Lors d’une rencontre mardi 17 juin avec le Premier ministre canadien Mark Carney, le Premier ministre indien Narendra Modi a dit espérer que son pays et le Canada pourront « travailler ensemble » après des mois de tensions entre Ottawa et New Delhi.
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Corée du Sud : le procès du président Lee Jae-myung suspendu en raison de son immunité présidentielle
La Cour centrale du district de Séoul a annoncé ce mardi 17 juin 2025 le report du procès de Lee Jae-myung, président nouvellement élu de la Corée du Sud, dans l’affaire de corruption liée aux projets immobiliers de Daejang-dong. Cette décision fait suite à un précédent jugement rendu la veille par la Haute Cour de Séoul, qui avait déjà suspendu une autre procédure judiciaire contre le chef de l’État, invoquant son immunité présidentielle.
Une suspension fondée sur la Constitution
Selon la Cour centrale, la prochaine audience dans cette affaire est reportée à une date indéterminée, en vertu de l’article 84 de la Constitution sud-coréenne. Cet article stipule qu’un président en exercice ne peut faire l’objet de poursuites pénales, sauf en cas d’insurrection ou de trahison. Cette disposition vise à préserver la stabilité de l’exécutif durant le mandat présidentiel.
La Haute Cour de Séoul avait elle aussi utilisé ce même fondement constitutionnel pour suspendre lundi un autre procès visant Lee Jae-myung, cette fois pour violation présumée de la loi électorale.
Des accusations de corruption lourdes
Lee Jae-myung fait l’objet d’une série d’accusations depuis 2023, avant son élection à la présidence. L’affaire de Daejang-dong, ainsi que celle de Wirye, concerne des projets de développement urbain à Seongnam, ville où Lee fut auparavant maire. Il est soupçonné de manquement au devoir, de conflit d’intérêts, de corruption impliquant des tiers, et de liens douteux avec la gestion d’un club de football local.
Ces dossiers, très médiatisés, ont empoisonné la vie politique sud-coréenne ces dernières années et cristallisé les tensions entre les camps conservateur et progressiste.
Une ascension présidentielle controversée
Lee Jae-myung a été élu président le 3 juin 2025, à la suite de la destitution de son prédécesseur, Yoon Suk Yeol. Ce dernier a été évincé par l’Assemblée nationale après avoir tenté d’imposer la loi martiale en décembre 2024, une décision perçue comme une dérive autoritaire majeure.
L’accession au pouvoir de Lee, dans un contexte d’instabilité institutionnelle, n’a pas apaisé les débats. Bien que ses soutiens saluent son engagement en faveur de la justice sociale et de la régulation économique, ses opposants dénoncent un passé judiciaire lourd et une instrumentalisation du pouvoir pour échapper à la justice.
Une pause judiciaire… temporaire ?
Tant que Lee Jae-myung demeure en fonction, les procédures pénales contre lui resteront gelées. Toutefois, cette immunité ne constitue pas une annulation des charges : les poursuites pourront reprendre une fois son mandat achevé. D’ici là, la justice sud-coréenne devra patienter — et la population, rester attentive aux suites de cette affaire qui pourrait ressurgir avec fracas à la fin de la présidence Lee.
En Corée du Sud, où plusieurs anciens chefs d’État ont été poursuivis, voire incarcérés après leur mandat, l’ombre de la justice plane toujours sur les plus hauts sommets du pouvoir.
