Mali : le groupe Wagner se retire, remplacé par Africa Corps, nouveau bras armé du Kremlin en Afrique

Après plus de trois ans de présence controversée sur le sol malien, le groupe paramilitaire russe Wagner quitte officiellement le pays. Son départ marque la fin d’un chapitre opaque de la coopération sécuritaire entre la Russie et le Mali, et l’ouverture d’un nouveau avec l’arrivée d’Africa Corps, une autre force paramilitaire russe, cette fois placée sous un contrôle plus direct du ministère russe de la Défense.

Une transition discrète, mais stratégique

Du côté des autorités maliennes, aucune confirmation ni démenti officiel n’a été fourni concernant ce retrait. Fidèle à sa ligne depuis 2021, la junte au pouvoir continue de parler “d’instructeurs russes”, tout en refusant de reconnaître ouvertement la présence de mercenaires sur son territoire.

Pourtant, Wagner a bien confirmé son départ. L’organisation tire sa révérence après avoir opéré plus de trois ans au Mali, notamment dans les régions du nord en proie à des conflits avec des groupes rebelles et djihadistes.

Africa Corps, une relève plus institutionnalisée

Le relais sera pris par Africa Corps, nouvelle entité paramilitaire russe, composée d’anciens membres de Wagner et de nouvelles recrues. Contrairement à son prédécesseur, Africa Corps est clairement identifié comme un instrument de projection du pouvoir russe à l’étranger, notamment en Afrique, sous la supervision étroite du ministère russe de la Défense.

Cette réorganisation illustre un changement de stratégie post-Prigojine. Depuis la mort du chef de Wagner en juillet 2023 dans un crash d’avion, le Kremlin semble vouloir centraliser davantage le contrôle de ses forces armées non conventionnelles opérant à l’international.

Un bilan contrasté pour Wagner

Dans son communiqué de départ, Wagner dresse un bilan qu’il qualifie d’“élogieux”, mettant en avant sa participation à la reprise de territoires, notamment la ville stratégique de Kidal, autrefois tenue par les rebelles touaregs.

Mais cette lecture est loin de faire l’unanimité. Si certaines victoires tactiques ont été enregistrées, la situation sécuritaire globale du Mali reste très préoccupante. De vastes zones du pays échappent encore au contrôle des autorités, et les violences contre les civils, parfois attribuées à des mercenaires étrangers, ont été dénoncées par plusieurs ONG internationales.

Un partenariat militaire toujours plus opaque

Le remplacement de Wagner par Africa Corps maintient l’ambiguïté qui entoure la coopération militaire entre le Mali et la Russie. L’absence de communication transparente sur le rôle, les effectifs, et les missions de ces groupes rend difficile toute évaluation objective de leur impact réel sur la sécurité du pays.

Ce changement de façade ne devrait donc pas fondamentalement modifier la nature du partenariat russo-malien, mais il révèle une volonté de Moscou de reprendre la main sur ses opérations extérieures, après les turbulences provoquées par la trajectoire autonome de Wagner.

Délinquance des mineurs : 79 % des Français favorables à des sanctions contre les parents

La question de la responsabilité parentale dans la délinquance des mineurs continue de diviser l’opinion publique, mais semble convaincre une large majorité des Français. Selon un sondage CSA réalisé pour Europe 1, CNews et Le Journal du Dimanche, 79 % des personnes interrogées estiment qu’il faut punir les parents dont les enfants commettent des actes de délinquance. Une tendance en légère hausse depuis novembre 2024, où cette opinion réunissait 78 % des sondés.

Un soutien massif dans toutes les catégories sociales

L’adhésion à l’idée de sanctionner les parents de mineurs délinquants est transversale : hommes (79 %) et femmes (80 %) y sont également favorables. Elle touche aussi bien les catégories socioprofessionnelles supérieures (78 %) que les catégories populaires et les inactifs (80 %).

Sur le plan générationnel, le soutien varie, mais reste majoritaire. Les moins de 35 ans apparaissent un peu plus réticents : 70 % des 18-24 ans y sont favorables, et seulement 66 % des 25-34 ans. À l’inverse, le soutien grimpe avec l’âge, atteignant 84 % chez les plus de 50 ans, et même 85 % chez les 65 ans et plus.

