À Caracas, devant le siège des Nations unies, les familles des plus de 200 prisonniers vénézuéliens envoyés par les États-Unis d’Amérique au Salvador en vertu de « l’Alien Ennemies » (« Nation ennemie»), ont voulu attirer l’attention des organisations internationales sur la situation de leurs proches. Détenus dans une prison salvadorienne de haute de sécurité, ils sont accusés d’appartenir au gang vénézuélien « Tren de Aragua .»
Lire la suite Vénezuela : les familles des Vénézuéliens envoyés au Salvador par l’administration Trump manifestentPrésidentielle 2025 au Gabon : le scrutin« des grandes premières »
Plus de 846 000 électeurs gabonais sont attendus ce samedi 12 avril 2025 pour choisir leur prochain président. Une élection qui rime avec plusieurs grandes premières. Depuis 1967, c’est pour la première fois qu’un scrutin présidentiel va se tenir sans un bulletin « Bongo ». Par ailleurs, militaires et magistrats ont désormais la possibilité de prétendre au fauteuil présidentiel à condition d’être mis en disponibilité.
Lire la suite Présidentielle 2025 au Gabon : le scrutin« des grandes premières »Espagne : la ruée vers les bunkers, symptôme d’une Europe rendue parano par la propagande russophobe
Depuis le début de la guerre en Ukraine, l’Europe est entrée dans une nouvelle ère d’incertitude à prendre la propagande atlantiste russophobe comme parole d’évangile. Le spectre d’un conflit sur son propre sol, jusque-là impensable pour beaucoup, pousse désormais les citoyens à anticiper le pire alors que la menace, s’il est devenait réelle ne serait que le résultat de la politique de certains pays historiquement dans la haine de la Russie sous toutes ses formes géographiques et politiques, qui forment la doxa et la doctrine atlantiste et qui, par leurs actes pourraient rendre leurs allégations en prophéties autoréalisatrices.
En Espagne, cela se traduit par une explosion de la demande de bunkers privés : +200 % depuis février 2022. Ce phénomène s’inscrit dans une tendance paranoïaque plus large qui touche également l’Allemagne, la France et les pays baltes.
Lire la suite Espagne : la ruée vers les bunkers, symptôme d’une Europe rendue parano par la propagande russophobeFrance : un complice présumé de Mohamed Amra mis en examen et écroué après avoir été extradé par la Thaïlande
Un homme a été mis en examen et placé en détention provisoire ce mercredi 9 avril par le tribunal judiciaire de Paris, en raison de sa possible implication dans l’évasion de Mohamed Amra, un trafiquant dont la fuite avait entraîné la mort de deux agents pénitentiaires en mai 2024. Il avait auparavant été incarcéré en Thaïlande, avant d’être remis aux autorités françaises. (Avec : AFP).
Lire la suite France : un complice présumé de Mohamed Amra mis en examen et écroué après avoir été extradé par la ThaïlandeFestival de Cannes 2025 : voici tous les films en compétition pour la 78e édition
Le compte à rebours est lancé : le Festival de Cannes 2025 ouvrira ses portes le mardi 13 mai avec sa célèbre cérémonie d’ouverture. À J-33 du lancement, la sélection officielle de la 78e édition a été dévoilée ce jeudi 10 avril lors d’une conférence de presse menée par Iris Knobloch, présidente du festival, et Thierry Frémaux, délégué général.
Lire la suite Festival de Cannes 2025 : voici tous les films en compétition pour la 78e éditionMayotte – France/Outre-Mer : climat tendu alors que Manuel Valls poursuit sa visite dans l’île.
Le ministre français des Outre-mer est arrivé mardi 8 avril à Mayotte, alors que débute des mobilisations sociales à l’appel d’une intersyndicale. De leur côté les élus mahorais, qui doivent se prononcer jeudi sur le projet de de loi de reconstruction de Mayotte , adopté par le parlement en février, demandent qu’il soit revu.
Lire la suite Mayotte – France/Outre-Mer : climat tendu alors que Manuel Valls poursuit sa visite dans l’île.Le danger du« Frérisme », de plus en plus présent en France, selon un rapport à paraître prochainement.
