Archives pour la catégorie Politique

Tensions commerciales : Trump prêt à baisser les droits de douane contre la Chine et confiant pour un accord avec l’UE

Alors que la guerre commerciale entre Washington et Pékin s’intensifie, le président américain Donald Trump a laissé entendre jeudi 17 avril qu’il pourrait mettre fin à la spirale de hausses de droits de douane engagée contre la Chine. Il a également exprimé sa confiance dans la perspective d’un accord avec l’Union européenne, malgré des tensions persistantes.

Vers une désescalade entre Washington et Pékin ?

Actuellement, les États-Unis imposent des surtaxes pouvant atteindre 145 % sur certains produits chinois. En riposte, la Chine a décidé d’augmenter ses propres droits de douane sur les importations américaines, les faisant passer de 84 % à 125 %. Face à l’inquiétude croissante des marchés, Trump a tempéré son discours.

“Je ne veux pas qu’ils augmentent davantage, car à un certain point, les gens n’achètent plus”, a-t-il déclaré. “Je voudrais peut-être les baisser, car on sait qu’on veut que les gens achètent.”

Trump a également révélé que la Chine avait repris contact avec Washington depuis l’entrée en vigueur des nouvelles surtaxes. Bien que les détails des discussions restent flous, il s’est montré optimiste quant à la conclusion prochaine d’un “très bon accord avec la Chine”.

De son côté, Pékin a annoncé qu’il ne souhaitait pas “jouer au jeu des chiffres”, affirmant qu’il ne relèverait pas davantage ses propres surtaxes pour le moment, un signal qui pourrait indiquer une volonté d’apaisement.

TikTok : un accord reporté dans l’attente de Pékin

Par ailleurs, Trump s’est exprimé sur le sort de TikTok, la populaire application chinoise menacée d’interdiction aux États-Unis. Un accord est en préparation pour forcer sa maison-mère, ByteDance, à vendre ses activités américaines.

“Nous avons un accord sur TikTok, mais il est soumis à la Chine. Nous devons repousser l’accord jusqu’à ce que les choses se résolvent d’une façon ou d’une autre”, a déclaré Trump.

Ce dossier reste donc en suspens, dans l’attente de signaux plus clairs venant de Pékin.

L’Union européenne dans le viseur, mais Trump se montre confiant

En parallèle, Donald Trump a rappelé avoir imposé une taxe de 20 % sur tous les produits venant de l’Union européenne au début du mois d’avril. Ces mesures ont cependant été suspendues pour une durée de 90 jours, afin de laisser place à la négociation.

“Je suis sûr à 100 % qu’on trouvera un accord avec l’Union européenne”, a-t-il affirmé, quelques minutes après s’être entretenu avec la Première ministre italienne Giorgia Meloni, en visite à Washington.

Celle-ci a salué Trump comme un “partenaire fiable”, tout en reconnaissant qu’elle ne pouvait parler au nom de toute l’Union européenne. Elle a proposé d’organiser une rencontre officielle entre Trump et les dirigeants européens, et a invité le président américain à visiter l’Italie.

Meloni, interlocutrice privilégiée de Trump en Europe ?

Les relations personnelles entre Trump et Meloni sont qualifiées de “très spéciales” par les observateurs. La Première ministre italienne, cheffe d’une coalition ultraconservatrice, a été la seule dirigeante européenne invitée à l’investiture de Trump en janvier.

“C’est une dirigeante fantastique”, a lancé Trump.

Des responsables américains estiment qu’elle pourrait jouer un rôle de médiatrice entre l’UE et les États-Unis. “Nous espérons que la Première ministre et le président seront en mesure de faire avancer les choses”, a déclaré un proche de l’administration.

Une BCE vigilante face aux incertitudes économiques

Sur fond de tensions commerciales, la Banque Centrale Européenne (BCE) a annoncé une baisse de 0,25 point de ses taux directeurs, afin de stimuler l’économie de la zone euro. Sa présidente, Christine Lagarde, a insisté sur la nécessité de rester “agile” face à l’imprévisible, en référence aux risques que font peser les politiques douanières américaines sur l’économie mondiale.

