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Crise dans l’Est de la RDC : victoire historique contre le Rwanda devant la Cour africaine, l’ONU contrainte de suspendre son enquête pour faute de financement

Kinshasa remporte une première victoire diplomatique et judiciaire face à Kigali devant la Cour africaine des droits de l’homme. Mais dans le même temps, les Nations unies annoncent une interruption de leur mission d’enquête sur les crimes commis dans l’est de la RDC, faute de moyens financiers.

Une décision inédite de la Cour africaine : la RDC autorisée à poursuivre le Rwanda

Dans un arrêt rendu le 26 juin 2025, la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), basée à Arusha (Tanzanie), s’est déclarée compétente pour examiner la plainte de la République démocratique du Congo (RDC) contre le Rwanda. Il s’agit de la première fois que cette juridiction accepte de se prononcer sur un litige entre deux États membres de l’Union africaine.

Déposée en 2023 par Kinshasa, la plainte accuse Kigali de violations graves et systématiques des droits humains dans l’est de la RDC, en particulier dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Ces exactions sont liées à la présence et aux actions du groupe armé M23, que les autorités congolaises accusent le Rwanda de soutenir militairement et logistiquement.

Les faits dénoncés incluent :
• la traite des êtres humains,
• des exécutions sommaires,
• des tortures et traitements inhumains,
• la destruction d’infrastructures civiles,
• et le déplacement massif de populations.

La Cour balaie les objections de Kigali

Lors de la deuxième audience du 13 février 2025, la défense rwandaise avait tenté de faire invalider la procédure, contestant la compétence de la Cour et la qualité des preuves présentées. Elle affirmait notamment que :
• les recours internes n’avaient pas été épuisés,
• certaines sources s’appuyaient sur des articles de presse non vérifiés.

Mais ces arguments ont été rejetés en bloc. Selon le juge doyen Rafaa Ben Achour :

« La Cour rejette l’exception d’incompétence soulevée par la partie défenderesse et se déclare compétente pour connaître de cette affaire. »

Cette décision constitue une victoire diplomatique majeure pour Kinshasa. Bien que la date de l’audience sur le fond n’ait pas encore été fixée, l’État congolais, représenté par Me Samuel Mbemba (aujourd’hui ministre de la Justice par intérim), s’est dit confiant quant à une future condamnation du Rwanda.

Une victoire judiciaire… mais une paralysie onusienne

Dans un contraste saisissant, la même semaine, le Haut Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH) a annoncé la suspension d’une mission d’enquête cruciale sur les crimes commis dans l’est de la RDC.

Lancée en février 2025, cette mission avait été établie à la suite d’une résolution urgente du Conseil des droits de l’homme. Elle visait à :
• « recueillir, rassembler et analyser » les preuves d’exactions commises depuis janvier 2022,
• et établir les responsabilités des acteurs impliqués.

La mission avait déjà recueilli des témoignages significatifs en RDC, au Rwanda, au Burundi, et auprès de réfugiés dans d’autres pays. Mais faute de moyens, l’enquête est désormais à l’arrêt.

Une crise budgétaire sans précédent pour l’ONU

Dans un courrier interne consulté par l’agence Reuters, le Haut-Commissaire Volker Türk annonce que la mission ne pourra pas être mise en place “jusqu’à ce que – et à moins que – les fonds soient disponibles”.

La raison ? Une baisse drastique des contributions volontaires, qui se chiffre à 60 millions de dollars en moins par rapport à 2024. Cette chute brutale est notamment due à l’arrêt complet du financement américain, effectif depuis le 31 mai 2025. L’an dernier, les États-Unis avaient pourtant versé 36 millions de dollars, faisant d’eux le principal bailleur du HCDH.

« Les baisses de financement de notre bureau ne font que renforcer les régimes autoritaires », a averti Volker Türk, déplorant un climat international de plus en plus hostile aux droits humains.