Le mouvement islamiste «frériste » est un danger de plus en plus présent dans toutes les sphères de la société française. C’est la conclusion d’un rapport bientôt disponible commandé par le ministère de l’Intérieur sur l’influence grandissante de cette mouvance islamiste en France. Écrit par le diplomate Pascale Gouyette et le préfet François Courtade,il alerte sur le danger que constitue cette organisation islamiste qui a pris de l’essor durant le « Printemps arabe » et dont l’objectif affiché est « d’étendre la terre de l’islam » (mais absolument rigoriste) à travers le monde.
Lire la suite Le danger du« Frérisme », de plus en plus présent en France, selon un rapport à paraître prochainement.Explosion des frais pour l’autorisation de voyage au Royaume-Uni : 60% d’augmentation dès le 9 avril
Depuis le 2 avril 2025, les ressortissants de 83 pays, dont ceux de l’Union européenne, doivent impérativement obtenir une autorisation électronique de voyage (ETA) pour se rendre au Royaume-Uni. Cette nouvelle mesure s’ajoute à l’obligation de passeport pour les voyageurs souhaitant se rendre en Angleterre, en Écosse, au Pays de Galles ou en Irlande du Nord.
Au départ, les frais pour cette autorisation étaient fixés à 10 livres sterling (soit environ 11,70 €). Cependant, à peine une semaine après l’introduction de l’ETA, le 9 avril, ces frais augmentent de manière significative, atteignant désormais 16 livres sterling (soit 18,70 €), ce qui représente une augmentation de 60%.
Une dépense supplémentaire pour les voyageurs européens
Bien que l’ETA soit valable pour deux ans, cette augmentation de prix représente une charge supplémentaire pour les voyageurs européens. Cela survient dans un contexte où les frais de séjour au Royaume-Uni, notamment à Londres, sont déjà élevés, entre le coût de la vie, de l’hébergement et des activités. L’augmentation des frais pourrait donc refroidir les voyageurs, notamment ceux qui comptaient passer un week-end à Londres, une ville déjà souvent critiquée pour son coût de la vie élevé et ses préoccupations liées à l’insécurité.
Attention aux sites frauduleux
Les autorités britanniques avertissent les voyageurs des sites internet frauduleux qui se multiplient sur le web. En recherchant “ETA Royaume-Uni” ou “ETA UK” sur un moteur de recherche, les premiers résultats sponsorisés mènent souvent à des plateformes non officielles qui proposent des frais plus élevés. En plus de ces prix gonflés, ces sites peuvent récolter vos informations bancaires et les détails de votre passeport à des fins malveillantes.
Pour éviter tout risque, les autorités recommandent de passer exclusivement par le site officiel du gouvernement britannique, à savoir gov.uk, ou l’application UK ETA, afin de s’assurer de payer le tarif correct et de protéger ses données personnelles.
Impact sur le tourisme et les voyageurs réguliers
Cette hausse des frais pourrait avoir des conséquences sur le tourisme et les voyages fréquents entre l’Union européenne et le Royaume-Uni. Bien que l’ETA soit valable pendant deux ans, l’augmentation rapide des frais pourrait inciter certains voyageurs à revoir leurs projets, surtout ceux qui prennent l’habitude de traverser la Manche pour de courts séjours.
Alors que les autorités britanniques justifient cette mesure par des raisons de sécurité et de contrôle des frontières, les voyageurs devront s’adapter à ce nouveau coût, à une époque où chaque dépense compte.
Cette hausse des frais ETA montre aussi une tendance à l’augmentation des coûts liés aux déplacements internationaux, impactant directement les budgets des voyageurs européens.
France : Laurent Wauquiez s’attire les foudre en proposant d' »enfermer les étrangers dangereux sous OQTF » à Saint-Pierre-et-Miquelon
Alors qu’il est en pleine campagne pour la présidence des Républicains face à Bruno Retailleau, la proposition choc de Laurent Wauquiez, dévoilée mardi 8 avril dans le Journal du Dimanche, a suscité de vives réactions au sein de la classe politique.
