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France: le gouvernement dévoile son ordonnance contre la santé mentale

Plus d’adultes formés en milieu scolaire, une offre de soins plus lisible et graduée, davantage de soignants formés: le gouvernement a dévoilé mercredi un plan pour tenter de mieux repérer et soigner les troubles psychiques mais aussi de rendre plus attractive la psychiatrie.

Le triptyque choisi pour ce plan se résume à : « prévenir, soigner, et reconstruire ». Le nouveau plan pour la santé mentale, dévoilé ce mercredi soir par le ministère de la Santé, est bâti sur ces trois piliers. Il ne s’agit pas d’« annonces financières », précise d’emblée le gouvernement, mais plutôt de nouvelles formations ou organisations, et de l’accentuation de ce qui existe déjà.

Ce plan santé mentale s’articule autour d’une trentaine de mesures qui s’appuie sur trois axes majeurs été annoncées par le ministre chargé de la Santé et de l’Accès aux soins, Yannick Neuder, à l’issue d’un comité interministériel, au lendemain du meurtre d’une surveillante de collège par un élève de 14 ans à Nogent.

Le premier axe vise à favoriser les repérages et interventions précoces face aux troubles psychiques notamment des jeunes de 12-25 ans, reprenant certaines mesures annoncées mi-mai par la ministre de l’Education Elisabeth Borne et jugées « étriquées » par des syndicats. Dans les objectifs : former deux adultes repères dans chaque établissement du second degré et chaque circonscription du premier degré d’ici 2026, déployer un modèle national de repérage et d’intervention précoce ou former 100 % des personnels de santé scolaire au repérage précoce.

Le deuxième axe entend favoriser « une psychiatrie de proximité, lisible et accessible », pour mieux traiter avant, pendant et après une crise aiguë. Entre autres mesures : un appui financier prioritaire aux centres médico-psychologiques proposant des créneaux de rendez-vous non programmés et des dispositifs de suivi intensif, et un renforcement de la régulation des urgences en psychiatrie pour orienter vers des soins adaptés.

Aux urgences psychiatriques, le gouvernement souhaite des profils diversifiés dans les équipes (pair aidants, travailleurs sociaux…) et des formations aux alternatives à l’isolement et à la contention. En ville, il veut doubler le nombre de psychologues conventionnés pour Mon Soutien Psy d’ici 2027 pour atteindre 12.000. La formation des étudiants en médecine sera accrue, avec un module en psychiatrie avancée dans chaque faculté couplé à un stage pratique, et le nombre d’internes en psychiatrie porté de 500 à 600 par an à partir de 2027.

Ce plan psychiatrie, « de sursaut et de refondation« , se veut « un point de départ » d’« un engagement durable », selon Yannick Neuder, cité dans un communiqué. Interrogé sur le financement du plan, le ministère n’a pas précisé si des moyens seraient débloqués, soulignant à la presse qu’« au-delà des enjeux de financement (…) la psychiatrie traverse une crise des vocations, de l’attractivité, de l’organisation des soins ». Environ un tiers des postes de praticiens hospitaliers sont vacants et le volume de lits a fait l’objet de réductions, tandis que le nombre de patients doublait ces vingt dernières années. Au lendemain du drame de Nogent, Emmanuel Macron a décrété, la santé mentale grande cause nationale 2025.

Israël : l’opposition échoue à dissoudre le Parlement

Un projet de loi visant à la dissolution de la Knesset, le Parlement israélien, a été mis au vote jeudi 12 juin. À 61 voix contre et 53 voix pour, les élections anticipées souhaitées par l’opposition n’auront pas lieu.

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Burundi: le parti au pouvoir depuis 20 ans remporte tous les sièges aux législatives

Le parti au pouvoir depuis 2005 a remporté tous les sièges lors des législatives du 5 juin au Burundi, a annoncé mercredi la commission électorale burundaise (Ceni), un scrutin entaché d’irrégularités selon des observateurs et des opposants.

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Un avion Air India s’écrase en Inde après le décollage avec 242 passagers à bord

Un avion de la compagnie Air India a été victime d’un crash aérien ce jeudi 12 juin, juste après son départ de l’aéroport d’Ahmedabad, dans l’ouest de l’Inde. De quoi laisser craindre un terrible bilan humain puisque 242 passagers et membres d’équipage se trouvaient à bord de ce Boeing 787-8 Dreamliner à destination de Londres Gatwick.

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Tensions à Los Angeles : Trump ordonne l’envoi de 2700 militaires et menace les manifestants, la Californie saisit la justice

La police de Los Angeles engage des interpellations massives face aux violations du couvre-feu.

