Archives pour la catégorie Politique

Les Occidentaux pressent l’AIEA de déclarer que Téhéran ne respecte pas ses obligations

Les puissances occidentales se préparent à faire pression sur le conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) pour qu’il déclare que l’Iran ne respecte pas ses obligations en matière de non-prolifération nucléaire, une première en près de vingt ans qui serait à même de provoquer la colère de Téhéran, ont rapporté des diplomates.(Source : Reuters).

Cette annonce, qui devrait intervenir lors de sa prochaine réunion trimestrielle, devrait provoquer des remous dans les négociations entre les Etats-Unis et l’Iran visant à encadrer les activités nucléaires iraniennes.

Washington, en compagnie de la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne regroupés sous le nom « E3 » ont été à l’origine de résolutions adoptées par l’AIEA, appelant Téhéran à s’expliquer sur les traces d’uranium retrouvées par l’agence onusienne sur des sites non déclarés.

L’AIEA doit envoyer son prochain rapport sur l’Iran aux Etats membres avant sa prochaine réunion, qui commence le 9 juin. Un de ces rapports doit porter sur la coopération iranienne, comme exigée par une résolution de novembre.

« On s’attend à ce que le rapport complet soit dur, mais il y avait déjà des doutes sur le fait que l’Iran ne respecte pas ses engagements en matière de non-prolifération », a déclaré un responsable européen.

Une fois le rapport publié, les Etats-Unis vont rédiger une résolution déclarant que l’Iran ne respecte pas ses obligations, ont rapporté trois sources diplomatiques. Une quatrième a confirmé la préparation d’un projet de résolution, sans entrer dans les détails.

Un haut fonctionnaire iranien a déclaré à Reuters que Téhéran réagirait à une résolution en « développant ses travaux nucléaires sur la base (du contenu) de la résolution ».

La dernière fois que l’AIEA a pointé du doigt l’engagement iranien à respecter ses obligations remonte à septembre 2005 dans un contexte d’impasse diplomatique, résultant de la découverte d’activités nucléaires clandestines en Iran.

Israël bloque une visite historique de la diplomatie saoudienne en Cisjordanie

Une visite diplomatique inédite a été avortée. Le ministre saoudien des Affaires étrangères, Fayçal ben Farhane, devait se rendre ce dimanche 1er juin 2025 à Ramallah, en Cisjordanie occupée, marquant la première visite d’un chef de la diplomatie saoudienne dans les Territoires palestiniens depuis 1967. Mais selon CNN et The Times of Israel, Israël a décidé de bloquer cette visite, jugée par Tel-Aviv comme « provocatrice ».

Une visite inédite… mais sous contrôle israélien

L’annonce de cette visite historique intervient alors que le gouvernement israélien a récemment dévoilé un projet très controversé : la création de 22 nouvelles colonies en Cisjordanie et la réaffirmation de sa volonté d’établir un « État juif israélien » sur ce territoire palestinien occupé depuis 1967. Un plan fermement condamné au niveau international, notamment par l’ONU, qui considère ces colonies comme illégales au regard du droit international.

Une délégation ministérielle, comprenant des représentants d’Arabie saoudite, d’Égypte, de Jordanie, du Qatar, des Émirats arabes unis et de Turquie, devait accompagner le ministre saoudien à Ramallah. Mais Israël, qui contrôle tous les accès à la Cisjordanie, n’a pas accordé l’autorisation. Un responsable israélien a confié à CNN :

« Israël ne coopérera pas avec de telles initiatives visant à nuire à Israël et à sa sécurité. »

La normalisation mise en pause

Cette décision intervient dans un climat diplomatique tendu. Avant la guerre en cours, Riyad avait entamé avec Washington des discussions sur une possible normalisation avec Israël, en échange d’un accord de sécurité bilatéral et d’un soutien à son programme nucléaire civil. Mais depuis, l’Arabie saoudite a conditionné toute avancée à la création d’un État palestinien, gelant de facto le processus de normalisation dans un contexte marqué par les violences entre Israël et le Hamas.

Ce n’est pas la première tentative de rapprochement : en septembre 2023, une délégation saoudienne de rang inférieur s’était déjà rendue à Ramallah, pour la première fois depuis 1967, signe d’un réengagement progressif avec l’Autorité palestinienne.

Une initiative internationale en préparation

En parallèle, l’Arabie saoudite et la France doivent coprésider en juin une conférence internationale à New York, au siège de l’ONU. L’objectif : relancer la solution à deux États, israélien et palestinien, mise à mal par les récentes tensions et la politique d’expansion israélienne.

Le soutien prudent de Donald Trump

En visite à Riyad à la mi-mai, le président américain Donald Trump s’est exprimé sur le sujet, exprimant son « espoir fervent » de voir l’Arabie saoudite rejoindre les accords d’Abraham, qui ont permis à plusieurs pays arabes dont les Émirats, Bahreïn et le Maroc de normaliser leurs relations avec Israël lors de son premier mandat.

