Le président syrien par intérim Ahmed Al-Charaa a annulé sa visite prévue à Berlin en raison de l’escalade des combats en Syrie. Dans le même temps, il a annoncé un accord de cessez-le-feu avec le chef des Forces démocratiques syriennes (FDS), Mazloum Abdi, alors que l’armée syrienne poursuit son offensive dans les zones contrôlées par les Kurdes.
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CAN 2025 : Le Sénégal Triomphe Face au Maroc dans une Finale Électrisante et Controversée
Dans un match marqué par la tension, les moments dramatiques et les controverses arbitrales, le Sénégal a battu le Maroc 1‑0 après prolongations, remportant ainsi sa deuxième Coupe d’Afrique des Nations. Le match, disputé au Prince Moulay Abdellah Stadium devant environ 66 500 spectateurs, restera gravé dans l’histoire pour sa dramaturgie exceptionnelle.
Lire la suite CAN 2025 : Le Sénégal Triomphe Face au Maroc dans une Finale Électrisante et ControverséeGaza : un comité technocratique palestinien formé sous l’égide de l’Égypte
Un consensus inédit entre factions palestiniennes
Lire la suite Gaza : un comité technocratique palestinien formé sous l’égide de l’ÉgypteL’opposante vénézuélienne María Corina Machado offre sa médaille du prix Nobel de la paix à Donald Trump
Un geste symbolique inédit.Le 15 janvier 2026, María Corina Machado, opposante vénézuélienne et lauréate du prix Nobel de la paix 2025, a rencontré le président américain Donald Trump à la Maison Blanche. À cette occasion, elle lui a remis sa médaille du prix Nobel de la paix, en signe de reconnaissance pour ce qu’elle considère comme son rôle dans la libération et le soutien à la démocratie au Venezuela.
Lire la suite L’opposante vénézuélienne María Corina Machado offre sa médaille du prix Nobel de la paix à Donald TrumpLa Russie expulse un diplomate britannique accusé d’espionnage
Moscou met en cause un responsable de l’ambassade du Royaume-Uni
Lire la suite La Russie expulse un diplomate britannique accusé d’espionnageLe Kremlin salue la volonté de certains pays européens de renouer le dialogue avec la Russie
Moscou voit un signal « positif » venu d’Europe
Le Kremlin a jugé « positive » la volonté exprimée par certains pays européens de restaurer le dialogue diplomatique avec la Russie, une perspective largement gelée depuis le début de la guerre en Ukraine en février 2022. Cette réaction officielle marque une rare ouverture verbale de Moscou à l’égard de l’Union européenne, dans un contexte international toujours marqué par de fortes tensions .
Le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a estimé que ces signaux traduisent une évolution des positions européennes, tout en soulignant que la Russie reste prête à dialoguer, à condition que ses intérêts stratégiques soient pris en compte.
Des signaux prudents en provenance de plusieurs capitales
Ces déclarations interviennent après que plusieurs responsables européens ont évoqué publiquement la nécessité de maintenir ou rétablir des canaux de communication avec Moscou, notamment dans la perspective d’une sortie politique au conflit ukrainien.
Selon Moscou, ces prises de position témoignent d’une prise de conscience progressive de l’impasse diplomatique actuelle et de la nécessité d’un dialogue, même limité, pour éviter une escalade durable en Europe .
Un dialogue rompu depuis 2022
Depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les relations entre Moscou et l’Union européenne se sont profondément détériorées. L’UE a adopté plusieurs séries de sanctions économiques, tandis que la coopération politique et diplomatique a été réduite au strict minimum.
Dans ce contexte, toute référence à une reprise du dialogue reste hautement sensible sur le plan politique, notamment pour les États membres les plus engagés aux côtés de Kiev.
Des divergences persistantes au sein de l’Europe
Si certains pays européens évoquent l’idée d’un dialogue pragmatique, d’autres restent fermement opposés à toute normalisation tant que le conflit se poursuit. Plusieurs gouvernements estiment qu’un rapprochement diplomatique risquerait de fragiliser le soutien à l’Ukraine et d’envoyer un signal de faiblesse à Moscou.
