Hier dimanche, à Soweto, hauts lieux de la mémoire sud-africaine, des milliers de citoyens se sont rassemblés pour la Journée nationale de prière, placée sous le thème explicite : « Confronter le passé, bâtir une société réconciliée ». Derrière les hymnes et les supplications, c’est tout un pays qui, une fois de plus, a été contraint de regarder en face ses blessures profondes, héritées du régime d’Apartheid.
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Israël rejette fermement un rapport de l’Union européenne l’accusant de violations des droits de l’homme à Gaza
Les tensions entre Israël et l’Union européenne ont franchi un nouveau seuil après la publication d’un rapport du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) affirmant que l’État hébreu aurait violé les droits de l’homme dans la bande de Gaza. En réponse, Israël a dénoncé un texte « absurde », «partial » et « politiquement motivé », exigeant qu’il soit «rejeté dans son intégralité ».
Lire la suite Israël rejette fermement un rapport de l’Union européenne l’accusant de violations des droits de l’homme à GazaRépublique Dominicaine : début de l’extension du mur à la frontière avec Haïti
La République dominicaine a commencé vendredi à prolonger le mur frontalier la séparant de son voisin haïtien, une construction initiée en 2021 par le gouvernement de Luis Abinader pour lutter contre l’arrivée illégale de migrants. La nouvelle section du mur, longue de 13 kilomètres, est en cours de construction dans la province de Dajabon (nord).
Lire la suite République Dominicaine : début de l’extension du mur à la frontière avec HaïtiFrance : les députés s’opposent, en commission, à l’interdiction de l’exécution immédiate des peines d’Inéligibilité
La commission des lois de l’Assemblée nationale s’est opposée lundi 16 juin à une proposition de l’UDR visant à interdire l’exécution immédiate de peines d’inéligibilité. La gauche et le bloc central ont dénoncé une loi de réaction à la condamnation de Marine Le Pen.
Lire la suite France : les députés s’opposent, en commission, à l’interdiction de l’exécution immédiate des peines d’InéligibilitéLe Premier ministre arménien Nikol Pachinian en Turquie pour une visite « historique »
Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a rencontré vendredi, à Istanbul, le président turc Recep Tayyip Erdogan. Selon le bureau du chef de l’État turc, les discussions entre les deux hommes ont porté sur les négociations de paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, les efforts de normalisation des liens avec Ankara, mais aussi le conflit entre Israël et l’Iran.
Le Premier ministre arménien Nikol Pachinian, arrivé en Turquie pour une très rare visite, s’est entretenu vendredi 20 juin avec le président Recep Tayyip Erdogan à Istanbul, a annoncé la présidence turque.
Le bureau de Recep Tayyip Erdogan a précisé que les deux hommes ont discuté pendant plus d’une heure des négociations de paix entre l’Armanie et l’Azerbaïdjan , des efforts de normalisation des liens avec la Turquie et du conflit entre Israël et l’Iran qui partage une frontière avec la Turquie et l’Armanie.
La Turquie soutiendra les efforts de paix de l’Arménie avec l’Azerbaïdjan, a indiqué le bureau d’Erdogan à l’issue de cette visite bilatérale exceptionnelle. Les deux dirigeants ont également abordé la récente flambée de tensions entre Israël et l’Iran, pays voisin à la fois de la Turquie et de l’Arménie.
“Le président Erdogan a souligné l’importance du consensus atteint dans les négociations de paix en cours entre l’Azerbaïdjan et l’Arménie, compte tenu du contexte actuel”, a déclaré son bureau, ajoutant que la Turquie continuerait de “soutenir pleinement les efforts visant à développer la région dans une logique de gagnant-gagnant”.
Ils ont également discuté des “étapes potentielles à franchir dans le cadre du processus de normalisation entre la Turquie et l’Arménie”, a-t-on précisé.