Un clivage politique marqué

Les résultats du sondage mettent en évidence une nette fracture politique entre la gauche et la droite. À gauche, seuls 55 % des électeurs approuvent l’idée de punir les parents, avec des taux variant entre 47 % pour les électeurs écologistes, 48 % pour La France Insoumise, et 61 % pour le Parti socialiste.

À droite, le consensus est bien plus fort. 90 % des électeurs de droite soutiennent cette mesure, avec des pics à 92 % pour les sympathisants du Rassemblement National et à 95 % pour les Républicains. Renaissance, parti présidentiel centriste, se situe également haut avec 85 % d’avis favorables.

Un débat récurrent, une opinion stable

La question de la responsabilité parentale dans la délinquance des jeunes revient régulièrement dans le débat public, notamment à la suite de faits divers impliquant des mineurs. Si les modalités concrètes de cette sanction restent floues — amendes, retraits d’allocations, ou mesures judiciaires — le principe semble largement accepté par une société en quête de solutions face à l’insécurité et au sentiment d’impunité.

Ce sondage a été réalisé les 5 et 6 juin 2025, selon la méthode des quotas, auprès d’un échantillon représentatif de 1.010 personnes âgées de 18 ans et plus.

Incendie à Reims : les morts visibles et les morts invisibles d’un « progrès vert » dévoyé

Dans la nuit du 5 au 6 juin 2025, un incendie foudroyant ravageait un immeuble HLM du quartier Croix-Rouge à Reims. Quatre personnes ont perdu la vie. L’origine du sinistre ? Une trottinette électrique entreposée dans l’un des appartements. L’incendie est officiellement qualifié d’« accidentel ». Mais à bien y regarder, il révèle une réalité autrement plus grave que la défaillance ponctuelle d’un appareil : il pointe l’échec global d’une idéologie écologique occidentale devenue aveugle à ses propres conséquences.

Derrière les fumées de Reims, ce sont des décennies de dégâts lointains, dissimulés sous le vernis d’une transition dite « verte », qui refont surface.

L’un des territoires les plus lourdement sacrifiés sur l’autel de la « révolution écologique » occidentale est la Mongolie-Intérieure, province autonome de Chine, mais aussi la Mongolie indépendante. Depuis les années 1990, les steppes de cette région ancestrale sont méthodiquement éventrées pour en extraire des terres rares ces minerais indispensables à la fabrication de batteries, d’aimants pour moteurs électriques, ou encore d’éoliennes.

L’équation est monstrueuse : jusqu’à 1 000 tonnes de sol doivent être excavées pour produire un seul kilo de terres rares utilisables. L’impact écologique est sans commune mesure : nappes phréatiques polluées, sols rendus stériles, biodiversité effondrée. Les résidus radioactifs issus des bains chimiques nécessaires à la séparation des éléments sont stockés à ciel ouvert, contaminant l’environnement pour des générations.

Mais au-delà de la catastrophe environnementale, c’est une population entière qui est dépossédée. Les communautés nomades mongoles, gardiennes millénaires des steppes, sont expropriées, déplacées, poussées à l’exode par la ruée vers ces minerais du XXIe siècle. Ce saccage, orchestré par de grands groupes industriels et validé par des puissances occidentales au nom de la « neutralité carbone », reproduit les logiques coloniales qui, hier déjà, avaient justifié l’exploitation de l’or dans ces mêmes terres.

Pendant que Paris, Amsterdam ou Oslo se félicitent d’avoir réduit leurs émissions locales, les steppes mongoles se meurent, dans l’indifférence générale. À Reims, une batterie a brûlé un immeuble. En Mongolie, ce sont des écosystèmes entiers, et des peuples, qui brûlent chaque jour à petit feu.

Les défenseurs de ces technologies avancent que l’impact environnemental serait amorti sur la durée de vie des batteries. Or cela relève du mythe.

