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Guerre en Ukraine : Donald Trump et Vladimir Putin s’entretiendront en Hongrie dans les deux prochaines semaines après un long appel téléphonique

Le président américain Donald Trump s’est longuement entretenu au téléphone avec son homologue russe Vladimir Putin ce jeudi 16 octobre, à la veille de sa rencontre avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky à Washington. L’échange, qui a duré deux heures et demie, a débouché sur l’annonce d’une nouvelle rencontre entre les deux dirigeants « dans les deux prochaines semaines » à Budapest, en Hongrie.

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Chine-Ghana : un partenariat symbolique autour de l’égalité des sexes

Le 13 octobre 2025, la Chine et le Ghana ont réaffirmé, à Pékin, leur engagement commun en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes. L’annonce est intervenue lors de la Réunion mondiale des dirigeantes sur les femmes, un sommet marquant le trentième anniversaire de la Conférence mondiale sur les femmes de 1995, organisée dans la même ville. Trente ans plus tard, la capitale chinoise renoue ainsi avec l’esprit de Pékin, celui d’un appel universel à la reconnaissance des droits des femmes.

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Un engagement renouvelé, entre diplomatie et coopération Sud-Sud

La rencontre a réuni plusieurs chefs d’État, dont le président ghanéen John Dramani Mahama. Celui-ci a rappelé les avancées réalisées par son pays dans la promotion des droits des femmes, notamment l’adoption de la Loi sur l’action positive pour l’équité entre les sexes, destinée à renforcer leur participation dans la vie publique et politique.
Le Ghana, qui se distingue déjà par une représentation féminine croissante dans ses institutions locales et son administration, cherche à consolider ces acquis dans la durée.

La Chine, pour sa part, a mis en avant une coopération internationale renforcée sur la question du genre. Pékin a annoncé une contribution de 100 millions de dollars à ONU Femmes sur cinq ans, ainsi qu’un fonds équivalent dédié au développement mondial et à la coopération Sud-Sud. Ces financements visent à soutenir des projets d’émancipation féminine, notamment dans les domaines de l’éducation, de la santé et de l’entrepreneuriat.

L’égalité proclamée, les défis persistants

Les données officielles montrent que les femmes représentent près de 50 % des étudiants de l’enseignement supérieur en Chine et 43 % de la population active. Des progrès réels, mais encore contrastés : les plus hautes sphères du pouvoir politique restent fermées à la parité.
Depuis le congrès du Parti communiste chinois de 2022, aucune femme ne siège parmi les vingt-quatre membres du Bureau politique, ni au sein du Comité permanent organe le plus influent du pays. Cette absence traduit une persistance structurelle des inégalités de genre dans les postes décisionnels.

Le Ghana, malgré une législation volontariste, fait face à d’autres défis : la lenteur de la mise en œuvre, le manque de moyens financiers, et la résistance culturelle dans certaines zones rurales où les normes sociales freinent encore la pleine participation des femmes.

Pékin, symbole d’une diplomatie de genre en mutation

Ce sommet a surtout une portée symbolique : il marque le retour de la Chine dans un rôle de leader moral sur la scène mondiale, en s’appuyant sur un thème porteur et consensuel. Pour le Ghana, ce partenariat traduit la volonté d’inscrire sa politique d’égalité dans une dynamique internationale, au-delà du seul cadre africain.
Mais derrière les discours et les chiffres, une question demeure : ces engagements se traduiront-ils par des transformations concrètes, mesurables et durables ? La réponse dépendra de la transparence dans l’usage des fonds, du suivi des programmes, et de la capacité des institutions nationales à rendre des comptes.

Vers une réelle gouvernance inclusive ?

Trente ans après la première Conférence de Pékin, le monde a changé, mais les inégalités demeurent. L’égalité des sexes ne peut être réduite à des déclarations diplomatiques : elle exige un partage effectif du pouvoir, des ressources et des opportunités.
Tant pour la Chine que pour le Ghana, le défi est désormais d’incarner dans la pratique ce qu’ils proclament dans les sommets. Car l’égalité des genres n’est pas seulement un enjeu moral : c’est un indicateur du niveau de justice et de modernité d’une société.

