La Slovénie apprécie l’initiative marocaine d’autonomie comme une bonne base pour une solution définitive du différend régional autour du Sahara.
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Nigeria : la Sénatrice Natasha Akpoti dénonce une tentative d’«intimidation» après son accusation d’harcèlement sexuel par le président du Sénat
Au cœur d’un scandale d’harcèlement sexuel de la part du président du Sénat nigérian, la sénatrice Natasha Akpoti a fait savoir que sa maison familiale avait été attaquée, alors que son histoire continue de défrayer la chronique dans le pays
Lire la suite Nigeria : la Sénatrice Natasha Akpoti dénonce une tentative d’«intimidation» après son accusation d’harcèlement sexuel par le président du SénatYémen : 74 morts et plus de 100 blessés après une frappe américaine sur un port pétrolier, selon les Houthis
Un bilan dramatique. Les rebelles houthis du Yémen annoncent ce vendredi 74 morts et 171 blessés à la suite d’une frappe aérienne américaine ayant visé le port pétrolier stratégique de Ras Issa, situé dans la région de Hodeidah, à l’ouest du pays. L’armée américaine, de son côté, confirme avoir ciblé ce site dans le cadre de ses opérations contre les infrastructures utilisées par les Houthis pour mener des attaques en mer Rouge.
Un nouveau bilan en forte hausse
Un premier bilan faisait état de 38 morts et 102 blessés, mais les chiffres ont été revus à la hausse au fil des heures. Selon les autorités sanitaires de Hodeidah, citées par la chaîne Al-Massirah, proche des Houthis, la majorité des victimes sont des ouvriers et employés civils travaillant sur le site pétrolier. Des images diffusées par la chaîne montrent une énorme explosion suivie d’un incendie massif, avec des navires en feu et de d’épais nuages de fumée s’élevant du port.
« Les équipes de secours de la défense civile et les ambulanciers déploient tous leurs efforts pour rechercher et extraire les victimes et éteindre l’incendie », a déclaré Anees Alasbahi, porte-parole du ministère de la Santé des Houthis.
Une attaque revendiquée par l’armée américaine
L’armée américaine a affirmé jeudi avoir mené une série de frappes contre des cibles militaires houthis, précisant que le port de Ras Issa avait été détruit. Washington justifie cette attaque par la nécessité de protéger les voies de navigation internationales dans la mer Rouge, régulièrement visées par les Houthis depuis le début de la guerre à Gaza.
« Ces opérations visent à dégrader les capacités militaires des Houthis et à prévenir de nouvelles attaques contre le trafic maritime mondial », a indiqué le Commandement central américain (CENTCOM).
Réactions internationales : condamnations fermes
L’attaque a suscité de vives réactions dans le monde arabe et au-delà :
•Le Hamas a condamné une « agression flagrante » et un « crime de guerre », dénonçant une violation de la souveraineté yéménite.
•L’Iran, allié des Houthis, a fustigé des frappes « barbares », accusant les États-Unis de nourrir les conflits dans la région et de vouloir imposer l’hégémonie sioniste et américaine.
•Des manifestations anti-américaines ont été annoncées par les Houthis ce vendredi, en solidarité avec Gaza et contre les interventions étrangères au Yémen.
Un contexte de guerre régionalisée
Cette attaque intervient dans un climat de forte tension géopolitique au Moyen-Orient. Depuis des mois, les Houthis ont intensifié leurs actions en mer Rouge, affirmant vouloir soutenir la cause palestinienne et s’opposer à Israël et à ses alliés. En retour, les États-Unis multiplient les frappes préventives, craignant un impact sur le commerce mondial.
Le port de Ras Issa, cible de la frappe américaine, est crucial pour l’exportation de pétrole et l’approvisionnement énergétique du Yémen. Sa destruction risque d’aggraver encore la crise humanitaire dans ce pays déjà ravagé par dix ans de guerre.
Une situation explosive
Alors que les secours continuent de fouiller les décombres, le risque d’escalade est réel. Les Houthis ont promis de riposter à ce qu’ils qualifient d’agression américaine, tandis que Washington affirme maintenir la pression pour « préserver la stabilité régionale ».