Pour qu’une voiture électrique compense le coût énergétique et écologique de sa fabrication, il faudrait qu’elle roule au minimum 300 000 kilomètres. Mais la majorité des batteries n’atteignent jamais cette longévité. Leur dégradation progressive due aux cycles de charge, à l’usure thermique, à l’instabilité chimique entraîne leur remplacement bien avant ce seuil.

Et une fois hors d’usage, ces batteries posent un problème de taille : elles ne sont presque jamais recyclées. Démanteler une batterie lithium-ion en toute sécurité exige des équipements sophistiqués, coûteux, que la majorité des casses automobiles et centres de recyclage n’ont pas. Leur démontage, hautement inflammable, est un risque que peu d’opérateurs acceptent d’assumer.

Résultat : la filière verte est une voie à sens unique, dans laquelle les matériaux sont extraits au prix fort, puis jetés sans retour possible. C’est une économie du gaspillage enveloppée dans un discours d’efficacité. L’écologie ne se mesure plus à l’échelle du monde, mais à celle d’un quartier apaisé. La logique est claire : on pollue loin pour respirer ici.

Autre angle aveugle de cette « transition verte » : les comportements des utilisateurs de trottinettes électriques. Depuis leur implantation massive dans les grandes villes occidentales, ces engins ont généré une série quasi-quotidienne de faits divers : collisions avec des piétons, roulage en sens interdit, stationnement anarchique, vitesse excessive sur les trottoirs. La réglementation existe, mais elle est peu appliquée, souvent ignorée.

Pourquoi cette permissivité ? Parce que ces utilisateurs sont perçus, et se perçoivent souvent eux-mêmes, comme appartenant au « camp du bien ». Le simple fait d’avoir troqué une voiture contre une trottinette confère, dans l’imaginaire collectif, une légitimité morale automatique. Peu importe que l’appareil soit abandonné en travers d’un passage piéton, ou qu’il ait été surchargé dans un appartement sans ventilation : le geste est écologiquement correct, donc intouchable.

Or, cette sanctuarisation comportementale est non seulement irresponsable, mais dangereuse. Les fabricants et les opérateurs urbains ne font que peu de pédagogie sur les risques liés aux batteries : surchauffe, inflammation, instabilité. Résultat : un engin entreposé à proximité d’un congélateur peut provoquer un incendie incontrôlable, comme à Reims.

Le feu qui a tué quatre personnes dans un immeuble social français est une tragédie. Mais il est aussi le révélateur d’un mensonge plus large. Car si ces morts sont visibles, combien d’autres restent dans l’ombre ? Combien d’enfants dans les mines congolaises, combien de bergers mongols déplacés, combien de cours d’eau empoisonnés ne figurent dans aucun décompte officiel ?

Le discours dominant sur la transition écologique repose sur une fracture morale : il déplace les coûts hors du champ visible, en naturalisant une répartition inégalitaire du risque. L’idéologie verte dominante ne remet pas en cause les fondements du modèle capitaliste mondialisé ; elle les habille autrement, en promettant que des solutions techniques suffiront à faire disparaître les problèmes politiques.

Le drame de Reims ne doit pas être un simple fait divers. Il doit ouvrir les yeux sur une chaîne de conséquences qui relie l’extraction d’un kilo de néodyme en Mongolie à l’explosion d’un étage d’immeuble en Champagne. L’écologie, si elle veut redevenir un projet éthique, ne peut se contenter d’être propre ici en se salissant ailleurs.

Malia Obama devient Malia Ann : identité choisie, héritage assumé ?

En décidant de signer ses projets artistiques sous le nom de Malia Ann, la fille aînée de l’ancien président des États-Unis d’Amérique Barack Obama s’extrait volontairement, mais discrètement, de l’ombre de l’un des patronymes les plus puissants de la planète. Ce choix, présenté comme artistique, a pourtant toutes les apparences d’un acte profondément politique. Il raconte quelque chose de plus vaste : une époque où les enfants d’icônes mondiales cherchent à se réinventer dans un monde qu’ils n’ont pas choisi, mais dont ils héritent avec tout le poids symbolique que cela implique.

