Le 8 janvier 2026, l’armée libanaise a annoncé avoir achevé la première phase de son plan de désarmement visant les groupes armés non étatiques, dont le Hezbollah. Cette étape concerne principalement le sud du Liban, entre le fleuve Litani et la frontière avec Israël, une région longtemps contrôlée par le mouvement chiite.
Lire la suite Désarmement du Hezbollah : le Liban franchit une première étape majeureUkraine: Le Parlement s’oppose à la nomination du candidat de Zelensky à l’Energie
Le Parlement ukrainien n’a pas approuvé mardi la nomination de l’ancien ministre de la Défense, Denys Chmyhal, au poste de ministre de l’Energie, une décision surprise qui vient contrarier les projets du président Volodimir Zelensky, qui avait proposé son nom pour ce portefeuille.(Source : Reuters).
Lire la suite Ukraine: Le Parlement s’oppose à la nomination du candidat de Zelensky à l’EnergieJapon : La Première ministre prévoit des élections anticipées
La Première ministre japonaise Sanae Takaichi prévoit de convoquer des élections législatives anticipées pour renouveler la chambre basse du Parlement, a déclaré mercredi le secrétaire général du parti au pouvoir.(Source : Reuters).
Lire la suite Japon : La Première ministre prévoit des élections anticipéesGroenland : le Danemark répond aux pressions américaines par un renforcement militaire sur l’île
Le Danemark a annoncé un renforcement de sa présence militaire au Groenland, territoire autonome stratégique de l’Arctique, dans un contexte de tensions croissantes avec les États-Unis. Cette décision intervient après plusieurs déclarations de Donald Trump, qui a de nouveau affirmé l’intérêt vital de Washington pour cette région et laissé planer la menace d’une prise de contrôle américaine.
Lire la suite Groenland : le Danemark répond aux pressions américaines par un renforcement militaire sur l’îleProcès de Mahdieh Esfandiari à Paris : une affaire judiciaire au cœur de tensions diplomatiques entre la France et l’Iran
Le procès de Mahdieh Esfandiari, ressortissante iranienne poursuivie pour apologie du terrorisme et incitation à la haine en ligne, s’est ouvert à Paris dans un contexte judiciaire et diplomatique particulièrement sensible. Présentée par Téhéran comme une possible monnaie d’échange contre deux ressortissants français détenus en Iran, l’accusée affirme vouloir « dissiper les mensonges » qui entourent son dossier.
Lire la suite Procès de Mahdieh Esfandiari à Paris : une affaire judiciaire au cœur de tensions diplomatiques entre la France et l’IranCAN Maroc 2025 : des sanctions en préparation après les incidents du match Algérie – Nigeria
La Coupe d’Afrique des nations a été marquée par de vives tensions à l’issue du quart de finale opposant l’Algérie au Nigeria. Battus 2-0 par les Super Eagles, les Fennecs ont vu leur élimination s’accompagner d’incidents extra-sportifs, poussant la Confédération africaine de football (CAF) à annoncer l’ouverture d’une enquête disciplinaire et de possibles sanctions.
Lire la suite CAN Maroc 2025 : des sanctions en préparation après les incidents du match Algérie – NigeriaAccord commercial UE-Inde : le chancelier allemand en déplacement stratégique à New Delhi
Alors qu’un accord commercial majeur entre l’Union européenne et l’Inde semble entrer dans sa phase décisive, le chancelier allemand s’est rendu en Inde afin de renforcer les relations économiques bilatérales et de soutenir activement la conclusion rapide des négociations entre Bruxelles et New Delhi.
Lire la suite Accord commercial UE-Inde : le chancelier allemand en déplacement stratégique à New DelhiLa Corée du Nord dénonce les crimes américains et accuse Washington de saper l’autorité de l’ONU
La Corée du Nord a de nouveau vivement critiqué les États-Unis, accusant Washington de mépriser l’existence même de l’Organisation des Nations unies (ONU).
Lire la suite La Corée du Nord dénonce les crimes américains et accuse Washington de saper l’autorité de l’ONUMali : arrestation d’un marabout pour promesse mystique de victoire à la CAN 2025, illustration d’un charlatanisme persistant
Au Mali, l’interpellation d’un marabout ayant affirmé pouvoir garantir la victoire des Aigles à la Coupe d’Afrique des Nations 2025 dépasse le cadre d’un simple fait divers. Elle met en lumière la persistance du charlatanisme et les fragilités sociales sur lesquelles il prospère.
Lire la suite: Mali : arrestation d’un marabout pour promesse mystique de victoire à la CAN 2025, illustration d’un charlatanisme persistant
Après l’élimination du Mali en quart de finale de la CAN 2025, un marabout basé à Bamako, accusé d’avoir extorqué d’importantes sommes d’argent à des supporters en échange de promesses mystiques, a été arrêté pour escroquerie. Cette affaire soulève des interrogations plus larges sur le rapport à la rationalité, à la foi et à la responsabilité collective.
L’homme, identifié sous le nom de Sinayogo, s’était présenté comme détenteur de pouvoirs occultes capables d’influencer l’issue de la compétition continentale. Selon les éléments communiqués par les autorités, il aurait convaincu plusieurs citoyens de financer des rituels censés assurer la victoire du Mali à la CAN 2025, recueillant au passage des dizaines de millions de francs CFA.
