Archives du mot-clé mali

Transit commercial : le Mali mise sur le port de Conakry pour réduire sa dépendance

Le gouvernement malien a annoncé, à l’issue de son Conseil des ministres du 28 janvier 2026, la conclusion d’un accord bilatéral avec la Guinée visant à créer une voie alternative de transit pour ses marchandises. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie visant à diversifier les corridors logistiques du Mali et à réduire sa dépendance aux ports de Dakar (Sénégal) et Abidjan (Côte d’Ivoire).

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Mali : Double attaque jihadiste contre la mine d’or de Morila

La mine d’or de Morila, dans le sud du Mali, a été visée par une double attaque menée par le groupe jihadiste Jama’at Nusrat al-Islam wa al-Muslimeen (JNIM), affilié à Al‑Qaïda. Cette attaque survient dans un contexte de ce que le groupe appelle un « jihad économique », visant à perturber les activités économiques et l’approvisionnement en carburant dans le pays.

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Une riposte souveraine ,Le Mali et le Burkina Faso interdisent l’entrée aux Américains sur leur territoire en réponse aux restrictions de Trump

Le Burkina Faso et le Mali ont annoncé l’interdiction d’entrée sur leur territoire aux ressortissants américains, une décision assumée et présentée comme une réponse de stricte réciprocité aux mesures récemment prises par les États-Unis. Washington a en effet placé ces deux pays sahéliens sur une liste de nations dont les citoyens sont désormais interdits de visa pour entrer sur le sol américain.

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Mali : l’AES franchit une nouvelle étape vers l’autonomie régionale

Les autorités du Mali, du Burkina Faso et du Niger, tous trois dirigés par des régimes militaires, poursuivent leur stratégie de rupture avec les cadres régionaux traditionnels en accélérant la restructuration de l’Alliance des États du Sahel (AES). Réunis lors d’un sommet récent, les dirigeants ont notamment officialisé leur retrait de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et renforcé leur coordination en matière de sécurité et de défense.

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Mali : la France appelle ses ressortissants à quitter le pays « dès que possible » face à la progression des djihadistes, après l’exécution publique d’une influenceuse.

La France a recommandé vendredi à ses ressortissants de quitter temporairement le Mali « dès que possible », face à une dégradation rapide de la situation sécuritaire. Cette décision intervient alors que la capitale Bamako et de nombreuses régions du pays sont désormais menacées par un blocus djihadiste, et qu’une jeune influenceuse malienne a été exécutée publiquement par des combattants islamistes.

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Mali : sous blocus jihadiste, les habitants de Nioro du Sahel appellent à l’aide

Au Mali, la population de Nioro du Sahel, dans le sud-ouest du pays, vit un véritable calvaire. Depuis près de deux mois, les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), affiliés à al-Qaïda, imposent un sévère blocus à la ville, coupant ses habitants du reste du pays. Les approvisionnements en carburant sont interdits, les déplacements restreints, et les enlèvements se multiplient.

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Mali : la situation sécuritaire se dégrade sur l’axe Ségou-Bamako sous le blocus jihadiste

Routes coupées, enlèvements, embargo sur le carburant… les jihadistes multiplient les attaques pour isoler la capitale malienne Bamako.

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Terrorisme au Sahel : le Mali accuse indirectement l’Algérie de soutenir les groupes armés terroristes – Le Maroc renforce son soutien à l’AES

Face à une recrudescence d’attentats terroristes sur son territoire, le Mali a lancé, mardi 2 juillet 2025, une accusation indirecte mais sans équivoque contre l’Algérie, soupçonnée de financer les groupes extrémistes actifs dans la région sahélienne. Une déclaration faite par le Premier ministre malien Abdoulaye Maïga lors de la 4e Conférence internationale de l’ONU sur le financement du développement, à Séville.

Une accusation à peine voilée contre Alger

À la tribune, le chef du gouvernement malien a dénoncé un terrorisme « imposé » au Sahel, évoquant « l’implication avérée de sponsors étatiques étrangers » dans le financement de ces groupes. Sans nommer explicitement l’Algérie, le message a été clair pour de nombreux observateurs, alors que les tensions entre Bamako et Alger se sont considérablement intensifiées depuis plusieurs mois.