Un employé de l’ONU en RDC, cité anonymement, parle d’une situation « très inquiétante ». Le Haut-Commissariat, dans un message adressé à RFI, a exprimé ses regrets et assuré que les travaux reprendront dès que le financement sera rétabli.

Entre avancée diplomatique et recul opérationnel

Pour la RDC, ces deux annonces envoyées à quelques jours d’intervalle illustrent la complexité de la situation :
• D’un côté, la reconnaissance par la CADHP de la recevabilité de sa plainte contre Kigali est un précédent historique, porteur d’espoir pour les victimes.
• De l’autre, l’arrêt brutal de l’enquête de l’ONU ralentit le recueil des preuves, au moment même où des mécanismes judiciaires pourraient s’en emparer.

Les autorités congolaises ont réitéré leur appel à la solidarité internationale, espérant que la reconnaissance par une cour continentale de la gravité du conflit à l’Est incitera les États membres à relancer le financement des mécanismes de justice internationale.

La décision de la Cour africaine des droits de l’homme et des peuples ouvre un nouveau chapitre dans le long combat de la RDC contre l’impunité des crimes dans sa partie orientale. Mais le gel de la mission d’enquête de l’ONU rappelle que sans moyens financiers, aucune justice internationale n’est véritablement possible.

Alors que la guerre continue de ravager les régions du Kivu, la justice reste suspendue entre victoire symbolique et paralysie matérielle. Pour les millions de civils affectés, l’espoir d’une vérité reconnue et d’une réparation effective demeure, mais le chemin reste semé d’embûches.

Iran – Israël : en Cisjordanie des colons attaquent des soldats israéliens, Paris, Berlin et Londres unis contre les menaces iraniennes contre Rafael Grossi (AIEA), etc… ( point du 30 juin)

Le conflit entre Israël et l’Iran continue de secouer le Moyen-Orient, avec des répercussions directes tant sur la scène internationale qu’au sein même de la société israélienne. Alors que les tensions militaires persistent, un épisode inédit s’est produit en Cisjordanie occupée, où des colons israéliens ont attaqué des soldats de leur propre armée. En parallèle, Paris, Berlin et Londres condamnent fermement les menaces visant le directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), et le bilan humain des frappes iraniennes sur Israël continue de s’alourdir avec 28 morts recensés. Voici le point complet.

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Incendie d’une agence Orpi à Marseille après l’incitation à la haine de la part de Rima Hassan, des élus en colère

L’affaire Rima Hassan, eurodéputée du parti fasciste d’extrême-gauche, « La France insoumise » (LFI), prend une tournure dramatique. Après une agression verbale visant l’élue devant une agence Orpi à Paris, c’est à Marseille qu’un nouveau rebondissement a eu lieu : dans la nuit du 27 au 28 juin, une agence du réseau immobilier Orpi a été la cible d’un incendie. Une escalade des tensions qui fait réagir jusque dans les rangs politiques locaux, alors que la députée est accusée d’alimenter – à juste titre – un climat de haine.

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Serbie: Des manifestants dans la rue réclament une élection anticipée

La police serbe a utilisé du gaz lacrymogène et des grenades assourdissantes contre des manifestants qui se trouvaient dans le centre-ville de Belgrade, où 140.000 personnes étaient rassemblées samedi pour demander des élections anticipées. 

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Hong-Kong : un des derniers partis d’opposition annonce sa dissolution.

La Ligue des Sociaux-Démocrates (LSD), l’un des derniers partis d’opposition encore actifs à Hong Kong après cinq années de répression politique menée par Pékin, a annoncé, vendredi 28 juin, sa prochaine dissolution.