La défaite des Aigles en quart de finale a provoqué la colère de certains supporters, qui se sont rendus devant le domicile du marabout pour exiger des comptes. L’intervention des forces de l’ordre a conduit à son arrestation et à son placement en garde à vue pour escroquerie, dans un pays où le charlatanisme est théoriquement encadré par la loi.
Mais l’affaire interroge au-delà de la sanction judiciaire. Elle pose la question de la facilité avec laquelle un discours irrationnel peut s’imposer dans l’espace public, mobiliser des ressources financières conséquentes et bénéficier d’une crédibilité sociale, parfois renforcée par la circulation rapide de l’information sur les réseaux sociaux.
Le recours à des promesses mystiques dans le cadre d’un événement sportif majeur ne relève pas d’un phénomène isolé. Il s’inscrit dans un contexte marqué par la précarité économique, l’incertitude politique et une défiance persistante envers les institutions. Dans ce cadre, le football devient un exutoire collectif, un espace où s’accumulent espoirs nationaux et attentes symboliques, offrant un terrain propice aux manipulations.
Le charlatanisme prospère précisément dans ces zones de fragilité, là où l’accès à une information fiable reste limité et où la pensée critique peine à s’imposer. Loin d’être une survivance folklorique, il constitue un mécanisme d’exploitation structuré, capable de générer des profits significatifs en s’appuyant sur la foi, la détresse ou l’enthousiasme populaire.
Il ne s’agit pas de remettre en cause la spiritualité ou les pratiques culturelles en tant que telles, mais de distinguer clairement ce qui relève de la croyance personnelle et ce qui s’apparente à une manipulation frauduleuse. Lorsque la promesse spirituelle devient une transaction financière fondée sur le mensonge, elle cesse d’être un fait culturel pour devenir un problème social et juridique.
L’arrestation de ce marabout au Mali agit comme un révélateur d’un charlatanisme encore profondément enraciné, nourri par les vulnérabilités sociales et l’absence de garde-fous suffisants. Elle rappelle l’importance du rôle de l’éducation, de la régulation et de la responsabilité des institutions dans la protection des citoyens. Sans un effort durable pour renforcer l’esprit critique et encadrer les dérives, ce type de pratiques continuera de se reproduire, au détriment des populations les plus exposées.
Céline Dou, pour La Boussole – infos
Iran : les mollahs utilisent peut-être un système russe pour censurer Internet et contrôler les manifestants
Depuis le 8 janvier 2026, l’accès à Internet et aux communications mobiles est largement coupé en Iran, dans une tentative du régime de bloquer la diffusion d’images et d’informations sur les manifestations massives qui secouent le pays. Face à ces restrictions, les Iraniens trouvent des moyens ingénieux pour communiquer avec l’extérieur, mais le contrôle technologique du régime reste sophistiqué.
Lire la suite: Iran : les mollahs utilisent peut-être un système russe pour censurer Internet et contrôler les manifestants
Pour diffuser vidéos et informations malgré le blackout, les manifestants utilisent des cartes SIM étrangères dans les zones frontalières afin de capter le réseau de pays voisins comme l’Irak ou la Turquie. Ces accès limités permettent néanmoins d’envoyer des messages et images vers l’étranger.
Starlink, le réseau de satellites d’Elon Musk, est également mobilisé. Il permet un accès Internet même lorsque les infrastructures locales sont coupées. Mais son usage est complexe et risqué : il nécessite un récepteur physique que les autorités peuvent repérer, obligeant les manifestants à des connexions très brèves.
Une censure high-tech, inspirée de systèmes étrangers
Pour contrer ces contournements, le régime iranien déploie des dispositifs sophistiqués de brouillage, capables de couvrir plusieurs kilomètres et d’être déplacés rapidement dans les zones contestataires.
Certains experts estiment que ces systèmes pourraient utiliser une technologie créée par la Russie, déjà expérimentée dans d’autres contextes militaires. Cela ne signifie pas que la Russie orchestre la censure iranienne, mais simplement que le régime des mollahs s’appuie peut-être sur des outils étrangers pour contrôler les communications et limiter la diffusion d’images des manifestations.
La désinformation comme prolongement du contrôle
En parallèle du blackout, le régime multiplie les campagnes de désinformation sur les réseaux sociaux. Sur X et TikTok, de nombreuses vidéos manipulées circulent pour noyer les contenus authentiques des manifestants et décrédibiliser le mouvement. Cette stratégie numérique complète la répression physique et rend plus difficile l’évaluation de la situation par la communauté internationale.
Conséquences économiques et sociales
Les coupures d’Internet affectent profondément la vie quotidienne : écoles fermées, banques et entreprises au ralenti, perturbations dans le fonctionnement des services publics. La population subit un impact direct, et le régime doit jongler entre contrôle de l’information et maintien de la vie économique et sociale.
Limites de la stratégie
Malgré la sophistication des dispositifs de censure, la diffusion de vidéos vers l’étranger continue, et les Iraniens trouvent des solutions alternatives pour communiquer. La stratégie du régime montre ainsi ses limites : bloquer totalement l’accès à l’information fragilise l’économie et ne parvient pas à empêcher totalement la circulation des images de la contestation.
Celine Dou, pour la Boussole – infos