Le président tchèque Petr Pavel a nommé mardi le milliardaire Andrej Babis, chef du parti populiste ANO, au poste de Premier ministre lors d’une cérémonie retransmise en direct à la télévision.
Lire la suite République tchèque : Andrej Babis nommé Premier ministreMaría Corina Machado réapparaît à Oslo après un an de clandestinité
L’opposante vénézuélienne María Corina Machado, lauréate du prix Nobel de la paix 2025, est apparue publiquement à Oslo ce jeudi 11 décembre, après près d’un an de clandestinité. La veille, elle avait manqué la cérémonie officielle de remise du prix, récompensant ses efforts en faveur de la démocratie au Venezuela.
Lire la suite María Corina Machado réapparaît à Oslo après un an de clandestinitéIsraël va rouvrir le passage d’Allenby avec la Jordanie pour l’aide humanitaire à Gaza
Israël s’apprête à rouvrir mercredi le passage d’Allenby avec la Jordanie pour permettre le passage de marchandises et d’aide humanitaire vers Gaza, a déclaré mardi un responsable israélien de la sécurité.(Source Reuters).
Lire la suite Israël va rouvrir le passage d’Allenby avec la Jordanie pour l’aide humanitaire à Gaza« Il sera le prochain » : les menaces directes de Donald Trump contre le président colombien Gustavo Petro
Les tensions diplomatiques entre les États-Unis et la Colombie ont franchi un nouveau cap. Après plusieurs semaines de critiques réciproques, le président américain Donald Trump a adressé une mise en garde d’une rare agressivité à l’égard de son homologue colombien, Gustavo Petro. Ce dernier dénonce depuis des mois les frappes américaines contre des embarcations suspectées de transporter de la drogue dans les Caraïbes et le Pacifique.
Lire la suite « Il sera le prochain » : les menaces directes de Donald Trump contre le président colombien Gustavo PetroGénération Z face aux compétences de vie : comprendre les défis de l’autonomie dans un monde en mutation
La génération Z, née entre 1996 et 2010, affiche une aisance numérique remarquable mais rencontre des difficultés dans certaines compétences pratiques du quotidien, comme la gestion financière, la cuisine ou l’entretien d’un logement. Face à ce constat, des initiatives éducatives émergent pour combler ce déficit, soulignant un enjeu sociétal majeur : préparer les jeunes à vivre et travailler dans un monde en mutation.
Lire la suite: Génération Z face aux compétences de vie : comprendre les défis de l’autonomie dans un monde en mutation« Je sais coder, mais je ne sais pas changer un pneu. » Ce constat, partagé par plusieurs jeunes adultes, illustre une réalité qui inquiète enseignants, parents et institutions : malgré des acquis technologiques indéniables, certains jeunes peinent à maîtriser les compétences de vie essentielles à l’autonomie.
Plusieurs enquêtes internationales révèlent qu’une proportion significative de jeunes adultes éprouve des difficultés à gérer des tâches de la vie quotidienne. Selon une étude canadienne, près de 80 % des étudiants déclarent se sentir mal préparés pour gérer un budget, cuisiner ou entretenir un logement.
Ce phénomène n’est pas limité au Canada. Des initiatives similaires ont été observées aux États-Unis, où certaines universités proposent désormais des cours d’« adulting », visant à enseigner les compétences pratiques que les programmes scolaires traditionnels négligent.
La génération Z est la première à avoir grandi dans un monde entièrement numérique, caractérisé par une exposition précoce à internet et aux technologies. Cette immersion a favorisé une maîtrise remarquable des outils numériques, mais a aussi limité l’apprentissage pratique dans des contextes réels.
Par ailleurs, la pandémie de COVID‑19 a réduit les interactions sociales et les expériences pratiques, accentuant ce déficit. L’essor des applications pour tout faire (livraison, gestion financière automatisée, services à domicile) a également contribué à diminuer l’exposition des jeunes à certaines tâches quotidiennes.
Il serait réducteur de qualifier cette génération d’« incapable ». Les recherches montrent que le déficit de compétences pratiques résulte d’un écart entre les compétences valorisées par l’éducation formelle et celles requises pour l’autonomie quotidienne.