Cette division reflète les tensions internes à l’Union européenne sur la stratégie à adopter face à la Russie, entre ligne dure et approche diplomatique conditionnelle.
Une ouverture encore très encadrée
Du côté russe, l’accueil favorable reste mesuré. Le Kremlin rappelle régulièrement que toute discussion devra se faire sur la base de ce qu’il considère comme de nouvelles « réalités géopolitiques ». Aucune reprise formelle de négociations entre la Russie et l’Union européenne n’a été annoncée à ce stade.
En résumé
Le Kremlin voit d’un bon œil la volonté exprimée par certains pays européens de restaurer le dialogue avec Moscou, y voyant un possible tournant diplomatique. Toutefois, les divergences au sein de l’Europe et la poursuite du conflit en Ukraine rendent toute avancée concrète incertaine à court terme .
Crédit photo : AFP
Argentine : un excédent budgétaire historique pour la deuxième année consécutive en 2025
Un fait inédit depuis plus de quinze ans
Lire la suite Argentine : un excédent budgétaire historique pour la deuxième année consécutive en 2025Brésil : Jair Bolsonaro transféré dans une prison aux conditions de détention plus favorables
L’ancien président brésilien Jair Bolsonaro a été transféré, jeudi 15 janvier, vers un établissement pénitentiaire offrant des conditions de détention jugées plus favorables, sur décision de la Cour suprême du Brésil. Ce transfert intervient alors que l’ex-chef de l’État purge une lourde peine de prison pour son rôle dans la tentative de remise en cause des résultats de l’élection présidentielle de 2022.
Lire la suite Brésil : Jair Bolsonaro transféré dans une prison aux conditions de détention plus favorablesGrok, l’IA d’Elon Musk interdite dans plusieurs pays pour la création d’images sexualisées non consenties
L’intelligence artificielle Grok, développée par xAI et intégrée à la plateforme X d’Elon Musk, est au centre d’une controverse internationale. Elle a été interdite dans plusieurs pays après avoir permis la création d’images à caractère sexuel représentant des personnes réelles, souvent sans leur consentement. Au‑delà du cas individuel, cette affaire soulève des questions profondes sur la régulation des technologies génératives et la protection de la dignité humaine à l’ère numérique.
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Alors que Grok se présente comme un outil conversationnel et créatif, sa capacité à générer des contenus sexuellement explicites non consensuels a déclenché des réactions politiques et juridiques dans le monde entier. La Malaisie, l’Indonésie, le Royaume‑Uni, le Canada et la Californie ont engagé des mesures pour limiter son usage, révélant l’inadaptation actuelle du droit à l’image et des protections légales face aux innovations technologiques rapides.
Grok et la dérive des deepfakes sexualisés
L’outil permettait aux utilisateurs de transformer n’importe quelle photographie en images numériques sexualisées, reproduisant de façon réaliste la voix, le visage ou le corps de personnes réelles, y compris des mineurs. Les enquêtes montrent que cette fonctionnalité a été détournée pour créer des contenus compromettants ou humiliants, parfois diffusés sur des plateformes de partage ou des réseaux sociaux.
L’ampleur du phénomène révèle une inquiétude majeure : la technologie rend possible, à l’échelle globale, la violation du consentement et de la vie privée avec une rapidité et une précision inédite. Même lorsque des restrictions techniques sont mises en place, certaines versions détournées de l’outil continuent de générer des contenus non autorisés.
Réactions internationales et enjeux juridiques
Face aux abus, plusieurs États ont agi. La Malaisie et l’Indonésie ont choisi de bloquer complètement l’accès à Grok, invoquant la protection des citoyens contre la diffusion de contenus sexuellement explicites non consentis. Le Royaume‑Uni et le Canada ont ouvert des enquêtes approfondies, envoyant des avertissements aux plateformes pour renforcer leurs mécanismes de contrôle et garantir le respect des lois locales sur la protection de l’image et la vie privée.