C’est au festival de Deauville en septembre 2024 que le grand public découvre officiellement Malia Ann, réalisatrice d’un court-métrage intime et poétique intitulé The Heart, récompensé par le prix « Young Spirit ». Mais c’est à Sundance, quelques mois plus tôt, que cette mue identitaire s’opère. En signant ses œuvres de son deuxième prénom « Ann », hérité de sa grand-mère maternelle, Malia Obama trace une ligne de démarcation. Non pas une rupture violente, mais une volonté de se définir autrement.

La démarche n’a rien d’un simple caprice de célébrité. Elle traduit un besoin fondamental d’émancipation : celui de ne pas être assignée à un rôle d’héritière éternelle, ou de figure secondaire dans le récit politique d’un père devenu mythe. Dans une Amérique où les noms résonnent comme des slogans, se rebaptiser, c’est revendiquer le droit de se nommer soi-même.

Michelle Obama, interrogée lors d’un podcast récemment, a salué la décision de sa fille comme une marque de « conscience personnelle » et « d’authenticité ». « Elle veut que ses idées soient jugées sur leur valeur, pas sur son nom de famille », a-t-elle confié. Barack Obama, lui, a rapporté une anecdote éclairante : lorsqu’il dit à sa fille que les gens sauront de toute façon qui elle est, celle-ci lui aurait répondu : « Je veux qu’ils découvrent le film avant de me reconnaître. »

Cette quête d’invisibilité volontaire pourrait paraître paradoxale, venant d’une jeune femme qui a grandi sous les projecteurs. Mais c’est précisément pour cela que sa démarche est saluée comme lucide. Elle n’efface pas son origine ; elle en redéfinit le sens.

Le cas de Malia Obama ne saurait être réduit à une anecdote familiale. Il illustre les nouvelles modalités de transmission symbolique dans les démocraties occidentales : le pouvoir se perpétue désormais non seulement par les urnes, mais aussi par l’image, la culture, la narration.

En devenant Malia Ann, la jeune femme ne fuit pas le politique elle le reformule. Elle quitte les sphères institutionnelles pour investir le champ de la création, de l’émotion, de l’intime. Et ce faisant, elle perpétue, malgré elle peut-être, un certain soft power états-unien : celui qui passe désormais par les séries, les films indépendants, les récits personnels universalisables. L’héritière de l’homme le plus puissant du monde ne devient pas présidente ; elle devient conteuse.

La démarche de Malia Obama rejoint celle d’une génération qui refuse l’assignation. Dans les milieux de la culture comme dans ceux du militantisme, nombre de jeunes héritiers de dynasties politiques ou économiques cherchent à se redéfinir hors de la ligne officielle. Certains empruntent des pseudonymes, d’autres se font discrets, d’autres encore contestent l’héritage parental ouvertement.

Mais tous ont en commun un malaise face à une société où les noms sont devenus des marques, et où les marques écrasent les individus. Le changement de nom de Malia Ann est donc aussi une critique silencieuse de la société du spectacle politique. Elle refuse que son nom devienne une étiquette, une caution, ou une vitrine.

Reste la question : peut-on vraiment échapper à un nom comme « Obama » ? Dans un monde hyperconnecté, où l’identité numérique précède souvent la personne, le choix de Malia Ann semble avant tout symbolique. Car les spectateurs savent. Les médias rappellent. Les cercles de production restent conscients de qui elle est.

Mais ce n’est peut-être pas un échec. Le simple fait d’avoir posé ce geste, d’avoir dit « je veux exister autrement », est déjà un acte fondateur. Un refus de l’évidence. Un signal d’indépendance.

En choisissant de devenir Malia Ann, la fille de Barack et Michelle Obama n’efface pas son passé ; elle écrit un présent différent. Un présent où l’héritage n’est pas un destin. Un présent où l’on peut naître dans un palais présidentiel et décider de raconter des histoires dans l’ombre d’un projecteur, plutôt qu’à la tribune d’un congrès.

Et si c’était cela, désormais, le vrai pouvoir : celui de se réécrire ?

