Enseignement catholique : quand des familles plébiscitent l’école mais contestent son identité religieuse

De plus en plus de parents choisissent l’enseignement catholique pour la qualité de son encadrement et de sa pédagogie, tout en rejetant sa dimension spirituelle. Une contradiction qui met sous tension les établissements, interroge le sens du « caractère propre » et révèle un malaise plus large autour de la laïcité et de l’éducation.

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Ils inscrivent leurs enfants dans des établissements catholiques, mais refusent d’en accepter la référence religieuse. Ce paradoxe, longtemps marginal, devient aujourd’hui un sujet central pour l’enseignement privé sous contrat, pris entre attractivité scolaire et affirmation identitaire.

Un choix de plus en plus pragmatique

L’enseignement catholique accueille aujourd’hui une population scolaire de plus en plus hétérogène sur le plan religieux. Si ces établissements restent historiquement liés à l’Église, une part croissante des familles qui les fréquentent ne s’inscrit plus dans une démarche spirituelle.

Les motivations avancées sont connues : discipline, suivi individualisé, stabilité du cadre scolaire, sentiment de sécurité éducative. Dans un contexte de crise de confiance envers l’école publique, l’enseignement catholique apparaît comme une alternative jugée plus efficace.

Mais ce choix pragmatique se heurte à une réalité institutionnelle : ces établissements ne sont pas de simples écoles privées, ils revendiquent un projet éducatif fondé sur une vision chrétienne de l’homme et de la société.

Une contradiction devenue structurelle

Le cas du collège Sainte-Geneviève de Courbevoie, rapporté par Le Figaro, illustre cette tension. L’invitation d’un témoin abordant la notion de pardon à travers la foi chrétienne a suscité l’opposition de certains parents, dénonçant une forme d’endoctrinement.

Pourtant, juridiquement, l’établissement n’a pas outrepassé son rôle. La loi Debré garantit explicitement le maintien du « caractère propre » des établissements sous contrat. Le problème n’est donc pas légal, mais culturel.

Une partie des familles semble vouloir bénéficier des avantages de l’enseignement catholique tout en le vidant de ce qui fonde son identité. L’école est alors perçue comme un service éducatif neutre, détaché de toute vision du monde, ce qui entre en contradiction avec la nature même de ces institutions.

Lecture sociétale : La laïcité en question

Cette situation révèle une interprétation de plus en plus restrictive de la laïcité, confondue avec l’effacement de toute expression religieuse. Or, la laïcité française repose sur la neutralité de l’État, non sur l’interdiction des identités religieuses dans la société civile.

L’enseignement catholique se trouve ainsi pris entre deux exigences contradictoires :

  • répondre à une demande sociale forte,
  • sans renoncer à son projet éducatif fondateur.

Jusqu’où peut aller la déconfessionnalisation ?

À force de pressions, certains établissements pourraient être tentés d’édulcorer leur identité pour préserver leur attractivité. Une évolution qui poserait une question fondamentale : que resterait-il de l’enseignement catholique s’il cessait d’assumer ce qu’il est ?

À l’inverse, un recentrage identitaire plus affirmé pourrait entraîner un tri plus clair des adhésions, au risque de réduire l’audience de ces écoles.

Le débat ne porte pas seulement sur l’enseignement catholique, mais sur notre rapport collectif à l’éducation, aux valeurs et à la pluralité des modèles scolaires. Vouloir une école performante sans accepter le sens qui la structure révèle une tension profonde de nos sociétés : celle d’exiger des institutions qu’elles fonctionnent, tout en refusant ce qui les fonde.

Celine Dou, pour la boussole-infos

Peine de mort : hausse record des exécutions en Iran et en Arabie Saoudite en 2025

L’année 2025 est marquée par une augmentation significative des exécutions capitales dans plusieurs pays, notamment en Iran et en Arabie saoudite. Des niveaux historiques sont atteints, révélant une intensification du recours à la peine de mort dans des contextes politiques, économiques et sociaux sous tension.

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Alors que la peine capitale recule dans une majorité d’États à travers le monde, certains pays en font à nouveau un instrument central de leur politique intérieure.

Des chiffres sans précédent

En Iran, plus de 1 500 condamnés à mort auraient été exécutés depuis le début de l’année 2025, selon des organisations de suivi indépendantes. Ce chiffre représente le niveau annuel le plus élevé enregistré depuis plus de trois décennies. La progression est continue : de quelques centaines d’exécutions au début des années 2020, le pays est passé à des seuils jamais atteints depuis la fin des années 1980.

L’Arabie saoudite enregistre également un record. Selon les données officielles compilées par plusieurs observateurs internationaux, 356 personnes ont été exécutées en 2025, dépassant le précédent record établi en 2024. Une large part de ces condamnations concerne des affaires liées au trafic de stupéfiants, après la levée d’un moratoire informel observé durant plusieurs années.

Ces deux pays figurent désormais parmi ceux qui appliquent le plus fréquemment la peine de mort au niveau mondial.

La peine capitale comme outil de gouvernance

Au-delà des chiffres, la recrudescence des exécutions s’inscrit dans des logiques politiques distinctes mais comparables.
En Iran, l’augmentation des condamnations à mort intervient dans un climat de contestation sociale persistante, alimentée par la dégradation de la situation économique, l’inflation et les conséquences durables des mouvements de protestation des années précédentes. La peine capitale apparaît alors comme un outil de dissuasion, destiné à prévenir l’élargissement de la contestation et à réaffirmer l’autorité de l’État.