L’autonomie ne se limite pas à la capacité technique. Les dimensions psychosociales, telles que la confiance en soi, la santé mentale et la gestion du stress, jouent un rôle central dans la capacité des jeunes à s’organiser et à prendre des décisions de manière indépendante.
Les initiatives éducatives, comme les cours « Adulting 101 », traduisent une prise de conscience institutionnelle : préparer la génération Z à un monde en mutation ne se limite pas à l’enseignement académique, mais implique l’acquisition de compétences pratiques, sociales et émotionnelles.
Le déficit de compétences pratiques chez la génération Z doit être replacé dans un contexte historique et sociétal. Comparée aux générations précédentes, cette génération évolue dans un environnement plus complexe : marché du travail instable, digitalisation accélérée, contraintes économiques et mutations sociales.
Il est également important de reconnaître que la génération Z développe d’autres compétences stratégiques : pensée critique, créativité, adaptation rapide, compétences numériques et collaboration à distance. Ces aptitudes reflètent une évolution des compétences nécessaires plutôt qu’un manque de capacité.
Les difficultés de la génération Z à acquérir certaines compétences de vie traduisent une transformation sociétale et éducative, plutôt qu’un défaut intrinsèque. Les initiatives émergentes pour développer l’autonomie pratique constituent une réponse structurée à un besoin réel, et offrent une piste pour préparer les jeunes adultes à naviguer dans un monde de plus en plus complexe et numérisé.
Ce constat appelle à une réflexion globale sur l’éducation et la formation, pour que chaque génération puisse s’adapter aux exigences d’un monde en perpétuelle mutation.
Celine Dou, pour la boussole-infos
Budget de la Sécurité sociale : ce que contient le texte final adopté par l’Assemblée nationale
Adopté de justesse à 13 voix près, le budget de la Sécurité sociale (PLFSS) a offert un soulagement notable au gouvernement de Sébastien Lecornu. Alors que le Projet de loi de finances (PLF) reste débattu au Sénat après son rejet à l’Assemblée le 21 novembre, les députés ont validé un texte comportant plusieurs mesures majeures, concernant à la fois les familles, les soignants, les retraités, les épargnants et les entreprises.
Lire la suite Budget de la Sécurité sociale : ce que contient le texte final adopté par l’Assemblée nationaleYémen : l’avancée du Conseil de transition du Sud rebat les cartes régionales
Le Yémen vient de connaître un basculement stratégique majeur. Soutenues par les Émirats arabes unis (EAU), les forces du Conseil de transition du Sud (CTS) ont mené ces derniers jours une offensive éclair, jusqu’à prendre le contrôle des institutions d’Aden, capitale de facto du pays. Selon la chercheuse yéménite Maysaa Shuja Al-Deen, du Centre pour les recherches stratégiques de Sanaa, ce changement de rapport de force pourrait profondément modifier l’équilibre régional.
Lire la suite Yémen : l’avancée du Conseil de transition du Sud rebat les cartes régionalesArgentine : Javier Milei déclenche une dérégulation massive du secteur viticole
À Mendoza, capitale du vin argentin, la réforme impulsée par le président Javier Milei marque un tournant majeur dans l’histoire de la viticulture nationale. Avec la suppression de 973 normes d’un seul geste, le gouvernement entend libérer le secteur de ce qu’il considère comme un excès de bureaucratie. Mais cette simplification spectaculaire suscite à la fois enthousiasme et fortes inquiétudes.
Lire la suite Argentine : Javier Milei déclenche une dérégulation massive du secteur viticoleUkraine : Zelensky se dit prêt à organiser des élections
Le président ukrainien Volodimir Zelensky s’est dit prêt mardi à organiser des élections si les Etats-Unis et les partenaires européens de l’Ukraine pouvaient garantir la sécurité du processus électoral.(Source : Reuters).
