Archives pour la catégorie Politique

Iran – Israël : en Cisjordanie des colons attaquent des soldats israéliens, Paris, Berlin et Londres unis contre les menaces iraniennes contre Rafael Grossi (AIEA), etc… ( point du 30 juin)

Le conflit entre Israël et l’Iran continue de secouer le Moyen-Orient, avec des répercussions directes tant sur la scène internationale qu’au sein même de la société israélienne. Alors que les tensions militaires persistent, un épisode inédit s’est produit en Cisjordanie occupée, où des colons israéliens ont attaqué des soldats de leur propre armée. En parallèle, Paris, Berlin et Londres condamnent fermement les menaces visant le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), et le bilan humain des frappes iraniennes sur Israël continue de s’alourdir avec 28 morts recensés. Voici le point complet.

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Incendie d’une agence Orpi à Marseille après l’incitation à la haine de la part de Rima Hassan, des élus en colère

L’affaire Rima Hassan, eurodéputée du parti fasciste d’extrême-gauche, « La France insoumise » (LFI), prend une tournure dramatique. Après une agression verbale visant l’élue devant une agence Orpi à Paris, c’est à Marseille qu’un nouveau rebondissement a eu lieu : dans la nuit du 27 au 28 juin, une agence du réseau immobilier Orpi a été la cible d’un incendie. Une escalade des tensions qui fait réagir jusque dans les rangs politiques locaux, alors que la députée est accusée d’alimenter – à juste titre – un climat de haine.

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Serbie: Des manifestants dans la rue réclament une élection anticipée

La police serbe a utilisé du gaz lacrymogène et des grenades assourdissantes contre des manifestants qui se trouvaient dans le centre-ville de Belgrade, où 140.000 personnes étaient rassemblées samedi pour demander des élections anticipées

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Hong-Kong : un des derniers partis d’opposition annonce sa dissolution.

La Ligue des Sociaux-Démocrates (LSD), l’un des derniers partis d’opposition encore actifs à Hong Kong après cinq années de répression politique menée par Pékin, a annoncé, vendredi 28 juin, sa prochaine dissolution.

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Guinée Conakry : le mandat présidentiel va passer de 5 à 7 ans, le président du Conseil National de Transition explique les enjeux de cette modification

La durée du mandat présidentiel a fait l’objet de débat ce dimanche 29 juin 2025. l’occasion d’une conférence de presse, le président du Conseil National de la Transition (CNT), Dr Dansa Kourouma, a révélé que le projet de nouvelle Constitution récemment remis au président de la Transition, le Général Mamadi Doumbouya, prévoit un mandat présidentiel de sept (7) ans, contre cinq actuellement. 

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Les qualifications indiennes sont désormais acceptées en Nouvelle-Zélande sans IQA pour la migration, les études et l’emploi

Les diplômes indiens ne nécessitent plus d’IQA pour les visas néo-zélandais, ce qui permet aux étudiants et aux travailleurs de gagner du temps et de l’argent.

De nombreux titulaires de diplômes indiens demandant un visa pour la Nouvelle-Zélande ne seront désormais plus tenus de se soumettre à une évaluation des qualifications internationales (IQA), un processus d’évaluation comparative formel qui vérifiait auparavant si une qualification étrangère répondait aux normes académiques du pays.

Dans une mise à jour majeure pour les ressortissants indiens, la Nouvelle-Zélande a officiellement reconnu les qualifications indiennes à des fins d’immigration et d’études, à compter du 23 juin 2025.

Cela signifie que de nombreux titulaires de diplômes indiens demandant un visa pour la Nouvelle-Zélande ne seront plus tenus de se soumettre à une évaluation des qualifications internationales (IQA) – un processus d’évaluation comparative formel qui vérifiait auparavant si une qualification étrangère répondait aux normes académiques du pays.

Ce développement accélère considérablement le traitement des visas, réduit les coûts et améliore les opportunités d’emploi pour les candidats indiens, en particulier ceux qui cherchent à entrer dans le cadre des catégories de visas qualifiés et étudiants.

Qu’est-ce qui a changé ?

La liste des qualifications exemptées d’évaluation (LQEA) maintenue par Immigration New Zealand (INZ) a été élargie pour inclure l’Inde et huit autres pays : la France, l’Allemagne, l’Italie, Singapour, la Corée du Sud, le Sri Lanka, la Suède et la Suisse.

Les titulaires de diplômes approuvés de ces pays postulant dans des catégories clés telles que : Catégorie des migrants qualifiés

Rôles de la liste verte

  • Les employeurs accrédités titulaires d’un visa de travail
    n’auront plus besoin de soumettre leurs qualifications à une évaluation.

