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France : Laurent Wauquiez s’attire les foudre en proposant d' »enfermer les étrangers dangereux sous OQTF » à Saint-Pierre-et-Miquelon

Alors qu’il est en pleine campagne pour la présidence des Républicains face à Bruno Retailleau, la proposition choc de Laurent Wauquiez, dévoilée mardi 8 avril dans le Journal du Dimanche, a suscité de vives réactions au sein de la classe politique.

Une réaction politique massive. En pleine campagne pour la présidence des Républicains (LR), Laurent Wauquiez, leader des députés de droite, a proposé dans un entretien au Journal du Dimanche du 8 avril, que les étrangers placés sous OQTF (obligation de quitter le territoire) soient incarcérés dans un centre de rétention situé à Saint-Pierre-et-Miquelon, en dehors de l’Hexagone. « Ils auraient une seule alternative : soit partir à Saint-Pierre-et-Miquelon, soit rentrer chez eux », a-t-il détaillé, laissant entendre qu’il compte mettre la pression sur ces étrangers pour qu’ils acceptent de repartir dans leur pays.

« Il fait 5 degrés de moyenne pendant l’année, il y a 146 jours de pluie et de neige », a argumenté le candidat à la présidence de LR, qui « pense qu’assez rapidement, ça va amener tout le monde à réfléchir ». « Saint-Pierre-et-Miquelon n’est pas dans l’espace Schengen, on peut contrôler (les OQTF), ils n’ont plus la possibilité de revenir sur le territoire métropolitain », a-t-il également mis en avant auprès de nos confrères. Cette annonce intervient un mois après le refus de l’Algérie de recevoir une soixantaine de ses ressortissants sous OQTF dont le profil était qualifié de « dangereux » par le ministère de l’Intérieur. « Bruno Retailleau a défendu une ligne de fermeté et il n’a pas été écouté », a pointé du doigt Laurent Wauquiez.

Laurent Wauquiez s’attire les foudres de la classe politique

Les réactions indignées de la classe politique ne se sont pas fait attendre après les propos de Laurent Wauquiez. « C’est la France, pas une prison ou un centre de rétention », a fustigé le ministre des Outre-mer, Manuel Valls. « Aucun territoire français ne mérite d’être traité comme une zone de relégation », a insisté le ministre. Avant d’asséner : « l’exil forcé, c’est une méthode de colon, pas d’élu de la République. Le bagne de Cayenne, c’est loin et tant mieux ». La cheffe des députés du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, a également réagi sur X, estimant que « la place des OQTF, c’est dans leur pays…, sûrement pas dans un territoire français. Les habitants de Saint-Pierre-et-Miquelon ne sont pas des sous-citoyens ».

Stéphane Lenormand, député LIOT de Saint-Pierre-et-Miquelon a quant à lui pointé du doigt le « mépris » de Laurent Wauquiez à l’égard des habitants de l’archipel. « Nous ne sommes pas là poubelle de la France », a-t-il martelé. Sur Twitch, l’élu a dénoncé des propos « complètement aberrants », mais aussi « une incompétence et une non-maîtrise des dossiers ». Et de tacler vivement le député de la région Auvergne-Rhône-Alpes : « Je suis surpris que quelqu’un qui aspire à la présidence de la droite républicaine, voire même à la présidence de la France, puisse avoir une réflexion pareille ». Sur la gauche de l’échiquier politique, Marine Tondelier a ironisé sur « les ravages du Wauquisme » en publiant la Une du JDNews.

« Une déportation organisée vers un bagne ? Un camp ? Un Guantánamo façon Vichy 2.0 ? […] Le naufrage continue », a pointé du doigt Arnaud Saint-Martin, député Insoumis de Seine-et-Marne. « Laurent Wauquiez n’a de républicain que le nom de son parti » et « finira dans les poubelles de l’Histoire », a estimé Léon Deffontaines, porte-parole du Parti communiste français (PCF).

De son côté, le Premier secrétaire du parti socialiste (PS), Olivier Faure, s’interroge sur X : « Que va-t-il rester à l’extrême droite ? ». « Wauquiez veut renouer avec la tradition impériale de transformer les territoires d’Outre-mer en bagne. Indigne insulte aux valeurs de République », a déploré la maire socialiste de Nantes, Johanna Rolland.