Erdogan a, par ailleurs, affirmé à Pachinian que la Turquie mettait en œuvre “tous les moyens diplomatiques pour assurer la stabilité, non seulement dans le Caucase, mais dans l’ensemble de la région”, s’engageant auprès d’autres dirigeants pour “éviter les risques” liés à l’escalade entre l’Iran et Israël.
Pachinian salue les discussions avec Erdogan
Dans un message publié sur « X »(ex-Twitter), Nikol Pachinian a fait état d’un “échange approfondi” avec Erdogan, au cours duquel ils ont “discuté du processus de normalisation entre l’Arménie et la Turquie, des développements régionaux et de l’importance d’un dialogue soutenu”.
Il a assuré au président turc que l’Arménie était “engagée à construire la paix et la stabilité dans notre région.
La réunion a également porté sur les mesures qui pourraient être prises dans le cadre du processus de normalisation entre la Turquie et l’Arménie », a-t-il ajouté sans donner plus de détails.
Selon le communiqué officiel arménien sur les pourparlers, M. Pashinian « a souligné l’engagement de l’Arménie à poursuivre sa politique de normalisation des relations avec ses voisins ». Les deux dirigeants ont discuté du « processus de paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan » et du projet « Carrefour de la paix » d’Erevan, qui prévoit la mise en place de liaisons de transport conventionnelles entre les deux États du Caucase du Sud.
L’Azerbaïdjan a rejeté ce projet, exigeant que l’Arménie ouvre à la place un corridor terrestre extraterritorial vers son enclave du Nakhitchevan, passant par le Syunik, la seule région arménienne limitrophe de l’Iran. M. Erdogan a soutenu à plusieurs reprises cette demande rejetée jusqu’à présent par Erevan. Il a également clairement indiqué que la normalisation des relations turco-arméniennes dépendait d’un accord de paix entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan acceptable pour Bakou.
Le président azerbaïdjanais Ilham Aliyev a implicitement menacé d’ouvrir un tel corridor par la force, ce qui a suscité de sévères avertissements de la part de l’Iran. La République islamique a déclaré qu’elle ne tolérerait aucune « emprise » sur sa frontière avec l’Arménie.
Les dirigeants de l’opposition arménienne et les experts craignent que l’Azerbaïdjan et la Turquie ne profitent d’un éventuel affaiblissement ou d’une déstabilisation de l’Iran pour attaquer le Syunik. Mercredi, Pashinian a rejeté ces avertissements, les qualifiant de « provocateurs » et « infondés »
Les détracteurs de Pashinian dans son pays affirment quant à eux que ses concessions importantes à Bakou et Ankara ne font qu’accroître les menaces qui pèsent sur la sécurité de l’Arménie. Ils ont exprimé leur inquiétude quant à son voyage en Turquie, estimant qu’il pourrait conduire à d’autres concessions de ce type.
Les déclarations officielles sur les entretiens entre Erdogan et Pashinian n’ont fait qu’une allusion indirecte au conflit israélo-iranien. Le bureau d’Erdogan a cité ses propos selon lesquels Ankara « poursuit ses engagements avec d’autres dirigeants afin d’éviter les risques posés par la spirale de violence déclenchée par les attaques israéliennes contre l’Iran ».
« Les interlocuteurs ont également abordé les événements régionaux et les orientations possibles de la coopération bilatérale dans ce contexte », a déclaré pour sa part le service de presse de Pashinian.
En 2023, Nikol Pachinian avait assisté à l’investiture de Recep Tayyip Erdogan à Ankara, son unique voyage en Turquie jusqu’à aujourd’hui, un an après la reprise des vols commerciaux entre les deux pays après une pause de deux ans.
Ce rapprochement souhaité reste malgré tout incertain : un précédent accord de 2009 visant à ouvrir la frontière n’a jamais été ratifié par l’Arménie, avant d’être abandonné en 2018.
La Bolivie s’enfonce dans la crise économique et l’inflation
Ces deux dernières, l’économie bolivienne s’est peu à peu dégradée. La baisse des exportations de gaz a créé un manque de dollars dans le pays, qui a conduit à des problèmes d’importation de carburant et surtout à une forte inflation.
