La mine d’or de Morila, dans le sud du Mali, a été visée par une double attaque menée par le groupe jihadiste Jama’at Nusrat al-Islam wa al-Muslimeen (JNIM), affilié à Al‑Qaïda. Cette attaque survient dans un contexte de ce que le groupe appelle un « jihad économique », visant à perturber les activités économiques et l’approvisionnement en carburant dans le pays.
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Tchétchénie : Ramzan Kadyrov propulse son fils de 20 ans vice-Premier ministre
La dynastie Kadyrov se renforce.Le dirigeant tchétchène Ramzan Kadyrov a nommé son fils aîné, Akhmat Kadyrov, âgé de seulement 20 ans, au poste de vice-Premier ministre de la République tchétchène. Cette décision a été annoncée au début de l’année 2026 via le canal Telegram officiel de Kadyrov, qui a qualifié ces changements de “modifications mineures du personnel”.
Lire la suite Tchétchénie : Ramzan Kadyrov propulse son fils de 20 ans vice-Premier ministreTrump secoue le multilatéralisme : les États-Unis quittent 66 organisations internationales, dont 31 de l’ONU
Dans une décision spectaculaire, le président américain Donald Trump a ordonné le retrait des États‑Unis de 66 organisations internationales, dont 31 liées à l’ONU, affirmant que ces instances « ne servent plus les intérêts américains ». Ce geste marque un tournant majeur dans la politique étrangère américaine et suscite une vague d’inquiétude à travers le monde.
Lire la suite Trump secoue le multilatéralisme : les États-Unis quittent 66 organisations internationales, dont 31 de l’ONUL’Italie devient le quatrième exportateur mondial, selon l’OCDE, mais reste loin du podium
L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a officiellement confirmé que l’Italie a dépassé le Japon pour devenir le quatrième exportateur mondial. Une performance significative pour la péninsule, qui témoigne de la solidité de son tissu industriel, même si l’écart avec les trois premières puissances exportatrices demeure considérable.
Lire la suite L’Italie devient le quatrième exportateur mondial, selon l’OCDE, mais reste loin du podiumEntre économie et sécurité, la Corée du Sud tente un rapprochement avec la Chine
Après plusieurs années de relations tendues, la Corée du Sud et la Chine tentent de renouer le dialogue. La visite officielle du président sud-coréen à Pékin marque un premier pas vers un apaisement prudent entre les deux puissances asiatiques, sur fond d’enjeux économiques et sécuritaires régionaux.
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Kiev renforce son dispositif diplomatique et économique en s’appuyant sur une figure politique occidentale de premier plan. L’ancienne vice-première ministre canadienne Chrystia Freeland a été nommée conseillère spéciale du président ukrainien Volodymyr Zelensky, dans une fonction non rémunérée.
Lire la suite Guerre en Ukraine : l’ex-ministre canadienne Chrystia Freeland nommée conseillère auprès de Volodymyr ZelenskyFrance : manifestations agricoles, arbres abattus et indignation publique – analyse d’une société gouvernée par les affects et les symboles
Les manifestations agricoles organisées à Paris ont donné lieu à des images fortes : rassemblements aux abords de l’Arc de Triomphe et de la Tour Eiffel, colère visible d’un monde rural en crise, et, près de la porte d’Auteuil, un arbre coupé. C’est ce dernier fait qui, paradoxalement, a cristallisé l’essentiel de l’attention publique. Très rapidement, les réactions se sont multipliées : indignation morale, condamnation unanime, discours outrés sur la dégradation de l’espace commun. « Il est coupable de quoi, l’arbre ? », pouvait-on lire à foison.
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Ce déplacement du regard n’est pas anecdotique. Il révèle une mécanique désormais bien installée dans les sociétés contemporaines : la centralité des symboles et la gestion politique des émotions collectives.
L’arbre coupé devient un scandale parce qu’il est immédiatement lisible, photographiable, partageable. Il condense à lui seul une faute morale simple, un coupable désigné, un récit clair. À l’inverse, la crise structurelle du monde agricole revenus insuffisants, endettement, épuisement psychologique, sentiment d’abandon politique demeure complexe, diffuse, peu compatible avec l’économie de l’émotion instantanée. Elle exige du temps, de la pensée, du conflit idéologique. L’arbre, lui, exige seulement une réaction.
Nous ne sommes plus seulement dans une hiérarchie des indignations, mais dans une gouvernance par les affects. Le politique, loin de s’en tenir à un rôle de médiation et d’explication, s’inscrit pleinement dans cette dynamique. Il ne cherche plus à élever le débat, mais à canaliser, orienter, parfois instrumentaliser l’émotion collective. L’indignation devient un outil. Le symbole, une arme. Le raisonnement, un luxe.