Nouvelles taxes États-uniennes: ce qui change à partir de ce 9 avril et les conséquences pour l’économie mondiale

C’est un virage brutal dans la politique commerciale des États-Unis. Ce mercredi 9 avril, entre en vigueur une nouvelle vague de taxes douanières imposées par Washington, dans le sillage d’une annonce choc faite par le président Donald Trump une semaine plus tôt. Objectif affiché : imposer des droits de douane réciproques, en ciblant les pays qui exportent massivement vers les États-Unis sans acheter en retour. En réalité, c’est un séisme économique global qui s’annonce.

Un plan douanier en deux étapes

Le 5 avril, Washington a instauré un plancher universel de 10 % sur tous les produits importés aux États-Unis. Ce mercredi 9 avril marque la deuxième phase : l’ajout de surtaxes douanières sur mesure, déterminées en fonction des déséquilibres commerciaux entre les États-Unis et leurs partenaires.

Ces surtaxes ne sont pas uniformes : elles varient selon les pays, leur volume d’exportation et leur déficit commercial avec les États-Unis. C’est donc une offensive commerciale ciblée qui débute officiellement ce jour.

80 pays touchés, l’Asie et l’Europe en première ligne

Selon un document officiel publié par la Maison-Blanche, près de 80 pays et territoires sont concernés par ces nouvelles taxes additionnelles.
L’Asie est la plus lourdement frappée :
•Chine : +104 % de droits de douane,
•Viêt Nam : +46 %,
•Japon : +24 %.

L’Union européenne n’est pas épargnée : +20 % de taxes douanières sur tous les produits européens entrant aux États-Unis. La France, particulièrement concernée, pourrait subir de plein fouet ces mesures dans plusieurs secteurs clefs de son économie.

Conséquences pour la France : un choc économique redouté

En France, les inquiétudes sont vives. Le Premier ministre François Bayrou a tiré la sonnette d’alarme ce week-end dans Le Parisien :

« La hausse des droits de douane pourrait coûter à la France plus de 0,5 % de son PIB. Le risque de pertes d’emplois est absolument majeur, tout comme celui d’un ralentissement brutal de notre économie. »

La Bourse de Paris a déjà réagi : le CAC 40 a plongé de 4,68 % lundi 7 avril, illustrant la nervosité des marchés. Si une légère remontée a été observée mardi, l’incertitude reste entière.

Quels secteurs français sont les plus menacés ?

Les secteurs les plus dépendants du marché américain vont être les premiers à encaisser le choc. Parmi eux :
•L’aéronautique et le spatial, avec plus de 9,3 milliards d’euros d’exportations en un an,
•Les vins et spiritueux : 4,1 milliards d’euros,
•Mais aussi : le fromage, l’automobile, l’agroalimentaire ou encore le luxe.

Pour Vincent Chaigneau, directeur de la recherche chez Generali Investments :

« Le gros problème de la France, c’est qu’elle est prise en étau. Contrairement à l’Allemagne, elle ne pourra pas amortir ce choc par des mesures budgétaires. »

Impact mondial : vers une flambée des prix ?

Outre les pays visés, les États-Unis eux-mêmes pourraient en subir les conséquences. De nombreuses multinationales américaines, comme Nike, Gap, ou Dell, dépendent de matières premières ou de composants fabriqués en Asie.
•Nike fabrique une paire sur deux au Viêt Nam.
•Gap produit 30 % de ses vêtements au Viêt Nam, 17 % en Indonésie.

Résultat : une augmentation des coûts est redoutée, ce qui pourrait conduire à une hausse des prix pour les consommateurs américains, notamment dans les secteurs de la mode, de l’électronique ou de l’informatique. L’iPhone semble pour l’instant épargné, mais la menace d’un effet domino est bien réelle.

Une escalade commerciale au goût de revanche

Avec ces nouvelles mesures, Donald Trump réaffirme sa vision d’un commerce international basé sur la réciprocité stricte. Une politique offensive qui risque de raviver les tensions diplomatiques, affaiblir les échanges internationaux, et plonger certaines économies dans la tourmente.