Celine Dou

Union européenne : l’enregistrement biométrique devient obligatoire aux frontières extérieures

À partir de ce dimanche 12 octobre 2025, tout ressortissant de pays tiers franchissant une frontière extérieure de l’espace Schengen devra se soumettre à un enregistrement biométrique. Ce changement marque l’entrée en vigueur du nouveau système européen d’entrée/sortie (EES – Entry Exit System), voulu par l’Union européenne pour mieux contrôler les flux migratoires et lutter contre les séjours irréguliers.

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Un système automatisé pour remplacer le tampon manuel

Jusqu’ici, les voyageurs non-européens recevaient un simple tampon sur leur passeport lors de leur entrée dans l’espace Schengen. Désormais, l’EES enregistre électroniquement plusieurs données : identité complète, numéro de passeport, date et lieu d’entrée ou de sortie, photo biométrique et empreintes digitales.
Selon la Commission européenne, ce dispositif vise à « moderniser la gestion des frontières », en assurant un suivi précis des durées de séjour autorisées 90 jours sur une période de 180 et en repérant plus aisément les dépassements.

Les États membres disposeront de terminaux biométriques dans les aéroports, ports, gares internationales et postes frontaliers terrestres. Le déploiement se fera progressivement, tous les points de passage n’étant pas encore équipés.

Sécurité ou surveillance ?

Derrière l’argument sécuritaire, plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer une dérive vers la surveillance généralisée. Les associations de défense des droits numériques s’inquiètent d’une collecte massive de données sensibles : empreintes digitales, photographies faciales, informations personnelles.
Ces données pourront être conservées plusieurs années trois à cinq selon les États et partagées entre services de sécurité européens, ce qui pose la question de leur usage, de leur protection et de leur accès éventuel par des partenaires extérieurs.

Les critiques soulignent aussi le risque de discrimination : dans la pratique, le dispositif ne concernera que les ressortissants de pays non membres de l’Union européenne, principalement originaires d’Afrique, d’Asie ou d’Amérique latine. Pour beaucoup de voyageurs, cette procédure s’ajoute à des visas déjà coûteux et à des contrôles souvent intrusifs.

Une Europe de plus en plus fortifiée

Avec l’EES, l’Union européenne franchit une étape supplémentaire dans le durcissement de ses frontières extérieures. Ce système vient compléter une série d’outils numériques déjà en place ou en préparation, tels qu’ETIAS, le futur système d’autorisation de voyage inspiré du modèle états-unien ESTA.

Sur le plan politique, Bruxelles justifie ces innovations par la nécessité de « sécuriser » les frontières et de « mieux gérer les flux migratoires ». Mais pour de nombreux observateurs, cette logique traduit avant tout une fermeture croissante de l’Europe sur elle-même, au détriment des échanges humains et de la liberté de circulation.
Les conséquences pratiques risquent d’être immédiates : files d’attente plus longues dans les aéroports, retards aux frontières terrestres et difficultés pour les transporteurs.

Un équilibre délicat entre contrôle et liberté

En apparence technique, l’entrée en vigueur du système EES symbolise une tension majeure du XXIᵉ siècle : comment concilier la sécurité des frontières avec le respect des droits fondamentaux ?
L’Union européenne assure que les garanties prévues par le règlement sont solides et conformes au droit européen. Mais la mise en œuvre concrète, dans un espace de vingt-sept États aux pratiques différentes, sera le véritable test de cette promesse.

Celine Dou

Interview : Sharon nous présente sa marque d’accessoires mode « Eclat Elégance »

Le plus régulièrement que cela nous est possible, à “La boussole – infos”, nous interviewons des personnes de divers domaines qui méritent d’être mises en lumière pour leur engagement, leur activité, leur talent et bien d’autres raisons. Aujourd’hui, c’est pour les trois raisons citées que nous avons interviewé Sharon, qui se lance comme créatrice d’accessoires de mode pour les femmes comme pour les hommes avec sa marque “Eclat Elégance”.

Cette interview précède l’article que nous vous proposerons sur la soirée de lancement de “Eclat Elégance”, dans environ deux semaines.