Malgré une guerre commerciale en apparence relancée, Donald Trump semble vouloir ouvrir la voie à une désescalade, tant avec la Chine qu’avec l’Union européenne. Reste à savoir si ses annonces seront suivies d’actes concrets et si Pékin et Bruxelles répondront favorablement à ses appels. Les prochaines semaines pourraient être décisives pour l’équilibre économique mondial.

Guerre en Ukraine : Ce qu’il faut retenir de la première réunion à Paris entre Américains, Européens et Ukrainiens

Les échanges sur la situation en Ukraine, tenus jeudi à Paris avec la participation de hauts responsables américains, ont été jugés “excellents” par l’Élysée. La présidence française a mis en avant l’importance d’avoir lancé un “processus positif incluant les Européens”. Une nouvelle rencontre est prévue la semaine prochaine à Londres.(Avec : AFP et Reuters).

La France a salué un « excellent échange » sur l’Ukraine jeudi 17 avril à Paris, dans un format « inédit » entre Américains, Ukrainiens, Français, Britanniques et Allemands. Une réunion qui a « permis de converger » sur l’objectif d’une « paix solide » entre Kiev et Moscou.

« Nous avons déclenché aujourd’hui à Paris un processus qui est positif et auquel les Européens sont associés », s’est félicitée la présidence française à l’issue d’une série de réunions notamment autour d’Emmanuel Macron, du secrétaire d’État américain Marco Rubio et de Steve Witkoff, l’envoyé spécial de Donald Trump.

Une nouvelle réunion des émissaires de ces cinq pays est prévue la semaine prochaine à Londres, en présence notamment de Steve Witkoff, alors que les Européens craignent depuis des semaines d’être mis à l’écart des négociations entre les États-Unis et la Russie.

Selon un conseiller d’Emmanuel Macron, les responsables ukrainiens et européens ont souligné leur « soutien commun » à « l’objectif du président Donald Trump de mettre fin rapidement à la guerre en Ukraine » et à « la nécessité d’un cessez-le-feu complet le plus rapidement possible ».

Ce cessez-le-feu devrait « se baser sur la ligne de contact (ligne de front) telle qu’elle est », en tenant compte des territoires ukrainiens « occupés par la Russie », a estimé l’Élysée.

Selon un communiqué du département d’État, le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio a appelé dans la soirée son homologue russe Sergueï Lavrov pour lui faire part des discussions à Paris, soulignant que « la paix est possible » si chacune des parties s’engagent à un accord.

« L’accueil encourageant réservé à Paris au cadre américain montre que la paix est possible si toutes les parties s’engagent à parvenir à un accord », a-t-on ajouté de même source.

« Les Américains sont prêts à discuter la question des garanties de sécurité »

Depuis son retour à la Maison Blanche en janvier, Donald Trump a réengagé de manière spectaculaire le dialogue avec la Russie de Vladimir Poutine, laissant craindre à Kiev et aux Européens une négociation à laquelle ils ne seraient pas associés. L’Ukraine et les États-Unis sont finalement tombés d’accord sur le principe d’un cessez-le-feu complet, mais la Russie n’y a pas encore répondu favorablement.

De leur côté, une « coalition de volontaires », essentiellement européens, travaille sous la houlette de la France et du Royaume-Uni à des « garanties de sécurité » à apporter à Kiev dans le cadre d’un futur accord de paix, y compris une possible « force de réassurance » à déployer en Ukraine. Mais plusieurs de ces pays exigent un filet de sécurité américain pour y participer.

« Les Américains sont prêts à discuter la question des garanties de sécurité », s’est borné à dire jeudi à l’issue des rencontres parisiennes la présidence française, assurant que Washington « apprécie » le travail franco-britannique en ce sens.

« Il y a une volonté de travailler très étroitement avec nos partenaires ukrainiens, avec nos partenaires américains, de telle façon que la paix qui devra être négociée entre l’Ukraine et la Russie soit au bénéfice évidemment de l’Ukraine et aussi de la sécurité de tous en Europe », a encore dit l’entourage d’Emmanuel Macron.