Géorgie: «Le pouvoir réprime mais ne gouverne pas», estime la présidente Salomé Zourabichvili
En Géorgie, la répression s’accroit sur les partis d’opposition et les manifestants qui dénoncent toujours le résultat des élections législatives remportées le 26 octobre dernier par le Rêve géorgien, le parti au pouvoir à Tbilissi depuis 2013. Ce mouvement de contestation est soutenu par la cinquième présidente de Géorgie, Salomé Zourabichvili, qui refuse de reconnaître, elle aussi, ce résultat et qui demande l’organisation d’élections libres. En Géorgie, la démocratie semble battre en retrait et la situation contraint plusieurs à émigrer
Selon les Nations unies, des cilliers de Géorgiens vivent à l’étranger. Après l’espoir d’un avenir européen, les vagues d’instabilité politique et géopolitique, les conditions économiques précaires, le peu d’avenir professionnel pour les nouvelles générations ont encouragé cet exil, principalement vers l’Europe de l’Ouest, les États-Unis, le Canada et la Turquie. C’est, en fait, depuis 2017 que le Rêve géorgien durcit le ton, multiplie les atteintes aux libertés individuelles, aux droits des minorités et sème le trouble. Les manifestants montent en pression au nom d’une bataille finale. Et, après avoir hésité, un grand nombre de Géorgiens choisissent d’émigrer.Emmenés enfants en Syrie par leurs parents jihadistes, ces Français qui veulent être rapatriés
Iles avait 11 ans quand son père jihadiste l’a emmené de force de la France vers la Syrie. Détenu un temps avec sa mère, il a grandi, puis été enfermé sans elle dans un autre camp, et compte depuis les jours, implorant la France de le rapatrier.(Source : AFP).
Cela fait « cinq ans et cinq jours » précisément, confiait la semaine dernière le jeune homme à la silhouette menue, aujourd’hui âgé de 21 ans, à une délégation française composée notamment d’avocats venus lui rendre visite au centre Orkesh dans le nord-est syrien.
Lui a été incarcéré encore mineur avant d’être enfermé, sans nouvelles ou presque de sa mère et de sa fratrie. Eux sont toujours retenus à Roj, l’un des camps contrôlés comme d’autres centres et prisons par les forces kurdes.
Des dizaines de milliers de personnes, d’une cinquantaine de nationalités et soupçonnées de liens avec l’organisation jihadiste Etat islamique, y sont retenues.
Le rapatriement des quelque 120 enfants et de la cinquantaine de femmes françaises encore retenus reste sensible en France dix ans après la vague d’attentats sur son sol.
« En 2021 et 2023, Iles voit les services de renseignement français, il dit qu’à chaque fois il a cru qu’il allait rentrer, parce que c’est ce qu’on lui a dit », a expliqué lundi lors d’une conférence de presse à Paris l’avocate Amélie Morineau, présidente de la commission Libertés et droits de l’homme du Conseil national des barreaux (CNB).
Comme quatre autres jeunes majeurs, il réitère aujourd’hui sa volonté de revenir.
« Les soldats-enfants en droit international sont des victimes de guerre », a rappelé Me Marie Dosé, indiquant avoir déposé en France le 10 avril auprès du doyen des juges d’instruction à Paris une plainte pour détention arbitraire et traitement inhumain et dégradant.
Devenus majeurs dans les camps ou les prisons du nord-est syrien, « ils vont de peur en peur, de centre en centre puis en prison », enfermés 25 par chambre, 10 heures sur 24, décrit l’avocate.
A la presse, la délégation a montré des vidéos des jeunes hommes, leur visage s’illuminant en lisant des lettres de proches ou en écoutant des messages audio transmis par les avocats.
- « Quelle responsabilité d’un enfant ? » –
En juillet 2023, une rapporteuse spéciale de l’ONU sur la promotion et la protection des droits de l’Homme dans la lutte antiterroriste alertait déjà sur le sort de ces adolescents. Fionnuala Ni Aolain dénonçait comment ils étaient et restent systématiquement séparés de leur mère dans les camps, les dommages irréparables et une « violation des lois internationales ».
Lundi, Matthieu Bagard, président du pôle expertise Syrie de l’ONG Avocats sans frontières France, a évoqué « les violences physiques » en détention, « les graves problèmes psychologiques » et la « quasi impossibilité d’avoir accès à des soins ».
« Quelle est la responsabilité d’un enfant de six ans ? », interroge l’avocat en présentant le cas d’un adolescent de 16 ans, emmené de force en Syrie quand il en avait six, puis arraché à sa mère à 14 ans. Cette dernière refuse d’être rapatriée. Mais elle a signé un consentement pour que son fils le soit.