Alors que les partenaires des États-Unis dénoncent une politique unilatérale et destructrice, le monde entre dans une nouvelle ère commerciale marquée par la confrontation, dans laquelle les répercussions pourraient se faire sentir pendant de longues années.

Mystère à Dubaï : Maria Kovalchuk, mannequin d’OnlyFans disparue pendant plusieurs jours ,retrouvée avec la colonne brisée et inconsciente

Le destin de Maria Kovalchuk, une jeune mannequin ukrainienne de 20 ans originaire de Lviv et active sur la plateforme OnlyFans, suscite l’émoi et de nombreuses interrogations. Partie à Dubaï le 9 mars dernier, elle a disparu pendant huit jours avant d’être retrouvée grièvement blessée au bord d’une route, inconsciente, sans papiers ni téléphone.

Une disparition troublante

Avant son départ, Maria avait confié à des proches qu’elle se rendait à Dubaï sur invitation de deux hommes se présentant comme des agents du milieu du mannequinat. Selon les médias ukrainiens, elle devait passer la nuit avec eux. Deux jours plus tard, alors qu’elle devait embarquer pour un vol vers la Thaïlande, elle ne se présente pas à l’aéroport. Sa famille, inquiète de son silence, donne l’alerte. Ce n’est que le 19 mars qu’elle est retrouvée, dans un état critique, au bord d’une route désertique.

Une version officielle contestée

La police de Dubaï affirme que la jeune femme aurait pénétré seule sur un chantier interdit d’accès avant d’y faire une chute qui lui aurait causé de graves blessures, dont une fracture à la colonne vertébrale et à plusieurs membres. Maria a depuis subi quatre opérations chirurgicales. Mais cette version des faits est jugée invraisemblable par sa famille, qui évoque plutôt l’hypothèse d’un acte criminel.

Entre soirée mystérieuse et hystérie inexpliquée

Les circonstances exactes de la nuit de sa disparition restent floues. Sa mère, arrivée de Norvège pour la soutenir, confie : « On pense qu’elle est allée à la soirée, mais l’organisateur ne l’y a pas vue. » D’après le média russe VchK-OGPU, Maria aurait été dans un état d’« hystérie incompréhensible » avant de perdre toute trace.

L’ombre d’un trafic humain

Aujourd’hui, bien que sa vie soit hors de danger, Maria est toujours hospitalisée et incapable de parler. L’Ukraine a ouvert une enquête pour “trafic d’êtres humains” afin de faire toute la lumière sur cette affaire. Certains médias comme The Sun avancent une hypothèse inquiétante : la possible implication de la jeune femme dans une “Porta Potty”, des soirées privées organisées pour de riches clients, où de jeunes femmes seraient soumises à des pratiques extrêmes en échange de sommes considérables.

Une affaire aux multiples zones d’ombre

Entre une version policière douteuse, des zones de flou sur les circonstances de la soirée, et des soupçons de réseaux de traite, le parcours récent de Maria Kovalchuk reste enveloppé de mystère. Sa famille espère que les investigations internationales permettront de faire éclater la vérité, et de punir ceux qui auraient pu transformer le rêve d’une carrière à l’étranger en un cauchemar absolu.

Une affaire à suivre de très près.

Ethiopie: l’ambassadeur d’Israël exclu d’une commémoration du génocide au Rwanda

L’ambassadeur d’Israël en Ethiopie a été exclu lundi d’une conférence organisée au siège de l’Union africaine (UA) à Addis Abeba commémorant les 31 ans du génocide des Tutsi au Rwanda, ont déclaré mardi à l’AFP deux diplomates.

La présence d’Israël dans des évènements organisés par l’UA a plusieurs fois provoqué des remous ces dernières années au sein de l’organisation panafricaine, qui depuis les attaques du Hamas du 7 octobre 2023 a critiqué la riposte selon elle démesurée d’Israël à Gaza, évoqué un possible « génocide » et appelé à la fin des combats.

Avraham Neguise a « participé à la première partie de l’évènement, une marche de solidarité à l’intérieur du siège de l’UA », a affirmé un diplomate arabe, avant de poursuivre: « Après cela, le président de la Commission de l’UA, le Djiboutien Mahamoud Ali Youssouf, a refusé de lancer la manifestation dans la salle en présence de l’ambassadeur israélien et lui a demandé de sortir », a-t-il poursuivi.

