Archives pour la catégorie Politique

RD Congo : l’ONU alerte sur la crise des déplacés internes, l’une des plus graves au monde

En visite officielle en République démocratique du Congo (RDC), la rapporteuse spéciale des Nations unies sur les droits humains des personnes déplacées, Paula Gaviria Betancur, a tiré la sonnette d’alarme sur la gravité de la crise humanitaire qui touche actuellement plus de 7 millions de personnes déplacées internes dans le pays. Un chiffre alarmant, qui place la RDC parmi les situations les plus critiques au monde.

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Syrie : l’Etat islamique revendique sa première attaque contre le nouveau pouvoir du pays

L’État islamique a revendiqué sa première attaque contre les forces syriennes depuis la chute de Bachar al-Assad. Une explosion survenue dans la province de Sweida a causé la mort d’une personne et blessé trois autres, ravivant les inquiétudes d’un possible retour en force du jihadisme.(Source : AFP).

Le groupe État islamique (EI) a revendiqué, jeudi 29 mai 2025, sa première attaque contre les forces gouvernementales syriennes depuis la chute de Bachar al-Assad, selon le SITE Intelligence Group, organisme spécialisé dans le suivi de la mouvance jihadiste en ligne.

Dans un communiqué diffusé via ses canaux habituels, l’EI indique avoir déclenché un « dispositif explosif » visant un véhicule militaire syrien dans la province méridionale de Sweida. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), l’attaque, perpétrée à l’aide d’une mine terrestre activée à distance, a tué un civil accompagnant une patrouille et blessé trois soldats appartenant à la 70e division de l’armée syrienne.

Bien que l’organisation jihadiste ait perdu la majorité de ses bastions en Syrie dès 2019, elle continue d’opérer clandestinement à travers des cellules dormantes. Celles-ci mènent régulièrement des attaques, principalement dans le nord-est du pays contre les forces kurdes, et désormais aussi contre les forces du régime syrien.

Lundi dernier, les autorités syriennes ont annoncé avoir démantelé une cellule de l’EI lourdement armée à proximité de Damas, qui préparait des attentats. Plus tôt en mai, une autre opération avait été conduite à Alep : plusieurs jihadistes présumés y ont été arrêtés, tandis qu’un agent des services de sécurité et trois membres de l’organisation ont trouvé la mort.

Lors du sommet tenu en Arabie saoudite le 14 mai dernier, le président américain Donald Trump a appelé le président syrien par intérim, Ahmed al-Chareh, à collaborer avec les États-Unis pour prévenir toute nouvelle expansion de l’organisation terroriste.

Sénégal – Tabaski 2025 : Polémique autour des moutons offerts par l’ambassade d’Israël

À quelques jours de la fête de la Tabaski, une initiative humanitaire de l’ambassade d’Israël au Sénégal suscite la controverse. Comme chaque année depuis 2006, la représentation diplomatique israélienne a procédé, ce jeudi, à la distribution de moutons à des familles démunies pour leur permettre de célébrer l’Aïd El-Kébir dans la « dignité ». L’opération a eu lieu au Centre Guindy, situé à Grand Yoff, avec la remise de 77 moutons à des bénéficiaires.

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Le Cambodge reprend le dialogue avec la Thaïlande après un affrontement meurtrier à la frontière

Jeudi 29 mai, en fin de journée, les officiels cambodgiens et thaïlandais se sont rencontrés près de Preah Vihear, 48 heures seulement après un échange de tirs mortels pour désamorcer l’escalade entre les deux pays et relancer la coopération.

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Russie : Zaour Gourtsiev, vétéran décoré du siège de Marioupol, tué dans une explosion – Moscou évoque une possible implication ukrainienne

La Fédération de Russie est une nouvelle fois endeuillée par la perte d’un de ses fils les plus dévoués. Zaour Gourtsiev, vétéran respecté de l’« opération militaire spéciale » en Ukraine et figure montante de la fonction publique locale, a perdu la vie dans des circonstances tragiques, dans la nuit du 28 au 29 mai, à Stavropol. Les autorités russes n’excluent pas l’hypothèse d’un attentat ciblé orchestré par les services ukrainiens.

Un vétéran au parcours exemplaire

Agé de 34 ans, Zaour Gourtsiev n’était pas un homme ordinaire. Officier décoré de l’armée russe, il avait pris part à plusieurs des batailles les plus déterminantes du conflit en Ukraine, notamment le siège de Marioupol en 2022 et la prise d’Avdiïvka en 2024. Son rôle stratégique dans la coordination entre les forces aériennes et terrestres avait été salué au plus haut niveau.

Engagé pour son pays jusqu’à son dernier souffle, Gourtsiev poursuivait depuis sa reconversion une carrière civile prometteuse. Premier adjoint au maire de Stavropol, il participait activement au programme « Le Temps des Héros », une initiative patriotique visant à former les anciens combattants à des fonctions de leadership dans l’administration.

