Le procureur général près la Cour de cassation, le juge Jamal Hajjar, a ordonné mercredi l’arrestation de l’ancien ministre de l’Économie Amine Salam, à l’issue d’une audience au cours de laquelle l’accusé a été confronté à des fonctionnaires du ministère, a annoncé une source judiciaire haut placée
Lire la suite Liban : arrestation de l’ancien ministre de l’Economie Amine Salam pour corruption, détournement et blanchiment d’argentArchives du mot-clé futured
Fin de mission pour l’ambassadeur du Bénin au Niger, sur fond de tensions diplomatiques
Mission écourtée et terminée pour l’ambassadeur du Bénin au Niger, quatre mois après qu’il a été rappelé. Nommé en juin 2023 dans un souci de normalisation des relations entre les deux pays, le diplomate n’est pas retourné à Niamey depuis son rappel le 12 février 2025. Gildas Agonkan paie des propos jugés inappropriés et contraires à la position de son pays
Lire la suite Fin de mission pour l’ambassadeur du Bénin au Niger, sur fond de tensions diplomatiquesBerlin renonce à livrer ses missiles Taurus à l’Ukraine mais accorde une aide militaire de 1,9 milliard d’euros
Pas de missiles, mais une aide financière renforcée.
L’Allemagne a tranché. Alors que l’Ukraine réclame depuis plusieurs mois la livraison de missiles longue portée capables de frapper des cibles stratégiques sur le sol russe, Berlin a confirmé son refus de fournir les missiles Taurus, pourtant promis un temps par le chancelier Friedrich Merz. En contrepartie, le gouvernement allemand débloque une nouvelle aide militaire d’un montant de 1,9 milliard d’euros, comme l’a annoncé ce jeudi le ministre allemand de la Défense Boris Pistorius lors d’une visite officielle à Kiev.
« Nous planifions (de verser) 1,9 milliard d’euros supplémentaires. L’Allemagne soutiendra cette année l’Ukraine à hauteur d’environ 9 milliards d’euros », a déclaré Boris Pistorius devant la presse.
Il s’agit de la première visite du ministre en Ukraine depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement conservateur de Friedrich Merz. Ce soutien financier vient s’ajouter à une aide déjà importante et positionne l’Allemagne comme deuxième contributeur mondial de l’aide militaire à l’Ukraine, derrière les États-Unis.
Un revirement sur les missiles Taurus
Au cœur des tensions diplomatiques se trouve le missile Taurus, un engin de précision capable de changer le cours d’une guerre. Conçu par le consortium Taurus Systems (joint-venture entre MBDA Allemagne et Saab Suède), ce missile air-sol peut atteindre jusqu’à 500 kilomètres de distance et frapper des infrastructures stratégiques avec une ogive de 500 kg.
Caractéristiques principales du missile Taurus :
•Vitesse : 800 km/h
•Portée : 500 km (contre 250 km pour les missiles SCALP/Storm Shadow franco-britanniques)
•Ogive : Mephisto (Multi-Effect Penetrator, HIgh Sophisticated and Target Optimised)
•Compatibilité : chasseurs Eurofighter, Gripen, F-16, F/A-18, F-35
Capables de viser Moscou depuis l’Ukraine sans que les avions ukrainiens ne pénètrent l’espace aérien russe, ces missiles représentent une capacité offensive redoutable. Mais c’est justement cette capacité qui suscite les inquiétudes de Berlin.
« Nous ne considérons pas la livraison des Taurus pour l’instant », a précisé Boris Pistorius à Kiev, rompant ainsi avec les promesses initiales du chancelier Merz.
Entre soutien à l’Ukraine et peur de l’escalade
Ce revirement stratégique illustre les profondes hésitations allemandes depuis le début de la guerre en Ukraine. Sous le gouvernement précédent, dirigé par le social-démocrate Olaf Scholz, Berlin avait également refusé la livraison des Taurus, redoutant une escalade incontrôlable du conflit avec la Russie.
Pour Berlin, le principal risque est celui de devenir, de facto, cobelligérant si les armes livrées venaient à être utilisées pour frapper le territoire russe en profondeur. Une ligne rouge que l’Allemagne ne souhaite pas franchir, malgré les demandes répétées de l’Ukraine et le soutien plus affirmé d’autres alliés comme le Royaume-Uni ou la France.