« L’ambassadeur israélien était assis à une place très visible, proche des Américains, et tout été retardé jusqu’à ce qu’on lui demande de sortir », a affirmé une autre source diplomatique, précisant ne pas savoir si « des états membres de l’UA ont protesté au vu de la situation à Gaza ».

Selon le ministère israélien des Affaires étrangères, cité dans The Times of Israël, « il est scandaleux que, lors d’un événement commémorant les victimes du génocide des Tutsi au Rwanda, auquel l’ambassadeur d’Israël à Addis Abeba était invité », le président de la Commission de l’UA « ait choisi d’introduire des éléments politiques anti-israéliens ».

Interrogé, le porte-parole du président de la Commission de l’UA n’a pas donné suite aux sollicitations de l’AFP.

Les autorités israéliennes, qui ont dénoncé un « comportement inacceptable », vont « entreprendre des démarches diplomatiques nécessaires auprès des parties concernées afin de clarifier la gravité de cet incident », toujours dans The Times of Israel.

Le 7 avril est la journée internationale de commémoration du génocide des Tutsi, qui a fait au moins 800.000 morts en 1994 au Rwanda.

En 2022, l’UA n’était pas parvenue à clore ses discussions sur l’accréditation controversée d’Israël en tant que pays observateur. L’Algérie et l’Afrique du Sud, deux poids lourds financiers de l’organisation panafricaine, avaient en particulier plaidé contre.

En 2023, une diplomate israélienne avait également été expulsée de l’assemblée de l’UA.

Mahamoud Ali Youssouf a pris ses fonctions de président de la Commission de l’UA en février, après avoir été près de 20 ans le ministre des Affaires étrangères de Djibouti. En mars 2024, le président de ce petit pays de la Corne de l’Afrique, Ismaïl Omar Guelleh, avait affirmé dans une interview au magazine Jeune Afrique qu’un « génocide (était) en cours à Gaza ».

Guerre en Ukraine : le Kremlin prévient que « toute une série de questions » restent à régler pour conclure une trêve avec Kiev -Renconte prévu entre Russie et les EUA jeudi à Istanbul

D’après le porte-parole du Kremlin, ces préoccupations portent notamment sur “l’impuissance du régime de Kiev à maîtriser certains groupes extrémistes” ainsi que sur “les intentions de militarisation accrue” de l’Ukraine.(Avec : AFP et Reuters).

Le Kremlin a estimé, lundi 7 avril, que « toute une série de questions » restait à régler pour conclure un accord de cessez-le-feu avec l’Ukraine, au moment où les pourparlers initiés par Washington peinent à aboutir. Selon le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, celles-ci concernent en particulier « l’incapacité du régime de Kiev à contrôler plusieurs groupes extrémistes » et « les projets de militarisation ultérieure » de l’Ukraine.

Après trois ans d’un conflit qui a fait des dizaines de milliers de morts, le président américain Donald Trump ambitionne de mettre fin aux hostilités. Pour cela, il a rompu l’isolement diplomatique imposé à son homologue russe Vladimir Poutine par les Occidentaux après le début de l’offensive en 2022. Son administration fait pression pour une fin rapide du conflit et a pour cela organisé des pourparlers indirects avec des responsables russes et ukrainiens, qui n’ont cependant abouti à aucune percée concrète.
Un premier pas sur les sites énergétiques

Sous pression américaine, Kiev avait accepté une cessation sans conditions des combats, pour 30 jours, rejetée depuis par Moscou. La Russie a donné son accord à un moratoire sur les frappes contre les sites énergétiques, bien plus limité, mais les deux belligérants s’accusent mutuellement depuis de le violer.
Ceux-ci ont aussi entériné le principe d’une trêve en mer Noire, mais le Kremlin a ensuite posé des conditions, notamment la levée de sanctions par les pays occidentaux, qui ne semblent pas être recevables à court terme. Vendredi, le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a affirmé que Donald Trump ne tomberait « pas dans le piège des négociations interminables » à propos de ce conflit.