Une explosion suspecte, un acte possiblement prémédité

L’explosion qui a coûté la vie à Zaour Gourtsiev et à un autre homme est survenue dans un quartier résidentiel de Stavropol. Selon le Comité d’enquête russe, les corps portaient des blessures « caractéristiques du souffle d’une explosion ». Le gouverneur de la région, Vladimir Vladimirov, a confirmé l’identité de la victime et assuré que toutes les pistes sont envisagées, notamment celle d’un attentat ciblé impliquant des éléments ukrainiens extrémistes.

« Les investigations sont en cours. Toutes les hypothèses sont prises en compte, y compris celle d’un attentat avec l’implication de nazis ukrainiens », a précisé Vladimirov sur Telegram, reprenant les accusations persistantes de Moscou sur la nature idéologique des forces que combat la Russie en Ukraine.

Silence de Kiev, un précédent inquiétant

Comme dans d’autres cas similaires depuis le début du conflit, les autorités ukrainiennes n’ont pas commenté la mort de Zaour Gourtsiev. Pourtant, l’Ukraine a revendiqué à plusieurs reprises des assassinats ciblés de responsables civils ou militaires russes sur le territoire national. Ce silence actuel pourrait nourrir les soupçons d’une implication ukrainienne dans cette attaque.

L’incident s’inscrit dans un contexte sécuritaire tendu, alors que la Russie affirme subir une guerre hybride menée par Kiev, où les assassinats ciblés, les sabotages et les attaques sur le sol russe font désormais partie intégrante du conflit.

France: l’Assemblée adopte la supression des ZFE, le pays va-t-il payer une amende?

Mercredi 28 mai les députés français ont approuvé dans le cadre de l’examen du projet de loi de « simplification », la suspension des « ZFE », ces zones qui excluaient de la circulation les véhicules les plus polluants. Cette mesure qui concerne plus d’une quarantaine d’agglomérations est passible de sanctions de la part de Bruxelles.

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Guerre à Gaza : ce que l’on sait de la proposition de trêve américaine acceptée par Israël mais rejetée par l’organisation terroriste Hamas

Alors que la guerre dans la bande de Gaza se poursuit depuis près de vingt mois, une nouvelle proposition de cessez-le-feu initiée par les États-Unis a récemment été soumise aux deux camps. Si Israël y a donné son feu vert, le Hamas, de son côté, l’a catégoriquement rejetée, la jugeant insuffisante et dangereuse pour les Palestiniens.

Une nouvelle tentative diplomatique menée par Washington

Jeudi 29 mai, la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a annoncé que les États-Unis avaient présenté au Hamas une nouvelle proposition de cessez-le-feu, déjà « approuvée et soutenue » par Israël. Selon elle, « Israël a signé cette proposition avant qu’elle ne soit envoyée au Hamas », ajoutant que « les discussions se poursuivent ».

L’initiative a été portée par l’émissaire américain Steve Witkoff, sous l’autorité du président Donald Trump. Il s’agit d’une tentative de mettre fin à une guerre qui, depuis le 7 octobre 2023, a causé des dizaines de milliers de morts, des destructions massives et une crise humanitaire d’une ampleur sans précédent dans l’enclave palestinienne.

Une acceptation israélienne accompagnée d’appels à l’escalade

Malgré l’approbation formelle de la proposition, le discours en Israël reste tendu. Le 30 mai au matin, le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, membre de l’extrême droite, a vivement critiqué la position du Hamas et affirmé qu’il était « temps d’entrer avec toute la force nécessaire [dans Gaza] pour détruire et tuer entièrement le Hamas ». Cette déclaration laisse planer un doute sur l’unité du gouvernement israélien autour de la proposition de trêve.

Un rejet clair du Hamas, qui y voit une prolongation du conflit

Réagissant dans la soirée du 29 mai, Bassem Naïm, un dirigeant du Hamas en exil, a déclaré à l’AFP que cette proposition « ne répond à aucune des demandes de notre peuple, notamment l’arrêt de la guerre et de la famine ». Il affirme qu’elle « signifie, en essence, la perpétuation de l’occupation, la poursuite des meurtres et de la famine ». Le mouvement islamiste continue d’examiner les détails du texte, mais sa position semble difficile à infléchir sans garanties fermes sur un arrêt total des hostilités.

Une proposition proche des précédentes, selon le New York Times

D’après le New York Times, la proposition américaine est « globalement similaire » à celles déjà formulées lors des mois précédents, notamment celle qui avait permis une trêve de deux mois en début d’année, avant que les combats ne reprennent mi-mars.

