Le président de transition malien, Assimi Goïta, a annoncé le 12 février 2026 un remaniement majeur de son gouvernement, visant à renforcer certains ministères stratégiques et à promouvoir des responsables influents. Cette initiative intervient dans un contexte marqué par des défis sécuritaires persistants, des tensions économiques et la nécessité de consolider la transition politique en cours.
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Mali : un ex-Premier ministre condamné en appel à deux ans de prison, dont un ferme
L’ancien Premier ministre malien Moussa Mara a été condamné en appel lundi à Bamako à deux ans de prison, dont un ferme, pour « atteinte au crédit de l’Etat et opposition à l’autorité légitime », après avoir apporté son soutien sur les réseaux sociaux à des « détenus d’opinion ».(Source : AFP)
Lire la suite Mali : un ex-Premier ministre condamné en appel à deux ans de prison, dont un fermeTransit commercial : le Mali mise sur le port de Conakry pour réduire sa dépendance
Le gouvernement malien a annoncé, à l’issue de son Conseil des ministres du 28 janvier 2026, la conclusion d’un accord bilatéral avec la Guinée visant à créer une voie alternative de transit pour ses marchandises. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie visant à diversifier les corridors logistiques du Mali et à réduire sa dépendance aux ports de Dakar (Sénégal) et Abidjan (Côte d’Ivoire).
Lire la suite Transit commercial : le Mali mise sur le port de Conakry pour réduire sa dépendanceMali : Double attaque jihadiste contre la mine d’or de Morila
La mine d’or de Morila, dans le sud du Mali, a été visée par une double attaque menée par le groupe jihadiste Jama’at Nusrat al-Islam wa al-Muslimeen (JNIM), affilié à Al‑Qaïda. Cette attaque survient dans un contexte de ce que le groupe appelle un « jihad économique », visant à perturber les activités économiques et l’approvisionnement en carburant dans le pays.
Lire la suite Mali : Double attaque jihadiste contre la mine d’or de MorilaUne riposte souveraine ,Le Mali et le Burkina Faso interdisent l’entrée aux Américains sur leur territoire en réponse aux restrictions de Trump
Le Burkina Faso et le Mali ont annoncé l’interdiction d’entrée sur leur territoire aux ressortissants américains, une décision assumée et présentée comme une réponse de stricte réciprocité aux mesures récemment prises par les États-Unis. Washington a en effet placé ces deux pays sahéliens sur une liste de nations dont les citoyens sont désormais interdits de visa pour entrer sur le sol américain.
Lire la suite Une riposte souveraine ,Le Mali et le Burkina Faso interdisent l’entrée aux Américains sur leur territoire en réponse aux restrictions de TrumpMali : l’AES franchit une nouvelle étape vers l’autonomie régionale
Les autorités du Mali, du Burkina Faso et du Niger, tous trois dirigés par des régimes militaires, poursuivent leur stratégie de rupture avec les cadres régionaux traditionnels en accélérant la restructuration de l’Alliance des États du Sahel (AES). Réunis lors d’un sommet récent, les dirigeants ont notamment officialisé leur retrait de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et renforcé leur coordination en matière de sécurité et de défense.
Lire la suite Mali : l’AES franchit une nouvelle étape vers l’autonomie régionaleMali : la France appelle ses ressortissants à quitter le pays « dès que possible » face à la progression des djihadistes, après l’exécution publique d’une influenceuse.
La France a recommandé vendredi à ses ressortissants de quitter temporairement le Mali « dès que possible », face à une dégradation rapide de la situation sécuritaire. Cette décision intervient alors que la capitale Bamako et de nombreuses régions du pays sont désormais menacées par un blocus djihadiste, et qu’une jeune influenceuse malienne a été exécutée publiquement par des combattants islamistes.
Lire la suite Mali : la France appelle ses ressortissants à quitter le pays « dès que possible » face à la progression des djihadistes, après l’exécution publique d’une influenceuse.Mali : sous blocus jihadiste, les habitants de Nioro du Sahel appellent à l’aide
Au Mali, la population de Nioro du Sahel, dans le sud-ouest du pays, vit un véritable calvaire. Depuis près de deux mois, les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (Jnim), affiliés à al-Qaïda, imposent un sévère blocus à la ville, coupant ses habitants du reste du pays. Les approvisionnements en carburant sont interdits, les déplacements restreints, et les enlèvements se multiplient.
Lire la suite Mali : sous blocus jihadiste, les habitants de Nioro du Sahel appellent à l’aideMali : la situation sécuritaire se dégrade sur l’axe Ségou-Bamako sous le blocus jihadiste
Routes coupées, enlèvements, embargo sur le carburant… les jihadistes multiplient les attaques pour isoler la capitale malienne Bamako.
