Les autorités colombiennes ont perquisitionné mercredi à Bogota une cache de la guérilla de l’ELN, destinée à la fabrication d’explosifs pouvant conduire selon elles à des « actions terroristes » lors des élections de cette année.
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France – Assassinat politique de Quentin Deranque : François Ruffin assure qu’il « remettrait sa démission » s’il était dans la situation de Raphaël Arnault, 81 % des Français souhaitent la démission de Raphaël Arnault
La mort tragique du militant identitaire Quentin Deranque, lynché le 12 février à Lyon, a plongé le député du Vaucluse Raphaël Arnault dans une crise majeure. Déjà fiché “S”, c’est-à-dire répertorié comme dangereux pour la sécurité de l’État français, Arnault avait été présenté aux législatives anticipées de 2025 par Jean‑Luc Mélenchon, malgré ce signalement des services de renseignement. La controverse ne fait que s’amplifier à mesure que la justice avance sur l’affaire, et que l’opinion publique se prononce massivement en faveur de sa démission.
Lire la suite France – Assassinat politique de Quentin Deranque : François Ruffin assure qu’il « remettrait sa démission » s’il était dans la situation de Raphaël Arnault, 81 % des Français souhaitent la démission de Raphaël ArnaultLe Sénégal prend des mesures strictes contre l’homosexualité
Au Sénégal, le débat autour du renforcement de la législation sur l’homosexualité s’inscrit dans un contexte plus large de souveraineté juridique et de préservation des valeurs socioculturelles. Le gouvernement a récemment transmis à l’Assemblée nationale du Sénégal un projet de loi visant à durcir les sanctions déjà prévues par le code pénal.
Lire la suite Le Sénégal prend des mesures strictes contre l’homosexualitéTensions Iran – États-Unis : Tensions Iran – EUA : les États-Unis accusent l’Iran d’avancer caché dans son développement nucléaire,dans le même temps douze avions de combat américains F-22 Raptor atterrissent en Israël
Washington accuse Téhéran d’« avancer caché » sur le nucléaire
Lire la suite Tensions Iran – États-Unis : Tensions Iran – EUA : les États-Unis accusent l’Iran d’avancer caché dans son développement nucléaire,dans le même temps douze avions de combat américains F-22 Raptor atterrissent en IsraëlIran : des plateformes de commerce proposent le paiement fractionné pour des produits alimentaires de bases
Lorsque des produits alimentaires courants peuvent être réglés en plusieurs échéances, ce n’est pas seulement une innovation commerciale. C’est le signe qu’un déséquilibre s’est installé dans le rapport entre revenus et prix. En Iran, cette pratique désormais observable sur certaines plateformes de vente en ligne éclaire l’état réel de l’économie.
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Dans un contexte d’inflation élevée et de dépréciation monétaire prolongée, des acteurs du commerce numérique en Iran ont introduit des solutions de paiement fractionné pour des biens alimentaires de base. Ce dispositif, courant dans d’autres secteurs de la consommation mondiale, prend ici une signification particulière. Il révèle l’érosion du pouvoir d’achat et les ajustements progressifs d’une économie soumise à des contraintes internes et internationales durables.
Depuis plusieurs années, l’économie iranienne évolue dans un environnement contraint. Le rétablissement des sanctions états-uniennes après le retrait des États-Unis d’Amérique de l’accord nucléaire en 2018 a restreint l’accès du pays aux circuits financiers internationaux et réduit ses capacités d’exportation pétrolière. Or les hydrocarbures constituent l’un des piliers des recettes en devises de l’État.
La monnaie nationale, le rial, s’est progressivement dépréciée face au dollar. Cette évolution renchérit les importations et alimente une inflation persistante, notamment dans l’alimentation. Les produits laitiers, les céréales ou encore la viande ont connu des hausses significatives sur plusieurs exercices budgétaires. Les ménages, en particulier dans les grandes agglomérations, voient leur capacité d’achat diminuer malgré les mécanismes de subvention et d’ajustement salarial mis en place par les autorités.
C’est dans ce contexte que certaines plateformes de commerce électronique ont commencé à proposer des solutions de paiement échelonné pour des produits alimentaires. Le principe est simple : le client règle son achat en plusieurs mensualités, parfois sans intérêt à court terme. Ce type d’offre, largement répandu pour les biens durables dans d’autres régions du monde, concerne ici des articles de consommation immédiate.