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Guinée Conakry : le mandat présidentiel va passer de 5 à 7 ans, le président du Conseil National de Transition explique les enjeux de cette modification

La durée du mandat présidentiel a fait l’objet de débat ce dimanche 29 juin 2025. l’occasion d’une conférence de presse, le président du Conseil National de la Transition (CNT), Dr Dansa Kourouma, a révélé que le projet de nouvelle Constitution récemment remis au président de la Transition, le Général Mamadi Doumbouya, prévoit un mandat présidentiel de sept (7) ans, contre cinq actuellement. 

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Les qualifications indiennes sont désormais acceptées en Nouvelle-Zélande sans IQA pour la migration, les études et l’emploi

Les diplômes indiens ne nécessitent plus d’IQA pour les visas néo-zélandais, ce qui permet aux étudiants et aux travailleurs de gagner du temps et de l’argent.

De nombreux titulaires de diplômes indiens demandant un visa pour la Nouvelle-Zélande ne seront désormais plus tenus de se soumettre à une évaluation des qualifications internationales (IQA), un processus d’évaluation comparative formel qui vérifiait auparavant si une qualification étrangère répondait aux normes académiques du pays.

Dans une mise à jour majeure pour les ressortissants indiens, la Nouvelle-Zélande a officiellement reconnu les qualifications indiennes à des fins d’immigration et d’études, à compter du 23 juin 2025.

Cela signifie que de nombreux titulaires de diplômes indiens demandant un visa pour la Nouvelle-Zélande ne seront plus tenus de se soumettre à une évaluation des qualifications internationales (IQA) – un processus d’évaluation comparative formel qui vérifiait auparavant si une qualification étrangère répondait aux normes académiques du pays.

Ce développement accélère considérablement le traitement des visas, réduit les coûts et améliore les opportunités d’emploi pour les candidats indiens, en particulier ceux qui cherchent à entrer dans le cadre des catégories de visas qualifiés et étudiants.

Qu’est-ce qui a changé ?

La liste des qualifications exemptées d’évaluation (LQEA) maintenue par Immigration New Zealand (INZ) a été élargie pour inclure l’Inde et huit autres pays : la France, l’Allemagne, l’Italie, Singapour, la Corée du Sud, le Sri Lanka, la Suède et la Suisse.

Les titulaires de diplômes approuvés de ces pays postulant dans des catégories clés telles que : Catégorie des migrants qualifiés

Rôles de la liste verte

  • Les employeurs accrédités titulaires d’un visa de travail
    n’auront plus besoin de soumettre leurs qualifications à une évaluation.

Auparavant, seuls les diplômes délivrés par un groupe restreint de pays – principalement anglophones ou membres de l’OCDE – étaient exemptés. L’Inde est le premier pays d’Asie du Sud à rejoindre la LQEA, marquant une avancée majeure dans la reconnaissance internationale des réformes de l’enseignement supérieur indien.

Pourquoi cela est important pour les expatriés indiens

Pour les expatriés indiens basés aux Émirats arabes unis qui envisagent d’émigrer ou d’étudier en Nouvelle-Zélande, ce changement offre une voie plus rapide et plus économique. Le processus d’évaluation indépendante des qualifications (IQA), géré par l’Autorité néo-zélandaise des qualifications (NZQA), était à la fois long et coûteux. Sa suppression permet désormais aux candidats de se concentrer directement sur les conditions d’admission à l’emploi ou à l’université, sans évaluation académique supplémentaire.

Ce changement de politique s’inscrit dans la volonté plus large de la Nouvelle-Zélande d’attirer davantage d’étudiants indiens. L’Inde figure déjà parmi les quatre principaux pays d’origine des étudiants internationaux en Nouvelle-Zélande, avec plus de 22 000 inscriptions ces dernières années.

Outre l’Inde et les huit pays nouvellement ajoutés, la Nouvelle-Zélande a également révisé les listes de qualifications des pays déjà présents sur la LQEA — notamment l’Australie, le Japon, la Malaisie, l’Afrique du Sud, le Royaume-Uni et les États-Unis — afin d’améliorer la clarté et la cohérence des évaluations d’immigration.

