La Jordanie a franchi un nouveau cap dans sa lutte contre les groupes jugés menaçants pour sa stabilité. Le mercredi 23 avril 2025, le gouvernement jordanien a officiellement interdit toutes les activités des « Frères musulmans » sur son territoire, après l’arrestation de plusieurs membres soupçonnés d’activités terroristes, incluant la fabrication d’armes et des projets de déstabilisation.
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Des migrants haïtiens menacés d’expulsion se tournent vers le Canada
Des Haïtiens bénéficiant d’un statut temporaire aux États-Unis d’Amérique, sont de plus en plus nombreux à prendre la route du Canada, depuis que l’administration Trump menace de révoquer leur protection. A Montréal, la diaspora haïtienne se mobilisent pour apporter son soutien.
Lire la suite Des migrants haïtiens menacés d’expulsion se tournent vers le CanadaMali : découverte d’un charnier près d’une base militaire à l’ouest du pays.
Un charnier a été découvert à proximité d’une base militaire dans l’Ouest du Mali. Cette découverte a été faite par des personnes à la recherche de leurs proches, arrêtés par l’armée malienne et les paramilitaires de Wagner le 12 avril à Sébabougou et toujours portés disparus.
Lire la suite Mali : découverte d’un charnier près d’une base militaire à l’ouest du pays.Nouvelle-Zélande : alerte sur une fuite des cerveaux vers l’Australie
La Nouvelle-Zélande traverse une crise économique sans précédent qui pousse des milliers de ses citoyens, souvent parmi les plus qualifiés, à quitter le pays. Attirés par de meilleures opportunités et une qualité de vie plus élevée, nombre d’entre eux trouvent refuge en Australie. Le quotidien allemand « Die Welt » tire la sonnette d’alarme : cette fuite des cerveaux risque de compromettre l’avenir du pays du « Long Nuage blanc ».
Lire la suite Nouvelle-Zélande : alerte sur une fuite des cerveaux vers l’AustralieFrance – Présidentielle 2027 : Lucie Castets appelle à «une primaire des gauches la plus large possible»
Lucie Castets, éphémère candidate à Matignon après les législatives de 2024, invite les chefs des partis de gauche à se rassembler le 2 juillet pour discuter d’une candidature commune à la présidentielle.(Source : AFP).
Pour gagner à la prochaine présidentielle, «nous avons besoin de nous mettre autour de la table et de travailler. Donnons-nous rendez-vous le 2 juillet prochain», après le congrès du PS prévu mi-juin, «pour poser la première pierre de la victoire», écrit-elle.
Dans une tribune publiée ce mercredi dans Libération, intitulée «Organisons une primaire des gauches la plus large possible», celle qui avait été désignée par les partis du Nouveau Front populaire pour être leur candidate au poste de première ministre, les appelle à dépasser «leurs querelles partisanes», car «la situation actuelle doit susciter un sursaut unitaire».
Pour gagner à la prochaine présidentielle, «nous avons besoin de nous mettre autour de la table et de travailler. Donnons-nous rendez-vous le 2 juillet prochain», après le congrès du PS prévu mi-juin, «pour poser la première pierre de la victoire», écrit-elle. Défendant «une candidature commune aux partis de gauche et aux écologistes, fédérée autour d’une équipe», elle appelle à élaborer, de manière collective, «une procédure démocratique et transparente de désignation de la candidate ou du candidat qui nous représentera à l’échéance présidentielle».
Elle évoque «plusieurs options», comme l’organisation, «juste après les municipales de 2026», d’une «primaire des gauches la plus large qu’on ait jamais proposée» pour «permettre au peuple de gauche de donner son opinion éclairée après une campagne respectueuse». Autre option, elle juge «possible que les représentants des partis se réunissent pour une concertation de quelques jours» pour décider de la candidature la plus pertinente. «Ou encore, il est envisageable d’organiser une convention citoyenne avec des représentants des partis, de la société civile organisée, mais aussi d’électrices et électeurs de la gauche tirés au sort», suggère-t-elle.