Lire la suite La Bolivie s’enfonce dans la crise économique et l’inflationCameroun: face à l’appel venu du Sud, un ministre et cadre du parti au pouvoir parle d’une «tentative parricide»
Au Cameroun, un haut cadre du RDPC, le ministre d’État, Jacques Fame Ndongo, a vivement réagi à une lettre ouverte signée par huit personnalités originaires du Sud, la région natale du président Paul Biya. Ces derniers appellent à une alternance à la tête du pays, à quelques mois de l’élection présidentielle prévue en octobre 2025.
Lire la suite Cameroun: face à l’appel venu du Sud, un ministre et cadre du parti au pouvoir parle d’une «tentative parricide»Fake News : Non, la Corée du Nord ne s’engage pas aux côtés de l’Iran contre Israël
Ces derniers jours, un post viral sur le réseau social X (ex-Twitter), visionné près de 30 millions de fois, prétend que la Corée du Nord va fournir un soutien militaire à l’Iran dans le contexte des tensions croissantes avec Israël. L’annonce, reprise sur plusieurs plateformes comme TikTok, Facebook ou Instagram, a enflammé les débats, suscitant autant d’espoir chez certains que d’inquiétudes chez d’autres. Mais cette affirmation est fausse.
Une rumeur sans fondement relayée par un compte douteux
Le message, qui se limite à une phrase lapidaire « SCOOP : la Corée du Nord va fournir un soutien militaire à l’Iran » – cite comme source les « médias d’État nord-coréens ». Pourtant, aucune agence de presse crédible, qu’il s’agisse de Reuters, l’AFP, AP News ou encore la BBC, n’a confirmé cette information.
À l’origine de la rumeur, on retrouve le compte X « Pamphlets », qui se présente comme « affilié à l’État d’URSS » et relaie régulièrement des contenus favorables aux régimes autoritaires, notamment la Corée du Nord, ainsi que des publications antisionistes et conspirationnistes. Cette source n’a aucune crédibilité journalistique et ne fournit aucune preuve concrète de ses affirmations.
Une coopération militaire historique, mais rien de nouveau
Il est vrai que Pyongyang et Téhéran ont des relations militaires anciennes, fondées sur des échanges de technologie balistique et de savoir-faire depuis plusieurs décennies. Toutefois, aucun élément sérieux ne permet d’affirmer que la Corée du Nord envisage de soutenir activement l’Iran dans un conflit direct contre Israël.
La vigilance est d’autant plus de mise que les tensions au Moyen-Orient suscitent déjà de vives préoccupations internationales quant à un risque d’embrasement régional. L’hypothèse d’une implication militaire nord-coréenne dans un nouveau théâtre de guerre constitue un sujet sensible, et toute annonce en ce sens devrait être traitée avec rigueur.
Une fausse information virale
Pour l’heure, rien ne confirme que la Corée du Nord envisage d’envoyer une aide militaire à l’Iran dans son affrontement avec Israël. Il s’agit d’une infox sans fondement, qui s’appuie sur des sources non vérifiées et des réseaux habitués à la désinformation. Dans un contexte aussi volatile, la prudence et la vérification des sources restent essentielles.
EUA : la justice autorise le déploiement de la Garde nationale à Los Angeles par Donald Trump
Jeudi, une cour d’appel fédérale des États-Unis a donné raison au président Donald Trump, l’autorisant à maintenir le déploiement de la Garde nationale à Los Angeles pour faire face aux manifestations liées à sa politique migratoire, et ce malgré l’opposition exprimée par les autorités de l’État de Californie.
« Le fait que le président n’ait pas émis l’ordre de fédéralisation directement +à travers+ le gouverneur de Californie ne limite pas son autorité par ailleurs légale d’appeler la Garde nationale », ont écrit les trois juges de la cour de San Francisco dans un jugement unanime de 38 pages.
Donald Trump a ainsi été en droit d’ordonner la mobilisation de 4000 membres de la Garde nationale pour 60 jours afin de « protéger les fonctionnaires » et bâtiments fédéraux, ont tranché les juges.