Kiev déçue mais reconnaissante
Du côté ukrainien, la déception est palpable. Les missiles Taurus sont perçus comme une arme décisive qui permettrait de cibler des dépôts de munitions, des postes de commandement, des ponts ou encore des infrastructures logistiques essentielles aux forces russes. Toutefois, Kiev a salué l’aide financière débloquée par Berlin, soulignant l’importance de la solidarité occidentale dans un conflit qui s’enlise.
« Chaque euro compte, chaque soutien est crucial », a déclaré un conseiller du président Volodymyr Zelensky, en marge de la conférence de presse.
Une stratégie prudente mais ferme
En refusant la livraison des missiles Taurus, l’Allemagne confirme son approche prudente et mesurée du soutien militaire à l’Ukraine. Si Berlin reste un acteur majeur de l’aide occidentale, elle continue de fixer ses propres limites, soucieuse de ne pas provoquer une confrontation directe avec la Russie.
Ce choix, critiqué par certains alliés de l’OTAN mais salué pour sa cohérence diplomatique, reflète une volonté allemande de soutenir l’Ukraine sans franchir le seuil de la co-belligérance.
États-Unis d’Amérique : Donald Trump prévoit l’envoi d’ étrangers sans papiers vers la base de Guantanamo, y compris des européens, dont des ukrainiens
L’administration Trump projette une initiative explosive : transférer des milliers d’étrangers en situation irrégulière vers la base militaire étatsunienne de Guantánamo, dont des ressortissants européens, notamment des Français, Italiens, Allemands, Britanniques, Belges, Irlandais, et même des Ukrainiens. Le « Washington Post » a révélé ce plan, qui suscite déjà de vives inquiétudes parmi les alliés des États-Unis d’Amérique.
Lire la suite États-Unis d’Amérique : Donald Trump prévoit l’envoi d’ étrangers sans papiers vers la base de Guantanamo, y compris des européens, dont des ukrainiensVietnam: cure d’austérité sans précédent dans l’administration du pays
Au Vietnam, l’Etat impose une cure d’austérité sans précédent à son administration, qui n’est pas sans rappeler la vaste offensive lancée aux États-Unis par le président Donald Trump. C’est un tournant majeur dans ce pays dirigé depuis la fin des années 1970 par le parti communiste, car, jusqu’à présent, être fonctionnaire signifiait bénéficier d’un emploi à vie. Mais la croissance économique est aujourd’hui menacée par l’offensive douanière de Washington, et les dirigeants s’y préparent.
Lire la suite Vietnam: cure d’austérité sans précédent dans l’administration du paysJavier Milei traite Pedro Sanchez de «voyou» pendant sa visite à Madrid
«Sachez que je serai toujours à vos côtés lorsqu’il s’agira de s’opposer aux socialistes», a également clamé le président argentin, qui s’est exprimé dimanche soir lors du Forum économique de Madrid.(Source : AFP).
Le président ultralibéral argentin Javier Milei a renouvelé dimanche ses critiques à l’encontre du premier ministre espagnol Pedro Sánchez, le qualifiant de «voyou» lors d’une visite à Madrid pour un forum économique. Les deux dirigeants s’étaient affrontés l’année dernière lorsque Javier Milei avait suggéré que la femme de Pedro Sanchez était corrompue, conduisant Madrid à rappeler son ambassadeur de Buenos Aires.
Javier Milei s’est exprimé dimanche soir lors du Forum économique de Madrid, un rassemblement libertaire. Alors que de la musique rock était diffusée et que certains participants criaient des insultes à l’encontre de Pedro Sánchez, Javier Milei a fait des gestes énergiques et s’en est pris au dirigeant espagnol.
«Si vous voulez aussi malmener le voyou local, je n’y vois pas d’inconvénient», a déclaré Javier Milei en faisant référence à Pedro Sánchez. Plus tard, dans un discours axé sur la défense de ses politiques économiques, Javier Milei a répondu à des membres du public criant «Nous avons besoin de vous ici !» : «Sachez que je serai toujours à vos côtés lorsqu’il s’agira de s’opposer aux socialistes».