Avec cette initiative, la Nouvelle-Zélande renforce son image de destination accueillante et accessible pour les talents mondiaux — et les expatriés indiens sont clairement sur le radar.

Liban: le chef druze Walid Joumblatt réclame le désarmement du Hezbollah

Après les revers infligés à l’Iran par Israël et les États-Unis d’Amérique lors de « la guerre des 12 jours », au Liban, les pressions internes se sont accentuées sur le Hezbollah pour qu’il rende ses armes. Des voix s’élèvent de plus en plus pour exiger du parti chiite pro-iranien qu’il remette son arsenal aux autorités libanaises

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L’Assemblée de Corse reconnaît symboliquement l’existence de l’État palestinien et appelle Paris à agir

Dans un geste à forte portée symbolique et politique, l’Assemblée de Corse a adopté une résolution reconnaissant l’existence de l’État de Palestine, rejoignant un mouvement grandissant de collectivités locales en France et à l’étranger appelant à une reconnaissance officielle du peuple palestinien.

Une initiative portée par la présidente de l’Assemblée

La résolution a été présentée par la présidente de l’Assemblée de Corse, Marie-Antoinette Maupertuis, membre de la majorité autonomiste. Celle-ci a salué un vote « humaniste et urgent », évoquant une « urgence humanitaire », un « devoir moral », et un soutien à l’autodétermination et au droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

« Il s’agit d’un acte de conscience, de solidarité et de responsabilité face à une tragédie humaine qui dure depuis trop longtemps », a déclaré Mme Maupertuis.

Le texte adopté reconnaît « l’existence de l’État de Palestine, conformément aux dispositions antérieures de l’ONU », et appelle le gouvernement français à en faire autant. Il demande également la suspension des livraisons d’armes à Israël, une exigence de plus en plus exprimée dans certains milieux politiques et associatifs.

Un geste local dans un contexte international tendu

Cette reconnaissance intervient alors que la France n’a toujours pas officiellement reconnu l’État palestinien. Début avril, le président Emmanuel Macron avait évoqué une possible reconnaissance « en juin », dans le cadre d’une conférence conjointe avec l’Arabie saoudite à l’ONU. Toutefois, cette conférence prévue pour le 18 juin à New York a été reportée en raison des frappes israéliennes sur l’Iran, repoussant une éventuelle décision française.

Un mouvement croissant en France et dans le monde

La veille, le 26 juin, le conseil municipal de Morlaix (Finistère) avait également adopté un vœu en faveur de la reconnaissance de l’État palestinien par la France. Ces gestes s’inscrivent dans un mouvement international plus large, alors que 148 des 193 États membres des Nations unies reconnaissent actuellement la Palestine comme État souverain, soit près des trois quarts.

Une portée symbolique forte

Bien que symbolique et non contraignante, la décision corse reflète une volonté politique locale de se positionner sur une question internationale majeure. Pour les élus autonomistes, cette reconnaissance est également une manière d’exprimer leur attachement au principe du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, un thème particulièrement sensible dans l’histoire politique corse.

En votant cette résolution, l’Assemblée de Corse ajoute sa voix à celles qui, en France et ailleurs, appellent à une reconnaissance pleine et entière de l’État palestinien. Alors que la situation au Proche-Orient reste explosive et que la diplomatie française temporise, ce vote vient rappeler que la solidarité internationale peut aussi s’exprimer depuis les territoires, au nom de principes universels de justice et de paix.

Thaïlande: des manifestant rassemblés à Bangkok pour réclamer la démission de la Première ministre

Des milliers de manifestants anti-gouvernement se sont rassemblés à Bangkok samedi pour réclamer la démission de la première ministre Paetongtarn Shinawatra après qu’un appel téléphonique avec l’ancien dirigeant cambodgien Hun Sen a suscité la colère de la population et remis en question sa capacité à diriger.

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