Cette logique n’est pas neutre. Elle produit un type de citoyen de plus en plus formé à réagir, et de moins en moins invité à comprendre. Les affects primaires colère, indignation, peur, compassion sélective circulent comme des épidémies. Ils se propagent vite, s’épuisent vite, et laissent peu de place à l’analyse des structures qui produisent les crises.
L’arbre abattu lors d’une manifestation choque davantage que les milliers d’arbres légalement détruits pour des autoroutes, des zones industrielles ou des projets immobiliers, parce que ces destructions-là sont intégrées dans un récit dominant : celui du progrès, de la modernité, de l’intérêt général. La légalité agit ici comme un anesthésiant moral. Ce qui est autorisé cesse d’être interrogé. Ce qui est spontané devient condamnable.
Mais derrière cette indignation sélective se joue quelque chose de plus profond encore : la fragmentation du corps social en communautés émotionnelles. Désormais, tout est « communauté ». La communauté des joueurs, des supporters, des écologistes, des indignés, des victimes, des causes. Chacun est sommé de ressentir avec les siens, de réagir en bloc, d’adhérer affectivement avant même de réfléchir.
Cette communautarisation des affects n’est pas un hasard lexical. Elle structure la manière dont les individus perçoivent le réel. Elle réduit le débat public à une juxtaposition de sensibilités concurrentes, incapables de produire un horizon commun. Là où il devrait y avoir un espace politique partagé, il n’y a plus qu’une mosaïque de réactions identitaires.
Dans ce cadre, l’écologie elle-même devient parfois un langage moral plus qu’un projet politique cohérent. On protège l’arbre visible, urbain, symbolique, mais on accepte sans débat la destruction massive du vivant lorsqu’elle sert des intérêts économiques puissants. On s’indigne d’un geste isolé, mais on tolère des politiques d’aménagement qui transforment durablement les territoires. L’écologie cesse alors d’être une pensée du vivant pour devenir une grammaire de l’émotion acceptable.
La colère des agriculteurs, aussi désordonnée soit-elle dans ses formes, exprime pourtant une réalité que les symboles ne doivent pas masquer : la dégradation lente mais continue de la vie humaine dans des secteurs entiers de la société. Et cette dégradation-là, parce qu’elle ne se prête pas à une indignation immédiate, est reléguée à l’arrière-plan.
L’arbre coupé à Paris n’est donc pas seulement un fait divers. Il est un révélateur. Il montre une société où l’on protège parfois mieux les symboles que les existences, où l’on réagit plus vite à une atteinte visible qu’à une injustice structurelle, où l’émotion collective est devenue un terrain de gouvernement.
À force de formater les citoyens à répondre par réflexe affectif, le politique affaiblit ce qui fonde pourtant toute démocratie vivante : la capacité à penser au-delà des symboles, à relier les causes aux conséquences, et à refuser que l’indignation serve de substitut à l’analyse.
Celine Dou, pour la boussole-infos
Migration : l’administration Trump conclut un accord avec la Dominique sur l’accueil de demandeurs d’asile
L’administration du président américain Donald Trump a conclu un accord avec la Dominique, petit État insulaire des Caraïbes, afin d’y transférer certains demandeurs d’asile arrivés aux États-Unis. Révélé début janvier 2026, cet accord s’inscrit dans la stratégie plus large de Washington visant à externaliser le traitement des demandes d’asile et à réduire la pression migratoire sur le territoire américain .
Lire la suite Migration : l’administration Trump conclut un accord avec la Dominique sur l’accueil de demandeurs d’asileYémen : Riyad propose un dialogue aux séparatistes malgré une situation toujours tendue
Lundi 6 janvier 2026, l’Arabie saoudite a lancé une initiative de dialogue en invitant les séparatistes du Sud du Yémen à participer à des négociations à Riyad, alors que le pays reste marqué par des tensions persistantes. Cette démarche vise à réduire les affrontements entre le Conseil de transition du Sud (STC) et les forces yéménites soutenues par Riyad.
Lire la suite Yémen : Riyad propose un dialogue aux séparatistes malgré une situation toujours tendueLe président argentin Javier Milei veut créer une coalition régionale contre le socialisme
Le président argentin Javier Milei a annoncé début janvier 2026 son intention de former un nouveau bloc de pays partageant une orientation politique similaire, destiné à lutter contre ce qu’il qualifie de « cancer du socialisme ». Selon Milei, ce projet d’alliance regrouperait déjà une dizaine de gouvernements latino-américains intéressés par cette initiative, qui n’a pas encore de nom officiel.
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