Auparavant, seuls les diplômes délivrés par un groupe restreint de pays – principalement anglophones ou membres de l’OCDE – étaient exemptés. L’Inde est le premier pays d’Asie du Sud à rejoindre la LQEA, marquant une avancée majeure dans la reconnaissance internationale des réformes de l’enseignement supérieur indien.

Pourquoi cela est important pour les expatriés indiens

Pour les expatriés indiens basés aux Émirats arabes unis qui envisagent d’émigrer ou d’étudier en Nouvelle-Zélande, ce changement offre une voie plus rapide et plus économique. Le processus d’évaluation indépendante des qualifications (IQA), géré par l’Autorité néo-zélandaise des qualifications (NZQA), était à la fois long et coûteux. Sa suppression permet désormais aux candidats de se concentrer directement sur les conditions d’admission à l’emploi ou à l’université, sans évaluation académique supplémentaire.

Ce changement de politique s’inscrit dans la volonté plus large de la Nouvelle-Zélande d’attirer davantage d’étudiants indiens. L’Inde figure déjà parmi les quatre principaux pays d’origine des étudiants internationaux en Nouvelle-Zélande, avec plus de 22 000 inscriptions ces dernières années.

Outre l’Inde et les huit pays nouvellement ajoutés, la Nouvelle-Zélande a également révisé les listes de qualifications des pays déjà présents sur la LQEA — notamment l’Australie, le Japon, la Malaisie, l’Afrique du Sud, le Royaume-Uni et les États-Unis — afin d’améliorer la clarté et la cohérence des évaluations d’immigration.

Avec cette initiative, la Nouvelle-Zélande renforce son image de destination accueillante et accessible pour les talents mondiaux — et les expatriés indiens sont clairement sur le radar.

Liban: le chef druze Walid Joumblatt réclame le désarmement du Hezbollah

Après les revers infligés à l’Iran par Israël et les États-Unis d’Amérique lors de « la guerre des 12 jours », au Liban, les pressions internes se sont accentuées sur le Hezbollah pour qu’il rende ses armes. Des voix s’élèvent de plus en plus pour exiger du parti chiite pro-iranien qu’il remette son arsenal aux autorités libanaises

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L’Assemblée de Corse reconnaît symboliquement l’existence de l’État palestinien et appelle Paris à agir

Dans un geste à forte portée symbolique et politique, l’Assemblée de Corse a adopté une résolution reconnaissant l’existence de l’État de Palestine, rejoignant un mouvement grandissant de collectivités locales en France et à l’étranger appelant à une reconnaissance officielle du peuple palestinien.

Une initiative portée par la présidente de l’Assemblée

La résolution a été présentée par la présidente de l’Assemblée de Corse, Marie-Antoinette Maupertuis, membre de la majorité autonomiste. Celle-ci a salué un vote « humaniste et urgent », évoquant une « urgence humanitaire », un « devoir moral », et un soutien à l’autodétermination et au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

« Il s’agit d’un acte de conscience, de solidarité et de responsabilité face à une tragédie humaine qui dure depuis trop longtemps », a déclaré Mme Maupertuis.

Le texte adopté reconnaît « l’existence de l’État de Palestine, conformément aux dispositions antérieures de l’ONU », et appelle le gouvernement français à en faire autant. Il demande également la suspension des livraisons d’armes à Israël, une exigence de plus en plus exprimée dans certains milieux politiques et associatifs.

Un geste local dans un contexte international tendu

Cette reconnaissance intervient alors que la France n’a toujours pas officiellement reconnu l’État palestinien. Début avril, le président Emmanuel Macron avait évoqué une possible reconnaissance « en juin », dans le cadre d’une conférence conjointe avec l’Arabie saoudite à l’ONU. Toutefois, cette conférence prévue pour le 18 juin à New York a été reportée en raison des frappes israéliennes sur l’Iran, repoussant une éventuelle décision française.

Un mouvement croissant en France et dans le monde

La veille, le 26 juin, le conseil municipal de Morlaix (Finistère) avait également adopté un vœu en faveur de la reconnaissance de l’État palestinien par la France. Ces gestes s’inscrivent dans un mouvement international plus large, alors que 148 des 193 États membres des Nations unies reconnaissent actuellement la Palestine comme État souverain, soit près des trois quarts.

Une portée symbolique forte

Bien que symbolique et non contraignante, la décision corse reflète une volonté politique locale de se positionner sur une question internationale majeure. Pour les élus autonomistes, cette reconnaissance est également une manière d’exprimer leur attachement au principe du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, un thème particulièrement sensible dans l’histoire politique corse.