Pour les commerçants, l’objectif est de soutenir la demande dans un environnement de liquidité réduite. Pour les consommateurs, il s’agit de répartir une dépense devenue plus lourde dans le temps. L’initiative ne relève pas d’une mesure publique, mais d’un ajustement commercial face à une contraction progressive du pouvoir d’achat.
Le développement du paiement fractionné pour des biens alimentaires met en évidence trois dynamiques structurantes.
D’abord, un écart croissant entre revenus nominaux et prix réels. Lorsque l’inflation s’installe à un niveau élevé sur plusieurs années, l’adaptation des salaires peine à suivre. Le crédit à court terme devient alors un instrument de gestion quotidienne plutôt qu’un levier d’investissement ou d’anticipation de consommation.
Ensuite, une transformation des pratiques commerciales. Les entreprises, confrontées à un ralentissement de la demande, diversifient leurs modalités de paiement pour préserver leurs volumes de vente. Cette évolution traduit une économie en phase d’ajustement permanent, où la souplesse contractuelle compense partiellement la fragilité monétaire.
Enfin, la situation renvoie aux contraintes géopolitiques persistantes. Les sanctions limitent les marges budgétaires de l’État et compliquent la stabilisation du taux de change. L’Iran conserve des ressources énergétiques importantes et un tissu industriel non négligeable, mais l’accès restreint aux financements internationaux réduit sa capacité à absorber les chocs externes.
Il convient toutefois d’éviter toute lecture simplificatrice. Le paiement fractionné ne signifie pas effondrement généralisé. Il témoigne d’une adaptation à un environnement inflationniste prolongé. Des dispositifs comparables existent dans de nombreuses économies, y compris développées. La spécificité iranienne tient à l’extension de ces mécanismes à des biens de première nécessité et à la durée des contraintes macroéconomiques.
La question centrale demeure celle de la stabilisation à moyen terme. Une amélioration durable supposerait un environnement international moins restrictif ou une diversification plus poussée de l’économie nationale. La réduction de la dépendance aux hydrocarbures et le renforcement de la production locale pourraient atténuer la vulnérabilité aux fluctuations monétaires.
Par ailleurs, l’évolution des négociations diplomatiques autour du dossier nucléaire continuera d’influencer les perspectives économiques. Toute modification du régime de sanctions aurait un impact direct sur les flux de devises et la confiance des acteurs économiques.
L’extension du paiement fractionné aux produits alimentaires en Iran ne relève pas d’une simple innovation commerciale. Elle constitue un indicateur précis de la pression exercée par l’inflation et la dépréciation monétaire sur les ménages.
Au-delà du symbole, ce mécanisme révèle une économie qui s’adapte à des contraintes durables plutôt qu’une économie en rupture immédiate. Comprendre ce type d’évolution concrète permet d’appréhender, avec mesure, les équilibres fragiles d’un pays situé au croisement des tensions économiques et géopolitiques contemporaines.
Celine Dou, pour la Boussole-infos
Afghanistan : un nouveau code pénal encadre les violences domestiques et redéfinit l’ordre juridique
Un texte de loi ne se contente jamais d’organiser des sanctions. Il dit ce qu’un pouvoir considère comme tolérable, condamnable ou secondaire. En Afghanistan, l’adoption d’un nouveau code pénal par les autorités talibanes marque une étape décisive dans la restructuration du système juridique du pays.
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Promulgué sans processus parlementaire ni consultation publique, le nouveau code pénal afghan précise le traitement des violences domestiques et redéfinit plusieurs infractions liées au comportement familial et social. Ses dispositions, qui prévoient des seuils restrictifs pour caractériser certaines violences et fixent des peines limitées, suscitent des réactions internationales. Au-delà de la controverse, le texte révèle une recomposition institutionnelle plus large du droit afghan depuis le retour au pouvoir des talibans en 2021.
Depuis la prise de Kaboul par les talibans en août 2021, l’Afghanistan a engagé une transformation progressive de son architecture juridique. Les textes adoptés sous la République islamique soutenue par la communauté internationale ont été progressivement remplacés ou amendés afin d’aligner la législation sur l’interprétation du droit islamique défendue par les nouvelles autorités.