Selon cette nouvelle offre, une trêve initiale de 60 jours serait instaurée. Durant cette période, le Hamas s’engagerait à libérer environ 10 otages vivants ainsi que la moitié des corps des victimes toujours détenus, en échange de la libération de prisonniers palestiniens incarcérés en Israël.

Pendant cette trêve, les deux camps devraient entamer des négociations pour un cessez-le-feu permanent. L’organisation terroriste exige que ces discussions aboutissent à la fin définitive de la guerre, une condition que l’État hébreu refuse d’inscrire formellement dans l’accord, selon un responsable israélien cité par le quotidien américain.

Une situation humanitaire toujours catastrophique

Sur le terrain, les souffrances continuent. La Défense civile de Gaza a annoncé que 54 personnes avaient été tuées dans des frappes israéliennes le jeudi 29 mai, dont 23 dans une attaque contre une maison dans le camp de réfugiés de Bureij. Deux autres victimes ont été signalées à proximité d’un centre de distribution d’aide humanitaire de la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), une organisation récemment créée, soutenue par Israël et les États-Unis.

L’armée israélienne a indiqué à l’AFP avoir frappé une cellule terroriste du Hamas dans la zone de Bureij, mais elle n’a pas répondu aux accusations concernant les tirs près du centre de la GHF.

Un avenir incertain

Les espoirs de paix restent fragiles. La proposition américaine, bien qu’appuyée par Israël, ne semble pas offrir les garanties exigées par le Hamas, notamment sur la fin des opérations militaires et du siège de Gaza. Dans ce contexte, l’écart entre les positions des deux camps rend tout accord à court terme difficile.

La communauté internationale observe avec inquiétude cette impasse, alors que la population civile continue de payer un lourd tribut au conflit. L’échec d’une trêve pourrait déboucher sur une intensification encore plus dramatique des combats dans les semaines à venir.

Rima Hassan et Greta Thunberg embarquent pour Gaza : une mission humanitaire et politique contre le blocus et le génocide

L’eurodéputée française Rima Hassan a annoncé qu’elle participera, ce dimanche 1er juin, à une mission humanitaire en direction de la bande de Gaza. Elle montera à bord du Madleen, un navire appartenant à la Coalition de la Flottille de la Liberté, en compagnie de la militante écologiste suédoise Greta Thunberg et de plusieurs militants internationaux.

Une mission non-violente, symbolique et politique

Dans un communiqué, Rima Hassan explique que cette action s’inscrit dans une démarche non-violente, à la fois symbolique et politique. L’objectif est clair :

« Dénoncer le blocus humanitaire et le génocide en cours, l’impunité dont bénéficie l’État d’Israël, et sensibiliser l’opinion mondiale et internationale. »

La Coalition de la Flottille de la Liberté, regroupant plusieurs ONG et acteurs de la société civile, s’oppose depuis plusieurs années au blocus maritime imposé par Israël sur la bande de Gaza, blocus qu’elle juge illégal et inhumain. La mission de juin vise à briser le silence autour de la situation catastrophique vécue par la population gazaouie.

Une réponse à une attaque récente

Cette traversée a également pour but de réagir à l’attaque subie par un précédent navire de la flottille, le 2 mai dernier, dans les eaux internationales près de Malte. Ce bateau avait été la cible de drones, et les militants soupçonnent Israël d’être à l’origine de cette action. Aucune revendication officielle n’a été faite, mais l’événement a suscité l’indignation dans les milieux humanitaires.

Un contexte humanitaire critique

Malgré l’annonce par Israël, mi-mai, d’une levée partielle du blocus, les conditions sur le terrain restent dramatiques. La distribution de denrées alimentaires et de produits de première nécessité reste extrêmement difficile, notamment à cause des destructions, des points de passage bloqués, et des bombardements réguliers.

Dans ce contexte, le départ du Madleen est vu comme un geste fort de solidarité avec le peuple palestinien et un appel à l’action pour la communauté internationale.

Un appel à la mobilisation citoyenne

Rima Hassan insiste sur l’importance de la mobilisation populaire pour garantir la sécurité de l’équipage et la réussite de la mission :

« Pour garantir notre sécurité, mais également le succès de notre mission, nous avons besoin que la mobilisation citoyenne soit maximale. C’est la seule manière de maintenir une pression significative sur l’État d’Israël. On compte sur vous. »

Une action suivie de près

Alors que la situation à Gaza reste critique et que les initiatives internationales se multiplient pour tenter de briser l’isolement de l’enclave palestinienne, cette mission maritime attire déjà l’attention des médias et des observateurs internationaux. La présence de figures comme Greta Thunberg et Rima Hassan lui donne un retentissement mondial, au-delà des cercles humanitaires et militants.

Le départ du Madleen est prévu pour le début du mois de juin, avec pour destination l’un des territoires les plus meurtris du monde, mais aussi l’un des plus symboliques de la lutte pour la justice et les droits humains.