Mardi soir, la police de Los Angeles (LAPD) a annoncé avoir entamé des arrestations massives visant des groupes de manifestants qui enfreignent le couvre-feu instauré dans la ville. Ce dispositif exceptionnel a été mis en place pour tenter de prévenir les violences liées aux protestations contre la politique migratoire de l’administration Trump.

« Des groupes continuent de se rassembler… et des arrestations massives sont en cours. Le couvre-feu est en vigueur », a indiqué la LAPD sur le réseau social X, sans toutefois préciser le nombre exact d’interpellations.

Le couvre-feu, décrété par la maire démocrate Karen Bass, est entré en vigueur mardi à 20 heures (heure locale) et s’étend jusqu’à 6 heures du matin. Il vise à répondre à une montée des tensions : la veille, 23 commerces avaient été pillés et de nombreuses façades du centre-ville recouvertes de graffitis, causant des dégâts importants.

Sur le terrain, les manifestations ont donné lieu à plusieurs affrontements sporadiques. Certains protestataires ont brièvement bloqué une autoroute, tandis que d’autres ont allumé des feux d’artifice en direction des forces de l’ordre, qui ont répliqué à coups de gaz lacrymogènes. Dans le quartier de Little Tokyo, cependant, la situation est restée relativement calme.

Les autorités californiennes, tout comme celles du Texas, font face à une vague de contestation croissante. Tandis que la Garde nationale est déployée dans les deux États, la gouvernance locale s’oppose vivement à l’intervention militaire fédérale ordonnée par Donald Trump.

Trump met en garde contre les manifestations lors du défilé de l’Armée : « Elles seront réprimées avec force »

Le président américain Donald Trump a lancé mardi un avertissement aux personnes envisageant de manifester lors du défilé militaire prévu ce week-end à Washington, à l’occasion du 250e anniversaire de l’Armée américaine.

« Pour ceux qui souhaitent protester, ils seront confrontés à une force très importante », a déclaré M. Trump aux journalistes dans le Bureau ovale de la Maison Blanche.

Les agences chargées de l’application de la loi se préparent à accueillir plusieurs centaines de milliers de personnes lors du défilé de samedi, a indiqué lundi Matt McCool, agent spécial en charge du Secret Service américain.

M. McCool a précisé que des milliers d’agents, d’officiers et de spécialistes issus de forces de l’ordre de tout le pays seront mobilisés pour l’occasion. Le FBI et la police métropolitaine de Washington ont assuré qu’aucune menace crédible ne pesait actuellement sur l’événement.

Au moins neuf autorisations de manifestation ont déjà été délivrées pour cette journée, a-t-il ajouté.

Dans des propos non prévus à l’agenda, prononcés depuis le Bureau ovale, Donald Trump est également revenu sur sa décision de déployer 4 000 membres de la Garde nationale et 700 Marines à Los Angeles après les manifestations déclenchées par des raids fédéraux de l’immigration sur des lieux de travail de la ville.

Le président a défendu cette mesure exceptionnelle, estimant que la présence des troupes était nécessaire pour contenir les troubles, malgré les objections des responsables locaux et étatiques qui jugeaient ces forces indispensables ailleurs.

L’événement de samedi, qui coïncidera avec le 79e anniversaire de Donald Trump, comprendra un festival d’anniversaire de l’Armée sur le National Mall, un défilé dans la capitale et une cérémonie d’engagement et de réengagement présidée par le président lui-même.

Des manifestations nationales sont prévues ce jour-là à l’initiative du groupe No Kings.

« Ils ont défié nos tribunaux, expulsé des Américains, fait disparaître des personnes dans la rue, attaqué nos droits civiques et réduit nos services », dénonce le groupe sur son site internet. « La corruption est allée trop loin. Pas de trônes. Pas de couronnes. Pas de rois. »

Donald Trump fait déployer 2 700 soldats supplémentaires à Los Angeles, la Californie dénonce une dérive autoritaire

Le Pentagone a confirmé lundi soir l’envoi de 2 000 réservistes de la Garde nationale en renfort aux 2 100 déjà présents à Los Angeles, s’ajoutant aux 700 Marines d’active annoncés plus tôt. Ce déploiement massif, voulu par Donald Trump pour renforcer la sécurité face aux manifestations contre les arrestations de migrants, porte le total des forces fédérales sur place à environ 4 800 soldats.