Aux États‑Unis d’Amérique, l’État de Californie a adressé une mise en demeure officielle à xAI, exigeant la suspension de la création d’images sexualisées impliquant des individus sans consentement, notamment des mineurs. Ces actions reflètent la difficulté des États à encadrer rapidement des technologies capables de produire des contenus illicites à une vitesse et une échelle que les régulations classiques ne peuvent contrôler.
Un défi éthique et sociétal
L’affaire Grok dépasse le simple cas d’une intelligence artificielle controversée. Elle expose une faille profonde dans la protection de l’identité et du consentement à l’ère numérique. Alors que le droit à l’image et les législations sur la vie privée existaient pour encadrer les usages humains, les algorithmes génératifs brouillent les limites entre réel et synthétique, créant une nouvelle catégorie d’abus qui échappe aux protections traditionnelles.
En parallèle, la question de la responsabilité des plateformes se pose avec acuité. X, en tant que plateforme hébergeant Grok, et xAI, en tant que concepteur, sont confrontés à un dilemme : comment concilier liberté d’innovation et obligation de prévenir les usages abusifs ? Les mesures techniques adoptées, telles que la restriction de certaines fonctionnalités ou l’accès limité aux utilisateurs payants, restent partielles et insuffisantes pour garantir la protection globale des individus.
Enjeux globaux et sociétaux
L’affaire Grok s’inscrit dans une tendance mondiale où l’IA générative est utilisée pour créer des contenus sexualisés non consensuels, connus sous le terme de « non‑consensual synthetic intimate imagery ». Ces usages ne concernent pas uniquement les célébrités, mais touchent toute personne exposée à la reproduction numérique de son image.
Le problème est complexe : il ne s’agit pas seulement de bloquer un outil, mais de repenser la régulation des intelligences artificielles, d’élaborer des standards internationaux et de sensibiliser la société à la protection de la vie privée numérique. Sans réponse coordonnée, le risque est une diffusion massive de contenus compromettants, avec des conséquences psychologiques, sociales et légales pour les victimes.
L’interdiction de Grok dans plusieurs pays constitue un signal fort. Elle souligne que l’IA générative, si elle n’est pas encadrée, peut devenir un vecteur de violation de la vie privée et du consentement. Cette affaire démontre l’urgence d’un cadre juridique et éthique international, capable de protéger la dignité et les droits fondamentaux des individus, tout en permettant un développement technologique responsable et réfléchi.
Celine Dou, pour la boussole-infos
Expulsion administrative et séparation maternelle : le cas Mariam Soumah interroge les limites du droit migratoire en Biélorussie
Une décision administrative peut-elle, au nom du droit des étrangers, rompre le lien élémentaire entre une mère et son enfant ? L’affaire Mariam Soumah, jeune ressortissante guinéenne expulsée de Biélorussie sans son bébé, pose une question lourde de conséquences juridiques et humaines.
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Âgée de 23 ans, Mariam Soumah a été renvoyée de Biélorussie à la suite d’une infraction administrative liée à son séjour. Son enfant, né sur le sol biélorusse, a été placé dans un orphelinat et demeure depuis hors de sa portée. Au-delà de l’émotion suscitée, cette situation met en lumière les zones grises des politiques migratoires contemporaines et la fragile articulation entre droit administratif et droits fondamentaux.
Une décision administrative aux effets irréversibles
Les faits, dans leur sécheresse bureaucratique, sont relativement simples. En situation irrégulière sur le territoire biélorusse, Mariam Soumah est interpellée, jugée pour une infraction administrative et expulsée vers son pays d’origine, la Guinée-Conakry. Une procédure classique, en apparence. Mais la singularité du dossier réside dans ce qui n’a pas été emporté avec elle : son enfant.
Née prématurément, la fillette avait été prise en charge par le système hospitalier biélorusse avant d’être placée dans un établissement pour enfants. Selon les déclarations de la mère, cette décision s’est faite sans son consentement éclairé et sans qu’une solution alternative accompagnement du nourrisson lors de l’expulsion ou regroupement ultérieur ne soit clairement envisagée. Depuis janvier 2026, Mariam Soumah se trouve en Guinée, tandis que son enfant demeure en Biélorussie, institutionnalisé.