« Mais vous le ferez à votre propre rythme », a-t-il précisé, en référence aux réticences saoudiennes actuelles.

En conclusion

Le blocage de cette visite historique illustre les obstacles majeurs à toute avancée diplomatique au Proche-Orient. Alors que Riyad tente de renforcer son soutien à la cause palestinienne, Israël campe sur une ligne sécuritaire et nationaliste, renforçant son emprise sur la Cisjordanie. La relance du processus de paix paraît plus incertaine que jamais.

Haiti: l’ONU alerte sur les expulsions des femmes enceintes depuis la République Dominicaine

Alors que la crise humanitaire s’intensifie en Haïti, l’équipe humanitaire des Nations Unies dans ce pays tire la sonnette d’alarme après l’expulsion de milliers de personnes depuis la République dominicaine, dont un nombre alarmant de femmes enceintes et allaitantes, en violation flagrante des normes internationales.

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Guerre en Ukraine : Moscou relance l’option diplomatique tandis que Kiev intensifie ses frappes de drones

Moscou tente une nouvelle approche diplomatique, pendant que Kiev multiplie ses attaques de drones. De son côté, l’Union européenne consolide sa défense en mer Noire.

Un deuxième round de négociations proposé à Istanbul

Ce mercredi, le Kremlin a annoncé avoir invité la délégation ukrainienne à une deuxième séance de pourparlers directs, qui se tiendrait à Istanbul, le lundi 2 juin. Cette rencontre a pour objectif de présenter un « mémorandum » contenant les conditions russes pour un accord de paix durable.

« Notre délégation […] est prête à présenter ce mémorandum à la délégation ukrainienne et à fournir les explications nécessaires lors d’un deuxième cycle de négociations directes », a déclaré le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov.

Comme lors de la première réunion du 16 mai, la délégation russe sera conduite par Vladimir Medinski, ex-ministre de la Culture et écrivain aux positions nationalistes. Pour l’instant, Kiev n’a pas officiellement répondu à cette invitation.

Le Kremlin a aussi rejeté la proposition du président ukrainien Volodymyr Zelensky d’organiser un sommet « tripartite » avec Vladimir Poutine et Donald Trump, écartant toute médiation occidentale directe dans ce processus.

Des attaques de drones ukrainiens d’une ampleur inédite

La diplomatie ne freine en rien les opérations militaires. Dans la nuit de mardi à mercredi, la Russie a affirmé avoir abattu 296 drones ukrainiens, une des attaques les plus massives depuis le début de la guerre. Parmi ces engins, 39 drones visaient Moscou.

Le maire de la capitale a indiqué que la défense antiaérienne a été largement mobilisée, mais plusieurs drones ont échappé aux interceptions. Dans la banlieue sud de Moscou, trois maisons ont été détruites selon le gouverneur régional. Le trafic de plusieurs aéroports a également été perturbé.

Menace d’une offensive russe dans le nord-est

Sur le front terrestre, la tension monte dans la région de Soumy, au nord-est de l’Ukraine. Le président Zelensky a accusé Moscou d’y rassembler des troupes en vue d’une possible offensive. La Russie affirme vouloir créer dans cette région frontalière une « zone tampon », destinée à empêcher les incursions ukrainiennes sur son territoire.

Cette stratégie fait écho à d’anciennes déclarations du Kremlin, qui évoque régulièrement la nécessité de sécuriser ses frontières face aux frappes ukrainiennes.

L’Union européenne muscle sa présence en mer Noire

Face à l’instabilité persistante, l’Union européenne intensifie sa stratégie de dissuasion. Ce mercredi, Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie européenne, a annoncé la mise en place d’un hub de sécurité maritime en mer Noire.

« Ce centre constituera le système d’alerte précoce de l’Europe en mer Noire », a-t-elle précisé.

Ce dispositif vise à améliorer la détection des menaces, à protéger les infrastructures stratégiques (comme les câbles sous-marins et installations offshore), mais aussi à sécuriser la navigation maritime.

L’initiative complète les efforts de l’Ukraine, qui a réussi à établir un corridor sécurisé pour l’exportation de ses céréales, essentielles à son économie. Mais la Russie reste une menace constante, notamment avec sa « flotte fantôme », ces navires-pétroliers qui contournent les sanctions internationales. La coopération avec l’OTAN est également prévue dans ce dispositif.

Conclusion : entre diplomatie et intensification du conflit

Alors que la Russie tente de réactiver la voie diplomatique avec un nouveau cycle de négociations à Istanbul, la réalité du terrain reste dominée par la violence. L’Ukraine répond par des frappes de grande envergure, tandis que la Russie prépare de nouvelles offensives stratégiques. L’Union européenne, de son côté, se prépare à une guerre longue en renforçant ses capacités de défense.