En Arabie saoudite, le recours accru aux exécutions s’inscrit davantage dans une stratégie sécuritaire. La lutte contre le narcotrafic, présentée comme une priorité nationale, justifie un durcissement judiciaire spectaculaire. Cette politique coexiste cependant avec un discours officiel axé sur la modernisation, les réformes économiques et l’ouverture internationale, créant une tension entre image réformatrice et pratiques pénales rigoureuses.

Dans les deux cas, la peine de mort devient moins une réponse strictement judiciaire qu’un signal politique : elle manifeste la capacité de l’État à imposer l’ordre dans des contextes perçus comme instables ou menacés.

Une tendance à contre-courant de l’évolution mondiale

Cette intensification contraste avec l’évolution globale observée depuis plusieurs décennies. Une majorité de pays ont aboli la peine capitale en droit ou cessé de l’appliquer. Le nombre d’États procédant effectivement à des exécutions demeure limité, mais ceux qui y recourent concentrent désormais l’essentiel des mises à mort recensées.

Ce contraste souligne une fracture internationale : d’un côté, des systèmes judiciaires cherchant à limiter l’irréversibilité des sanctions pénales ; de l’autre, des régimes pour lesquels la peine de mort conserve une fonction stratégique dans la gestion de l’ordre intérieur.

La recrudescence des exécutions pose une question centrale : la peine capitale est-elle le signe d’un État fort et souverain, ou au contraire l’indicateur d’institutions confrontées à des fragilités économiques, sociales et politiques qu’elles peinent à contenir autrement ?

En 2025, l’Iran et l’Arabie saoudite illustrent un retour assumé de la peine de mort comme instrument de gouvernance. Derrière les records chiffrés, se dessine une même réalité : lorsque les tensions internes s’accumulent, certains États privilégient la démonstration de force judiciaire à la recherche de réponses structurelles. Une stratégie qui interroge, à long terme, sur son efficacité réelle face aux causes profondes de l’instabilité.

Celine Dou, pour la boussole-infos

Libye : Haftar face à la pression égyptienne, à la recherche de nouveaux alliés

À la fin de l’année 2025, les relations entre l’Égypte et le maréchal libyen Khalifa Haftar, maître de l’est et du sud de la Libye, se sont fortement tendues. Le différend porte principalement sur l’implication du clan Haftar dans le conflit au Soudan. D’après Le Caire, Haftar, influencé par les Émirats arabes unis, apporte un soutien logistique aux Forces de soutien rapide (FSR), un groupe paramilitaire soudanais engagé dans des combats contre l’armée régulière.

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États-Unis : un jeune Américain de 18 ans arrêté pour un projet d’attentat au nom de l’État islamique la veille du Nouvel An

Un Américain de 18 ans, souffrant de troubles psychiatriques, a été arrêté le 31 décembre en Caroline du Nord alors qu’il projetait de commettre un attentat au couteau et au marteau au nom du groupe État islamique (EI), ont annoncé vendredi les autorités américaines.

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Guerre en Ukraine : Zelensky annonce le remplacement du ministre de la Défense

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé ce vendredi 2 janvier un remaniement important au sein de son gouvernement, en particulier au ministère de la Défense. Dans une adresse diffusée sur les réseaux sociaux, il a indiqué avoir proposé le poste de ministre de la Défense à Mykhaïlo Fedorov, actuel ministre de la Transformation numérique, âgé de seulement 34 ans.

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Somalie-Turquie : des forages pétroliers pour renforcer l’économie et la sécurité

La Somalie s’apprête à franchir une nouvelle étape dans le développement de son potentiel énergétique. Le ministre turc de l’Énergie, Alparslan Bayraktar, a annoncé que la Turquie dépêcherait l’un de ses navires de forage au large des côtes somaliennes dès le mois de février 2026.

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Dès son entrée en fonction, Zohran Mamdani abroge la définition de l’ antisémitisme de l’IHRA pour dépénaliser les attaques envers le droit à un Etat pour les juifs

Le nouveau maire de New York, Zohran Mamdani, a entamé son mandat par une série de décisions marquant une rupture nette avec l’administration de son prédécesseur, Eric Adams. Jeudi, l’une de ses toutes premières mesures a consisté à révoquer l’adoption par la ville de la définition de l’antisémitisme de l’International Holocaust Remembrance Alliance (IHRA), une définition intégrant certaines critiques envers Israël. Rien d’étonnant pour celui qui a prêté serment sur le coran lors de son investiture entant que maire de New York.

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Togo : grâce présidentielle accordée à 1 511 détenus en fin d’année 2025

Au début de l’année 2026, l’actualité togolaise est marquée par une importante mesure de clémence présidentielle, accompagnée de la libération d’un ressortissant étranger dont le cas avait été largement médiatisé.

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Violences inédites aux Pays-Bas : une église historique d’Amsterdam ravagée par un incendie lors d’une nuit de Saint-Sylvestre chaotique

Les Pays-Bas ont connu une nuit de Saint-Sylvestre marquée par des violences d’une ampleur exceptionnelle, visant notamment la police et les services de secours, sur fond de feux d’artifice incontrôlés. Dans ce contexte extrêmement tendu, un violent incendie a ravagé jeudi matin une église emblématique d’Amsterdam datant du XIXe siècle, rapportent les autorités néerlandaises et l’AFP.

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Guerre EUA – Venezuela : Les États-Unis frappent le Venezuela par une vaste opération militaire, Donald Trump annonce la capture de Nicolás Maduro

Une opération militaire américaine d’ampleur a visé le Venezuela dans la matinée du samedi 3 janvier, provoquant de multiples explosions à Caracas et dans plusieurs régions environnantes. Quelques heures plus tard, le président américain Donald Trump a affirmé que le président vénézuélien Nicolás Maduro avait été « capturé et exfiltré » par les forces américaines, une annonce qui a plongé le pays et la région dans une situation de tension extrême.

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