En votant cette résolution, l’Assemblée de Corse ajoute sa voix à celles qui, en France et ailleurs, appellent à une reconnaissance pleine et entière de l’État palestinien. Alors que la situation au Proche-Orient reste explosive et que la diplomatie française temporise, ce vote vient rappeler que la solidarité internationale peut aussi s’exprimer depuis les territoires, au nom de principes universels de justice et de paix.

Thaïlande: des manifestant rassemblés à Bangkok pour réclamer la démission de la Première ministre

Des milliers de manifestants anti-gouvernement se sont rassemblés à Bangkok samedi pour réclamer la démission de la première ministre Paetongtarn Shinawatra après qu’un appel téléphonique avec l’ancien dirigeant cambodgien Hun Sen a suscité la colère de la population et remis en question sa capacité à diriger.

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Frappes sur l’Iran : le Sénat américain rejette une résolution visant à encadrer les pouvoirs militaires de Donald Trump

Alors que les tensions avec l’Iran atteignent un nouveau pic après des frappes américaines d’envergure, le Sénat des États-Unis a bloqué vendredi une résolution démocrate visant à restreindre les pouvoirs militaires du président Donald Trump. Cette initiative, portée par le sénateur démocrate Tim Kaine, visait à rappeler que le Congrès détient le pouvoir de déclarer la guerre, conformément à la Constitution.

Une décision unilatérale contestée

Depuis les frappes américaines du 22 juin ayant visé trois sites nucléaires iraniens — Fordo, Natanz et Ispahan — Donald Trump n’a cessé de revendiquer le succès de l’opération, affirmant que ces installations avaient été « complètement détruites » et que le programme nucléaire iranien avait été « retardé de plusieurs décennies ».

Mais pour les démocrates, cette décision, prise sans consultation préalable du Congrès, représente un abus de pouvoir présidentiel. Ils accusent le président de violer les principes constitutionnels en agissant unilatéralement sur des questions de guerre et de paix.

Une résolution rejetée par le Sénat

Malgré ces critiques, la résolution introduite par Tim Kaine, qui aurait contraint le président à obtenir l’autorisation du Congrès avant toute nouvelle action militaire contre l’Iran, a été rejetée par 53 voix contre 47, dans un Sénat à majorité républicaine.

« La guerre est trop importante pour être confiée aux décisions d’une seule personne », a plaidé le sénateur Kaine, appelant à une application rigoureuse de la War Powers Resolution de 1973.

Cette loi, votée dans le contexte de la guerre du Vietnam, visait à délimiter les pouvoirs respectifs du président et du Congrès dans les affaires militaires. Elle impose notamment au président d’informer le Congrès dans les 48 heures suivant un engagement armé, et limite la durée de l’intervention sans approbation parlementaire à 60 jours.

Des lignes partisanes nettes

Le vote a reflété les profondes divisions partisanes autour de la politique étrangère du président Trump :
• Seul un sénateur républicain, Rand Paul, a soutenu la résolution, estimant que ces frappes, bien que peut-être efficaces à court terme, risquaient de s’avérer contre-productives stratégiquement.
• Côté démocrate, la surprise est venue de John Fetterman, élu pro-israélien, qui a voté contre la résolution, exprimant son soutien à l’opération militaire.

Une opposition également exprimée à la Chambre

À la Chambre des représentants, les élus démocrates ont également exprimé leur méfiance après avoir reçu des briefings confidentiels du secrétaire à la Défense Pete Hegseth, du directeur de la CIA John Ratcliffe et du secrétaire d’État Marco Rubio. Les explications sur la nécessité immédiate de ces frappes et l’imminence de la menace iranienne n’ont pas convaincu.

Trump assume pleinement et avertit

En dépit des critiques, Donald Trump revendique hautement la légitimité de l’opération, qu’il considère comme un succès stratégique et dissuasif. Il a clairement indiqué que de nouvelles frappes ne sont pas exclues :

« Si c’est nécessaire, nous frapperons à nouveau. »

Une interprétation contestée de la Constitution

Depuis des décennies, les présidents américains démocrates et républicains confondus ont contesté la validité contraignante de la War Powers Resolution, estimant que le commandant en chef doit avoir une latitude suffisante pour réagir rapidement aux menaces contre la sécurité nationale. Cette lecture élargie des prérogatives présidentielles continue d’alimenter les débats sur l’équilibre des pouvoirs à Washington.

Le rejet de la résolution Kaine par le Sénat illustre la difficulté persistante du Congrès à encadrer les décisions militaires du président, surtout dans un contexte d’escalade avec un adversaire stratégique comme l’Iran. Alors que Donald Trump affiche sa détermination à agir sans entrave, le débat sur les pouvoirs de guerre aux États-Unis reste entier, entre impératif de sécurité et respect de la séparation des pouvoirs.