Cette déclaration intervient dans un climat sécuritaire particulièrement tendu : le 1er juillet, des attaques coordonnées ont visé les positions des Forces armées maliennes (FAMa) à Niono, Modolo, Sandaré, Nioro du Sahel, Diboli, Gogui et Kayes, provoquant de lourdes pertes. Dans la presse algérienne, ces attaques sont interprétées comme le signe de l’isolement croissant de la junte malienne dirigée par Assimi Goïta, mise en difficulté sur le plan militaire.

L’AES entend se renforcer face aux menaces

Face à cette situation, le Premier ministre malien a réaffirmé la volonté du Mali de transformer la Confédération des États du Sahel (AES) — qui regroupe depuis septembre 2023 le Mali, le Niger et le Burkina Faso — en une véritable puissance régionale, capable de faire face aux menaces sécuritaires et aux influences étrangères.

Les trois pays ont rompu avec les Accords d’Alger et ont rappelé, en avril dernier, leurs ambassadeurs en poste en Algérie pour consultations, après la violation du territoire malien par l’armée algérienne, un acte perçu à Bamako comme une ingérence inacceptable. L’AES affirme vouloir tourner la page d’une diplomatie dominée par Alger, accusée aujourd’hui de soutenir indirectement les mouvements rebelles dans le nord du Mali.

Depuis le retrait du Mali des accords d’Alger signés en 2015, l’Algérie a accueilli des leaders de l’opposition armée touarègue et soutenu la création du Front de libération de l’Azawad, né en novembre 2024. Une évolution paradoxale, puisque l’Algérie s’était opposée historiquement aux revendications autonomistes des Touaregs amazighs de cette région pendant les précédentes négociations.

Le Maroc renforce son soutien à l’AES

Dans ce contexte régional explosif, le Maroc suit de près les évolutions au Sahel. Le roi Mohammed VI a reçu, le 28 avril dernier, les ministres des Affaires étrangères de l’AES, une rencontre marquant le soutien croissant du royaume à l’alliance sahélienne. Des accords de coopération militaire ont été signés entre Rabat et les trois pays, avec l’intégration d’unités sahéliennes dans les formations des Forces armées royales (FAR).

Cette diplomatie active vise à contrer l’influence algérienne dans la région et à consolider une architecture sécuritaire propre à l’AES, à l’écart des médiations traditionnelles dominées par l’ONU ou l’Union africaine.

Menace d’extension vers la Mauritanie et le Sénégal

Les mouvements extrémistes progressent désormais vers l’ouest, menaçant des zones frontalières jusqu’ici relativement épargnées. Selon un média de Nouakchott, « ces groupes armés progressent vers la frontière malienne, voisine de la Mauritanie et du Sénégal », soulevant de vives inquiétudes à Nouakchott et à Dakar.

Ces deux pays, historiquement en dehors de l’épicentre sahélien des violences, pourraient devenir les prochaines cibles d’organisations armées transnationales, dans un contexte d’affaiblissement de la coopération sécuritaire régionale. Une évolution qui impose, selon plusieurs analystes, un renforcement urgent des capacités de défense et de renseignement dans toute la sous-région.

En accusant indirectement l’Algérie de financer le terrorisme au Sahel, le Mali durcit son discours diplomatique et repositionne l’Alliance des États du Sahel comme acteur central de la stabilité régionale. Mais au-delà des joutes diplomatiques, les attaques récentes et l’extension des menaces vers la Mauritanie et le Sénégal illustrent l’ampleur du défi sécuritaire. La lutte contre le terrorisme au Sahel est désormais aussi une bataille d’influence entre États, avec des alliances qui se redessinent et une coopération régionale en pleine recomposition.

Mali: deux tribunaux vont se prononcer sur les conséquences de la dissolution des partis politiques

Au Mali, deux tribunaux acceptent de se prononcer sur les conséquences de la dissolution des partis politiques. Après cette dissolution, par décret présidentiel le 13 mai dernier, d’ex-dirigeants de partis avaient entrepris une série de procédures pour contester la constitutionnalité de cette décision et ses effets sur les libertés fondamentales des Maliens.

