La tension monte en Syrie après de violents affrontements confessionnels ayant fait plus de cent morts en quelques jours. La France, Israël, les États-Unis d’Amérique et d’autres acteurs internationaux réagissent à la crise, marquée par une flambée de violences contre la communauté druze et une frappe israélienne inédite sur Damas pour punir la nouvelle dictature islamique syrienne de s’en prendre aux druzes.
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Syrie : les Kurdes veulent la garantie de leurs droits « juridiques et constitutionnels » au sein du nouvel État
Réunis samedi 26 avril à Hassaké (Syrie), dans une conférence, plusieurs partis politiques Kurdes syriens ont adopté une position commune pour la construction d’un État «démocratique et décentralisé», qui assure « la garantie» de leurs droits « juridiques et constitutionnels»
Lire la suite Syrie : les Kurdes veulent la garantie de leurs droits « juridiques et constitutionnels » au sein du nouvel ÉtatSyrie : deux hauts responsables du Jihad islamique palestinien arrêtés à Damas
Les nouvelles autorités syriennes ont procédé à l’arrestation de deux figures clés du Jihad islamique palestinien, organisation soutenue par l’Iran et impliquée aux côtés du Hamas dans les attaques du 7 octobre 2023 contre Israël. Cette arrestation marque un tournant stratégique majeur pour la Syrie post-Assad, qui cherche à se rapprocher des puissances occidentales.
Une arrestation inattendue
Dans un communiqué publié le 22 avril, les brigades Al-Qods, branche armée du Jihad islamique, ont annoncé que Khaled Khaled, responsable des opérations du mouvement en Syrie, et Yasser al-Zafari, coordinateur du comité d’organisation, ont été arrêtés il y a cinq jours à Damas. Le groupe a dénoncé une interpellation « sans explication » et « d’une manière que nous n’aurions pas escomptée de la part de nos frères ».
Un responsable du ministère syrien de l’Intérieur a confirmé leur détention sans toutefois fournir de détails sur les raisons de leur arrestation.
Rupture stratégique avec Téhéran
Sous l’ancien président Bachar el-Assad, la Syrie entretenait des liens étroits avec l’Iran et servait de base arrière aux groupes armés comme le Jihad islamique. Mais depuis la chute du régime en décembre dernier et l’arrivée au pouvoir du président Ahmed al-Charaa, Damas a profondément revu sa politique étrangère.
En quête de reconstruction après 14 années de guerre civile, le nouveau pouvoir syrien s’efforce désormais de rompre avec l’axe iranien et de répondre aux exigences occidentales, en particulier celles des États-Unis. Selon plusieurs sources citées par Reuters, Washington a posé des conditions strictes à une levée partielle des sanctions, notamment l’expulsion des groupes armés palestiniens soutenus par l’Iran.
Damas se rapproche de l’Occident
L’arrestation de ces deux figures du Jihad islamique s’inscrit clairement dans cette stratégie de normalisation avec l’Occident. Elle constitue un signal fort envoyé aux États-Unis et à leurs alliés, en particulier Israël, qui considère le Jihad islamique comme une organisation terroriste.
En s’éloignant de ses anciens alliés iraniens et en réprimant les activités de groupes considérés comme terroristes par l’Occident, la Syrie d’Ahmed al-Charaa cherche à rompre avec l’héritage Assad et à redevenir un acteur fréquentable sur la scène internationale.
Cette nouvelle orientation pourrait redessiner les équilibres régionaux, affaiblissant l’influence de Téhéran en Syrie et modifiant en profondeur la dynamique du soutien aux groupes armés palestiniens.
Putin reçoit l’émir du Qatar pour parler Syrie, Gaza et Ukraine
L’émir du Qatar, dont le pays a été l’un des premiers à reconnaître la nouvelle administration syrienne après la chute de Bachar al Assad en décembre 2024, a assuré, ce jeudi 17 avril, à Vladimir Putin, que les autorités de Damas étaient prêtes à construire une « relation de respect mutuel » avec Moscou. (Source : Reuters)
Lire la suite Putin reçoit l’émir du Qatar pour parler Syrie, Gaza et UkraineSyrie : Damas et les autorités kurdes proches d’un accord stratégique pour sécuriser le barrage de Tishreen
Les lignes bougent en Syrie. Un accord important a été conclu le 10 avril dernier entre le gouvernement syrien et les autorités kurdes du nord-est du pays, marquant une nouvelle étape dans les relations complexes entre les deux camps.
Cet accord porte sur la sécurisation du barrage de Tishreen, un site hautement stratégique sur l’Euphrate, essentiel pour l’alimentation en électricité et en eau d’une grande partie de la Syrie.
Un enjeu stratégique au cœur du conflit
Le barrage de Tishreen, situé dans une zone jusqu’ici sous tension, a été le théâtre de violents combats ces derniers mois. Depuis décembre, les forces kurdes y affrontaient régulièrement des factions armées soutenues par la Turquie. Ces affrontements ont gravement endommagé les infrastructures, notamment à cause des bombardements turcs.
