Le projet de budget 2026 présenté mardi par le gouvernement de Sébastien Lecornu contient plusieurs mesures destinées à apaiser le monde agricole, mais suscite déjà de vives critiques autour de la question sensible des agrocarburants. Entre gestes d’apaisement et décisions contestées, le texte cherche un équilibre délicat entre soutien économique, transition écologique et contraintes budgétaires.
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Gaza: Israël menace de reprendre les combats si le Hamas ne rend pas toutes les dépouilles d’otages
Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé mercredi soir que son pays reprendrait les combats dans la bande de Gaza si le Hamas ne respectait pas l’accord de cessez-le-feu, estimant que celui-ci n’avait pas rendu toutes les dépouilles d’otages.(Source : AFP).
Lire la suite Gaza: Israël menace de reprendre les combats si le Hamas ne rend pas toutes les dépouilles d’otagesAfghanistan : du féminicide social au féminicide physique — quand un séisme révèle l’inhumanité d’un régime
Le tremblement de terre qui a frappé l’Hindou-Kouch fin août n’a pas seulement bouleversé la terre. Il a révélé, dans toute sa crudité, une société où les femmes sont niées jusqu’à la mort. Sous prétexte de lois religieuses interdisant aux hommes de toucher une femme, des blessées ont été abandonnées sous les décombres. Le séisme a mis en lumière une réalité terrifiante : en Afghanistan, l’invisibilisation sociale s’est muée en élimination physique.
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Quand la terre tremble, les lois tuent
Dans la nuit du 31 août 2025, un séisme d’une magnitude importante a secoué la chaîne montagneuse de l’Hindou-Kouch, dans le nord-est de l’Afghanistan. Les bilans, encore fluctuants, font état de plus de 2 200 morts et 3 600 blessés, selon les autorités locales et les premières estimations relayées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
Mais au-delà des chiffres, une autre tragédie, plus insidieuse, a émergé des décombres. Dans plusieurs villages, des témoins ont rapporté que les femmes blessées n’avaient pas été secourues par les équipes masculines. Ces dernières, obéissant à des décrets religieux interdisant tout contact physique entre hommes et femmes non apparentés, se sont abstenues de leur venir en aide. Certaines victimes ont été laissées à mourir sous les gravats, d’autres tirées par leurs vêtements pour éviter tout contact avec leur peau.
Un volontaire afghan, interrogé par le New York Times, a résumé la scène d’une phrase glaçante : « On aurait dit que les femmes étaient invisibles. » Invisibles, donc intouchables. Intouchables, donc sacrifiables.
Face à ces révélations, l’OMS a lancé un appel urgent aux autorités talibanes, demandant la levée immédiate des restrictions imposées aux travailleuses humanitaires. En vain pour l’instant. Car depuis quatre ans, le pouvoir taliban a méthodiquement détruit les conditions mêmes d’existence des femmes dans l’espace public.
De la burqa au silence : le féminicide social
Depuis la reprise du pouvoir par les talibans en 2021, l’effacement des femmes s’est imposé comme l’un des piliers du régime. D’abord la burqa, symbole de leur disparition visuelle. Puis la fermeture des écoles, des universités, et des emplois féminins. Enfin, l’interdiction récente faite à certaines de parler publiquement, y compris entre elles, scellant leur effacement sonore.
C’est un féminicide social : la mort de la femme en tant que sujet social, politique et humain.
Ne plus voir, ne plus entendre, ne plus instruire, ne plus soigner, ne plus agir. L’interdiction de la parole, entrée en vigueur dans plusieurs provinces en 2025, achève un cycle d’aliénation totale.
Ce processus d’effacement systématique ne se limite pas à la symbolique. Il produit des conséquences mortelles. Car lorsqu’un séisme survient dans un pays où les femmes ne peuvent être secourues ni par des hommes ni par des équipes féminines faute de droit de se déplacer, l’interdiction de sauver devient une arme létale.