La Cour suprême des EUA autorise Donald Trump à révoquer le statut légal de plus de 500 000 immigrés, la décision inquiète à Port-au-Prince(Haïti)

À Port-au-Prince, la décision de la Cour suprême des États-Unis d’autoriser temporairement Donald Trump à mettre fin au statut légal des bénéficiaires du programme Humanitarian Parole, le 30 mai, suscite indignation et inquiétude. Des citoyens dénoncent une mesure brutale. C’est pour eux comme un coup de poignard pour des milliers d’Haïtiens en quête de mieux-être.

Malgré une suspension par une juge fédérale, la Cour suprême a levé, vendredi 31 mai, le blocage du statut légal de 530.000 réfugiés. Trump voit ainsi sa politique migratoire relancée. Une décision qui résonne fort et très mal dans les rues de la capitale haïtienne, Port-au-Prince.

Suite à cette annonce, la menace d’expulsion des migrants haïtiens bénéficiaires de ce programme est imminente. Et cela fait déjà peur à Colson, un habitant de la capitale de Haïti. Il appelle à la clémence de Donald Trump «Haïti est un pays qui traverse de grandes difficultés : insécurité, conditions de vie difficiles, chômage… Et maintenant, si l’on expulse ces migrants, que vont-ils faire ? Beaucoup d’entre eux avaient déjà vendu tout ce qu’ils possédaient pour partir à la recherche d’une vie meilleure.  Donald Trump doit revoir ces décisions. Il ne peut pas expulser ces personnes ainsi, sans tenir compte de leur réalité », a-t-il confié à l’AFP.

D’autres citoyens disent ne pas être étonnés de cette décision qui, selon eux, est la suite logique d’une politique migratoire sévère annoncée de longue date. Mais, si demain Donald Trump décide d’expulser des migrants haïtiens, les conséquences pourraient être catastrophiques. Dans un pays où l’insécurité règne, où les structures d’accueil sont inexistantes, avec des dirigeants qui restent toujours silencieux fustigent ces derniers.

Cette mesure va écourter la durée du statut de protection temporaire à quelque 520 000 Haïtiens aux États-Unis d’Amérique, qui les protège d’une expulsion, fixant sa nouvelle date d’expiration au mois d’août. Ce « statut de protection temporaire » (TPS) avait été prolongé en juin de 18 mois pour les Haïtiens, jusqu’en février 2026.

Cette protection temporaire est accordée aux citoyens étrangers, dont la sécurité n’est pas assurée s’ils rentrent dans leur pays en raison de conflits, de catastrophes naturelles ou d’autres conditions « extraordinaires ». Elle ne permet pas de devenir citoyen états-unien.

La Cour suprême des EUA a accordé vendredi 30 mai, un succès au président Donald Trump dans sa politique d’expulsions massives en l’autorisant provisoirement à révoquer le statut légal de plus de 530 000 immigrés vénézuéliens, cubains, nicaraguayens et haïtiens.

Les parents d’un Français détenu en Malaisie, reçus par Emmanuel Macron, «espèrent» un changement

Emmanuel Macron s’est entretenu, vendredi 30 mai, à Singapour avec les parents de Tom Félix, un Français de 34 ans détenu en Malaisie depuis dix-huit mois sans procès . Accusé de possession de drogue, il risque la peine de mort. Ses parents « espèrent » un tournant et une intervention « politique » auprès des autorités de Kuala Lumpur.

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Nigel Farage présente son projet de loi pour une « révolution crypto » au Royaume-Uni

Nigel Farage a annoncé que son parti Reform UK accepterait désormais les dons en cryptomonnaies. C’est une première au Royaume-Uni, mais qui éveille des interrogations sur la transparence de ces transactions.

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République tchèque : un ministre démissionne après que son ministère a reçu 40 millions d’euros en bitcoins d’un narcotrafiquant

Le ministre tchèque de la Justice, Pavel Blazek, a présenté, vendredi 30 mai, sa démission après que son ministère a reçu 40 millions d’euros en bitcoins (monnaie numérique – ndlr) appartenant à un trafiquant de drogue.

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L’Irlande veut interdire l’importation de marchandises issues des « colonies » israéliennes

Le gouvernement irlandais a présenté mardi 27 mai un projet de loi inédit dans l’Union européenne. Il interdirait l’importation de biens en provenance des colonies israéliennes illégales en territoire palestinien occupé.

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Présidentielle au Cameroun: l’UMS maintient encore le flou sur l’investiture de Maurice Kamto

Au Cameroun, l’Union des mouvements socialiste (UMS)ne donne pas une position fixe sur sa décision d’investir ou non Maurice Kamto comme candidat. Mais le suspense devrait être levé ce samedi 31 mai lors du congrès que le parti va organiser en vue de la désignation de son candidat à l’élection présidentielle.

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