Une réaction politique massive. En pleine campagne pour la présidence des Républicains (LR), Laurent Wauquiez, leader des députés de droite, a proposé dans un entretien au Journal du Dimanche du 8 avril, que les étrangers placés sous OQTF (obligation de quitter le territoire) soient incarcérés dans un centre de rétention situé à Saint-Pierre-et-Miquelon, en dehors de l’Hexagone. « Ils auraient une seule alternative : soit partir à Saint-Pierre-et-Miquelon, soit rentrer chez eux », a-t-il détaillé, laissant entendre qu’il compte mettre la pression sur ces étrangers pour qu’ils acceptent de repartir dans leur pays.
« Il fait 5 degrés de moyenne pendant l’année, il y a 146 jours de pluie et de neige », a argumenté le candidat à la présidence de LR, qui « pense qu’assez rapidement, ça va amener tout le monde à réfléchir ». « Saint-Pierre-et-Miquelon n’est pas dans l’espace Schengen, on peut contrôler (les OQTF), ils n’ont plus la possibilité de revenir sur le territoire métropolitain », a-t-il également mis en avant auprès de nos confrères. Cette annonce intervient un mois après le refus de l’Algérie de recevoir une soixantaine de ses ressortissants sous OQTF dont le profil était qualifié de « dangereux » par le ministère de l’Intérieur. « Bruno Retailleau a défendu une ligne de fermeté et il n’a pas été écouté », a pointé du doigt Laurent Wauquiez.
Laurent Wauquiez s’attire les foudres de la classe politique
Les réactions indignées de la classe politique ne se sont pas fait attendre après les propos de Laurent Wauquiez. « C’est la France, pas une prison ou un centre de rétention », a fustigé le ministre des Outre-mer, Manuel Valls. « Aucun territoire français ne mérite d’être traité comme une zone de relégation », a insisté le ministre. Avant d’asséner : « l’exil forcé, c’est une méthode de colon, pas d’élu de la République. Le bagne de Cayenne, c’est loin et tant mieux ». La cheffe des députés du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, a également réagi sur X, estimant que « la place des OQTF, c’est dans leur pays…, sûrement pas dans un territoire français. Les habitants de Saint-Pierre-et-Miquelon ne sont pas des sous-citoyens ».
Stéphane Lenormand, député LIOT de Saint-Pierre-et-Miquelon a quant à lui pointé du doigt le « mépris » de Laurent Wauquiez à l’égard des habitants de l’archipel. « Nous ne sommes pas là poubelle de la France », a-t-il martelé. Sur Twitch, l’élu a dénoncé des propos « complètement aberrants », mais aussi « une incompétence et une non-maîtrise des dossiers ». Et de tacler vivement le député de la région Auvergne-Rhône-Alpes : « Je suis surpris que quelqu’un qui aspire à la présidence de la droite républicaine, voire même à la présidence de la France, puisse avoir une réflexion pareille ». Sur la gauche de l’échiquier politique, Marine Tondelier a ironisé sur « les ravages du Wauquisme » en publiant la Une du JDNews.
« Une déportation organisée vers un bagne ? Un camp ? Un Guantánamo façon Vichy 2.0 ? […] Le naufrage continue », a pointé du doigt Arnaud Saint-Martin, député Insoumis de Seine-et-Marne. « Laurent Wauquiez n’a de républicain que le nom de son parti » et « finira dans les poubelles de l’Histoire », a estimé Léon Deffontaines, porte-parole du Parti communiste français (PCF).
De son côté, le Premier secrétaire du parti socialiste (PS), Olivier Faure, s’interroge sur X : « Que va-t-il rester à l’extrême droite ? ». « Wauquiez veut renouer avec la tradition impériale de transformer les territoires d’Outre-mer en bagne. Indigne insulte aux valeurs de République », a déploré la maire socialiste de Nantes, Johanna Rolland.