États-Unis d’Amérique : Elon Musk menacé d’expulsion par Trump, Moscou lui offre un asile politique

Les tensions atteignent un nouveau sommet entre le président Donald Trump et l’ancien conseiller spécial de la Maison Blanche, Elon Musk. Moins de deux semaines après son départ du gouvernement, le milliardaire sud-africain naturalisé américain fait désormais l’objet d’un appel à l’expulsion lancé par Steve Bannon, figure influente de l’extrême droite américaine et ancien proche conseiller de Trump. En réponse, la Russie a proposé ce 6 juin un asile politique à Musk, tandis que l’Union européenne se dit prête à accueillir ses entreprises.

Une rupture brutale avec la Maison Blanche

Elon Musk, fondateur de Tesla et SpaceX, avait été recruté par l’administration Trump pour piloter une ambitieuse mission de réduction des dépenses publiques. Son passage éclair au sein du gouvernement a toutefois provoqué de vives polémiques, notamment en raison de coupes budgétaires massives, de fermetures d’agences fédérales et du licenciement de milliers de fonctionnaires.

Depuis son départ fin mai, les échanges entre Musk et Trump se sont durcis. Le président américain a affirmé avoir mis fin à la mission de Musk, qu’il accuse d’avoir “perdu la tête” après une décision défavorable aux véhicules électriques. Il a ensuite menacé d’annuler toutes les subventions et contrats gouvernementaux accordés aux entreprises de Musk, évoquant une économie de “milliards et milliards de dollars”.

De son côté, Musk a répliqué en accusant Trump d’ingratitude, soulignant qu’il avait largement contribué au financement de sa campagne électorale. Il est même allé jusqu’à affirmer, sans preuve, que le nom du président figurait dans le dossier Jeffrey Epstein.

Steve Bannon appelle à l’expulsion de Musk

Face à cette escalade verbale, Steve Bannon, soutien fidèle de Donald Trump, a franchi une étape supplémentaire en appelant publiquement à l’expulsion d’Elon Musk des États-Unis. Rappelant que Musk est né en Afrique du Sud, Bannon estime qu’il n’a “plus sa place sur le sol américain” après s’être retourné contre l’administration.

Moscou offre un asile politique, Bruxelles déroule le tapis rouge économique

En Russie, cette crise a suscité une réaction rapide du pouvoir politique. Dmitri Novikov, premier vice-président de la Commission des Affaires internationales de la Douma, a déclaré que la Russie était prête à accorder un asile politique à Elon Musk. “Il est peu probable qu’il en ait besoin, mais s’il le souhaitait, la Russie pourrait bien sûr l’accueillir”, a-t-il affirmé.

Selon Novikov, cette querelle relève de “désaccords individuels” et non d’une rupture idéologique majeure, tout en soulignant que Musk pourrait ne pas soutenir un retour des démocrates au pouvoir dans trois ans.

En parallèle, l’Union européenne a aussi réagi, cette fois sur le plan économique. Interrogée par des journalistes, Paula Pinho, porte-parole de la Commission européenne, a affirmé que Musk et ses entreprises seraient “très bienvenus” dans l’UE. Son collègue Thomas Regnier a rappelé l’initiative Choose Europe, visant à attirer les startups et entreprises innovantes sur le continent.

Un homme de plus en plus controversé

Alors qu’il jouissait d’une certaine aura au début de son engagement politique, Elon Musk est aujourd’hui une figure profondément polarisante. Ses actions récentes, tant au sein du gouvernement que dans l’espace public, lui ont valu une impopularité croissante aux États-Unis. En Europe, son rapprochement idéologique avec plusieurs mouvements d’extrême droite a aussi déclenché des réactions hostiles.

Entre conflit politique majeur, menaces d’expulsion, propositions d’asile et bataille d’influence entre puissances mondiales, Elon Musk se retrouve au centre d’un bras de fer diplomatique inédit, qui pourrait redéfinir son avenir… et sa nationalité.

Guerre à Gaza : le corps d’un otage thaïlandais ramené par les autorités israéliennes

Les forces israéliennes ont ramené de Gaza le corps d’un otage thaïlandais enlevé le 7 octobre 2023, lors de l’attaque du Hamas en Israël et retenu depuis dans la bande de Gaza, ont annoncé les autorités, ce samedi 7 juin 2025.