Il a estimé que la présence de Marco Rubio et Steve Witkoff démontrait « l’importance qu’ils accordent » au « rôle des Européens ».

Putin reçoit l’émir du Qatar pour parler Syrie, Gaza et Ukraine

L’émir du Qatar, dont le pays a été l’un des premiers à reconnaître la nouvelle administration syrienne après la chute de Bachar al Assad en décembre 2024, a assuré, ce jeudi 17 avril, à Vladimir Putin, que les autorités de Damas étaient prêtes à construire une « relation de respect mutuel » avec Moscou. (Source : Reuters)

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Cameroun : «meurtre sur conjointe», le procès qui a ému le pays.

Au début du mois, un homme a été condamné à cinq ans de prison avec sursis et une amende de 52 000 FCFA (environ 80€), pour le meurtre de sa femme. Plusieurs ONG locales plaident en faveur d’une loi qui protège davantage les Camerounaises.

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Accusations contre l’abbé Pierre : le Vatican au courant dès 1955, selon un livre-enquête

Les archives du Saint-Siège font état de plusieurs signalements «dès l’automne 1955 » concernant les agissements du fondateur d’Emmaüs, visé par des accusations d’agressions sexuelles, selon un livre-enquête à paraître ce jeudi 17 avril.

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Tchad: le président Déby radie plusieurs hauts-gradés pour faute grave

Le président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno a radié pour faute grave une dizaine d’officiers des forces de sécurité et défense, la plupart Zaghawa, le clan au pouvoir, sur fond de dissensions sur le conflit soudanais.(Source : AFP).

Neuf militaires haut gradés ont été rétrogradés dimanche et « radiés du contrôle des effectifs des Forces de Défense et de Sécurité pour faute grave » et trois policiers révoqués pour le même motif, indiquent plusieurs décrets publiés lundi et signés par le président Déby, sans plus de précisions sur les circonstances.

Jeudi dernier,le général d’armée Abdelrahim Bahar Mahamat Itno, cousin du président Déby, avait lui aussi été rétrogradé et radié pour « faute grave », selon un autre décret.

Cet ancien chef de la sécurité présidentielle, ex-chef d’état-major des armées et membre influent de la famille présidentielle, a récemment fait des déclarations virulentes contre le régime du président Déby dans des groupes communautaires en langue Zaghawa.

Les relations demeurent particulièrement tendues au sein de la famille Déby et plus généralement au sein du clan Zaghawa dont elle est issue. Cette ethnie minoritaire présente dans le nord et l’est du Tchad règne sans partage sur le pays depuis 1990.

La guerre au Soudan voisin entre l’armée dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhane et les paramilitaires des FSR menés par son ancien allié, le général Mohamed Hamdane Daglo, nourrit les tensions au sein du clan.

Le président Déby a été plusieurs fois accusé de livrer des armes aux FSR pour le compte des Emirats arabes Unis, ce qu’il a toujours démenti. En même temps, certains Zaghawa du Tchad se sont engagés dans le camp adverse, avec les Zaghawa du Soudan qui prêtent main forte au général al-Burhane.

La présence à El Facher, au sud-ouest du Soudan, d’une rébellion zaghawa dirigée par Ousman Dillo, le frère cadet de l’opposant tchadien Yaya Dillo Djérou tué par l’armée tchadienne en 2024, est le principal sujet d’inquiétude de N’Djamena.

En février 2008, une rébellion de Zaghawa basés au Soudan avait lancé une offensive éclair au Tchad avec d’autres groupes, contraignant l’ancien président Idriss Déby Itno, le père de l’actuel président, à se réfugier dans son palais présidentiel avant de réussir à repousser les rebelles avec le soutien décisif de l’armée française.

A sa mort en 2021, son fils a été proclamé par l’armée président de transition à la tête d’une junte de 15 généraux en 2021, puis légitimé par les urnes en 2024.

La guerre en cours depuis deux ans jour pour jour au Soudan voisin a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé plus de 11 millions de personnes, et créé des risques de famine généralisée, dans ce que l’ONU considère comme la pire crise humanitaire récente.