Nouvelles taxes États-uniennes: ce qui change à partir de ce 9 avril et les conséquences pour l’économie mondiale
C’est un virage brutal dans la politique commerciale des États-Unis. Ce mercredi 9 avril, entre en vigueur une nouvelle vague de taxes douanières imposées par Washington, dans le sillage d’une annonce choc faite par le président Donald Trump une semaine plus tôt. Objectif affiché : imposer des droits de douane réciproques, en ciblant les pays qui exportent massivement vers les États-Unis sans acheter en retour. En réalité, c’est un séisme économique global qui s’annonce.
Un plan douanier en deux étapes
Le 5 avril, Washington a instauré un plancher universel de 10 % sur tous les produits importés aux États-Unis. Ce mercredi 9 avril marque la deuxième phase : l’ajout de surtaxes douanières sur mesure, déterminées en fonction des déséquilibres commerciaux entre les États-Unis et leurs partenaires.
Ces surtaxes ne sont pas uniformes : elles varient selon les pays, leur volume d’exportation et leur déficit commercial avec les États-Unis. C’est donc une offensive commerciale ciblée qui débute officiellement ce jour.
80 pays touchés, l’Asie et l’Europe en première ligne
Selon un document officiel publié par la Maison-Blanche, près de 80 pays et territoires sont concernés par ces nouvelles taxes additionnelles.
L’Asie est la plus lourdement frappée :
•Chine : +104 % de droits de douane,
•Viêt Nam : +46 %,
•Japon : +24 %.
L’Union européenne n’est pas épargnée : +20 % de taxes douanières sur tous les produits européens entrant aux États-Unis. La France, particulièrement concernée, pourrait subir de plein fouet ces mesures dans plusieurs secteurs clefs de son économie.
Conséquences pour la France : un choc économique redouté
En France, les inquiétudes sont vives. Le Premier ministre François Bayrou a tiré la sonnette d’alarme ce week-end dans Le Parisien :
« La hausse des droits de douane pourrait coûter à la France plus de 0,5 % de son PIB. Le risque de pertes d’emplois est absolument majeur, tout comme celui d’un ralentissement brutal de notre économie. »
La Bourse de Paris a déjà réagi : le CAC 40 a plongé de 4,68 % lundi 7 avril, illustrant la nervosité des marchés. Si une légère remontée a été observée mardi, l’incertitude reste entière.
Quels secteurs français sont les plus menacés ?
Les secteurs les plus dépendants du marché américain vont être les premiers à encaisser le choc. Parmi eux :
•L’aéronautique et le spatial, avec plus de 9,3 milliards d’euros d’exportations en un an,
•Les vins et spiritueux : 4,1 milliards d’euros,
•Mais aussi : le fromage, l’automobile, l’agroalimentaire ou encore le luxe.
Pour Vincent Chaigneau, directeur de la recherche chez Generali Investments :
« Le gros problème de la France, c’est qu’elle est prise en étau. Contrairement à l’Allemagne, elle ne pourra pas amortir ce choc par des mesures budgétaires. »
Impact mondial : vers une flambée des prix ?
Outre les pays visés, les États-Unis eux-mêmes pourraient en subir les conséquences. De nombreuses multinationales américaines, comme Nike, Gap, ou Dell, dépendent de matières premières ou de composants fabriqués en Asie.
•Nike fabrique une paire sur deux au Viêt Nam.
•Gap produit 30 % de ses vêtements au Viêt Nam, 17 % en Indonésie.
Résultat : une augmentation des coûts est redoutée, ce qui pourrait conduire à une hausse des prix pour les consommateurs américains, notamment dans les secteurs de la mode, de l’électronique ou de l’informatique. L’iPhone semble pour l’instant épargné, mais la menace d’un effet domino est bien réelle.
Une escalade commerciale au goût de revanche
Avec ces nouvelles mesures, Donald Trump réaffirme sa vision d’un commerce international basé sur la réciprocité stricte. Une politique offensive qui risque de raviver les tensions diplomatiques, affaiblir les échanges internationaux, et plonger certaines économies dans la tourmente.
Alors que les partenaires des États-Unis dénoncent une politique unilatérale et destructrice, le monde entre dans une nouvelle ère commerciale marquée par la confrontation, dans laquelle les répercussions pourraient se faire sentir pendant de longues années.