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Tensions Pakistan – Afghanistan : Une vague d’expulsion force plus de 100 000 afghans à quitter le Pakistan en trois semaines
Plus de 100 000 afghans ont quitté le Pakistan dans le cadre d’une «campagne d’expulsion massive » organisée depuis le 1er Avril. Islamabad les accuse d’être « liés au terrorisme et au narcotrafic »
Lire la suite Tensions Pakistan – Afghanistan : Une vague d’expulsion force plus de 100 000 afghans à quitter le Pakistan en trois semainesTunisie : l’avocat Ahmed Souab arrêté après avoir dénoncé une « injustice inédite » dans l’affaire du complot contre l’État
En Tunisie, l’arrestation de l’avocat et ancien juge Ahmed Souab a provoqué une onde de choc dans les milieux juridiques et politiques. Connu pour son franc-parler, il a été interpellé lundi 21 avril à l’aube, après avoir publiquement dénoncé des pressions du pouvoir sur la justice dans le cadre du procès dit du « complot contre la sûreté de l’État », une affaire hautement controversée visant plusieurs opposants au président Kaïs Saïed.
L’avocat a été arrêté à son domicile par une dizaine d’agents de sécurité, selon son fils, et conduit au pôle judiciaire antiterroriste. Il a ensuite été placé en garde à vue, soupçonné de « menace de crimes terroristes » après ses propos virulents contre le verdict rendu samedi dernier. Lors de l’audience, Ahmed Souab avait déclaré : « L’injustice et l’humiliation que j’ai vues dans ce dossier sont sans précédent. L’épée de la justice n’est pas sous la gorge des accusés, mais sous celle du juge. »
Des propos qui, selon le pouvoir, franchissent la ligne rouge. Pour Samir Dilou, avocat et collègue de Souab, cette arrestation constitue une dérive grave : « Il va rester cinq jours en détention provisoire et ne pourra pas contacter ses avocats durant les deux premiers jours. »
Cette interpellation intervient alors que les condamnations prononcées samedi à l’encontre de plus de quarante figures politiques, avocats, journalistes et anciens ministres ont suscité une vive indignation. Les peines vont de 4 à 66 ans de prison, pour des accusations de « complot contre la sûreté de l’État » et « d’appartenance à un groupe terroriste ». Les avocats de la défense, dont Ahmed Souab, dénoncent un procès politique « fabriqué de toutes pièces ».
Lundi soir, une manifestation a rassemblé des protestataires sur l’avenue Habib Bourguiba à Tunis pour dénoncer l’arrestation de l’ancien juge. Brandissant des pancartes, les manifestants ont appelé à la fin de l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques et à la libération immédiate des détenus.
Cette affaire s’inscrit dans un climat politique de plus en plus tendu en Tunisie, où le président Kaïs Saïed est accusé par ses opposants de dérive autoritaire depuis qu’il a suspendu le Parlement en 2021 et concentré tous les pouvoirs exécutifs entre ses mains. L’arrestation d’Ahmed Souab risque d’exacerber davantage les tensions, alors que la société civile tunisienne s’inquiète d’un recul progressif des libertés fondamentales.
Tensions commerciales : Trump annonce une baisse des droits de douane envers la Chine, Pékin appelle l’Europe à défendre le commerce mondial
Le président états-unien Donald Trump a annoncé mardi 22 avril une réduction « substantielle » des droits de douane imposés à la Chine, dans un geste d’apaisement qui pourrait marquer un tournant dans les relations commerciales sino-états-uniennes. Dans le même temps, Pékin appelle le Royaume-Uni et l’Union européenne à jouer un rôle actif dans la défense du commerce multilatéral, face à ce qu’il qualifie d’« intimidation unilatérale » de Washington.
Une désescalade tarifaire annoncée
Lors d’une cérémonie à la Maison Blanche, Donald Trump a surpris en indiquant vouloir revoir à la baisse les surtaxes imposées à la Chine, qui atteignent actuellement 145 %. Bien qu’il ait affirmé qu’il ne ramènerait pas les tarifs « à zéro », il a laissé entendre qu’un accord avec Pékin pourrait être proche : « Nous allons être très gentils, ils vont être très gentils, et nous verrons bien ce qui se passe », a-t-il déclaré, ajoutant que « c’est nous qui fixerons les termes de l’accord ».
Ce revirement a immédiatement rassuré les marchés : les Bourses asiatiques, de Tokyo à Hong Kong, ont rebondi le 23 avril, tandis que le dollar regagnait du terrain.
Maintien de Jerome Powell à la tête de la Fed
En parallèle, Donald Trump a affirmé qu’il n’avait pas l’intention de limoger le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell. Cette clarification intervient après plusieurs semaines de critiques virulentes de Trump envers la Fed, qui avaient déstabilisé les marchés financiers. Le maintien de Powell est perçu comme un autre signal d’apaisement destiné aux investisseurs.
