dans le reste de l’Inde.

Environ 3,5 millions de touristes ont visité le Cachemire en 2024, dont une majorité de touristes indiens, selon les chiffres officiels.

Une insurrection depuis 1989

En 2023, l’Inde a accueilli une réunion du G20 sur le tourisme à Srinagar placée sous haute sécurité pour montrer que le calme était de retour, après la répression massive qui avait suivi l’annulation de l’autonomie limitée de la région par New Delhi en 2019.

De nombreux complexes touristiques sont en cours de développement, y compris certains situés près de la frontière fortement militarisée qui divise le Cachemire entre l’Inde et le Pakistan.

Des rebelles de la région à majorité musulmane mènent une insurrection depuis 1989. Ils réclament l’indépendance ou une fusion avec le Pakistan, qui contrôle une partie plus petite de la région du Cachemire et, comme l’Inde, revendique la région dans son intégralité.

L’Inde accuse régulièrement le Pakistan de soutenir les combattants. Islamabad nie cette accusation, affirmant seulement son soutien à l’autodétermination du Cachemire.

L’attaque la plus marquante de ces dernières années a eu lieu à Pulwama en février 2019, lorsque des insurgés ont percuté un convoi de police avec une voiture remplie d’explosifs, tuant 40 personnes et en blessant au moins 35 autres.

L’attaque contre des civils la plus meurtrière remonte à mars 2000, lorsqu’une trentaine de civils indiens avaient été tués.