Rencontre à Istanbul entre la Russie et les États-Unis d’Amérique jeudi

Etats-Unis et la Russie tiendront jeudi à Istanbul de nouvelles discussions focalisées « uniquement » sur la stabilisation des opérations de leurs ambassades respectives, a déclaré mardi le département d’Etat américain, confirmant une information rapportée par une source diplomatique.

Plus tôt dans la journée, la presse officielle russe avait indiqué qu’une rencontre en Turquie entre des représentants des deux pays était imminente.

Washington et Moscou avaient déjà organisé une première réunion de ce type à Istanbul en février.

Au cours d’un point de presse régulier, une porte-parole du département d’Etat américain a déclaré mardi qu’aucune question politique ou sécuritaire ne serait évoquée.

« L’Ukraine n’est absolument pas au programme », a dit Tammy Bruce. « Ces discussions sont focalisées uniquement sur les opérations de nos ambassades, et non pas sur la normalisation de la relation bilatérale dans son ensemble – ce qui peut intervenir seulement, comme nous l’avons noté, une fois qu’il y aura la paix entre la Russie et l’Ukraine », a-t-elle ajouté.

Une source diplomatique a déclaré plus tôt que la réunion aurait lieu au consulat russe d’Istanbul.

D’après l’agence de presse russe TASS, citant le ministère russe des Affaires étrangères, la délégation russe sera menée par Alexander Darchiev, récemment nommé par Moscou comme ambassadeur aux Etats-Unis.

Washington et Moscou ont tenu des réunions distinctes en Arabie saoudite pour discuter de la guerre en Ukraine, dans le cadre du rapprochement opéré avec la Russie par l’administration du président américain Donald Trump.

Tunisie : démantèlement d’un gigantesque camp de migrants subsahariens dans le centre-est du pays

Le gouvernement tunisien a lancé, jeudi 3 avril, une vaste opération de démantèlement visant l’un des plus importants camps de fortune de migrants en Tunisie. Ce site, situé au cœur des campagnes d’El Amra et de Jebeniana, dans la région de Sfax, abritait jusqu’à 20 000 personnes, en majorité des jeunes hommes originaires d’Afrique subsaharienne.

Une opération de grande envergure

Selon les autorités, environ 4 000 personnes ont été contraintes de quitter le camp dans les premiers jours de l’opération. Ce démantèlement a été conduit par la Garde nationale tunisienne, appuyée par les forces de sécurité.

Houcem Eddine Jebali, porte-parole de la Garde nationale, a justifié l’intervention : « L’opération a été menée parce que de nombreux dossiers étaient devant la justice en raison de l’occupation de propriétés publiques. Il était de notre devoir de faire cesser toutes les formes de désordre. L’État tunisien a agi pour éviter que ces camps ne soient réinstallés. »

Un camp devenu problématique

Installé depuis plusieurs mois au milieu des oliveraies, ce camp de fortune s’était transformé en véritable point de fixation migratoire, avec des conditions de vie précaires et une cohabitation difficile avec les habitants et les agriculteurs locaux. Ces derniers expriment aujourd’hui leurs craintes : si les migrants sont dispersés sans solution durable, ils pourraient reconstruire des campements informels ailleurs dans la région.

Un enjeu migratoire crucial

Ce démantèlement intervient dans un contexte de fortes tensions migratoires. La Tunisie est devenue l’un des principaux points de passage vers l’Europe pour les migrants subsahariens. Sous pression de l’Union européenne, notamment de l’Italie, Tunis a durci sa politique migratoire ces derniers mois, tout en réclamant plus de soutien financier et logistique de la part des pays européens.

Et maintenant ?

D’autres opérations similaires sont prévues dans les semaines à venir, selon les autorités tunisiennes. Mais l’avenir de ces milliers de migrants reste incertain, alors que les ONG s’inquiètent de l’absence de prise en charge humanitaire, et que les départs clandestins vers l’Europe, notamment par voie maritime, continuent à augmenter.