Dans ce jeu dangereux entre puissances régionales et occidentales, ce sont une fois de plus les populations civiles qui paient le prix fort, avec un nouveau drame humain à ajouter à la longue liste des violences au Yémen.
Dette haïtienne : 200 ans plus tard, la question des réparations toujours sur la table
Cent cinquante millions de francs-or, tel fut le prix de la liberté pour Haïti de la reconnaissance de la France à une époque où la jeune et première république noire était boudée. Une dette qui a embarqué le pays dans une spirale de difficultés aux effets encore tangibles aujourd’hui.
Lire la suite Dette haïtienne : 200 ans plus tard, la question des réparations toujours sur la tableTurquie : sept journalistes jugés pour avoir couvert des manifestations de soutien à Imamoğlu
En Turquie, sept journalistes comparaissent ce vendredi devant la justice, accusés d’avoir participé à des rassemblements illégaux. Ces poursuites interviennent dans un contexte de vives tensions politiques, près d’un mois après l’arrestation d’Ekrem Imamoğlu, maire d’Istanbul et principal opposant au président Recep Tayyip Erdogan.
Des journalistes assimilés à des manifestants
Parmi les 189 personnes jugées à Istanbul dans deux audiences distinctes, figurent sept journalistes, dont un photographe de l’Agence France-Presse (AFP). Tous étaient présents pour couvrir les manifestations de soutien à Ekrem Imamoğlu, incarcéré fin mars dans des circonstances qui ont suscité une vive émotion nationale et internationale.
Le parquet turc les accuse de participation à un rassemblement interdit et de ne pas avoir obéi aux ordres de dispersion donnés par les forces de l’ordre. L’acte d’accusation souligne que rien ne prouverait leur présence « dans un but journalistique », malgré leur accréditation et leur expérience reconnue dans le métier.
Jusqu’à trois ans de prison requis
Les journalistes, dont cinq photographes, risquent jusqu’à trois ans de prison. Bien qu’ils aient été libérés après trois jours de détention, le 27 mars, leur procès inquiète fortement les défenseurs des libertés.
Un précédent inquiétant pour la liberté de la presse
Les organisations de défense des journalistes dénoncent un recul majeur pour la liberté d’informer en Turquie. C’est la première fois que des reporters identifiés comme tels sont poursuivis sur la base de la loi sur les rassemblements, une disposition habituellement utilisée contre les manifestants.
« C’est un signal d’intimidation envoyé à toute la presse indépendante », alerte un représentant de Reporters sans frontières. Les avocats des journalistes, eux, s’engagent à démontrer que leurs clients exerçaient simplement leur métier, dans le respect des principes du journalisme.
Un climat politique de plus en plus tendu
Depuis l’arrestation de Imamoğlu, les manifestations hebdomadaires se poursuivent à Istanbul et dans d’autres grandes villes du pays. Le maire d’opposition, populaire et charismatique, est considéré par beaucoup comme le principal rival d’Erdogan en vue des prochaines élections. Sa détention a ravivé les critiques contre un autoritarisme croissant du pouvoir en place.
Le procès des sept journalistes sera suivi de près par la communauté internationale, alors que la Turquie est déjà régulièrement pointée du doigt pour ses atteintes à la liberté de la presse.
Présidentielle en Côte d’Ivoire : Tidjane Thiam élu candidat du principal parti d’opposition
L’ancien ministre et banquier international Tidjane Thiam a été élu jeudi candidat du principal parti d’opposition pour la présidentielle du 25 octobre en Côte d’Ivoire, lors d’une convention à laquelle il était le seul à se présenter.(Source: AFP).
Mais tout n’est pas gagné pour autant: actuellement hors du pays, M. Thiam, 62 ans, est bousculé par une polémique sur sa nationalité qui pourrait le fragiliser dans sa course à la présidence.
Dans le même temps, à six mois du scrutin dans le pays le plus riche de l’Afrique de l’ouest francophone, des tensions secouent le paysage politique, notamment liées à l’inéligibilité de trois opposants, dont l’ancien président Laurent Gbagbo.