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Sous pression de Donald Trump, l’Inde promet de cesser d’acheter du pétrole russe

Face aux menaces tarifaires américaines, le Premier ministre indien Narendra Modi aurait cédé à Washington. Une décision qui marque un tournant majeur dans la stratégie de pression économique contre Moscou.

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Marine Le Pen voit le Conseil d’État rejeter son recours contre son inéligibilité immédiate

Le Conseil d’Etat français a rejeté mercredi le recours de Marine Le Pen contre l’application immédiate de sa peine d’inéligibilité prononcée lors de sa condamnation dans l’affaire des parlementaires européens du FN.(Source : AFP).

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Australie : des forêts tropicales qui émettent plus de CO₂ qu’elles n’en absorbent

Pour la première fois, des forêts tropicales humides australiennes sont devenues des sources nettes de dioxyde de carbone. Cette inversion révèle les effets concrets du changement climatique et alerte sur la vulnérabilité des écosystèmes mondiaux dans la lutte contre le réchauffement.

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Les forêts tropicales du Queensland, un puits de carbone en danger

Une étude publiée le 16 octobre 2025 dans Nature montre que les forêts tropicales humides de l’est de l’Australie perdent aujourd’hui plus de carbone qu’elles n’en stockent. L’analyse de 11 000 arbres sur 20 sites forestiers, couvrant près de cinquante ans de données, met en évidence un déséquilibre inédit : la mortalité des grands arbres dépasse leur croissance, tandis que la régénération naturelle ne compense plus ces pertes.

Les chercheurs attribuent cette évolution à des températures plus élevées, des sécheresses plus fréquentes et des épisodes climatiques extrêmes, qui affaiblissent les arbres et modifient leur capacité à séquestrer le carbone. Ces forêts, longtemps considérées comme des puits de carbone essentiels, contribuent désormais au réchauffement.

Des conséquences planétaires

Cette inversion a des implications globales. Les forêts tropicales jouent un rôle crucial dans la régulation du climat en absorbant des milliards de tonnes de CO₂ chaque année. Si d’autres écosystèmes suivent la même trajectoire que ceux du Queensland, la progression du réchauffement pourrait s’accélérer, compliquant les efforts pour atteindre la neutralité carbone.

Sur le plan local, la mortalité accrue des arbres menace la biodiversité, perturbe les cycles hydrologiques et augmente le risque d’incendies. L’Australie, déjà frappée par des vagues de chaleur extrêmes et des incendies destructeurs, illustre la vulnérabilité des écosystèmes aux changements climatiques rapides.

Une alerte scientifique et politique

Les auteurs de l’étude soulignent l’urgence d’adapter les politiques de conservation et de gestion forestière. Il devient indispensable d’intégrer ces nouvelles données dans les modèles climatiques et les bilans mondiaux de carbone. La situation australienne démontre que même les forêts les plus robustes ne sont pas à l’abri des effets cumulés du changement climatique, et que les engagements internationaux doivent tenir compte de cette fragilité.

Perspectives

Pour limiter l’impact sur le climat, la protection et la restauration des forêts existantes sont cruciales. Les stratégies doivent inclure le reboisement, la régénération des zones dégradées et la surveillance accrue des écosystèmes vulnérables. Cette étude australienne constitue un signal d’alerte pour le monde entier : la lutte contre le réchauffement climatique repose autant sur la préservation des puits de carbone que sur la réduction des émissions anthropiques.

Celine Dou

Madagascar : la soif d’eau au cœur du soulèvement et du coup d’État

Depuis la fin septembre 2025, Madagascar est secoué par une mobilisation inédite de sa jeunesse, dont les revendications dépassent les simples frustrations quotidiennes pour dénoncer un dysfonctionnement chronique de l’État. Au centre du mécontentement : l’accès à l’eau, ressource vitale absente pour près de la moitié des Malgaches, particulièrement dans le Grand Sud frappé par des sécheresses répétées. Ce déficit structurel a cristallisé les tensions et précipité le coup d’État militaire de mi-octobre

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I. Une crise de l’eau persistante

La moitié de la population malgache n’a pas accès à l’eau courante. Selon l’ONU, plus de 57 % des habitants n’ont pas de source d’eau améliorée, et dans les zones rurales, un quart de la population manque d’eau potable fiable. À Antananarivo, la capitale, les coupures d’eau et d’électricité sont fréquentes, révélant des infrastructures vieillissantes et une gestion déficiente.