Quand la morale dévoyée remplace l’humanité
Ce qui s’est joué dans les villages détruits du nord-est afghan dépasse la simple rigidité doctrinale. Il s’agit d’un basculement anthropologique : un système où le respect des règles religieuses prévaut sur le devoir de sauver la vie.
L’idéologie talibane repose sur une obsession sexuelle : celle de considérer toute interaction entre hommes et femmes comme une menace de tentation. Cette vision, qui pervertit le sens même du sacré, transforme les femmes en sources permanentes de danger moral, à tenir à distance jusque dans la mort.
Ce qui était d’abord un contrôle social s’est transformé en condamnation physique. Ce n’est plus seulement la liberté qui est supprimée, c’est la vie elle-même qui devient conditionnelle subordonnée à l’honneur masculin et à la pureté supposée du regard.
L’Afghanistan vient d’inventer l’impensable : un monde où mourir sous les décombres est jugé plus conforme à la loi divine que d’être sauvée par un homme.
Les répliques d’un désastre annoncé
Les talibans n’ont pas seulement imposé leur loi : ils ont méthodiquement détruit l’infrastructure humanitaire susceptible de venir en aide à leurs concitoyennes. Depuis 2022, les ONG internationales ont vu leurs équipes féminines suspendues ou contraintes au retrait, rendant impossible tout secours équitable.
L’OMS estime que moins de 10 % du personnel médical en Afghanistan est désormais féminin, et que même ces soignantes doivent se déplacer accompagnées d’un tuteur. La conséquence est directe : les soins aux femmes deviennent sporadiques, retardés, voire inexistants.
Le séisme du 31 août n’a donc pas seulement révélé une faiblesse organisationnelle : il a mis à nu un système de mort différenciée, où la nature frappe aveuglément, mais où la société choisit ses victimes.
L’indignation sélective : le grand silence occidental
Cette tragédie aurait dû déclencher un tollé planétaire. Elle n’a suscité que des murmures.
Les chancelleries ont condamné du bout des lèvres, les grandes capitales occidentales se sont contentées d’exprimer leur « préoccupation ». Mais plus surprenant encore et plus inquiétant est le silence assourdissant de certaines mouvances féministes occidentales, d’ordinaire si promptes à dénoncer les violences domestiques ou les inégalités salariales.
Lorsqu’un homme blanc tue sa compagne, la société occidentale s’enflammeà juste titre. Mais lorsque des centaines de femmes sont laissées mourir, non par un individu, mais par un régime politique qui a fait de leur mort une conséquence naturelle de ses lois, la colère s’éteint.
Il ne s’agit pas ici de hiérarchiser la souffrance, mais d’interroger la cohérence morale. Un féminisme crédible ne peut s’émouvoir du drame individuel tout en se taisant face au féminicide d’État.
Le silence n’est pas neutralité : c’est une complicité par omission.
L’exigence du réel
Les faits, rien que les faits. Le rôle du journalisme n’est pas d’aménager le confort des consciences, mais d’exposer la réalité telle qu’elle est.
En Afghanistan, le séisme a fissuré le sol, mais aussi le vernis des discours diplomatiques. Ceux qui, en 2021, espéraient des « talibans inclusifs » ont désormais la mesure du désastre.
Il n’y a pas de variante bienveillante du fanatisme. Il n’y a pas de justice possible là où la moitié de l’humanité est condamnée au silence, puis à la mort.
La communauté internationale doit cesser de tolérer, au nom du relativisme culturel, la barbarie érigée en norme religieuse.
Et les voix féministes doivent retrouver leur cohérence : l’universalité des droits des femmes commence par le courage de nommer la vérité, même quand elle dérange les alliances idéologiques.
La Boussole – infos
Dire les faits. Rétablir la réalité. Défendre la raison.