De son côté, le président Alassane Ouattara, 83 ans, n’a pas indiqué s’il comptait ou non briguer un quatrième mandat mais s’est dit en janvier « désireux de continuer à servir son pays ».
Tidjane Thiam a obtenu 99,50% des voix exprimées, soit 5.321, avec un taux de participation de 93,17%, selon les résultats globaux provisoires. A l’annonce des résultats, la centaine de militants a scandé « Titi président », le surnom de leur champion, avant d’entonner l’hymne du parti.
« Nous sommes aux anges, très heureux, très fiers du résultat. C’est la confirmation que notre chef a toujours été le choix de la base », a indiqué à l’AFP Eugénie Kouadio, conseillère régionale.
Grâce à ses années passées à l’étranger, « il n’a pas de passé conflictuel, contrairement aux autres candidats », a renchéri André N’Guessan, 48 ans, qui travaille dans une institution internationale.
Plusieurs milliers de militants du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) – seulement des membres d’organes décisionnaires ou des responsables de sections étaient appelés mercredi à glisser leur bulletin dans près de 400 bureaux installés dans le pays et à l’étranger.
Pas « bien connu »
Pour le politologue Geoffroy Kouao, M. Thiam n’est pas « bien connu des Ivoiriens » et « le PDCI doit redoubler d’efforts en termes de communication politique et de rencontres ».
Le chef du PDCI a en effet été absent du pays pendant plus de 20 ans pour une carrière à l’étranger à la tête de grandes entreprises financières telles Aviva, Prudential ou Credit Suisse.
Dans son entourage, on assure que son expérience internationale est un atout et que sa popularité reste intacte à travers tout le pays.
La campagne de Tidjane Thiam est d’autre part parasitée depuis plusieurs semaines par une polémique concernant sa nationalité.
Né en Côte d’Ivoire, il a acquis la nationalité française en 1987 et y a renoncé en mars dernier, afin de se présenter à la présidentielle, scrutin pour lequel un candidat ne peut être binational.
Mais selon ses détracteurs, l’acquisition d’une autre nationalité l’a automatiquement déchu de sa nationalité ivoirienne, en vertu de l’article 48 du code de la nationalité, datant des années 1960.
Le PDCI a dénoncé des « manœuvres » du pouvoir afin d’empêcher M. Thiam d’être candidat. « Ce sont des manipulations du parti au pouvoir pour empêcher un candidat qui fait peur d’aller aux élections », a renchéri Claude M’Bahia, ingénieur de 59 ans, présent lors de la proclamation des résultats.
Jeudi soir, Tidjane Thiam s’est réjouit de sa victoire et a remercié ses militants qui l’ont « honoré » en dépit de « tout le venin qui a été distillé » concernant sa « nationalité » et « sa personnalité ».
« Octobre 2025 est encore loin, je sais que je ne serai pas épargné », a-t-il ajouté dans une interview diffusée sur les réseaux sociaux.
La commission électorale a par ailleurs rejeté jeudi les requêtes contestant l’inscription de M.Thiam sur les listes électorales, une procédure judiciaire est toutefois toujours en cours.
Des opposants inéligibles
Mais à mesure que l’échéance approche, les tensions montent dans l’opposition, qui multiplie les meetings. Trois figures politiques ont affirmé leur intention d’être candidates à la présidentielle, même si elles sont inéligibles en raison de condamnations judiciaires.
Il s’agit de l’ancien président Laurent Gbagbo (2000-2011), investi par le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI), de son ancien bras droit Charles Blé Goudé, et de l’ancien Premier ministre et ex-chef rebelle Guillaume Soro, en exil.
Le nom des trois hommes n’apparaît pas sur la liste électorale provisoire, dont la version définitive sera publiée en juin.
En outre, le PDCI de Thiam et le PPA-CI de Gbagbo ont annoncé suspendre leur participation à la Commission électorale, en dénonçant le manque d’indépendance de cet organe chargé d’organiser les élections.
Le parti au pouvoir, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), a répondu qu’il « n’entend pas se laisser distraire par tout ce vacarme orchestré par une opposition qui, en réalité, a peur des élections ».
