Archives pour la catégorie Amérique du Nord

Canada: le Puvirnituq entre état d’urgence et infrastructures inadaptées

Des Rangers canadiens sont en action dans le village de Puvirnituq au Nunavik, placé en état d’urgence, qui vit une crise majeure d’approvisionnement en eau depuis le début d’avril. Et même si la situation s’améliore sur le terrain, cette crise aiguë, révèle aussi l’existence dans la région des infrastructures inadaptées au climat qui y règne affirment certains habitants.

Un village du Grand Nord québécois a déclaré l’état d’urgence après qu’un incendie a ravagé deux maisons de la communauté, qui était déjà aux prises avec une pénurie d’eau depuis des mois. Le conseil municipal de Puvirnituq, une communauté inuite de la région du Nunavik, a pris cette décision après que les équipes ont lutté pour contenir un incendie qui s’était déclaré vers 15 heures. Une situation qui s’ajoute à d’autres difficultés que traversent les populations de cette partie du Nord du Québec.

Les 2100 habitants de Puvirnituq n’ont pas été approvisionnés en eau de manière régulière depuis environ deux mois, après qu’une conduite d’eau a gelé lors d’un blizzard à la mi-mars. Le village a été contraint d’acheminer l’eau par camion dans des conditions météorologiques extrêmes, sur des routes glacées et enneigées. Le centre de santé a signalé une augmentation du nombre de personnes cherchant à se faire soigner pour une gastro-entérite en raison de la pénurie d’eau.

Depuis la mi-mars, la communauté de Puvirnituq, au Nunavik, fait face à une importante pénurie d’eau causée par le gel de la conduite principale. La situation s’est aggravée avec l’incendie du 17 mai dernier, forçant les autorités à déclarer l’état d’urgence et à mettre en place un large dispositif pour venir en aide à la population locale.

Une canalisation gelée à l’origine de la crise majeure

Ian Lafrenière, ministre responsable des Relations avec les Premières Nations et les Inuit, précise sur un média local que l’origine du problème n’est pas un manque d’eau dans la communauté, mais bien le gel de la conduite principale d’acheminement.La coupure d’eau a paralysé plusieurs services essentiels, notamment dans les établissements scolaires et de santé. Le déclenchement de l’état d’urgence, le 17 mai, à la suite d’un incendie, a marqué un point critique dans cette crise déjà préoccupante.

Un pont aérien quotidien pour répondre à l’urgence

Face à l’ampleur de la situation, le gouvernement du Québec a mobilisé des ressources exceptionnelles. Plus de 100 000 litres d’eau potable ont été transportés par avion jusqu’à Puvirnituq, via un pont aérien établi à raison de deux vols par jour.Avec l’implication de villages voisins, de compagnies de construction et de travailleurs du réseau de la santé, une conduite de dérivation temporaire a également été installée pour rétablir un certain niveau d’alimentation en eau vers l’usine de filtration du village.

Des discussions en cours pour établir les causes

M. Lafrenière affirme avoir convenu avec les représentants de l’ARK (Administration régionale Kativik) et de la Société Makivik d’examiner en profondeur les causes de cet incident pour éviter qu’il ne se reproduise à l’avenir.

Malgré ces mesures temporaires, le ministre insiste sur le fait que l’accès à l’eau potable dans les communautés éloignées reste un enjeu prioritaire pour le gouvernement. Enfin, Ian Lafrenière souligne que plus de 800 millions de dollars sont investis chaque année dans l’administration générale au Nunavik, dont 150 millions spécifiquement dédiés à la gestion de l’eau.

La grave pénurie d’eau à Puvirnituq, dans le Nord-du-Québec, fait beaucoup parler. Or, au-delà de cette crise aiguë, il faut réaliser que bien des infrastructures au Nunavik sont inadaptées au climat qui y règne, constate le DArnaud Messier-Maynard, qui vit là-bas depuis quelques années.

Malheureusement, il semble que les infrastructures et le parc immobilier au Nunavik n’ont jamais vraiment été adaptés aux réalités nordiques a confié M. Messier- Maynard. Dès les années 1950, le programme de logement du ministère des Affaires indiennes du Canada se basait sur la construction de « maisons » de type boîtes d’allumettes . Ces logements, trop petits, trop chers et sans eau courante, étaient hautement inadéquats et ont laissé une marque indélébile dans l’imaginaire collectif des communautés a-t-il expliqué à média canadien.