Celine Dou, pour la boussole-infos
Mahmoud Abbas condamne les exécutions sommaires commises par le mouvement terroriste Hamas à Gaza
Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a fermement dénoncé les exécutions publiques menées ces derniers jours par le Hamas dans la bande de Gaza. Dans un communiqué publié mardi par le cabinet présidentiel à Ramallah, il qualifie ces actes de « crimes odieux et inacceptables, quel que soit le prétexte ».
Lire la suite Mahmoud Abbas condamne les exécutions sommaires commises par le mouvement terroriste Hamas à GazaDonald Trump menace de retirer les Jeux olympiques 2028 à Los Angeles après ses avertissements sur le Mondial 2026
Le président américain Donald Trump a de nouveau créé la polémique ce mardi 14 octobre 2025, en déclarant qu’il pourrait « retirer » les Jeux olympiques de 2028 à Los Angeles si la ville ne lui semblait pas « faire du bon travail ». Cette nouvelle menace survient quelques jours après ses propos sur la Coupe du monde de football 2026, dont il a déjà laissé entendre que certains matchs pourraient être déplacés pour des raisons de sécurité.
Lire la suite Donald Trump menace de retirer les Jeux olympiques 2028 à Los Angeles après ses avertissements sur le Mondial 2026Siargao, aux Philippines : les Français qui réinventent leur vie sur une île paradisiaque… à quel prix ?
Siargao attire de plus en plus de jeunes Français prêts à quitter l’Europe pour une vie en apparence plus libre et proche de la nature. Mais derrière ce rêve paradisiaque, des questions financières, fiscales et sociales se posent : d’où viennent les moyens pour réussir cette transition et quelles en sont les implications pour les expatriés et les habitants locaux ?
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I. L’attraction des îles paradisiaques
Siargao, dans le sud des Philippines, est devenue en quelques années une destination touristique majeure. Ses plages de sable blanc, ses vagues idéales pour le surf et sa mangrove, la plus grande d’Asie du Sud-Est, attirent chaque année un nombre croissant de visiteurs. En trois ans, le flux touristique a quintuplé pour atteindre 550.000 personnes l’an dernier.
Cette expansion touristique a également attiré des expatriés, notamment de jeunes Français en quête de réinvention personnelle et professionnelle. L’île représente pour eux un espace où le temps semble ralentir et où la vie peut se rapprocher de valeurs plus naturelles et moins contraintes par la pression urbaine européenne.
II. Quête de sens ou fuite de la pression ?
Les motivations avancées par ces expatriés sont multiples. Léa, 34 ans, a quitté Londres et un poste prestigieux chez Vogue, avec un salaire de 5.000 euros par mois, pour s’installer à Siargao. Le stress, les horaires incessants et la pression permanente du milieu de la mode l’ont poussée à chercher un mode de vie plus en phase avec ses valeurs.
Cette quête de sens n’est pas un phénomène isolé. Elle traduit une tendance plus large en Europe : les jeunes générations cherchent à échapper à des carrières qui les épuisent, à renouer avec la nature et à développer des activités qui ont un impact concret, comme l’enseignement ou les projets écologiques.
III. Les moyens financiers : un luxe nécessaire
Abandonner sa carrière européenne pour s’installer sur une île paradisiaque n’est pas gratuit. Les expatriés disposent généralement de moyens financiers solides : économies personnelles, revenus issus de la vente de biens, ou soutien familial. Les projets entrepreneuriaux locaux comme la vente d’eau de coco, les services touristiques ou les locations de villas nécessitent également des capitaux de départ.
Le coût de la vie locale peut paraître faible, mais il est relatif. Léa paie 500 euros par mois pour un kubo de 15 m², soit deux fois et demi le salaire moyen aux Philippines. Les expatriés maintiennent donc souvent un niveau de vie supérieur à celui des habitants, ce qui soulève des questions fiscales : le fisc français suit-il les revenus transférés ou générés à l’étranger ? La plupart des expatriés restent légalement redevables de certains impôts, mais le suivi et la régulation sont complexes.