Lire la suite Ukraine : Zelensky se dit prêt à organiser des électionsSomalie : des poètes se mobilisent pour préserver une tradition culturelle menacée
La poésie comme instrument de mémoire et de reconstruction dans un pays fragilisé
Au Théâtre national de Mogadiscio, des poètes somaliens se sont réunis début décembre 2025 pour raviver une tradition littéraire essentielle à l’identité du pays. Dans un contexte marqué par l’insécurité et la fragilité des institutions culturelles, ces artistes tentent de restaurer une mémoire collective mise à mal par trois décennies de conflits.
Lire la suite: Somalie : des poètes se mobilisent pour préserver une tradition culturelle menacéeLongtemps considérée comme un pilier central de la société somalienne, la poésie revient aujourd’hui au premier plan grâce à une mobilisation croissante d’artistes et de structures culturelles. Leur objectif : empêcher la disparition progressive d’un patrimoine transmis oralement depuis des siècles.
Années 1960–1990 : l’âge d’or puis l’effondrement
Le Théâtre national de Mogadiscio, inauguré en 1967, constitue longtemps le cœur de la création culturelle somalienne. Il accueille pièces, récitals et festivals. L’éclatement de la guerre civile en 1991 interrompt brutalement cette dynamique. Le bâtiment est abandonné, les artistes se dispersent et la transmission orale familiale devient le principal refuge de la poésie.
2012 : première réouverture symbolique
Après plus de vingt ans d’abandon, le Théâtre national rouvre partiellement en 2012. Cette initiative s’inscrit dans un effort plus large de reconstruction institutionnelle, mais les attaques et l’insécurité freinent immédiatement les activités artistiques.
2021 : structuration de la sauvegarde culturelle
La création de l’initiative « Home of Somali Poetry », soutenue par le Programme des Nations unies pour le développement, marque une étape importante. Ce projet vise à archiver la poésie somalienne, numériser les œuvres, encourager les jeunes auteurs et organiser des prix littéraires.
2025 : reprise des récitals publics
Début décembre 2025, des poètes de plusieurs générations se réunissent de nouveau au Théâtre national pour réciter leurs œuvres devant un public élargi. Parmi eux, Hassan Barre, figure emblématique de la poésie somalienne, offre un texte exaltant la paix, l’unité et la responsabilité civique.
Une mémoire fragile dans un pays en reconstruction
La poésie occupe en Somalie une fonction qui dépasse le cadre artistique : elle conserve l’histoire des clans, exprime les tensions sociales et accompagne les événements marquants. La fragilisation des institutions culturelles a fait peser un risque réel sur cette mémoire vivante, particulièrement dans un pays où l’écrit n’a jamais été majoritaire.
Une rupture intergénérationnelle préoccupante
Si les anciens poètes demeurent très actifs, la transmission aux jeunes générations reste incertaine. L’influence des réseaux sociaux, l’urbanisation rapide et l’émigration ont contribué à distendre le lien entre la jeunesse et la poésie traditionnelle, dont la maîtrise linguistique est exigeante. Les initiatives de sauvegarde tentent de combler ce fossé, mais les moyens restent limités.
La diaspora comme relais culturel majeur
Dans les villes où s’est installée une importante communauté somalienne Londres, Toronto, Dubaï, des festivals littéraires, des lectures publiques et des plateformes numériques prolongent cette tradition. Ces espaces transnationaux jouent un rôle déterminant dans la préservation d’une identité culturelle éclatée par les migrations.
Une fonction civique persistante
Dans un pays où l’espace public demeure fragile, la poésie continue d’offrir un cadre d’expression relativement sûr. Certains poèmes prennent des accents politiques, d’autres prônent la réconciliation ou dénoncent les injustices. Le récital de décembre 2025, caractérisé par son appel à la paix, illustre la dimension civique de cet art.
Un art qui résiste à l’érosion du temps
Les rassemblements de poètes au Théâtre national de Mogadiscio témoignent d’une volonté profonde de sauvegarder un patrimoine menacé mais essentiel à la cohésion de la société somalienne. Si la poésie ne bénéficie pas des mêmes investissements que la sécurité ou les infrastructures, elle demeure pourtant un vecteur de mémoire, de transmission et d’espérance.
Son renouveau fragile marque peut-être une étape supplémentaire dans la lente reconstruction culturelle du pays.
Celine Dou, pour la boussole-infos