La Turquie annonce 234 arrestations dans un coup de filet international du trafic de drogues.

Après « huit mois » d’enquête, les autorités turques ont annoncé, ce mardi 15 avril, l’arrestation de 234 suspects dans cinq pays lors d’un vaste coup de filet international visant des organisations impliquées dans le trafic de drogues.

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Grande-Bretagne : la cour suprême a tranché avec Raison que « la définition légale d’une femme repose sur le sexe biologique »

Après plusieurs années de procédures judiciaires, la décision concernant l’affaire opposant le gouvernement écossais à l’association « For Women Scotland » a été rendue. Ce matin du 16 avril 2025, la Cour suprême du Royaume-Uni a statué sur la définition légale d’une femme, en lien avec la loi sur l’égalité de 2010, qui protège contre la discrimination fondée sur le « sexe » et le « changement de sexe ».

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Soudan du Sud : HRW dénonce l’utilisation d’armes incendiaires – la communauté internationale réclame un cessez-le-feu et promet 800 millions d’euros d’aide

L’organisation Human Rights Watch (HRW) tire la sonnette d’alarme sur la situation dans l’État du Haut-Nil, au Soudan du Sud, où elle accuse le gouvernement du président Salva Kiir d’avoir utilisé des armes incendiaires contre des zones civiles. Selon HRW, ces attaques, qui se seraient intensifiées à partir du 16 mars, ont fait au moins 58 morts et provoqué de graves brûlures sur plusieurs autres personnes.

Les frappes ont visé notamment les localités de Mathiang, Longechuk et Nasir, des bastions réputés proches de Riek Machar, vice-président actuellement placé en résidence surveillée. Ces bombardements ont été menés par voie aérienne, avec des armes conçues pour provoquer des incendies, affirme l’ONG.

Des armes interdites dans les zones civiles

Nyagoah Tut Pur, chercheuse à HRW, dénonce une violation flagrante du droit international :

« Il existe une convention, la Convention sur certaines armes classiques, qui interdit clairement l’usage d’armes larguées par voie aérienne conçues pour incendier ou brûler, surtout dans des zones où se trouvent des civils. C’est précisément ce qui s’est produit dans les régions affectées. »

Le Soudan du Sud n’est pas signataire de ce protocole spécifique, mais pour HRW, cela ne justifie en rien l’usage de telles armes :

« Leur utilisation contre des populations civiles montre l’urgence de renforcer l’application de cette convention et de garantir le respect du droit international humanitaire. »

Une guerre aux ramifications régionales

Ces attaques surviennent dans un contexte de tensions croissantes entre les forces loyales au président Salva Kiir et celles soutenant Riek Machar. L’armée sud-soudanaise accuse régulièrement les partisans de Machar de fomenter des troubles dans le nord-est du pays, mais ces nouvelles frappes aériennes marquent une dangereuse escalade.

Par ailleurs, l’armée ougandaise, également mentionnée dans certains rapports, a nié toute implication, rejetant fermement les accusations selon lesquelles elle aurait ciblé des civils ou utilisé des armes chimiques et des barils d’explosifs dans la région.

Human Rights Watch appelle à une enquête indépendante et à une mobilisation internationale pour mettre fin à l’impunité, alors que les civils restent les premières victimes d’un conflit qui perdure depuis plus d’une décennie.

La communauté internationale réclame un cessez-le-feu et promet 800 millions d’euros d’aide

La communauté internationale, réunie à Londres mardi, a appelé de ses voeux un « cessez-le-feu immédiat et permanent » au Soudan et s’est engagée à mobiliser plus de 800 millions d’euros supplémentaires pour ce pays en guerre, enfoncé dans une crise humanitaire catastrophique.

Les participants à cette conférence co-organisée par le Royaume-Uni, l’Union européenne, l’Allemagne, la France et l’Union africaine (UA), ont également souligné dans un communiqué final « la nécessité d’empêcher toute partition du Soudan », déchiré par un conflit entre deux généraux rivaux.