Inde : les peuples « Shompen» de l’île Andaman sous la menace de plusieurs projets de développement
L’alerte est de l’ONG « Survival International » qui redoute l’impact des projets militaires et touristiques du gouvernement de New Delhi sur ce peuple de l’archipel.
Lire la suite Inde : les peuples « Shompen» de l’île Andaman sous la menace de plusieurs projets de développementLa BCE abaisse une nouvelle fois ses taux pour soutenir une économie fragilisée par la guerre commerciale
La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé ce jeudi une nouvelle baisse de ses taux d’intérêt directeurs, une mesure visant à soutenir la croissance économique de la zone euro, mise à mal par l’intensification des tensions commerciales avec les États-Unis. Il s’agit de la septième baisse consécutive depuis juin 2024, confirmant un tournant majeur de la politique monétaire européenne.
Le taux de dépôt, référence pour les banques commerciales, a été abaissé de 25 points de base pour atteindre 2,25 %. Ce niveau, selon l’institution présidée par Christine Lagarde, n’est désormais « plus jugé pénalisant » pour l’activité économique.
Trump impose ses règles, la BCE réagit
Cette décision survient dans un climat économique tendu, dominé par la guerre commerciale ouverte par Donald Trump. Depuis début avril, le président américain a imposé des surtaxes douanières généralisées de 10 %, et jusqu’à 145 % sur les produits chinois, affectant fortement les chaînes de valeur mondiales. L’Union européenne, bien que temporairement épargnée par les hausses les plus drastiques, n’est pas en reste. Le secteur automobile est taxé à 25 %, et des enquêtes ciblent les semi-conducteurs et les produits pharmaceutiques européens.
Cette politique agressive de Washington provoque de fortes inquiétudes du côté de Francfort. La BCE souligne que « les perspectives de croissance se sont détériorées du fait de l’intensification des tensions commerciales », tandis que la directrice générale de l’OMC, Ngozi Okonjo-Iweala, a mis en garde mercredi contre des conséquences « sévères et imprévisibles » pour l’économie mondiale.
La BCE reste vigilante sur l’inflation
Malgré la baisse des taux, la BCE n’oublie pas sa mission principale : la stabilité des prix. L’inflation en zone euro s’établissait à 2,2 % en mars, un chiffre proche de la cible de 2 %, permettant une certaine flexibilité monétaire. Dans son communiqué, la banque se félicite que la désinflation soit en bonne voie, tout en surveillant les éventuelles pressions inflationnistes qui pourraient revenir à cause des droits de douane.
Les craintes portent aussi sur les tensions financières globales : le dollar recule, les marchés sont chahutés, et les rendements des bons du Trésor américain augmentent, augmentant le risque d’un ralentissement de l’investissement et de la consommation.
« La BCE surveille la situation de près et reste prête à intervenir si nécessaire », a affirmé Christine Lagarde depuis Varsovie, en marge d’une réunion des ministres des Finances européens.
Vers de nouvelles baisses ?
La BCE n’a pas donné d’indications claires sur ses prochaines décisions, mais plusieurs économistes n’excluent pas de nouvelles baisses à venir, certains anticipant un taux de dépôt à 1,75 % dans les prochains mois. L’évolution dépendra largement des prochaines données économiques et des réactions de Washington et Pékin sur le front commercial.
Retour sur un changement de cap monétaire
Depuis l’été 2024, la BCE a changé de cap, après deux années de resserrement monétaire initié pour contenir l’inflation causée par la guerre en Ukraine et la crise énergétique. L’environnement mondial plus instable, combiné à la prudence allemande sur le budget et à la hausse des dépenses militaires en Europe, a rebattu les cartes. Initialement, les responsables européens évoquaient une pause dans les baisses de taux, mais le choc externe provoqué par la guerre commerciale les a poussés à agir plus vite.