Ces commentaires interviennent quelques heures après que des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées à Madrid lors d’une manifestation organisée par les partis d’opposition, accusant le gouvernement de Pedro Sánchez de corruption.
L’épouse de Pedro Sánchez, son frère et un ancien collaborateur de haut niveau font l’objet d’une enquête dans le cadre d’affaires de corruption distinctes. Pedro Sánchez a rejeté ces enquêtes comme faisant partie d’une «campagne de diffamation» de la droite visant à faire tomber son gouvernement. Javier Milei doit ensuite rallier Nice, où son agenda annonce une rencontre avec le président français Emmanuel Macron le lundi 9, en marge du sommet des océans.
Ligue des Nations : Pourquoi la sélection espagnole masculine a refusé de porter le maillot de l’équipe féminine en finale?
À l’approche de l’Euro féminin 2025 en Suisse, une initiative symbolique d’Adidas, visant à promouvoir la compétition, a été refusée par la sélection masculine espagnole. Lors de la finale de la Ligue des Nations contre le Portugal, le dimanche 9 juin (2-2, 5-3 aux tirs au but), les joueurs espagnols ont préféré conserver leur propre tenue jaune, plutôt que d’endosser celle de la Roja féminine, championne du monde en titre.
Une proposition symbolique de soutien… refusée
L’équipementier Adidas avait proposé à la Roja masculine de jouer la finale avec le maillot extérieur de l’équipe féminine, un modèle blanc agrémenté de touches bleues et roses, afin de promouvoir l’Euro féminin qui débute le 2 juillet en Suisse.
Le contexte semblait idéal : l’Espagne ayant perdu le tirage au sort, elle ne pouvait porter son maillot rouge traditionnel. Adidas voyait dans ce contretemps une opportunité parfaite de mettre en avant la sélection féminine, à travers une action visible et valorisante.
D’autres sélections ont joué le jeu
Cette démarche n’était pas inédite. La Belgique a récemment affronté le pays de Galles en arborant le maillot de son équipe féminine, en hommage aux “Red Flames”, qualifiées pour l’Euro et auteures d’un très bon parcours en Ligue des Nations. La Fédération belge avait communiqué officiellement sur ce geste symbolique.
En France, le milieu de terrain Aurélien Tchouaméni s’était aussi illustré dans cette logique de soutien, en arborant le maillot des Bleues lors de son arrivée à Clairefontaine. “Il faut représenter les filles, il y a l’Euro féminin qui arrive”, avait-il déclaré dans une vidéo publiée par la Fédération française.
Une fracture depuis l’affaire Rubiales
Mais côté espagnol, la démarche n’a pas abouti. Et ce refus ne semble pas anodin. Selon le quotidien Marca, les relations entre les sélections masculines et féminines se sont tendues depuis le scandale Rubiales, du nom de l’ex-président de la Fédération espagnole, qui avait embrassé sans son consentement la joueuse Jenni Hermoso après la finale du Mondial 2023.
Cet épisode, fortement médiatisé, a entraîné une vague de protestations internationales, la démission de Rubiales, et une crise profonde au sein du football espagnol. Il a aussi laissé des fractures durables entre les deux équipes nationales, là où des actions de soutien auraient jadis été plus simples à mettre en œuvre.
Le vestiaire masculin dit non
D’après Marca, bien que l’idée ait été bien accueillie par certains responsables fédéraux, elle nécessitait l’approbation des joueurs eux-mêmes, condition sine qua non après les turbulences récentes. Or, les joueurs de Luis de la Fuente ont exprimé leur préférence pour le maillot jaune, utilisé tout au long de leur parcours en Ligue des Nations. Selon le quotidien, ils ne voyaient “aucune raison de changer”.
Un comportement qui contraste avec celui de la Roja en 2022, alors dirigée par Luis Enrique, qui avait accepté de porter le maillot féminin lors d’un match contre la République tchèque. Une initiative qui, à l’époque, avait été directement lancée par Rubiales, avant que son image ne soit ternie.
Une tendance encore divisée en Europe
L’Espagne n’est pas seule à avoir décliné l’idée. Selon les informations du Marca, l’Allemagne a également refusé une proposition similaire d’Adidas ces dernières semaines. Si certaines fédérations adhèrent à ces gestes symboliques en faveur de la parité et de la reconnaissance du football féminin, d’autres montrent encore des réticences, qu’elles soient culturelles, politiques ou simplement liées à des dynamiques internes fragiles.