République dominicaine : au moins 113 morts dont des personnalités dans l’effondrement du toit d’une discothèque à Saint-Domingue

Une nuit de fête s’est transformée en cauchemar dans la capitale de la République dominicaine. Dans la nuit du 7 au 8 avril 2025, le toit de la célèbre discothèque Jet Set, située à Saint-Domingue, s’est effondré en plein concert de la star du merengue Rubby Pérez, causant au moins 113 morts et plus de 150 blessés, selon les autorités locales. C’est l’une des pires catastrophes de l’histoire du pays depuis l’explosion de San Cristobal en 2023.

Ce qu’il s’est passé

Le drame s’est produit à 00h44 heure locale (06h44 heure française), alors que 500 à 1 000 personnes assistaient à un concert dans la discothèque Jet Set, lieu emblématique de la vie nocturne dominicaine. Alors que l’ambiance battait son plein, le toit s’est effondré brutalement sur les participants.

Des vidéos relayées sur les réseaux sociaux montrent la scène en plein chaos, juste au moment où Rubby Pérez était sur scène. Deivis Alberto, manager de l’artiste, raconte : “Ça a été d’un coup. J’ai pensé que c’était un tremblement de terre, alors je me suis jeté au sol et j’ai couvert ma tête.”

Une mobilisation massive des secours

Près de 400 sauveteurs ont été mobilisés pour fouiller les décombres. A l’aube, les opérations de secours se poursuivaient, éclairées par des projecteurs et aidées par des grues. Les images aériennes montrent un immense trou béant à l’endroit où se trouvait le toit.

Juan Manuel Mendez, directeur du Centre des opérations d’urgence (COE), a annoncé :
“Le nombre de morts a atteint 113 ce matin. Il y a eu 155 transferts vers différents hôpitaux.”

Des causes encore floues

Les circonstances de l’effondrement ne sont pas encore connues. Dans un communiqué, la direction du Jet Set affirme “collaborer pleinement” avec les autorités. “Nous avons fait tout notre possible dès le début pour soutenir les personnes touchées”, a précisé la direction, promettant de faire toute la lumière sur cette tragédie.

Des personnalités parmi les victimes

Parmi les victimes figure Rubby Pérez, véritable légende du merengue, dont les chansons ont marqué des générations. Son manager Enrique Paulino a confirmé sa mort, tout comme le COE. Pérez, de son vrai nom Roberto Antonio Perez Herrera, avait 69 ans.

Autres victimes notables :

•Octavio Dotel, 51 ans, ex-joueur de baseball ayant évolué en ligue majeure aux États-Unis, champion du monde en 2011.
•Tony Blanco, ancien joueur de baseball nord-américain (MLB).
•Nelsy Cruz, gouverneure de la province de Monte Cristi, également décédée dans l’accident.

Un deuil national décrété

Face à l’ampleur du drame, le président Luis Abinader s’est rendu sur les lieux et a décrété trois jours de deuil national.
“Nous regrettons profondément la tragédie survenue à la discothèque Jet Set. Toutes les agences de secours travaillent sans relâche. Nos pensées et prières vont aux familles des victimes”, a-t-il déclaré sur X.

Une nation sous le choc

La République dominicaine vit l’un des épisodes les plus douloureux de son histoire récente. Alors que les enquêtes se poursuivent pour déterminer les causes exactes du drame, les hommages affluent de toutes parts pour saluer la mémoire des victimes, notamment celle de Rubby Pérez, icône musicale nationale.

Les autorités appellent les citoyens à donner leur sang pour les blessés hospitalisés, tandis que la solidarité s’organise dans tout le pays.

Joseph Kabila annonce son retour « sans délai » en RDC

Officiellement installé depuis 2024 en Afrique du Sud, l’ancien président de la république congolais est à nouveau sorti du silence dans lequel il s’était terré, ce mardi 8 avril. Il annonce, dans une déclaration écrite, son retour prochain en RDC, expliquant sa décision par la gravité de la situation sécuritaire et institutionnelle et par sa volonté de contribuer à la recherche d’une solution à la crise que traverse son pays.

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Corée du Sud : l’élection présidentielle anticipée aura lieu le 3 juin prochain

Le gouvernement Sud-coréen a annoncé, ce mardi 8 avril, qu’une élection présidentielle anticipée se tiendra le 3 juin prochain pour choisir un successeur à l’ancien président Yoon Suk- yeol. Un scrutin anticipée dont la campagne débutera officiellement le 12 mai.

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