Sous l’impulsion du président Donald Trump, les États-Unis d’Amérique vont progressivement interdire tous les colorants alimentaires artificiels d’ici la fin de l’année 2026. L’annonce a été faite mardi 22 avril 2025 par « l’agence américaine de contrôle alimentaire et pharmaceutique » (FDA), en coordination avec le ministère de la Santé.
Lire la suite Les États-Unis d’Amérique vont interdire tous les colorants alimentaires artificiels d’ici fin 2026Jordanie : interdiction totale des « Frères musulmans », accusés de déstabilisation et de fabrication d’armes
La Jordanie a franchi un nouveau cap dans sa lutte contre les groupes jugés menaçants pour sa stabilité. Le mercredi 23 avril 2025, le gouvernement jordanien a officiellement interdit toutes les activités des « Frères musulmans » sur son territoire, après l’arrestation de plusieurs membres soupçonnés d’activités terroristes, incluant la fabrication d’armes et des projets de déstabilisation.
Lire la suite Jordanie : interdiction totale des « Frères musulmans », accusés de déstabilisation et de fabrication d’armesDes migrants haïtiens menacés d’expulsion se tournent vers le Canada
Des Haïtiens bénéficiant d’un statut temporaire aux États-Unis d’Amérique, sont de plus en plus nombreux à prendre la route du Canada, depuis que l’administration Trump menace de révoquer leur protection. A Montréal, la diaspora haïtienne se mobilisent pour apporter son soutien.
Lire la suite Des migrants haïtiens menacés d’expulsion se tournent vers le CanadaMali : découverte d’un charnier près d’une base militaire à l’ouest du pays.
Un charnier a été découvert à proximité d’une base militaire dans l’Ouest du Mali. Cette découverte a été faite par des personnes à la recherche de leurs proches, arrêtés par l’armée malienne et les paramilitaires de Wagner le 12 avril à Sébabougou et toujours portés disparus.
Lire la suite Mali : découverte d’un charnier près d’une base militaire à l’ouest du pays.Nouvelle-Zélande : alerte sur une fuite des cerveaux vers l’Australie
La Nouvelle-Zélande traverse une crise économique sans précédent qui pousse des milliers de ses citoyens, souvent parmi les plus qualifiés, à quitter le pays. Attirés par de meilleures opportunités et une qualité de vie plus élevée, nombre d’entre eux trouvent refuge en Australie. Le quotidien allemand « Die Welt » tire la sonnette d’alarme : cette fuite des cerveaux risque de compromettre l’avenir du pays du « Long Nuage blanc ».
Lire la suite Nouvelle-Zélande : alerte sur une fuite des cerveaux vers l’AustralieFrance – Présidentielle 2027 : Lucie Castets appelle à «une primaire des gauches la plus large possible»
Lucie Castets, éphémère candidate à Matignon après les législatives de 2024, invite les chefs des partis de gauche à se rassembler le 2 juillet pour discuter d’une candidature commune à la présidentielle.(Source : AFP).
Pour gagner à la prochaine présidentielle, «nous avons besoin de nous mettre autour de la table et de travailler. Donnons-nous rendez-vous le 2 juillet prochain», après le congrès du PS prévu mi-juin, «pour poser la première pierre de la victoire», écrit-elle.
Dans une tribune publiée ce mercredi dans Libération, intitulée «Organisons une primaire des gauches la plus large possible», celle qui avait été désignée par les partis du Nouveau Front populaire pour être leur candidate au poste de première ministre, les appelle à dépasser «leurs querelles partisanes», car «la situation actuelle doit susciter un sursaut unitaire».
Pour gagner à la prochaine présidentielle, «nous avons besoin de nous mettre autour de la table et de travailler. Donnons-nous rendez-vous le 2 juillet prochain», après le congrès du PS prévu mi-juin, «pour poser la première pierre de la victoire», écrit-elle. Défendant «une candidature commune aux partis de gauche et aux écologistes, fédérée autour d’une équipe», elle appelle à élaborer, de manière collective, «une procédure démocratique et transparente de désignation de la candidate ou du candidat qui nous représentera à l’échéance présidentielle».
Elle évoque «plusieurs options», comme l’organisation, «juste après les municipales de 2026», d’une «primaire des gauches la plus large qu’on ait jamais proposée» pour «permettre au peuple de gauche de donner son opinion éclairée après une campagne respectueuse». Autre option, elle juge «possible que les représentants des partis se réunissent pour une concertation de quelques jours» pour décider de la candidature la plus pertinente. «Ou encore, il est envisageable d’organiser une convention citoyenne avec des représentants des partis, de la société civile organisée, mais aussi d’électrices et électeurs de la gauche tirés au sort», suggère-t-elle.