Selon le Commandement militaire pour l’Amérique du Nord (US Northern Command), les Marines, basés dans le sud de la Californie, ont été mobilisés pour protéger les bâtiments et agents fédéraux en raison de « menaces croissantes ». L’opération, baptisée Task Force 51, regroupe désormais 2 100 membres de la Garde nationale et 700 Marines, tous formés à la désescalade, à la gestion de foules et aux règles d’engagement.

Le gouverneur démocrate de Californie, Gavin Newsom, a vivement réagi, dénonçant un « fantasme de président dictatorial ». Il a condamné l’usage de troupes militaires face à des civils américains, soulignant que les Marines ont pour mission de défendre la démocratie à l’étranger, et non de « faire face à leurs propres compatriotes ».

Newsom a aussi critiqué les conditions logistiques des réservistes, affirmant que certains soldats n’avaient reçu ni nourriture, ni eau, ni directives claires. Il accuse la Maison Blanche d’orchestrer une opération politique destinée à flatter « l’ego d’un président dangereux », plutôt qu’une réponse motivée par la sécurité publique.

Bien que le déploiement des Marines soit officiellement destiné à la protection de bâtiments fédéraux, certains juristes s’inquiètent d’un possible recours à la Loi sur l’insurrection, qui permettrait à Trump d’utiliser l’armée pour le maintien de l’ordre civil – une mesure rarement appliquée dans l’histoire américaine. Selon l’expert juridique William Banks, ce serait « une pente glissante », contraire à la tradition démocratique du pays.

La Californie saisit la justice pour limiter l’envoi de troupes décidé par Donald Trump

L’État de Californie a déposé une requête auprès de la justice fédérale afin de bloquer ou restreindre le déploiement de troupes ordonné par Donald Trump à Los Angeles. Le président américain a en effet mobilisé 700 Marines, en plus de 4 000 membres de la Garde nationale, pour faire face aux manifestations contre les arrestations de migrants par les services fédéraux.

Le bras de fer entre Donald Trump et le gouverneur démocrate Gavin Newsom s’intensifie. Ce dernier dénonce une escalade dangereuse et sans précédent. « Déployer dans nos rues des combattants entraînés à la guerre menace le fondement même de notre démocratie », a déclaré Gavin Newsom, accusant le président de se comporter « comme un tyran, pas comme un président ». Il appelle la justice à suspendre « immédiatement ces agissements illégaux ».

Depuis plusieurs jours, Los Angeles est le théâtre de tensions entre manifestants opposés aux raids de l’immigration (ICE) et forces de l’ordre en tenue anti-émeute. Bien que certains incidents aient eu lieu, les autorités locales assurent que la situation reste globalement sous contrôle.

Dans les documents judiciaires consultés par l’AFP, l’État de Californie critique la logique de militarisation imposée par Washington. « Le président et son ministre de la Défense veulent introduire une culture guerrière dans des villes où vivent, travaillent et étudient des millions d’Américains », déplorent les représentants californiens.

Le recours insiste : « Il n’y a ni rébellion ni invasion à Los Angeles. Ce sont des troubles civils que l’État et les autorités locales sont capables de gérer. Le président dispose d’autres moyens légaux, civils, pour faire respecter l’ordre. »

Argentine : la condamnation de l’ex-présidente Cristina Kirchner met fin à sa carrière politique

La Cour suprême argentine a confirmé mardi la condamnation de l’ex-présidente péroniste Cristina Kirchner à une peine de six ans de prison et d’inéligibilité à vie pour fraude pendant sa présidence, un jugement retentissant contre une figure dominante de la vie politique argentine depuis 20 ans. Celle-ci dénonce une « guérilla » judiciaire et « une sentence écrite d’avance ».

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Pourquoi Rima Hassan ne peut pas faire valoir son statut d’eurodéputée face à Israël

Malgré son statut tout récent d’eurodéputée, Rima Hassan, arrêtée en Israël dans le cadre de la flottille pour Gaza, ne peut pas faire valoir son immunité parlementaire pour échapper à sa détention. Une situation qui suscite l’indignation en France, mais dont les ressorts juridiques sont plus complexes qu’il n’y paraît.

Une détention qui fait polémique

Depuis plus de 30 heures, Rima Hassan, militante franco-palestinienne élue députée européenne, est retenue en détention en Israël, comme cinq autres ressortissants français arrêtés après l’arraisonnement d’un bateau humanitaire en route vers Gaza.

Jean-Luc Mélenchon s’est emporté mardi 10 juin sur X (ex-Twitter) :
« De quel droit Netanyahu retient-il de force depuis 30 heures une députée française ? »

Ce cri d’alarme s’inscrit dans une série de réactions indignées à gauche, notamment chez les Insoumis, qui dénoncent une violation de l’immunité parlementaire de Rima Hassan.