Pour mettre fin à cette spirale de violence et sécuriser l’approvisionnement du pays, les deux parties ont convenu de former une force conjointe. Le 12 avril, des unités du gouvernement syrien par intérim se sont rendues sur place pour entamer la mise en œuvre de cet accord.
Une coopération militaire et civile inédite
L’accord prévoit que les forces kurdes et les troupes du régime coopèrent pour assurer la sécurité du barrage. Dans le même temps, l’administration civile kurde conservera la gestion du site et prendra en charge les réparations nécessaires. Ce partage des responsabilités reflète une volonté de coordination sans précédent, dans un contexte où la fragmentation du territoire syrien reste un obstacle majeur à la stabilité.
Autre point crucial : l’éloignement des forces pro-turques de la zone. L’accord interdit explicitement toute nouvelle opération militaire dans les environs du barrage, ce qui pourrait permettre de stabiliser durablement cette région.
Vers une réintégration progressive des institutions kurdes ?
Au-delà de la question du barrage, cet accord s’inscrit dans un processus plus large. En parallèle, une délégation de Damas a rencontré le commandant en chef des Forces démocratiques syriennes (FDS). Les discussions ont porté sur l’intégration progressive des institutions militaires et civiles kurdes au sein de l’État syrien.
Ce dialogue fait suite à un accord historique signé le 10 mars, qui amorce un tournant politique majeur en Syrie. Pour la première fois depuis le début du conflit, le régime de Damas semble prêt à reconnaître un rôle institutionnel aux autorités kurdes dans la future architecture de l’État syrien.
Une trêve fragile mais porteuse d’espoir
Cet accord autour du barrage de Tishreen pourrait ainsi marquer un tournant décisif dans le conflit syrien. Il ouvre la voie à une désescalade durable entre Kurdes et forces pro-turques, tout en renforçant le contrôle de Damas sur les infrastructures clés du pays.
Mais cette dynamique reste fragile. Les ambitions turques dans le nord de la Syrie, la méfiance persistante entre les différents acteurs, et l’incertitude autour du rôle des puissances étrangères dans la région restent autant d’obstacles à une paix durable.
Reste à voir si cet accord local pourra servir de modèle pour d’autres régions, et s’il aboutira à une véritable réconciliation nationale.
Syrie : reconstruction difficile face aux tensions religieuses croissantes
Près de quatre mois après la chute du régime de Bachar al-Assad, la Syrie peine à se relever. Alors que le pays tente d’entrer dans une phase de transition politique, les profondes fractures religieuses et communautaires compromettent déjà les espoirs d’unité nationale, y compris au sein de l’islam sunnite majoritaire.
Lire la suite Syrie : reconstruction difficile face aux tensions religieuses croissantesSyrie : le « président intérimaire » annonce un nouveau gouvernement plus « inclusif »
Quatre mois après la chute de Bachar al-Assad, le nouveau dictateur islamiste et « président intérimaire » syrien pour au moins 3 à 4 ans, Ahmad al-Charaa, a dévoilé ce samedi 29 mars, la composition d’un nouveau gouvernement. Ce cabinet de transition, qui compte 23 membres, marque une légère ouverture avec l’intégration de figures issues de minorités religieuses et ethniques, bien que le pouvoir reste largement sous le contrôle du cercle rapproché du « président »… Donc de terroristes islamistes.
Lire la suite Syrie : le « président intérimaire » annonce un nouveau gouvernement plus « inclusif »Tunisie : Des cadres d’Ennahdha devant la justice pour l’envoi de jeunes en Syrie et en Irak
La justice tunisienne poursuit son examen d’un dossier sensible : l’envoi de jeunes Tunisiens vers les zones de conflit en Syrie et en Irak entre 2011 et 2014. La seconde audience de ce procès très attendu s’est tenue mardi 25 mars, avec en ligne de mire plusieurs figures politiques, notamment Ali Larrayedh, ancien Premier ministre et ministre de l’Intérieur, aujourd’hui secrétaire général du parti islamiste Ennahdha.
Lire la suite Tunisie : Des cadres d’Ennahdha devant la justice pour l’envoi de jeunes en Syrie et en IrakSyrie : le nouveau dictateur islamiste annonce de nouvelles institutions pour le pays
Le nouveau dictateur islamiste de la Syrie, Ahmed al-Charaa, a signé, ce jeudi 13 mars, une déclaration constitutionnelle marquant, selon lui, une « nouvelle page de l’histoire » du pays après plus d’une décennie de guerre. Cette nouvelle charte, élaborée par un comité spécialement mandaté, établit une stricte séparation des pouvoirs et garantit plusieurs libertés fondamentales. Parallèlement, les autorités ont annoncé la création d’un Conseil national de sécurité, chargé de coordonner les politiques sécuritaires du pays.
Lire la suite Syrie : le nouveau dictateur islamiste annonce de nouvelles institutions pour le paysSyrie : Les Alaouites massacrés par la nouvelle dictature trois mois après la chute d’Assad
Le nouveau pouvoir terroriste islamiste mène des purges sanglantes dans les bastions alaouites
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