Un contexte tendu : surtaxes croisées et inquiétude sur les échanges
Début avril, l’administration Trump avait imposé une vague de tarifs douaniers punitifs sur les produits importés, touchant à la fois l’Europe, l’Asie et plus particulièrement la Chine. Les surtaxes ont été ramenées à 10 % pour tous les partenaires sauf Pékin, pour qui elles sont restées à 145 %. En réponse, la Chine a imposé des droits de 125 % sur les produits états-uniens.
Le secrétaire au Trésor états-unien, Scott Bessent, a reconnu lors d’un échange privé à Washington que cette situation était intenable, qualifiant les surtaxes d’« embargo commercial » nuisant aux deux économies.
Pékin sollicite Londres et Bruxelles
Face à cette guerre commerciale ouverte, la Chine intensifie ses efforts diplomatiques. Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a exhorté le Royaume-Uni et l’Union européenne à « protéger l’ordre commercial multilatéral ». Lors d’un appel téléphonique avec son homologue britannique, David Lammy, il a confirmé que des discussions économiques sont « en cours de préparation ». Un message similaire a été adressé à l’Autriche et, plus largement, à Bruxelles.
Wang Yi a insisté sur la nécessité, pour la Chine et l’Europe, de « défendre d’un commun accord » un commerce international fondé sur des règles, en opposition aux pratiques « unilatérales » des États-Unis.
Guyane (France – Outre-mer) : Démantèlement d’un vaste réseau logistique d’orpaillage illégal
Des investigations lancées depuis le mois de février ont permis de démanteler le «plus important» réseau logistique d’orpaillage illégal de Guyane a indiqué mardi 22 avril, la gendarmerie locale, dans un communiqué.
Lire la suite Guyane (France – Outre-mer) : Démantèlement d’un vaste réseau logistique d’orpaillage illégalSyrie : deux hauts responsables du Jihad islamique palestinien arrêtés à Damas
Les nouvelles autorités syriennes ont procédé à l’arrestation de deux figures clés du Jihad islamique palestinien, organisation soutenue par l’Iran et impliquée aux côtés du Hamas dans les attaques du 7 octobre 2023 contre Israël. Cette arrestation marque un tournant stratégique majeur pour la Syrie post-Assad, qui cherche à se rapprocher des puissances occidentales.
Une arrestation inattendue
Dans un communiqué publié le 22 avril, les brigades Al-Qods, branche armée du Jihad islamique, ont annoncé que Khaled Khaled, responsable des opérations du mouvement en Syrie, et Yasser al-Zafari, coordinateur du comité d’organisation, ont été arrêtés il y a cinq jours à Damas. Le groupe a dénoncé une interpellation « sans explication » et « d’une manière que nous n’aurions pas escomptée de la part de nos frères ».
Un responsable du ministère syrien de l’Intérieur a confirmé leur détention sans toutefois fournir de détails sur les raisons de leur arrestation.
Rupture stratégique avec Téhéran
Sous l’ancien président Bachar el-Assad, la Syrie entretenait des liens étroits avec l’Iran et servait de base arrière aux groupes armés comme le Jihad islamique. Mais depuis la chute du régime en décembre dernier et l’arrivée au pouvoir du président Ahmed al-Charaa, Damas a profondément revu sa politique étrangère.
En quête de reconstruction après 14 années de guerre civile, le nouveau pouvoir syrien s’efforce désormais de rompre avec l’axe iranien et de répondre aux exigences occidentales, en particulier celles des États-Unis. Selon plusieurs sources citées par Reuters, Washington a posé des conditions strictes à une levée partielle des sanctions, notamment l’expulsion des groupes armés palestiniens soutenus par l’Iran.
Damas se rapproche de l’Occident
L’arrestation de ces deux figures du Jihad islamique s’inscrit clairement dans cette stratégie de normalisation avec l’Occident. Elle constitue un signal fort envoyé aux États-Unis et à leurs alliés, en particulier Israël, qui considère le Jihad islamique comme une organisation terroriste.
En s’éloignant de ses anciens alliés iraniens et en réprimant les activités de groupes considérés comme terroristes par l’Occident, la Syrie d’Ahmed al-Charaa cherche à rompre avec l’héritage Assad et à redevenir un acteur fréquentable sur la scène internationale.
Cette nouvelle orientation pourrait redessiner les équilibres régionaux, affaiblissant l’influence de Téhéran en Syrie et modifiant en profondeur la dynamique du soutien aux groupes armés palestiniens.