L’armée a indiqué dans un communiqué qu’au cours d’une opération conjointe avec l’agence de la sécurité intérieure (Shin Bet), les forces israéliennes avaient « récupéré le corps de Natthapong Pinta dans la région de Rafah », dans le sud du territoire palestinien.

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a indiqué dans un communiqué que le corps de l’otage avait été « ramené en Israël » lors d’une « opération spéciale » dans la région de Rafah.

« Natthapong est venu de Thaïlande en Israël pour travailler dans l’agriculture, car il souhaitait construire un avenir meilleur pour lui et sa famille », a déclaré Israël Katz. Il a été « tué en captivité par l’organisation terroriste des Moujahidine », a ajouté le ministre.

Selon l’armée, le ressortissant thaïlandais avait été « enlevé par des terroristes de l’organisation terroriste Moudjahidine dans le kibboutz Nir Oz le 7 octobre 2023 », laquelle a été mise en cause dans la mort d’autres otages enlevés au même endroit.

L’opération des forces israéliennes pour récupérer le corps « a été rendue possible à la faveur de renseignements précis obtenus lors de l’interrogatoire d’un terroriste, ainsi qu’à des renseignements fournis par le groupe de travail sur les otages et la direction du renseignement de Tsahal », a ajouté l’armée dans un communiqué.

Deux autres corps d’otages ramenés

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avait annoncé jeudi 5 juin 2025 que les corps de deux otages israélo-américains, Judy Weinstein-Haggai et Gad Haggai, enlevés eux aussi le 7 octobre 2023 au kibboutz Nir Oz, avaient été ramenés en Israël à la suite d’une opération spéciale à Gaza.

De son côté, le Forum des familles, principale organisation plaidant pour un cessez-le-feu et la libération des otages, a appelé les autorités à « faire tout ce qui est nécessaire pour parvenir à un accord qui permettra de ramener les 55 otages restants », selon un communiqué.

L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1 218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées par le Hamas ce jour-là, 55 sont toujours retenues dans la bande de Gaza, dont au moins 31 sont mortes, selon les autorités israéliennes. Le Hamas retient également la dépouille d’un soldat israélien tué lors d’une précédente guerre à Gaza, en 2014.

Plus de 54 677 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne militaire israélienne de représailles, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Une affiche militante, un soutien public retiré : la Marche des fiertés 2025 au cœur d’un double paradoxe

La Région Île-de-France a annoncé ce 5 juin qu’elle retirait sa subvention à l’Inter-LGBT, organisatrice de la Marche des fiertés prévue fin juin à Paris. Une décision motivée par le caractère jugé violent et idéologique de l’affiche officielle de l’événement. Mais au-delà de la polémique immédiate, cette affaire met en lumière un double paradoxe idéologique, révélateur de l’état actuel de certains mouvements dits « progressistes » : la promotion systématique de l’homosexualité au nom des droits individuels, et son alliage étrange avec des courants islamistes qui, dans leur propre doctrine, condamnent fermement ces pratiques.

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Cinéma : Tom Cruise décroche un nouveau « Guinness World Record » grâce à une cascade extrême dans « Mission: Impossible 8 »

Tom Cruise, icône du cinéma d’action hollywoodien, a récemment signé une performance hors norme qui lui vaut une nouvelle entrée au Guinness World Records. Lors du tournage du très attendu Mission: Impossible 8, l’acteur a réalisé une chute libre en wingsuit depuis un avion à plus de 7 600 mètres d’altitude, sans doublure ni recours à des effets spéciaux numériques. Cette cascade spectaculaire souligne une fois de plus l’engagement personnel de Cruise à repousser les limites physiques pour garantir un réalisme saisissant dans ses films.

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À Paris, Lula exhorte Macron à conclure l’accord UE-Mercosur

Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, reçu jeudi par Emmanuel Macron à Paris, a exhorté son homologue français de conclure l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Mercosur, auquel Paris et plusieurs autres capitales du continent sont fermement opposées.