Dans le Grand Sud régions d’Anosy, Androy et Atsimo Andrefa les sécheresses répétées fragilisent les récoltes et compromettent la survie quotidienne. L’eau de pluie et les camions-citernes deviennent des sources vitales, et la revente d’eau s’impose pour beaucoup comme un filet de survie.

II. Une jeunesse confrontée à la privation

Le mouvement « Gen Z Madagascar », principalement composé de jeunes, a émergé fin septembre pour dénoncer ces pénuries chroniques. Les manifestations ont été violemment réprimées, faisant au moins 22 morts et plus de 100 blessés, selon l’ONU.

Pour ces jeunes, l’eau n’est pas un simple besoin matériel : elle est le révélateur d’un État incapable d’assurer les services essentiels. Le temps passé à chercher de l’eau, souvent par les femmes et les enfants, et la nécessité de recourir à sa revente traduisent une frustration quotidienne profonde. Cette colère a cristallisé un mouvement de contestation plus large, ciblant la corruption et les faiblesses structurelles du gouvernement.

III. La fracture politique et le coup d’État

Le 11 octobre 2025, une unité d’élite de l’armée, le Capsat, a refusé d’obéir aux ordres, marquant un tournant dans la crise. Le président Andry Rajoelina a été destitué par le Parlement, et le 14 octobre, le colonel Michael Randrianirina a annoncé la prise du pouvoir, promettant une transition civile de 18 à 24 mois.

Ce coup d’État ne peut se comprendre uniquement comme une manœuvre militaire. Il est la conséquence directe de frustrations accumulées, où la question de l’accès à l’eau, révélatrice d’une gouvernance déficiente, a joué un rôle central. La population, en particulier la jeunesse, a exprimé à travers cette crise une exigence de responsabilité et de résultats tangibles.

IV. Conséquences socio-économiques et humanitaires

La crise de l’eau touche particulièrement les populations vulnérables. Les maladies liées à l’eau insalubre restent une cause majeure de mortalité infantile. La revente d’eau dans les quartiers pauvres est devenue un moyen de survie mais expose les familles à des risques économiques et sanitaires.

Dans le Grand Sud, les sécheresses répétées affectent également les récoltes et la sécurité alimentaire, accentuant la précarité des ménages et le sentiment d’abandon par l’État.

V. Perspectives et enjeux

Le coup d’État a suscité des réactions internationales, notamment de l’Union africaine et des Nations unies, qui appellent au rétablissement de l’ordre constitutionnel. Pour les Malgaches, en particulier les jeunes, ce bouleversement politique est perçu comme une opportunité de réforme, avec l’espoir d’une meilleure gouvernance et d’un accès effectif aux services essentiels, à commencer par l’eau.

L’avenir de Madagascar dépendra de la capacité des autorités de transition à traiter les causes profondes de la crise, et non seulement ses manifestations visibles. L’eau, ressource vitale, en est le symbole et le révélateur.

Celine Dou

A Moscou, le président syrien Al Charaa assure qu’il respectera les accords passés avec la Russie

Le président syrien Ahmed al Charaa a dit mercredi à son homologue russe Vladimir Poutine qu’il honorerait tous les accords passés entre Damas et Moscou, un engagement suggérant la pérennité des deux principales bases militaires russes en Syrie.(Source : Reuters).

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Sous pression américaine, le Groenland se tourne vers l’Union Européenne : “Nous avons besoin de l’Europe, et l’Europe a besoin du Groenland”

Pris entre les ambitions de Washington et la montée en puissance de Moscou dans l’Arctique, le Groenland envisage un rapprochement inédit avec Bruxelles. Une déclaration historique prononcée ce jeudi par son Premier ministre Jens-Frederik Nielsen au Parlement européen.

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