IV. Effets sur l’île et la population locale
L’arrivée massive d’expatriés a des conséquences économiques et sociales visibles. L’afflux de capitaux crée des opportunités d’emploi local, mais contribue aussi à la flambée des loyers et à une forme de gentrification, parfois au détriment des habitants. La transformation du paysage, avec la construction de villas et l’exploitation des ressources naturelles, menace l’équilibre écologique de l’île.
Christophe, fils d’un investisseur français arrivé à Siargao dans les années 1980, rappelle la fragilité du système : “L’herbe qui pousse dans le sable, destinée à prévenir l’érosion, a presque disparu (…) Dans deux ans, si on ne fait rien, ce sera vraiment une désolation.” L’activité touristique non régulée met en tension les intérêts économiques, sociaux et environnementaux.
V. Les limites du rêve
La vie sur l’île n’est pas exempt de difficultés. L’adaptation aux infrastructures locales, souvent rudimentaires, et la dépendance aux flux touristiques rendent l’expérience plus fragile qu’elle n’y paraît. Les expatriés vivent un confort relatif et doivent parfois renoncer à certaines commodités occidentales.
La réinvention de soi à Siargao est donc un équilibre délicat entre liberté et contraintes économiques, entre rêve personnel et réalités sociales et environnementales.
VI. Un modèle qui interroge
Siargao illustre la volonté de certains jeunes Européens de réinventer leur vie en dehors des cadres habituels, mais cette liberté a un coût. La question financière et fiscale, l’impact sur les habitants et sur l’environnement montrent que ce modèle n’est pas sans conséquence.
Au-delà du rêve paradisiaque, l’exemple de Siargao invite à réfléchir sur la manière dont les sociétés locales peuvent concilier tourisme, expatriation et préservation de leur identité, tout en permettant aux jeunes Européens de s’affranchir des contraintes de leur ancien mode de vie.
Celine Dou
Coup d’État à Madagascar : destitué, le président Rajoelina dissout l’Assemblée nationale
La crise politique à Madagascar a pris un tournant spectaculaire ce mardi. Alors que l’Assemblée nationale s’apprêtait à voter la destitution du président Andry Rajoelina pour abandon de poste, celui-ci a annoncé, depuis l’étranger, la dissolution du Parlement. Quelques heures plus tard, l’armée a pris le pouvoir, suspendant la Constitution et instaurant un régime transitoire de deux ans.
Lire la suite Coup d’État à Madagascar : destitué, le président Rajoelina dissout l’Assemblée nationaleCessez-le-feu à Gaza : le mouvement terroriste Hamas refait surface malgré le plan Trump
Alors que les négociations entre Israël et le Hamas n’ont pas encore totalement abouti, le mouvement islamiste palestinien reprend pied dans les rues de Gaza. Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu vendredi dernier, après deux ans d’un conflit meurtrier, les forces de sécurité du Hamas réapparaissent dans plusieurs zones de la bande de Gaza abandonnées par l’armée israélienne. Une initiative qui va à l’encontre du plan de paix du président américain Donald Trump, lequel prévoit d’exclure le mouvement de la future gouvernance du territoire.
Lire la suite Cessez-le-feu à Gaza : le mouvement terroriste Hamas refait surface malgré le plan TrumpNasser Taghvaï, figure emblématique du cinéma iranien, s’éteint à 84 ans
Le réalisateur iranien Nasser Taghvaï est décédé le 14 octobre 2025 à l’âge de 84 ans. Pionnier de la Nouvelle Vague iranienne, il a consacré sa carrière à dépeindre les milieux populaires du sud de l’Iran et les tensions entre tradition et modernité, imposant un cinéma à la fois poétique, mélancolique et profondément humaniste.