Passer la publicité
Tensions Pakistan – Afghanistan : Une vague d’expulsion force plus de 100 000 afghans à quitter le Pakistan en trois semaines
Plus de 100 000 afghans ont quitté le Pakistan dans le cadre d’une «campagne d’expulsion massive » organisée depuis le 1er Avril. Islamabad les accuse d’être « liés au terrorisme et au narcotrafic »
Lire la suite Tensions Pakistan – Afghanistan : Une vague d’expulsion force plus de 100 000 afghans à quitter le Pakistan en trois semainesTunisie : l’avocat Ahmed Souab arrêté après avoir dénoncé une « injustice inédite » dans l’affaire du complot contre l’État
En Tunisie, l’arrestation de l’avocat et ancien juge Ahmed Souab a provoqué une onde de choc dans les milieux juridiques et politiques. Connu pour son franc-parler, il a été interpellé lundi 21 avril à l’aube, après avoir publiquement dénoncé des pressions du pouvoir sur la justice dans le cadre du procès dit du « complot contre la sûreté de l’État », une affaire hautement controversée visant plusieurs opposants au président Kaïs Saïed.
L’avocat a été arrêté à son domicile par une dizaine d’agents de sécurité, selon son fils, et conduit au pôle judiciaire antiterroriste. Il a ensuite été placé en garde à vue, soupçonné de « menace de crimes terroristes » après ses propos virulents contre le verdict rendu samedi dernier. Lors de l’audience, Ahmed Souab avait déclaré : « L’injustice et l’humiliation que j’ai vues dans ce dossier sont sans précédent. L’épée de la justice n’est pas sous la gorge des accusés, mais sous celle du juge. »
Des propos qui, selon le pouvoir, franchissent la ligne rouge. Pour Samir Dilou, avocat et collègue de Souab, cette arrestation constitue une dérive grave : « Il va rester cinq jours en détention provisoire et ne pourra pas contacter ses avocats durant les deux premiers jours. »
Cette interpellation intervient alors que les condamnations prononcées samedi à l’encontre de plus de quarante figures politiques, avocats, journalistes et anciens ministres ont suscité une vive indignation. Les peines vont de 4 à 66 ans de prison, pour des accusations de « complot contre la sûreté de l’État » et « d’appartenance à un groupe terroriste ». Les avocats de la défense, dont Ahmed Souab, dénoncent un procès politique « fabriqué de toutes pièces ».
Lundi soir, une manifestation a rassemblé des protestataires sur l’avenue Habib Bourguiba à Tunis pour dénoncer l’arrestation de l’ancien juge. Brandissant des pancartes, les manifestants ont appelé à la fin de l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques et à la libération immédiate des détenus.
Cette affaire s’inscrit dans un climat politique de plus en plus tendu en Tunisie, où le président Kaïs Saïed est accusé par ses opposants de dérive autoritaire depuis qu’il a suspendu le Parlement en 2021 et concentré tous les pouvoirs exécutifs entre ses mains. L’arrestation d’Ahmed Souab risque d’exacerber davantage les tensions, alors que la société civile tunisienne s’inquiète d’un recul progressif des libertés fondamentales.
Pourquoi le nom du nouveau pape sera annoncé par un cardinal français
C’est un moment solennel et historique que le monde catholique attend avec émotion : l’annonce du nouveau pape, traditionnellement proclamée depuis le balcon de la basilique Saint-Pierre au Vatican. Cette année, cet honneur reviendra à un Français, le cardinal Dominique Mamberti.
Suite au décès du pape François survenu le 21 avril, un nouveau conclave va être convoqué pour élire son successeur. À l’issue de ce scrutin très secret, c’est le cardinal Mamberti qui aura la responsabilité de prononcer la célèbre formule latine : « Habemus papam » – « Nous avons un pape ». Il révélera ainsi publiquement le nom du nouveau souverain pontife à des milliers de fidèles rassemblés sur la place Saint-Pierre et à des millions de téléspectateurs à travers le monde.
Âgé de 71 ans et originaire de Vico, en Corse, Dominique Mamberti est actuellement préfet du Tribunal suprême de la Signature apostolique, la plus haute juridiction du Saint-Siège. En juillet dernier, il a été élevé au rang de protodiacre lors d’un consistoire ordinaire au Vatican, ce qui lui confère le privilège d’annoncer l’élection du nouveau pape si celle-ci survient pendant son mandat.
Consacré évêque en 2002 à la basilique Saint-Pierre, il avait reçu à cette occasion le titre d’archevêque de Sagone, un ancien siège épiscopal corse symboliquement restauré.
Il s’agit de la deuxième fois qu’un Français est chargé de proclamer l’« Habemus papam ». En 2013, c’est le cardinal Jean-Louis Tauran, originaire de Bordeaux, qui avait annoncé au monde l’élection du pape François. Il était alors l’un des rares cardinaux francophones à occuper un poste aussi élevé dans la hiérarchie vaticane. Il est décédé en 2018 des suites de la maladie de Parkinson.
La désignation du cardinal Mamberti pour ce rôle emblématique est à la fois un hommage à sa carrière diplomatique et religieuse au sein du Vatican, et un clin d’œil à la place qu’occupe encore aujourd’hui la France dans l’histoire de l’Église catholique.