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Togo : RFI et France 24 suspendus trois mois pour avoir relayé des «propos inexacts et tendancieux»

Ces deux médias français, déjà suspendus depuis plusieurs années au Mali, au Burkina Faso et au Niger, sont désormais interdits également au Togo en raison de déclarations jugées comme portant « atteinte à la stabilité des institutions républicaines et à l’image du pays ».(Source : AFP).

France 24 et Radio France internationale ont été lundi interdites d’antenne pour trois mois au Togo, accusées d’avoir relayé des «propos inexacts et tendancieux» après des manifestations qui ont secoué le pays au début du mois. Cette suspension vient réduire un peu plus l’espace de diffusion en Afrique de l’ouest de ces deux médias publics français, suspendus depuis plusieurs années au Mali, Burkina Faso et Niger, trois pays sahéliens dirigés par des militaires.

«Plusieurs émissions récentes ont relayé des propos inexacts, tendancieux, voire contraires aux faits établis, portant atteinte à la stabilité des institutions républicaines et à l’image du pays», a annoncé la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) du Togo, dans un communiqué. «Le pluralisme des opinions n’autorise pas la diffusion de contre-vérités ni la présentation partiale de l’actualité. La liberté de la presse ne saurait être synonyme de désinformation ou d’ingérence», poursuit l’institution qui pointe «des manquements répétés et signalés».

Les deux médias ont déclaré lundi soir dans un communiqué conjoint avoir «appris avec surprise» leur suspension «sans préavis», malgré un «contexte de dialogue pourtant soutenu et constructif» avec l’autorité de régulation togolaise. RFI et France 24 réaffirment par ailleurs «leur attachement indéfectible aux principes déontologiques du journalisme, comme leur soutien à leurs équipes qui délivrent chaque jour une information rigoureuse, indépendante, vérifiée, impartiale et équilibrée». L’ONG Reporters sans frontières (RSF) a de son côté «condamné fermement la suspension arbitraire» des deux médias. Le directeur du bureau pour l’Afrique subsaharienne de RSF, Sadibou Marong, a «appelé les autorités à lever ces sanctions et à rétablir immédiatement la diffusion» de RFI et France 24.

Nouveaux appels à manifester

La nouvelle Constitution adoptée en avril 2024 a permis à Faure Gnassingbé de consolider son pouvoir désormais au sein d’un régime parlementaire dont il occupe la plus haute fonction, celle de président du Conseil. Elle cristallise les tensions au Togo: l’opposition et la société civile accusant Faure Gnassingbé de vouloir rester indéfiniment à la tête de l’État, les autorités répondant que la réforme constitutionnelle vise plutôt à «dépersonnaliser» le pouvoir et renforcer «l’unité nationale et la cohésion du pays». Le Togo est dirigé depuis 2005 par Faure Gnassingbé, successeur de son père resté près de 38 ans à la tête du pays. Début juin, des manifestations lancées sur les réseaux sociaux par des jeunes et des militants de la société civile ont eu lieu à Lomé pour protester contre le pouvoir.

Les manifestants dénonçaient notamment les arrestations de voix critiques, la hausse du prix de l’électricité et la réforme constitutionnelle. L’Alliance nationale pour le changement (ANC), l’un des principaux partis d’opposition a dénoncé la suspension des deux médias français comme une «décision autoritaire (qui) vise à museler des médias qui n’ont fait que leur travail : informer sur les dérives du régime et les manœuvres antidémocratiques liées à l’imposition d’une nouvelle Constitution taillée sur mesure pour maintenir Faure Gnassingbé au pouvoir à vie». Les récentes manifestations avaient notamment été initiées par le rappeur Aamron, critique du pouvoir, qui avait été arrêté fin mai avant de réapparaître dans une vidéo le 5 juin, depuis un hôpital psychiatrique où il présentait des excuses envers Faure Gnassingbé.

Une cinquantaine de personnes ont été arrêtées puis libérées, selon le procureur qui précisait la semaine dernière que «quelques-unes» encore détenues allaient être rapidement présentées au parquet. Des journalistes qui couvraient les manifestations ont été brièvement interpellés et contraints par les forces de l’ordre d’effacer leurs images. De nouveaux appels à manifester ont été lancés sur les réseaux sociaux, pour les 26, 27 et 28 juin. Le Togo est au 121e rang sur 180 dans le classement 2025 de la liberté de la presse de Reporters sans frontières (RSF), en recul de 8 places par rapport à 2024.