Près de 70 ans plus tard, le logement et l’accès à l’eau dans le nord du Canada sont toujours des enjeux de taille, contribuant à de nombreux problèmes tels que la tuberculose et la violence conjugale argue Dr Arnaud Messier-Maynard. Les logements du Nunavik, construits avec des matériaux et une main-d’œuvre importés du Sud, peinent à répondre à la demande de cette population grandissante a-t-il déploré.

À l’avenir

Alors que les inondations frappent le Québec à une fréquence accélérée, les changements climatiques nous forcent à nous adapter à des conditions climatiques extrêmes a-t-il souligné. Les infrastructures municipales débordent et plusieurs villes du Québec imposent un moratoire sur la construction parce que leurs égouts ne fournissent pas à la demande. Pourtant, des solutions pour limiter la consommation d’eau et augmenter les capacités des réseaux d’aqueduc existent depuis longtemps a remarqué M. Messier-Maynard.

La situation actuelle au Nunavik nous offre une fenêtre sur ce que l’avenir nous réserve lorsque les infrastructures municipales ne sont pas adaptées aux chocs climatiques répétés, affectant directement la santé de la population a-expliqué. Heureusement, l’innovation sur ces enjeux de fond est possible. Le plus récent projet de centrale hydro-électrique Innavik dans la communauté d’Inukjuak nous démontre que la collaboration avec les acteurs locaux est possible pour répondre aux besoins des villages nordiques en respectant l’autonomie et les besoins des Inuits a-t-il affirmé.

Mexique : faible participation à l’élection sans précédent des juges

La participation a été faible, dimanche au Mexique, à l’élection de tous les juges jusqu’à la Cour suprême, selon la première estimation peu avant minuit (heure locale) de l’Institut national électoral (INE).

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La Cour suprême des EUA autorise Donald Trump à révoquer le statut légal de plus de 500 000 immigrés, la décision inquiète à Port-au-Prince(Haïti)

À Port-au-Prince, la décision de la Cour suprême des États-Unis d’autoriser temporairement Donald Trump à mettre fin au statut légal des bénéficiaires du programme Humanitarian Parole, le 30 mai, suscite indignation et inquiétude. Des citoyens dénoncent une mesure brutale. C’est pour eux comme un coup de poignard pour des milliers d’Haïtiens en quête de mieux-être.

Malgré une suspension par une juge fédérale, la Cour suprême a levé, vendredi 31 mai, le blocage du statut légal de 530.000 réfugiés. Trump voit ainsi sa politique migratoire relancée. Une décision qui résonne fort et très mal dans les rues de la capitale haïtienne, Port-au-Prince.

Suite à cette annonce, la menace d’expulsion des migrants haïtiens bénéficiaires de ce programme est imminente. Et cela fait déjà peur à Colson, un habitant de la capitale de Haïti. Il appelle à la clémence de Donald Trump «Haïti est un pays qui traverse de grandes difficultés : insécurité, conditions de vie difficiles, chômage… Et maintenant, si l’on expulse ces migrants, que vont-ils faire ? Beaucoup d’entre eux avaient déjà vendu tout ce qu’ils possédaient pour partir à la recherche d’une vie meilleure.  Donald Trump doit revoir ces décisions. Il ne peut pas expulser ces personnes ainsi, sans tenir compte de leur réalité », a-t-il confié à l’AFP.

D’autres citoyens disent ne pas être étonnés de cette décision qui, selon eux, est la suite logique d’une politique migratoire sévère annoncée de longue date. Mais, si demain Donald Trump décide d’expulser des migrants haïtiens, les conséquences pourraient être catastrophiques. Dans un pays où l’insécurité règne, où les structures d’accueil sont inexistantes, avec des dirigeants qui restent toujours silencieux fustigent ces derniers.

Cette mesure va écourter la durée du statut de protection temporaire à quelque 520 000 Haïtiens aux États-Unis d’Amérique, qui les protège d’une expulsion, fixant sa nouvelle date d’expiration au mois d’août. Ce « statut de protection temporaire » (TPS) avait été prolongé en juin de 18 mois pour les Haïtiens, jusqu’en février 2026.

Cette protection temporaire est accordée aux citoyens étrangers, dont la sécurité n’est pas assurée s’ils rentrent dans leur pays en raison de conflits, de catastrophes naturelles ou d’autres conditions « extraordinaires ». Elle ne permet pas de devenir citoyen états-unien.

La Cour suprême des EUA a accordé vendredi 30 mai, un succès au président Donald Trump dans sa politique d’expulsions massives en l’autorisant provisoirement à révoquer le statut légal de plus de 530 000 immigrés vénézuéliens, cubains, nicaraguayens et haïtiens.