Au Cachemire indien, une attaque contre des touristes fait au moins 26 morts
Mardi, des hommes armés ont attaqué un groupe de voyageurs à Pahalgam, une célèbre destination touristique du Cachemire indien, tuant au moins 26 personnes. La région est régulièrement secouée par une insurrection armée réclamant son indépendance de New Delhi.(Source : AFP).
Au moins 26 personnes ont été tuées, mardi 22 avril, au Cachemire indien, lorsque des hommes armés ont ouvert le feu sur un groupe de touristes dans cette région où sévit une insurrection, ont annoncé à l’AFP des responsables des services de sécurité locaux.
Le Premier ministre indien, Narendra Modi, qui a écourté le voyage qu’il effectuait en Arabie saoudite pour rentrer dans son pays, a dénoncé un « acte odieux », promettant que ses auteurs seraient « traduits en justice ». « Leur dessein maléfique n’aboutira jamais. Notre détermination à lutter contre le terrorisme est inébranlable et elle ne fera que se renforcer », a-t-il martelé dans un communiqué.
Les États-Unis sont « fermement aux côtés de l’Inde face au terrorisme », a quant à lui réagi Donald Trump sur son réseau Truth Social.
Le patron de l’ONU, Antonio Guterres, « condamne fermement » l’attaque, a fait savoir son porte-parole dans un communiqué. « Le secrétaire général souligne que les attaques contre des civils sont inacceptables dans n’importe quelles circonstances », a-t-il ajouté, présentant ses condoléances aux familles des victimes.
Les hommes visés
L’attaque est à cet égard survenue au lendemain d’une rencontre à New Delhi entre le vice-président américain, J. D. Vance, en visite officielle de quatre jours sur le sol indien, et Narendra Modi.
L’attaque a eu lieu à Pahalgam, une destination touristique populaire à environ 90 kilomètres de l’importante ville de Srinagar.
« Les combattants (…) sont sortis de la forêt près d’une petite prairie ouverte et ont commencé à tirer », a raconté à un journaliste de l’AFP un témoin sous couvert d’anonymat. « Ils épargnaient clairement les femmes et continuaient à tirer sur les hommes, parfois un seul coup et parfois plusieurs balles, c’était comme une tempête », a-t-il déclaré.
Une région militarisée
Le ministre indien de l’Intérieur, Amit Shah, a annoncé se rendre par avion sur les lieux de l’attaque.
« Ceux qui sont impliqués dans cet acte de terreur lâche ne seront pas épargnés, et nous imposerons aux auteurs les conséquences les plus sévères », a déclaré Amit Shah dans un communiqué.
Le chef du gouvernement local, Omar Abdullah, a déclaré que le bilan des victimes était « encore en cours de vérification », mais a affirmé que « l’attaque est bien plus importante que tout ce que nous avons vu visant des civils ces dernières années ».
« Cette attaque contre des personnes qui nous rendent visite est une abomination », a-t-il déclaré dans un communiqué.
Rahul Gandhi, leader du principal parti d’opposition en Inde, le Congrès, a qualifié ces attaques de « dévastatrices ». « Le pays tout entier est uni contre le terrorisme », a-t-il déclaré dans un communiqué, appelant le gouvernement fédéral à « assumer ses responsabilités ».
L’Inde compte environ 500 000 soldats déployés en permanence dans le territoire, bien que les combats ont diminué depuis que le gouvernement de Narendra Modi a révoqué l’autonomie limitée du Cachemire en 2019.
Depuis cette date, les autorités indiennes ont fortement promu cette région montagneuse comme destination touristique, tant pour le ski durant les mois d’hiver que pour échapper à la chaleur étouffante de l’été dans le reste de l’Inde.
Environ 3,5 millions de touristes ont visité le Cachemire en 2024, dont une majorité de touristes indiens, selon les chiffres officiels.
Une insurrection depuis 1989
En 2023, l’Inde a accueilli une réunion du G20 sur le tourisme à Srinagar placée sous haute sécurité pour montrer que le calme était de retour, après la répression massive qui avait suivi l’annulation de l’autonomie limitée de la région par New Delhi en 2019.
De nombreux complexes touristiques sont en cours de développement, y compris certains situés près de la frontière fortement militarisée qui divise le Cachemire entre l’Inde et le Pakistan.
Des rebelles de la région à majorité musulmane mènent une insurrection depuis 1989. Ils réclament l’indépendance ou une fusion avec le Pakistan, qui contrôle une partie plus petite de la région du Cachemire et, comme l’Inde, revendique la région dans son intégralité.
L’Inde accuse régulièrement le Pakistan de soutenir les combattants. Islamabad nie cette accusation, affirmant seulement son soutien à l’autodétermination du Cachemire.
L’attaque la plus marquante de ces dernières années a eu lieu à Pulwama en février 2019, lorsque des insurgés ont percuté un convoi de police avec une voiture remplie d’explosifs, tuant 40 personnes et en blessant au moins 35 autres.
L’attaque contre des civils la plus meurtrière remonte à mars 2000, lorsqu’une trentaine de civils indiens avaient été tués.