Le nouveau code pénal, entré en application au début de l’année 2026, constitue la première codification d’ensemble depuis ce changement de régime. Il rassemble et formalise des règles auparavant appliquées de manière disparate par les juridictions religieuses.
Concernant les violences domestiques, le texte précise les conditions dans lesquelles une agression peut être poursuivie. Selon les dispositions rendues publiques, la qualification pénale dépend notamment de la preuve de blessures constatables et documentées. Les peines prévues demeurent limitées dans leur durée. Par ailleurs, d’autres articles encadrent strictement la mobilité et l’autonomie des femmes dans l’espace familial, prévoyant des sanctions en cas de non-respect de certaines obligations définies par le code.
Le texte n’a pas été soumis à un débat public national. Les tribunaux l’appliquent désormais dans un contexte institutionnel profondément remanié, où les magistrats religieux disposent d’une large marge d’interprétation.
L’enjeu dépasse la seule question des violences conjugales. Il concerne la nature même du système juridique afghan.
Premièrement, le nouveau code pénal traduit une centralisation normative. Là où, depuis 2001, coexistait un droit d’inspiration civile et des références religieuses, le pouvoir taliban opère une clarification idéologique : la norme religieuse devient la source principale de légitimité juridique. Le droit n’est plus conçu comme un compromis entre traditions, standards internationaux et institutions modernes, mais comme l’expression d’un ordre moral défini par l’autorité en place.
Deuxièmement, le traitement des violences domestiques révèle une hiérarchie des priorités pénales. En fixant des seuils précis et des peines limitées, le code délimite le champ de l’intervention judiciaire dans la sphère familiale. Cette approche s’inscrit dans une conception où la famille constitue une unité régie prioritairement par l’autorité masculine, et où l’État intervient de manière restreinte.
Troisièmement, cette évolution juridique a une portée diplomatique. L’Afghanistan demeure largement isolé sur la scène internationale. Les Nations unies et plusieurs organisations non gouvernementales ont exprimé leurs préoccupations quant à la protection des droits fondamentaux. Or la reconnaissance internationale du régime taliban reste conditionnée, pour de nombreux États, à des garanties minimales en matière de droits des femmes et d’accès à la justice.
Enfin, il convient de replacer cette réforme dans une perspective comparative. Plusieurs pays à majorité musulmane appliquent des systèmes juridiques combinant droit civil et droit religieux. La spécificité afghane tient à l’absence actuelle de contre-pouvoirs institutionnels et à la concentration de l’autorité normative entre les mains du pouvoir exécutif et religieux.
La trajectoire juridique de l’Afghanistan soulève une question centrale : un État peut-il durablement s’inscrire dans les circuits diplomatiques et économiques internationaux tout en assumant une rupture aussi nette avec les standards contemporains de protection des droits fondamentaux ?
La réponse dépendra autant de l’évolution interne du régime que des choix des puissances régionales et des bailleurs internationaux. Entre isolement prolongé et recherche pragmatique de reconnaissance, Kaboul devra arbitrer.
Le nouveau code pénal afghan ne se limite pas à un ajustement technique du droit. Il formalise une vision politique et sociale de l’ordre public, dans laquelle la régulation des relations familiales occupe une place déterminante.
En encadrant strictement la qualification et la sanction des violences domestiques, le texte offre une lecture précise des priorités du pouvoir taliban. Comprendre cette réforme, c’est mesurer la profondeur de la transformation institutionnelle engagée depuis 2021 et ses implications pour l’avenir juridique et diplomatique du pays.
Celine Dou, pour la Boussole-infos
L’Australie s’engage à investir $2,7 mds dans un chantier de sous-marins nucléaires
L’Australie a annoncé dimanche qu’elle allait engager 3,9 milliards de dollars australiens (2,76 milliards de dollars américains) pour faire avancer la construction d’un chantier naval qui contribuera à la livraison de sous-marins à propulsion nucléaire dans le cadre du pacte de défense trilatéral « AUKUS » conclu avec les Etats-Unis et la Grande-Bretagne.(Source : Reuters).