Le président américain a salué jeudi soir la décision, une « GRANDE VICTOIRE » selon lui.
« Partout aux Etats-Unis, si nos villes et nos concitoyens ont besoin d’une protection, c’est à nous de la leur fournir si l’Etat ou la police locale en sont incapables, pour quelque raison que ce soit », a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social.
Saisi par le gouverneur démocrate de Californie Gavin Newsom, un juge fédéral avait estimé illégal en première instance la semaine dernière l’ordre donné par le président de déployer la Garde nationale. Le magistrat avait du même coup ordonné que le contrôle de ce corps de réserve à double tutelle soit rendu au gouverneur démocrate.
« Le combat n’est pas fini », a réagi jeudi Gavin Newsom. « Nous poursuivrons notre contestation de l’utilisation autoritaire par le président Trump des soldats américains contre les citoyens », a-t-il posté sur X.
Le déploiement de la Garde nationale sans l’accord du gouverneur de l’État – qui détient également une autorité sur cette force de réserve – constitue une première aux États-Unis depuis 1965.
Ce déploiement fait suite à une série d’interpellations musclées de migrants en situation irrégulière par les agents de l’ICE, la police fédérale de l’immigration, dans la ville de Los Angeles, bastion du Parti démocrate. Ces opérations ont déclenché des manifestations parfois tendues, bien que circonscrites et sans pertes humaines ni destructions majeures.
Face à cette agitation, Donald Trump a affirmé à plusieurs reprises que Los Angeles était en proie au chaos, justifiant ainsi sa décision de faire intervenir la Garde nationale pour, selon lui, rétablir l’ordre dans une ville où les autorités locales, dirigées par les démocrates, avaient perdu le contrôle. Celles-ci ont toutefois assuré que la situation restait maîtrisée.
Roumanie: nomination d’un nouveau premier ministre pro-européen
Le président roumain Nicusor Dan a annoncé vendredi la nomination au poste de premier ministre du pro-européen Ilie Bolojan après plusieurs semaines de négociations, une annonce qui devrait clore, sauf nouveau rebondissement, une période politique mouvementée.
Après plusieurs semaines de négociation, le désormais ex-président du Sénat a été désigné chef du gouvernement par le président Nicusor Dan. La Roumanie affiche le plus lourd déficit budgétaire de l’Union européenne.
Ilie Bolojan est la personne la mieux placée pour procéder aux réformes nécessaires de l’appareil étatique roumain », a déclaré M. Dan lors d’une allocution solennelle à Bucarest
À ses côtés, le futur chef de l’exécutif s’est dit « conscient de sa grande responsabilité face à la situation budgétaire difficile » de la Roumanie, membre de l’Union européenne (UE) affichant le plus lourd déficit du bloc européen (9,3 % fin 2024). Sa nomination doit désormais être entérinée par le Parlement, où il espère bénéficier du soutien des quatre partis pro-européens.
En pleine campagne, le premier ministre social-démocrate Marcel Ciolacu avait pris tout le monde de court en démissionnant. Un consensus a finalement été trouvé pour désigner Ilie Bolojan, qui a temporairement occupé la présidence intérimaire en pleine période de tumulte, et un gouvernement devrait être formé la semaine prochaine.
Ancien maire d’Oradea (Nord-Ouest), Ilie Bolojan est salué pour avoir restauré – grâce aux fonds européens – le centre historique de sa ville et modernisé les infrastructures énergétiques et de transports. Ce diplômé en mathématiques et mécanique s’est longtemps tenu éloigné de la scène politique nationale avant d’être appelé à la rescousse ces derniers mois. Il avait pris fin 2024 la tête du parti libéral et la présidence du Sénat, où il a licencié 150 employés au nom de la « lutte contre le gaspillage de l’argent public ».
À 56 ans, Ilie Bolojan va devoir redresser des finances calamiteuses et réconcilier un pays extrêmement divisé.