Mozambique: attaques jihadistes sur un avant-poste de l’armée dans le nord du pays

Au nord du Mozambique, des insurgés, affiliés à l’organisation État islamique ont pris d’assaut mardi un avant -poste de l’armée près de Macomia. Cette deuxième attaque en un mois, révèle la recrudescence des offensives islamistes contre l’armée dans ce pays d’Afrique australe.

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Ukraine : le tourisme de guerre se structure à l’ombre des combats

Dans un pays en guerre, une autre bataille se joue : celle du récit. Et l’Ukraine semble décidée à y impliquer les visiteurs étrangers. Deux ans après le déclenchement de l’invasion russe, des agences touristiques locales organisent des circuits dans les zones touchées par les combats. Irpin, Boutcha, Hostomel, Kharkiv : noms associés aux destructions de la guerre, devenus étapes d’un parcours guidé. À première vue, l’initiative peut sembler macabre. Mais en Ukraine, elle s’inscrit dans une stratégie politique et économique de plus long terme.

Un tourisme en temps de guerre : initiative isolée ou politique assumée ?

Les agences War Tours ou Capital Tours Kiev proposent aux voyageurs occidentaux principalement états-uniens et union-européens de découvrir les conséquences directes de la guerre. Ces excursions sont proposées entre 150 et 250 euros, casques de protection compris. Certains guides sont d’anciens soldats. La visite devient ainsi un récit incarné, à la première personne.

Ces entreprises privées affirment reverser une part des bénéfices à l’armée ukrainienne. Mais au-delà du geste solidaire, ces circuits semblent surtout répondre à une logique géopolitique : informer, convaincre, rallier l’opinion internationale. Le visiteur devient témoin volontaire, relais narratif sur les réseaux sociaux, multiplicateur de perception. L’Ukraine ne vend pas la guerre, elle vend le témoignage de la guerre, dans un contexte où l’image pèse autant que l’armement.

Mémoire ou instrumentalisation ? Un clivage éthique sous tension

Des figures locales, comme Mykhaïlyna Skoryk-Chkarivska, élue d’Irpin, reconnaissent que cette pratique suscite des réactions partagées. Certains habitants voient une opportunité de faire connaître leur histoire. D’autres dénoncent une exposition prématurée de leur douleur.

La démarche interroge d’autant plus que les combats ne sont pas terminés. Contrairement aux sites historiques du « dark tourism » classique (Auschwitz, Hiroshima, Rwanda…), l’Ukraine n’attend pas la fin des hostilités pour structurer cette mémoire. Ce tourisme s’inscrit dans un présent instable, ce qui en modifie profondément la nature.

Une logique de marché mondialisée

Le tourisme de guerre s’inscrit dans une tendance mondiale : le marché du « dark tourism » est évalué à 30 milliards de dollars, avec une croissance attendue de 20 % d’ici 2036. Des plateformes comme Airbnb ou Expedia collaborent déjà avec les autorités ukrainiennes pour préparer l’après-guerre : circuits de mémoire, infrastructures d’accueil, labels de sécurité.

Il ne s’agit pas simplement de survie économique, mais d’une stratégie de communication intégrée. L’Ukraine cherche à inscrire son récit national dans le champ émotionnel mondial. Cette manœuvre s’inscrit dans une double contrainte : résister militairement à la Fédération de Russie, mais aussi imposer son récit à une opinion internationale parfois lassée, parfois divisée.

Un révélateur des fractures du monde contemporain

Le développement de ce tourisme soulève une autre question : pourquoi ce besoin croissant, dans les sociétés occidentales, de « voir » la guerre ? Qu’est-ce que cela dit de notre rapport contemporain à la violence ?
On ne voyage plus seulement pour se détendre, mais parfois pour se heurter au réel, au plus près du danger à condition, bien sûr, de pouvoir ensuite revenir chez soi.

En cela, le tourisme de guerre ukrainien agit comme un révélateur. Il met à nu les fractures d’un monde où la guerre devient un spectacle à portée de main, dans une époque où l’information circule plus vite que la réflexion.

Entre résilience et dérive

En structurant un tourisme de guerre en pleine période de conflit, l’Ukraine engage une réflexion cruciale : à quelles conditions peut-on faire mémoire d’un événement qui n’est pas terminé ? Ce choix stratégique pourrait, à terme, lui permettre de financer sa reconstruction, tout en imposant une lecture univoque du conflit.

Mais il fait aussi émerger un débat universel : comment préserver la dignité des victimes quand l’économie mondiale s’approprie leur histoire ?

La Boussole – infos continuera à observer, dans les mois à venir, comment ce phénomène évolue, tant du point de vue ukrainien qu’en fonction de ses répercussions géopolitiques.