L’immunité parlementaire européenne a ses limites

En théorie, les eurodéputés bénéficient d’une immunité conçue pour leur permettre d’exercer librement leur mandat sans craindre des poursuites de nature politique. Mais en pratique, cette immunité n’est pas absolue, surtout hors du territoire de l’Union européenne.

En effet, le règlement du Parlement européen précise que cette protection s’applique :
•Dans l’exercice des fonctions parlementaires
•Et sur le territoire européen ou d’un État membre

Or :

•Israël ne fait pas partie de l’Union européenne
•Et l’embarquement sur une flottille humanitaire à destination de Gaza ne relève pas, juridiquement, d’une activité parlementaire stricto sensu

Autrement dit, ni le lieu, ni le contexte de l’arrestation ne permettent à Rima Hassan de faire valoir son immunité parlementaire.

Une protection consulaire, mais pas plus

Rima Hassan, en tant que ressortissante française, peut bénéficier de l’assistance consulaire. Celle-ci vise à garantir le respect de ses droits, à assurer qu’elle est bien traitée, et à suivre l’évolution de sa situation judiciaire. Mais cette protection n’implique aucune immunité ni prérogative spéciale, contrairement à ce que certains responsables politiques suggèrent.

L’opposition accuse d’ailleurs le ministère des Affaires étrangères d’inaction. Jean-Luc Mélenchon interroge publiquement :
« Pourquoi le consulat de France a-t-il attendu tant d’heures pour se montrer auprès des prisonniers au contraire de tous ses collègues sur place ? »

Une accusation que rejette vigoureusement le ministre Jean-Noël Barrot, dénonçant des « manœuvres de désinformation », et assurant que le Quai d’Orsay est mobilisé et en lien constant avec les autorités israéliennes.

Et maintenant ?

Pour l’heure, les eurodéputés détenus qui ont refusé leur expulsion volontaire, dont Rima Hassan, sont toujours en détention administrative. Leur sort devrait être décidé par un juge israélien dans les prochains jours, avant une éventuelle expulsion forcée.

Du côté du Parlement européen, on se veut prudent. Une source confie au HuffPost :
« On reste attentif à la sécurité des eurodéputés en toutes circonstances, et on procède en ce moment à des vérifications. »

Mais les leviers d’action sont minces. En dehors de la diplomatie française, l’Union européenne ne dispose d’aucune autorité sur le sol israélien.

Une affaire à la croisée du droit et de la politique

Le cas de Rima Hassan illustre les limites concrètes du pouvoir parlementaire européen à l’international. Il soulève aussi des tensions politiques en France, entre défense de la liberté d’action des députés et respect du droit international local.

À moins d’un geste politique d’Israël ou d’une forte pression diplomatique, Rima Hassan devra passer par les procédures israéliennes ordinaires, comme tout autre citoyen étranger en détention.

Hong Kong interdit le téléchargement d’un jeu vidéo anticommuniste

Accusé de promouvoir la sédition et la révolution armée, un jeu développé à Taïwan a été retiré du téléchargement à Hong Kong. « Reversed Front » met en scène une insurrection contre le Parti chinois, sur le font d’allégeance à Taïwan, Hong Kong, au Tibet ou aux Ouïghours. Pékin dénonçait une menace pour la sécurité nationale.

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Meutre devant un collège en France: une alerte d’une jeunesse de plus en plus violente envers ses professeurs et encadreurs? Quelles mesures d’urgence pour en sortir

Un élève suspecté d’avoir poignardé une assistante d’éducation devant un collège de Haute-Marne a été arrêté, ce mardi 10 juin au matin. La victime a succombé à ses blessures. Aucun mobile n’a pour le moment été défini, le passage à l’acte étant d’autant plus sidérant que le collégien n’avait aucun antécédent judiciaire. Un drame qui met en lumière une jeunesse scolaire de plus en plus violente envers ses formateurs et la nécessité de protéger l’école.

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Maroc: multiplication des cyberattaques contre les institutions du pays

Le Maroc pourrait avoir subi une troisième cyberattaque d’ampleur depuis le mois d’avril 2025. Un groupe se faisant appeler « Jabaroot DZ » et affirmant agir pour défendre les intérêts de l’Algérie, annonce avoir attaqué les serveurs du ministère de la Justice marocainDans le Royaume, les voix s’élèvent pour proposer une issue à ces cyberattaques

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