Le droit migratoire face au principe de proportionnalité
Le cas Soumah soulève une interrogation centrale : jusqu’où peut aller l’administration lorsqu’elle applique strictement le droit des étrangers ? Dans la plupart des systèmes juridiques contemporains, l’infraction administrative n’emporte pas, en principe, des conséquences irréversibles sur la vie familiale. Or, la séparation d’un nourrisson et de sa mère constitue l’une des atteintes les plus graves au droit à la vie familiale, reconnu par de nombreux instruments internationaux.
La question n’est donc pas uniquement celle de la légalité formelle de l’expulsion, mais de sa proportionnalité. Une mesure peut être conforme au droit interne tout en produisant des effets manifestement excessifs. En l’espèce, l’enfant, juridiquement innocent de toute irrégularité, se retrouve durablement séparé de sa mère, sans décision judiciaire contradictoire clairement portée à la connaissance du public.
L’enfant, victime silencieuse de la procédure
Dans ce type de dossier, l’enfant occupe une place paradoxale. Il est au cœur de la situation, mais demeure absent du raisonnement administratif. Placé sous la protection des institutions, il devient un objet de gestion plutôt qu’un sujet de droits. Le principe de l’intérêt supérieur de l’enfant, pourtant largement consacré dans le droit international, semble ici relégué derrière les impératifs de contrôle migratoire.
Cette mise à distance institutionnelle interroge : à partir de quel moment la protection se transforme-t-elle en séparation imposée ? Et qui décide, en dernier ressort, de ce qui est conforme à l’intérêt réel de l’enfant lorsque la mère est jugée indésirable sur le territoire ?
Une vulnérabilité accrue des migrantes africaines
L’affaire Mariam Soumah s’inscrit dans un contexte plus large, rarement documenté avec précision : celui de la vulnérabilité juridique des femmes migrantes africaines hors de leur espace régional. Leur statut administratif précaire tend à effacer, dans les faits, leur statut de mère, pourtant universellement reconnu.
Cette situation met également en lumière les limites de la protection consulaire des États d’origine. Si des démarches diplomatiques sont évoquées, leur lenteur contraste avec la rapidité des décisions administratives qui, elles, produisent des effets immédiats et durables. Ce déséquilibre contribue à installer une forme de résignation institutionnelle, où la complexité des procédures finit par l’emporter sur l’urgence humaine.
Un révélateur des angles morts de la gouvernance migratoire
Au-delà du cas individuel, cette affaire agit comme un révélateur. Elle montre comment des systèmes juridiques, conçus pour gérer des flux, peinent à intégrer des situations humaines singulières. Elle interroge aussi la capacité des États à concilier souveraineté migratoire et respect effectif des droits fondamentaux, sans que l’un n’écrase systématiquement l’autre.
La réaction prudente des organisations internationales, tout comme l’absence de position publique claire des autorités concernées, témoigne d’un malaise : celui d’un droit international des droits humains souvent invoqué, mais difficilement opposable lorsque les décisions relèvent de la compétence administrative nationale.
Le dossier Mariam Soumah pourrait, à terme, devenir un cas de référence, non par sa singularité, mais par ce qu’il révèle des failles structurelles du traitement des migrations contemporaines. Il pose une question essentielle aux États, aux juridictions et aux diplomaties : comment éviter que l’application mécanique du droit ne produise des ruptures humaines irréparables ?
Loin des slogans et des indignations éphémères, l’affaire Soumah invite à une réflexion de fond. Elle rappelle que le droit, pour rester légitime, ne peut se contenter d’être appliqué ; il doit aussi être pensé à l’aune de ses conséquences concrètes. Lorsque l’administration décide du sort des corps et des liens, la rigueur juridique ne saurait exonérer la responsabilité morale et politique.
Celine Dou, pour la boussole-infos