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Né le 13 juillet 1941 à Abadan, dans le sud-ouest de l’Iran, Nasser Taghvaï s’est rapidement imposé comme une voix singulière du cinéma iranien. Son œuvre, marquée par la mélancolie et la poésie, s’est attachée à montrer les réalités sociales et culturelles des populations du sud du pays, souvent tiraillées entre traditions ancestrales et aspirations à la modernité.
Au cours d’une carrière de plus de cinquante ans, Taghvaï a réalisé six longs-métrages, une série télévisée et plusieurs documentaires. Parmi ses œuvres les plus notables, Tranquillité en présence des autres (1972) reste un exemple de sa capacité à mêler réalisme et sensibilité artistique. Ses films, tout en explorant des problématiques sociales profondes, ont également abordé les défis personnels et familiaux qui traversent l’Iran contemporain.
Figure de la Nouvelle Vague iranienne, aux côtés de réalisateurs tels que Dariush Mehrjui et Massoud Kimiai, Taghvaï a contribué à renouveler la narration et l’esthétique cinématographique dans son pays. Il a su imposer une approche réaliste et introspective, influençant durablement le cinéma iranien et international.
Tout au long de sa carrière, il a résisté aux pressions de la censure, refusant de compromettre sa liberté artistique. Cette indépendance a valu à ses films une reconnaissance internationale et un rôle pionnier dans la diffusion d’un cinéma engagé et humain.
La disparition de Nasser Taghvaï laisse un vide dans le paysage cinématographique iranien. Son héritage, marqué par la rigueur, l’humanisme et la poésie, continuera d’inspirer les cinéastes et d’influencer le regard porté sur les tensions sociales et culturelles dans le monde.
Celine Dou
Madagascar : les brigades féminines de proximité, un signe avant-coureur dans un pays en crise
Madagascar traverse depuis quelques jours une crise profonde, marquée par des manifestations massives contre le gouvernement et des pénuries de services essentiels. Dans ce contexte chaotique, l’existence des brigades féminines de proximité, créées dès 2017, apparaît comme un indicateur clé de l’état de la société malgache et de ses fragilités.
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Ces unités, composées exclusivement de policières, ont pour mission d’accompagner, protéger et conseiller les femmes et enfants victimes de violences. Avec 240 membres réparties sur l’ensemble du territoire, elles représentent l’un des rares dispositifs institutionnels dédiés à la protection des populations vulnérables. Leur présence sur le terrain permet de prévenir et de documenter des violences souvent invisibles, et d’offrir un accès direct à la justice et aux services sociaux.
Leur rôle ne se limite pas à l’assistance : ces brigades ont également un effet de prévention et de sensibilisation. Dans un pays où l’État peine à maintenir l’ordre et où les institutions locales ont souvent des moyens limités, elles symbolisent la capacité de la société civile et de l’État à anticiper des tensions sociales qui, aujourd’hui, se manifestent à grande échelle.
La récente crise à Madagascar, déclenchée par des contestations populaires autour de la gouvernance et de la sécurité, révèle combien ces structures étaient
déjà un signe avant-coureur des besoins de protection et de médiation dans la société. Les brigades féminines de proximité ont, en effet, permis d’identifier et de traiter de manière préventive certaines formes de violences qui auraient pu alimenter davantage le chaos actuel.
Cependant, leur efficacité reste limitée par des moyens insuffisants et des pressions politiques et sociales croissantes. Malgré cela, elles demeurent un exemple concret de réponse institutionnelle face à des problématiques anciennes mais souvent négligées, rappelant que la stabilité sociale repose autant sur des mesures préventives que sur des interventions ponctuelles.
À travers leur action, ces brigades démontrent que le respect des droits humains et la protection des plus vulnérables peuvent constituer des repères fiables même dans un environnement instable, et que la capacité d’un État à anticiper les crises passe aussi par l’attention portée à ces acteurs souvent méconnus mais essentiels.
Celine Dou