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Gérald Darmanin confirme la création d’un pôle anticriminalité à Bastia dès cet été

En visite à Bastia pour deux jours, le ministre de la Justice a confirmé ce jeudi l’annonce faite en février dernier de la création d’un pôle spécialisé dans la criminalité organisée à Bastia, et ce, dès cet été.

Pôle régional « inédit » contre la criminalité organisée, projet de pôle foncier pour simplifier les successions et souhait d’une nouvelle prison en Corse : le ministre de la Justice Gérald Darmanin a multiplié les annonces mercredi 4 juin à Bastia, assurant que « l’État n’a pas peur de juger en Corse ».

Sur la principale mesure de création d’un pôle anticriminalité à Bastia, le Garde des Sceaux a assuré qu’il « n’existera pas d’autre pôle de cette envergure dans ce combat contre la criminalité organisée dans un autre territoire de la République », ce qui « montre à la fois l’attachement de l’Etat et du ministère de la Justice à la Corse ».

Concrètement, le parquet de Bastia va prendre en charge certaines affaires liées aux bandes mafieuses comme les extorsions, incendies criminels ou trafic de stupéfiants. Les crimes de sang resteront dans le domaine de compétence de la Jirs de Marseille (juridiction interrégionale spécialisée), seule concernée, jusqu’à présent, pour le traitement de la criminalité organisée corse.

Ce pôle « ne vient rien retirer à Ajaccio, pas un magistrat en moins », a déclaré le Garde des Sceaux en confirmant un « renforcement du parquet et du siège » à Bastia pour « lutter contre la criminalité organisée qui agit dans les extorsions de fonds, qui empêche la liberté d’entreprendre, l’égalité entre les citoyens », avec l’ajout de « 57 magistrats et agents du ministère de la justice d’ici 2027″ et des arrivées »dès septembre ».

Après confirmation de la création de ce pôle dans le sillage des annonces du Garde des sceaux en février, le président de l’exécutif du Conseil Corse, Gilles Simeoni a estimé que « le contenu reste à préciser. J’ai toujours dit que l’enjeu essentiel est d’avoir une politique pénale cohérente, à la fois ferme sur les enjeux de répression mais à la fois respectueuse des droits de la défense. J’ai pris acte de la proposition qui a été rendue officielle ce jour. J’attends de voir quel sera le contenu de ce futur pôle ».

Pour sa part la première présidente de la cour d’appel de Bastia Hélène Davo a salué l’annonce de « la création immédiate » de ce pôle régional, « avec la publication dès ce soir d’une circulaire de politique pénale ». En Corse, le nombre d’homicides rapporté à la population est le plus élevé de France métropolitaine.

En même temps, nous lançons la concertation pour créer un pôle foncier à Ajaccio, qui verra le jour, je l’espère, au tout début de 2026″ pour « pouvoir aider la question des successions, de ce désordre (foncier) (..) qui empêche le fonctionnement économique classique de l’île », a également annoncé Gérald Darmanin. La Corse compte de nombreuses parcelles n’ayant jamais fait l’objet d’un titre de propriété, car la majorité des biens immobiliers et des terrains sont en indivision depuis plusieurs générations – ce qui empêche d’établir ce qui appartient à qui, ou dans quelle proportion.

Dans ce qu’il a défini comme « une révolution contre le crime organisé », le ministre est ensuite revenu sur la proposition de loi contre le narcotrafic adoptée en première lecture au Sénat, en janvier, rappelant son soutien à « la création du Pnaco (procureur national anti-criminalité organisée, ndlr) au 1er janvier 2026 », « l’extension de la confiscation de tous les avoirs criminels » et « la création d’un véritable régime de repenti » élargi aux crimes de sang.

Enfin, dans une déclaration unanimement saluée par les élus corses, il a annoncé le retrait des condamnés et mis en examen corses du Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions terroristes (Fijait), « afin qu’aucun amalgame avec les terroristes islamistes ne soit au rendez-vous ». Il répondait ainsi à une demande forte du mouvement indépendantiste Core in Fronte.

La visite du ministre de la Justice, Gérald Darmanin, s’est poursuit ce vendredi 6 juin au palais de justice de Bastia, où il a eu l’occasion d’échanger avec les magistrats et agents judiciaires présents en Corse.

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