Outre cinq jeunes majeurs, trois mères de famille demandent aussi « fermement leur rapatriement » et « réaffirment leur consentement » dans des vidéos enregistrées par la délégation lors de son déplacement, assure Me Morineau.
Au total, ces demandes de rapatriement concernent 23 personnes, dont des mineurs. Les jeunes majeurs et les femmes sont tous visés par un mandat d’arrêt international.
Ces mandats d’arrêt ne peuvent être exécutés que par un Etat. « Or le Kurdistan syrien, sous l’administration duquel se trouve le camp Roj, n’est pas un Etat autonome reconnu, en conséquence de quoi il n’a avec la France aucun accord », explique Me Morineau.
Selon Me Bagard, leur séjour en Syrie est la preuve que les conditions sécuritaires actuelles « n’empêchent pas » les « rapatriements effectués par un très grand nombre d’autres pays », dont l’Allemagne et la Russie. Et ce y compris depuis que les nouvelles autorités islamistes ont renversé le président Bachar al-Assad et pris le pouvoir en décembre.
Pour l’eurodéputé Mounir Satouri, en les laissant en détention, « on se venge » de ce que leurs pères ont pu faire, « et c’est pas tolérable ».
Argentine : l’ex-présidente Cristina Kirchner va pouvoir effectuer sa peine de prison à domicile
L’ancienne cheffe de l’Etat péroniste et principale opposante au président Milei commencer à purger sa peine de six ans de prison ce mercredi 18 juin chez elle, à Buenos Aires. La justice argentine lui a autorisé mardi 17 juin à effectuer sa peine de six ans de prison via une «assignation à résidence» comme elle l’avait sollicité.
Lire la suite Argentine : l’ex-présidente Cristina Kirchner va pouvoir effectuer sa peine de prison à domicileConflit Israël-Iran : le président bissau-guinéen menace d’intervenir si les deux pays ne cessent pas les hostilités – 11 autres pays africains appellent aussi à une désescalade au Moyen-Orient
Lors de l’inauguration d’un tronçon de l’autoroute reliant l’aéroport Osvaldo Vieira à la ville de Safim, le président de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embaló, a exprimé une ferme condamnation de l’escalade du conflit entre Israël et l’Iran. Un appel lancé aussi par onze autres pays du continent, sous l’égide de l’Égypte
Lire la suite Conflit Israël-Iran : le président bissau-guinéen menace d’intervenir si les deux pays ne cessent pas les hostilités – 11 autres pays africains appellent aussi à une désescalade au Moyen-OrientFrance : François Fillon finalement condamné à du sursis et à cinq ans d’inéligibilité dans le cadre de l’affaire des emplois fictifs
François Fillon échappe au bracelet électronique: la cour d’appel de Paris a réduit mardi la peine de l’ancien Premier ministre à quatre ans de prison avec sursis pour les emplois fictifs de son épouse Penelope, une affaire dans laquelle il a été définitivement reconnu coupable.
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La panne électrique qui a touché la péninsule ibérique le 28 avril a été provoquée par « un phénomène de surtensions » sur le réseau ayant entraîné « une réaction en chaîne », selon les résultats d’un rapport rendu public mardi par le gouvernement espagnol.
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Ces deux médias français, déjà suspendus depuis plusieurs années au Mali, au Burkina Faso et au Niger, sont désormais interdits également au Togo en raison de déclarations jugées comme portant « atteinte à la stabilité des institutions républicaines et à l’image du pays ».(Source : AFP).
France 24 et Radio France internationale ont été lundi interdites d’antenne pour trois mois au Togo, accusées d’avoir relayé des «propos inexacts et tendancieux» après des manifestations qui ont secoué le pays au début du mois. Cette suspension vient réduire un peu plus l’espace de diffusion en Afrique de l’ouest de ces deux médias publics français, suspendus depuis plusieurs années au Mali, Burkina Faso et Niger, trois pays sahéliens dirigés par des militaires.