Un geste manqué ?
Alors que l’équipe féminine espagnole se prépare à défendre son titre européen, ce refus de la part des joueurs masculins pose une question : le football masculin espagnol soutient-il réellement ses homologues féminines ? Le geste aurait pu être fort. Il n’aura été, pour l’instant, qu’un débat de plus sur le long chemin vers l’égalité et la reconnaissance dans le sport.
Agression du rabbin Elie Lemmel à Neuilly-sur-Seine : rumeurs de mise en scène, mais blessures bien réelles
Une agression en plein jour à dans un restaurant de Neuilly-sur-Seine.
Le jeudi 6 juin 2024, le rabbin Elie Lemmel a été violemment agressé dans un restaurant à Neuilly-sur-Seine. L’agresseur, un homme en situation irrégulière en Allemagne, d’origine palestinienne et âgé de 28 ans selon ses documents d’identité allemands, aurait frappé le rabbin au visage avec une chaise, le blessant à la tempe. L’individu a été interpellé quelques minutes après les faits. Une enquête a été ouverte pour “violences ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure à huit jours, aggravées par le fait qu’elles auraient été commises à raison de la religion et avec arme par destination.”
Apparition d’un cocard et accusations virales sur les réseaux sociaux
Trois jours plus tard, le 9 juin, Elie Lemmel apparaît sur le plateau de la chaîne CNews, affichant un cocard visible autour de l’œil droit ainsi qu’une arcade jaunie. Rapidement, plusieurs comptes sur la plateforme X (anciennement Twitter), dont le compte très relayé « Ackerman », remettent en question l’authenticité des blessures. Une publication vue plus de trois millions de fois accuse littéralement : « Ils ont vraiment maquillé le rabbin avec un faux cocard ? »
Ces accusations s’appuient sur une série d’images et de vidéos filmées quelques heures seulement après l’agression, où le rabbin ne présente en effet pas encore d’œil au beurre noir. Des internautes opposent alors deux photos : « À gauche avant le maquillage, à droite avec le maquillage », ironise l’un d’eux. D’autres parlent même de “faux visuel”, voire d’“altération frauduleuse de la réalité”, en invoquant des articles du Code pénal.
Des preuves médicales et scientifiques balayent les soupçons
Ces allégations ont rapidement été démenties par des spécialistes médicaux, des images datées, et des documents fournis par Elie Lemmel lui-même. D’après le docteur Cyrus Macaigne, chef de service de l’unité médico-judiciaire de l’hôpital intercommunal de Créteil, l’apparition tardive du cocard est parfaitement normale.
« Il est normal de ne pas très bien voir une telle ecchymose dans les 24 premières heures », explique-t-il, ajoutant que « la blessure devient de plus en plus visible dans les jours suivants, descendant de l’arcade à la paupière. »
Cette évolution correspond au processus physiologique classique d’une ecchymose : la dégradation de l’hémoglobine et la gravité entraînent une migration du sang vers les tissus inférieurs du visage. Les documents médicaux transmis à la rédaction par le rabbin attestent d’un “hématome sous-cutané frontal droit de 3 cm”, visible sur un scanner réalisé le jour même de l’agression.
Photos, vidéos et conversations privées comme preuves
Le rabbin a également fourni à la presse une capture d’écran d’une conversation WhatsApp datée du 8 juin, dans laquelle il partage une photo de lui-même avec le cocard visible. Il a aussi montré son visage tuméfié lors d’un appel vidéo WhatsApp, prouvant la réalité de la blessure. Le 8 juin, il apparaît également sur la chaîne i24 News, cocard bien visible, ainsi que dans une interview avec le média communautaire Qualita, publiée sur Instagram le 9 juin.
« Les médecins m’ont dit tout de suite : dans 48 heures, vous allez voir le syndrome du boxeur », témoigne-t-il.
Un climat tendu et une recrudescence des actes antisémites
L’agression du rabbin Lemmel s’inscrit dans un contexte préoccupant. Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, 1 570 plaintes pour actes antisémites ont été enregistrées en France depuis le début de l’année 2024. Ce chiffre est en forte hausse par rapport aux années précédentes : 436 plaintes en 2022, et déjà 1 676 en 2023, une explosion corrélée aux tensions au Proche-Orient après les attaques du Hamas du 7 octobre et la riposte israélienne sur Gaza.
Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’Elie Lemmel est ciblé. Fin mai, il avait déjà été victime d’une agression à Deauville, sur laquelle il avait témoigné en indiquant : « J’ai l’impression qu’on est face à un délit de faciès, et c’est bouleversant. »
Désinformation et réseaux sociaux : quand le soupçon prime sur les faits
L’affaire illustre un phénomène inquiétant : la puissance de la désinformation et de la suspicion numérique face aux faits établis. Malgré des documents médicaux, des images datées, des témoignages et des avis médicaux cohérents, une partie des internautes continue de colporter l’idée d’une manipulation.
Cela pose des questions graves sur la diffusion de fausses accusations en ligne, sur la mise en doute systématique des victimes et sur l’exploitation politique ou idéologique de faits sensibles dans un climat social déjà chargé.
L’agression du rabbin Elie Lemmel est un fait avéré, médicalement documenté et juridiquement encadré. Les blessures qu’il a subies sont bien réelles, et l’apparition différée de son cocard est conforme à ce que la médecine décrit comme une évolution normale des ecchymoses. Face aux soupçons infondés propagés en ligne, cette affaire rappelle l’importance de vérifier les faits avant de diffuser des accusations qui peuvent remettre en cause la parole d’une victime, dans un contexte où les actes antisémites explosent.
Arménie : le premier ministre appelle à renverser le chef de l’Église apostolique
Le premier ministre arménien Nikol Pachinian a appelé mardi 10 juin les fidèles arméniens à renverser Garéguine II, chef de l’Eglise apostolique du pays. Les relations entre les deux hommes se sont fortement tendues ces dernières années, notamment après la défaite arménienne au Karabakh.
Lire la suite Arménie : le premier ministre appelle à renverser le chef de l’Église apostoliqueEn Syrie, les nouvelles autorités islamistes publient des mesures sur les tenues de baignade
Le ministère du Tourisme rappelle qu’il est important de porter des vêtements amples et de veiller à couvrir les épaules et les genoux dans les lieux publics.(Source : AFP).
Les nouvelles autorités islamistes en Syrie ont demandé mardi 10 juin aux femmes de porter le burkini ou des vêtements couvrant le corps sur les plages publiques − une mesure dont les établissements privés considérés comme luxueux sont exemptés. Cette décision du ministère du tourisme intervient six mois après la prise du pouvoir par une coalition islamiste qui a renversé le président Bachar Al-Assad.
Selon le communiqué, le ministère demande aux femmes se rendant sur les plages publiques de « porter un burkini ou des vêtements de bain couvrant davantage le corps ». Hors des zones de baignade, elles doivent porter un vêtement ample et les hommes ne doivent pas circuler torse nu.
Ces restrictions ne s’appliquent cependant pas aux clubs et établissements privés considérés comme luxueux par le ministère du tourisme, où « les tenues de bain occidentales sont autorisées dans la limite des bonnes mœurs ». Le reste des établissements privés doit suivre les nouvelles consignes. Dans la Syrie assez conservatrice, peu de femmes se mettaient déjà en maillot de bain sur les plages publiques.
Des « vêtements amples » exigés dans les lieux publics
En outre, le ministère souligne qu’il est nécessaire de porter dans les lieux publics « des vêtements amples et de couvrir les épaules et les genoux », et d’éviter « les vêtements transparents ou très serrés », sans préciser si ces mesures concernent les femmes et les hommes. Il n’indique pas non plus si des sanctions sont prévues en cas de violation de ces nouvelles règles.
Dès la publication de la décision, les utilisateurs des réseaux sociaux se sont divisés, certains la soutenant et d’autres y voyant une restriction des libertés. Depuis la prise du pouvoir par les islamistes, des Syriens craignent pour les libertés individuelles. En mai, une femme avait été tuée par des hommes armés qui avaient attaqué une boîte de nuit à Damas.
Sur les réseaux sociaux, des vidéos montrent des jeunes gens en Syrie répétant des slogans religieux ou demandant la fermeture des bars qui servent de l’alcool.