Lire la suite Mali : la situation sécuritaire se dégrade sur l’axe Ségou-Bamako sous le blocus jihadisteTerrorisme au Sahel : le Mali accuse indirectement l’Algérie de soutenir les groupes armés terroristes – Le Maroc renforce son soutien à l’AES
Face à une recrudescence d’attentats terroristes sur son territoire, le Mali a lancé, mardi 2 juillet 2025, une accusation indirecte mais sans équivoque contre l’Algérie, soupçonnée de financer les groupes extrémistes actifs dans la région sahélienne. Une déclaration faite par le Premier ministre malien Abdoulaye Maïga lors de la 4e Conférence internationale de l’ONU sur le financement du développement, à Séville.
Une accusation à peine voilée contre Alger
À la tribune, le chef du gouvernement malien a dénoncé un terrorisme « imposé » au Sahel, évoquant « l’implication avérée de sponsors étatiques étrangers » dans le financement de ces groupes. Sans nommer explicitement l’Algérie, le message a été clair pour de nombreux observateurs, alors que les tensions entre Bamako et Alger se sont considérablement intensifiées depuis plusieurs mois.
Cette déclaration intervient dans un climat sécuritaire particulièrement tendu : le 1er juillet, des attaques coordonnées ont visé les positions des Forces armées maliennes (FAMa) à Niono, Modolo, Sandaré, Nioro du Sahel, Diboli, Gogui et Kayes, provoquant de lourdes pertes. Dans la presse algérienne, ces attaques sont interprétées comme le signe de l’isolement croissant de la junte malienne dirigée par Assimi Goïta, mise en difficulté sur le plan militaire.
L’AES entend se renforcer face aux menaces
Face à cette situation, le Premier ministre malien a réaffirmé la volonté du Mali de transformer la Confédération des États du Sahel (AES) — qui regroupe depuis septembre 2023 le Mali, le Niger et le Burkina Faso — en une véritable puissance régionale, capable de faire face aux menaces sécuritaires et aux influences étrangères.
Les trois pays ont rompu avec les Accords d’Alger et ont rappelé, en avril dernier, leurs ambassadeurs en poste en Algérie pour consultations, après la violation du territoire malien par l’armée algérienne, un acte perçu à Bamako comme une ingérence inacceptable. L’AES affirme vouloir tourner la page d’une diplomatie dominée par Alger, accusée aujourd’hui de soutenir indirectement les mouvements rebelles dans le nord du Mali.
Depuis le retrait du Mali des accords d’Alger signés en 2015, l’Algérie a accueilli des leaders de l’opposition armée touarègue et soutenu la création du Front de libération de l’Azawad, né en novembre 2024. Une évolution paradoxale, puisque l’Algérie s’était opposée historiquement aux revendications autonomistes des Touaregs amazighs de cette région pendant les précédentes négociations.
Le Maroc renforce son soutien à l’AES
Dans ce contexte régional explosif, le Maroc suit de près les évolutions au Sahel. Le roi Mohammed VI a reçu, le 28 avril dernier, les ministres des Affaires étrangères de l’AES, une rencontre marquant le soutien croissant du royaume à l’alliance sahélienne. Des accords de coopération militaire ont été signés entre Rabat et les trois pays, avec l’intégration d’unités sahéliennes dans les formations des Forces armées royales (FAR).
Cette diplomatie active vise à contrer l’influence algérienne dans la région et à consolider une architecture sécuritaire propre à l’AES, à l’écart des médiations traditionnelles dominées par l’ONU ou l’Union africaine.
Menace d’extension vers la Mauritanie et le Sénégal
Les mouvements extrémistes progressent désormais vers l’ouest, menaçant des zones frontalières jusqu’ici relativement épargnées. Selon un média de Nouakchott, « ces groupes armés progressent vers la frontière malienne, voisine de la Mauritanie et du Sénégal », soulevant de vives inquiétudes à Nouakchott et à Dakar.
Ces deux pays, historiquement en dehors de l’épicentre sahélien des violences, pourraient devenir les prochaines cibles d’organisations armées transnationales, dans un contexte d’affaiblissement de la coopération sécuritaire régionale. Une évolution qui impose, selon plusieurs analystes, un renforcement urgent des capacités de défense et de renseignement dans toute la sous-région.
En accusant indirectement l’Algérie de financer le terrorisme au Sahel, le Mali durcit son discours diplomatique et repositionne l’Alliance des États du Sahel comme acteur central de la stabilité régionale. Mais au-delà des joutes diplomatiques, les attaques récentes et l’extension des menaces vers la Mauritanie et le Sénégal illustrent l’ampleur du défi sécuritaire. La lutte contre le terrorisme au Sahel est désormais aussi une bataille d’influence entre États, avec des alliances qui se redessinent et une coopération régionale en pleine recomposition.