«Plusieurs émissions récentes ont relayé des propos inexacts, tendancieux, voire contraires aux faits établis, portant atteinte à la stabilité des institutions républicaines et à l’image du pays», a annoncé la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) du Togo, dans un communiqué. «Le pluralisme des opinions n’autorise pas la diffusion de contre-vérités ni la présentation partiale de l’actualité. La liberté de la presse ne saurait être synonyme de désinformation ou d’ingérence», poursuit l’institution qui pointe «des manquements répétés et signalés».
Les deux médias ont déclaré lundi soir dans un communiqué conjoint avoir «appris avec surprise» leur suspension «sans préavis», malgré un «contexte de dialogue pourtant soutenu et constructif» avec l’autorité de régulation togolaise. RFI et France 24 réaffirment par ailleurs «leur attachement indéfectible aux principes déontologiques du journalisme, comme leur soutien à leurs équipes qui délivrent chaque jour une information rigoureuse, indépendante, vérifiée, impartiale et équilibrée». L’ONG Reporters sans frontières (RSF) a de son côté «condamné fermement la suspension arbitraire» des deux médias. Le directeur du bureau pour l’Afrique subsaharienne de RSF, Sadibou Marong, a «appelé les autorités à lever ces sanctions et à rétablir immédiatement la diffusion» de RFI et France 24.
Nouveaux appels à manifester
La nouvelle Constitution adoptée en avril 2024 a permis à Faure Gnassingbé de consolider son pouvoir désormais au sein d’un régime parlementaire dont il occupe la plus haute fonction, celle de président du Conseil. Elle cristallise les tensions au Togo: l’opposition et la société civile accusant Faure Gnassingbé de vouloir rester indéfiniment à la tête de l’État, les autorités répondant que la réforme constitutionnelle vise plutôt à «dépersonnaliser» le pouvoir et renforcer «l’unité nationale et la cohésion du pays». Le Togo est dirigé depuis 2005 par Faure Gnassingbé, successeur de son père resté près de 38 ans à la tête du pays. Début juin, des manifestations lancées sur les réseaux sociaux par des jeunes et des militants de la société civile ont eu lieu à Lomé pour protester contre le pouvoir.
Les manifestants dénonçaient notamment les arrestations de voix critiques, la hausse du prix de l’électricité et la réforme constitutionnelle. L’Alliance nationale pour le changement (ANC), l’un des principaux partis d’opposition a dénoncé la suspension des deux médias français comme une «décision autoritaire (qui) vise à museler des médias qui n’ont fait que leur travail : informer sur les dérives du régime et les manœuvres antidémocratiques liées à l’imposition d’une nouvelle Constitution taillée sur mesure pour maintenir Faure Gnassingbé au pouvoir à vie». Les récentes manifestations avaient notamment été initiées par le rappeur Aamron, critique du pouvoir, qui avait été arrêté fin mai avant de réapparaître dans une vidéo le 5 juin, depuis un hôpital psychiatrique où il présentait des excuses envers Faure Gnassingbé.
Une cinquantaine de personnes ont été arrêtées puis libérées, selon le procureur qui précisait la semaine dernière que «quelques-unes» encore détenues allaient être rapidement présentées au parquet. Des journalistes qui couvraient les manifestations ont été brièvement interpellés et contraints par les forces de l’ordre d’effacer leurs images. De nouveaux appels à manifester ont été lancés sur les réseaux sociaux, pour les 26, 27 et 28 juin. Le Togo est au 121e rang sur 180 dans le classement 2025 de la liberté de la presse de Reporters sans frontières (RSF), en recul de 8 places par rapport à 2024.
France : les députés approuvent, en commission, l’interdiction du mariage avec un étranger en situation irrégulière
Les députés ont voté lundi 16 juin en commission pour interdire les mariages avec un étranger en situation irrégulière en France, une proposition de loi sénatoriale, mise à l’agenda par le groupe ciottiste (Union des droites pour la République, UDR). En ouverture des débats, le député UDR Eric Michoux a défendu une proposition de loi pour « protéger les maires » qui deviendraient des « complices involontaires d’un tel détournement de la loi » en prononçant ces unions. Le texte doit être examiné dans l’hémicycle le 26 juin, mais est fortement critiqué par la gauche.
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