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Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a été réélu sans surprise au poste de secrétaire général du Parti des travailleurs de Corée lors d’un congrès quinquennal organisé à Pyongyang, selon l’Agence centrale de presse coréenne (KCNA). Cette reconduction, adoptée à l’unanimité des délégués, renforce encore son autorité à la tête du régime.
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Une enquête antiterroriste d’ampleur
Lire la suite France : cinq personnes mises en examen au sein d’associations soupçonnées d’avoir financé le Hamas, organisation terroristeSuède : le durcissement des règles sur l’immigration touche de plus en plus les jeunes
À Stockholm comme dans les villes périphériques, de nombreux jeunes d’origine immigrée se retrouvent confrontés à une réalité jusque-là inimaginable. Ceux qui ont grandi presque toute leur vie dans le pays doivent désormais prouver individuellement leur droit de séjour, au risque d’être séparés de leurs familles.
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Le durcissement des politiques migratoires mené par la coalition de droite soutenue par les Sweden Democrats modifie profondément la vie des jeunes et des familles immigrées. Les mesures, présentées comme un contrôle nécessaire des flux et une responsabilisation des bénéficiaires d’aides sociales, posent des questions sur la cohésion sociale, les droits fondamentaux et la place des jeunes dans la société suédoise.
Depuis 2022, la Suède a introduit une série de réformes visant à durcir l’accès aux permis de séjour, à la citoyenneté et aux prestations sociales. Les jeunes adultes ayant obtenu des permis temporaires se trouvent particulièrement exposés. Passé 18 ans, ils doivent désormais démontrer un « besoin de dépendance exceptionnelle » pour rester auprès de leur famille, un critère subjectif qui crée une forte incertitude juridique.
Les règles touchent également l’accès à la citoyenneté et aux prestations sociales. Les nouveaux critères imposent la maîtrise de la langue, la connaissance du fonctionnement de la société et un comportement exemplaire. Pour percevoir certaines allocations, il faudra justifier d’au moins cinq ans de résidence et, dans certains cas, d’une participation active au marché du travail. Ces mesures, officiellement destinées à réduire la dépendance aux aides et à responsabiliser les bénéficiaires, ont des effets concrets sur le quotidien de jeunes qui se considèrent pleinement suédois.
Ces réformes ne peuvent être interprétées uniquement comme des ajustements administratifs. Elles révèlent une logique politique plus large : la coalition de droite entend restaurer « l’ordre » dans le système d’asile, réduire les flux migratoires et asseoir sa crédibilité auprès d’un électorat préoccupé par l’immigration. Mais cette approche entre en tension avec les obligations internationales de la Suède, notamment la Convention relative aux droits de l’enfant et la Convention européenne des droits de l’homme, qui protègent la vie familiale et l’intérêt supérieur des mineurs.
Sur le plan social, le durcissement accentue la précarité de jeunes adultes qui ont grandi dans le pays, générant un sentiment d’injustice et de fragilisation. La mesure risque de creuser des fractures dans certains quartiers et de mettre à l’épreuve la cohésion sociale. Comparée à d’autres pays européens, la Suède illustre un paradoxe : un modèle d’intégration historique confronté à une stratégie de contrôle migratoire stricte, qui soulève des dilemmes éthiques et juridiques.
L’exemple suédois pose des questions plus larges sur les politiques migratoires en Europe et leur impact sur les jeunes générations. Jusqu’où un État peut-il durcir ses règles tout en respectant l’intégrité familiale et les droits des enfants ? Comment concilier souveraineté nationale et obligations internationales ? La Suède, historiquement perçue comme un modèle d’intégration, pourrait devenir un terrain d’étude sur les limites et conséquences du durcissement migratoire pour la jeunesse immigrée. Ces questions résonnent au-delà de ses frontières, à l’heure où de nombreux pays européens cherchent un équilibre entre contrôle des flux et cohésion sociale.
Le durcissement des règles sur l’immigration en Suède affecte profondément des jeunes qui ont grandi dans le pays et leurs familles. Si l’objectif affiché est de réguler les flux et d’encourager l’autonomie financière, les conséquences révèlent une tension entre contrôle migratoire, protection des droits fondamentaux et cohésion sociale. La Suède offre ainsi un exemple saisissant des défis contemporains auxquels les sociétés européennes sont confrontées face à l’immigration et à la jeunesse.
Celine Dou, pour la Boussole-infos