« Beaucoup ont abandonné le Soudan (…) C’est une erreur morale lorsqu’il y a autant de civils décapités, des nourrissons d’à peine un an victimes de violences sexuelles, et plus de personnes menacées de famine que partout ailleurs dans le monde », s’est ému mardi le chef de la diplomatique britannique David Lammy.

Il a dénoncé « le manque de volonté politique » pour mettre fin au conflit et aux souffrances de la population, et a appelé à ne « pas regarder ailleurs ».

La guerre qui a éclaté le 15 avril 2023 oppose le général Abdel Fattah al-Burhane, chef de l’armée de ce pays d’Afrique du Nord-Est, et son ancien adjoint, Mohamed Hamdane Daglo, chef des paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR).

Elle a fait des dizaines de milliers de morts et plus de 13 millions de déplacés et réfugiés, plongeant le pays de 50 millions d’habitants dans une crise humanitaire majeure, selon l’ONU.

L’armée contrôle désormais le nord et l’est du Soudan, tandis que les FSR dominent une partie du sud et la quasi-totalité de la vaste région du Darfour, dans l’ouest. Les deux camps sont accusés d’exactions et d’atrocités.

Lors de cette conférence qui réunissait une quinzaine de pays dont l’Arabie saoudite et les Etats-Unis, et des représentants des Nations unies et de la Ligue arabe, les participants ont promis de donner un total de plus de 800 millions d’euros de nouveaux financements pour l’aide humanitaire.

Ceux-ci s’ajoutent aux plus de deux milliards d’euros d’engagements obtenus l’an dernier lors d’un précédent sommet à Paris.

L’Union européenne va débloquer 522 millions d’euros supplémentaires cette année et la commissaire à la Coopération internationale Hadja Lahbib a appelé à montrer un « front uni » pour exiger des belligérants « le respect du droit humanitaire international » et « la protection des civils ».

Éviter toute « ingérence »

Avant elle, David Lammy a annoncé une nouvelle aide de 120 millions de livres (139,5 millions d’euros) qui permettra de fournir des approvisionnements alimentaires vitaux, notamment aux enfants, et de soutenir les victimes de violences sexuelles.

L’Allemagne va débloquer 125 millions d’euros supplémentaires pour le Soudan et les pays voisins qui accueillent de nombreux réfugiés, et la France, elle, mobilisera 50 millions d’euros.

Le gouvernement soudanais n’a pas été invité à Londres, et a protesté auprès du Royaume-Uni, l’accusant de mettre sur un pied d’égalité l’Etat soudanais « souverain et membre des Nations Unies depuis 1956 » et les FSR, « milice terroriste qui commet des génocides et des crimes contre l’humanité ».

Dans leur communiqué final, les participants au sommet ont insisté sur le fait que « la non-ingérence des acteurs extérieurs reste primordiale ».

Ils ont également dit rejeter « tout projet, dont celui de gouvernements parallèles, qui mettraient en péril l’unité, la souveraineté et l’intégrité territoriale du Soudan ».

Plus tôt mardi, le commissaire à la Paix et la Sécurité de l’UA, Bankole Adeoye, avait assuré que l’organisation « n’accepterait pas (…) une désintégration » de ce pays, et appelé « les acteurs extérieurs à s’abstenir de toute ingérence », alors que le Soudan accuse les Emirats arabes unis de soutenir les FSR.

Les Emirats réfutent ces accusations et ont appelé mardi dans un communiqué les belligérants à un « cessez-le-feu » immédiat.

« Ceux qui cherchent à gagner du pouvoir ou de l’influence au Soudan par le biais d’un soutien militaire ou financier soufflent sur les braises du conflit », avait aussi dénoncé la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock.

La veille, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’était dit « très inquiet du fait que des armes et des combattants continuent d’arriver au Soudan », sans toutefois préciser leur provenance.

Afrique de l’Ouest : Le Niger et le Nigeria tentent de renouer le dialogue

Après plusieurs mois de crispations diplomatiques, les autorités du Niger et du Nigeria multiplient les signes d’apaisement, alors que le ministre nigérian des Affaires étrangères est attendu ce 16 avril à Niamey

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