Guerre à Gaza : le Hamas rejette la dernière proposition de trêve israélienne et refuse tout accord partiel
Jeudi 17 avril, le Hamas a catégoriquement rejeté la dernière proposition de trêve israélienne, qualifiée de « partielle », réaffirmant son refus de tout accord qui ne mettrait pas un terme complet au conflit dans la bande de Gaza. Lors d’une déclaration télévisée, le négociateur en chef du mouvement palestinien, Khalil al-Hayya, a accusé le gouvernement de Benyamin Nétanyahou d’utiliser ce type d’accord pour servir ses propres intérêts politiques.
« Les accords partiels sont utilisés par Nétanyahou et son gouvernement comme couverture pour son projet politique, et nous ne participerons pas à cette politique », a affirmé Khalil al-Hayya.
Le Hamas se dit toutefois disposé à conclure un accord global, comprenant l’arrêt total des hostilités, le retrait complet des forces israéliennes de Gaza, la libération de tous les prisonniers palestiniens en échange de la libération de tous les otages israéliens, ainsi que le lancement d’un plan de reconstruction du territoire.
Une réponse écrite transmise aux médiateurs
La réponse officielle du Hamas à la proposition israélienne a été transmise jeudi soir aux médiateurs égyptiens et qataris. Selon un responsable du Hamas, l’offre israélienne prévoyait :
•Une trêve d’au moins 45 jours,
•La libération de 10 otages israéliens vivants,
•La libération de 1 231 prisonniers palestiniens détenus en Israël,
•Et un accès élargi à l’aide humanitaire dans Gaza.
Israël aurait également conditionné une fin permanente du conflit au désarmement total du Hamas, une ligne rouge inacceptable pour le mouvement palestinien.
« La résistance et ses armes sont liées à la présence de l’occupation israélienne. Elles constituent un droit naturel pour notre peuple, comme pour tous les peuples vivant sous occupation », a réaffirmé Khalil al-Hayya.
L’armée israélienne poursuit son offensive
Depuis la reprise des combats le 18 mars, après deux mois de trêve, l’armée israélienne a intensifié ses opérations terrestres et aériennes dans plusieurs zones de Gaza. Le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, connu pour ses positions ultranationalistes, a appelé jeudi à « intensifier les combats » face au refus du Hamas.
Jusqu’à présent, le gouvernement israélien n’a pas officiellement réagi à la réponse du Hamas.
France : Rima Hassan (LFI) entendue par la police judiciaire pour des accusations d’apologie du terrorisme et de menaces
L’eurodéputée Rima Hassan, élue en 2024 sur la liste de La France Insoumise (LFI), a été auditionnée ce mercredi 16 avril par les enquêteurs de la brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), à Paris. Cette audition s’est déroulée dans le cadre d’une procédure en audition libre, c’est-à-dire sans garde à vue.
Selon des informations relayées par Europe 1, plusieurs plaintes ont été déposées contre elle, notamment pour des faits présumés de “menaces de mort” et “apologie du terrorisme”. Le parquet de Paris a confirmé que les investigations étaient toujours en cours.
Déjà en avril 2024, Rima Hassan avait été convoquée avec Mathilde Panot, présidente du groupe LFI à l’Assemblée nationale, par la Direction nationale de la police judiciaire pour des faits similaires. L’eurodéputée est notamment connue pour son engagement en faveur de la cause palestinienne, ce qui alimente une forte controverse autour de ses déclarations publiques et de ses prises de position sur les réseaux sociaux.
Les faits reprochés portaient sur une “apologie publique d’un acte de terrorisme commis au moyen d’un service de communication en ligne”, selon les termes juridiques évoqués par les enquêteurs.
Mathilde Panot, pour sa part, avait été entendue dans le cadre d’un communiqué publié par LFI le 7 octobre 2023, au moment de l’attaque du Hamas contre Israël. Ce texte qualifiait l’assaut du Hamas d’“offensive armée de forces palestiniennes”, et le mettait en parallèle avec “l’intensification de la politique d’occupation israélienne”. Cette prise de position avait suscité une vive polémique politique.
Fin janvier, Mathilde Panot avait annoncé le classement sans suite de cette procédure à son encontre. En revanche, concernant Rima Hassan, les démarches judiciaires se poursuivent.