Les États-Unis d’Amérique suspendent le traitement des visas d’étudiants étrangers

Dans une directive datée du mardi 27 mai, le secrétaire d’État, Marco Rubio, a demandé la suspension du traitement des demandes de visa pour les étudiants étrangers, et annoncé la mise en place d’un examen approfondi des réseaux sociaux des demandeurs. L’administration. Trump poursuit ainsi sa fronde contre les universités états-uniennes

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EUA : 2 membres de l’ambassade israélienne abattus près d’un musée de Washington – Netanyahou ordonne de renforcer la sécurité autour de toutes les représentations diplomatiques dans le monde

Deux membres du personnel de l’ambassade d’Israël à Washington ont été tués lors d’une fusillade, ce mercredi 21 mai au soir, à l’extérieur d’un événement organisé au musée juif de la capitale fédérale des EUA, ont indiqué des responsables et des médias. En conséquence, le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, a ordonné, aujourd’hui, de renforcer la sécurité autour de toutes les représentations diplomatiques de son pays dans le monde

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Tête à tête Trump/Ramaphosa : un exercice diplomatique compliqué pour le président Sud-Africain ?

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa doit rencontrer, ce mercredi 21 mai, à Washington, son homologue Donald Trump, qui a fait de l’Afrique du Sud l’une de ses cibles privilégiées depuis son retour aux affaires. Cette rencontre qui intervient dans un contexte tendu s’annonce particulièrement compliqué pour M. Romaphosa, fin négociateur néanmoins.

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États-Unis d’Amérique : l’utilisation du fluor mélangé à l’eau potable dans le collimateur des autorités

La Floride, troisième État le plus peuplé des États-Unis d’Amérique a interdit l’ajout de fluor dans l’eau potable. Une pratique très répandue au nom de la santé dentaire, qui concerne environ deux tiers de la population états-unienne mais qui se trouve désormais dans le collimateur de l’administration Trump.

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En guerre contre trump, un maire new-yorkais se retrouve menotté lors d’une intrusion sur un site de migrants

Le maire démocrate d’une banlieue de New York, qui mène une fronde contre un mégacentre de détention de migrants, a été brièvement détenu vendredi pour intrusion sur les lieux, a annoncé sur « X » la procureure fédérale de l’Etat du New Jersey, proche du président républicain.(Avec l’AFP)

Ras Baraka, «s’est rendu coupable d’intrusion et a ignoré les multiples avertissements des services (du ministère) de la Sécurité intérieure lui demandant de quitter le centre de détention de l’ICE (les services fédéraux de l’immigration) à Newark, dans le New Jersey, cet après-midi (vendredi)», a déclaré sur « X » la procureure Alina Habba, qui fut avocate de Donald Trump dans ses multiples procès au pénal et au civil à New York avant sa réélection.

«Il a volontairement choisi de ne pas respecter la loi (…) Il a été placé en détention», a-t-elle ajouté. Des images des médias américains ont montré le maire marchant calmement, menottes dans le dos, entouré d’agents des forces de l’ordre. Il a été libéré dans la soirée, selon des médias.

«La réalité est la suivante: je n’ai rien fait de mal», a lancé Ras Baraka à sa sortie de détention. Il est vent debout contre la politique migratoire de l’administration Trump et s’oppose à l’implantation de ce centre dans le New Jersey, Etat industriel et banlieue dortoir à l’ouest de New York, qui compte d’importantes communautés hispaniques, afro-américaines et arabo-musulmanes.

Cette semaine, il s’est rendu plusieurs fois sur le site, un immense espace sécurisé et grillagé, mais s’était déjà heurté à la présence d’agents armés de la police fédérale.

Fin février, les services de l’ICE ont octroyé un contrat d’un milliard de dollars sur 15 ans à une société pour transformer ce site en centre de détention de 1000 lits. Le site a été choisi près de l’aéroport de Newark pour faciliter les expulsions.

Au Pérou, l’élection du Pape Léon XIV bien accueillie dans tout le pays

Jeudi 8 mai, le cardinal américain Robert Prevost, 69 ans, a été élu pape sous le nom de Léon XIV par les cardinaux réunis en conclave au Vatican. Il devient ainsi le 267e souverain pontife de l’Église catholique et le tout premier originaire des États-Unis à accéder à cette fonction. Peu connu du grand public à l’international, il suscite toutefois une ferveur remarquable au Pérou, pays dont il possède également la nationalité et où il a passé près de deux décennies au total.

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