Tarifs punitifs, discours agressifs et méfiance croissante : le Canada découvre à ses dépens ce que signifie désormais être l’allié d’une Amérique imprévisible.
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L’Ukraine obtient le statut de “partenaire renforcé” au sein de la Force expéditionnaire interarmées menée par le Royaume-Uni
L’Ukraine a franchi une nouvelle étape dans sa coopération militaire avec les pays européens du Nord. Mercredi 5 novembre, à l’issue d’une rencontre en Norvège entre les ministres de la Défense des pays membres de la Force expéditionnaire interarmées (JEF) et leur homologue ukrainien, Kyiv s’est vu accorder le statut de “partenaire renforcé” de cette coalition.
Lire la suite L’Ukraine obtient le statut de “partenaire renforcé” au sein de la Force expéditionnaire interarmées menée par le Royaume-UniAssemblée nationale : un quiproquo entraîne la suppression par erreur d’une taxe rapportant 5,4 milliards d’euros à l’État
C’est un incident aussi rare qu’embarrassant pour le gouvernement. Ce jeudi, les députés ont adopté par erreur la suppression de la C3S (Contribution sociale de solidarité des sociétés), une taxe qui rapporte chaque année 5,4 milliards d’euros à l’État. Une suppression totalement involontaire, issue d’un malentendu au cours des débats sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS).
Lire la suite Assemblée nationale : un quiproquo entraîne la suppression par erreur d’une taxe rapportant 5,4 milliards d’euros à l’ÉtatLes Européens se divisent sur la distribution de 30 000 demandeurs d’asile
L’Union européenne a adopté en 2024 une gigantesque réforme de sa politique migratoire, qui entrera bientôt en application.(Source : AFP).
Lire la suite Les Européens se divisent sur la distribution de 30 000 demandeurs d’asileSyrie post-Assad : la guerre est finie, le commerce de la drogue continue
La fin d’un régime n’efface pas les logiques qu’il a créées. En Syrie, la chute de Bachar el-Assad n’a pas détruit l’économie du Captagon ; elle l’a libérée.
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Lorsque le régime Assad s’est effondré, beaucoup ont cru à la fin d’une ère de violence et de prédation. Mais la Syrie post-Assad révèle une vérité plus dérangeante : la guerre ne meurt pas avec les armes, elle se prolonge dans les circuits économiques qu’elle a engendrés. Le Captagon, cette amphétamine jadis fabriquée pour financer l’effort de guerre, est devenu le symbole de cette mutation : la transformation d’un État militarisé en archipel criminel.
Un pays sans État, mais avec un système
Sous Assad, le Captagon servait à contourner les sanctions, à acheter des loyautés et à financer les opérations militaires. Ce n’était pas un simple trafic : c’était une économie politique du pouvoir, un outil de survie d’un régime assiégé.
Mais en s’effondrant, le régime a légué ses réseaux, ses savoir-faire, et ses logiques de rente à une multitude d’acteurs milices locales, anciens officiers, tribus frontalières, groupes armés étrangers.
Loin de disparaître, le système s’est décentralisé. Le pouvoir s’est dilué, mais la logique de prédation a survécu. Le Captagon est devenu la colonne vertébrale d’un nouvel ordre : un ordre sans État, mais structuré par la continuité du profit et du contrôle.
De la guerre économique à l’économie du désordre
Le Captagon n’est pas qu’une drogue syrienne : c’est le produit d’un vide international. Les puissances régionales Arabie saoudite, Turquie, Iran tolèrent ou exploitent le commerce pour maintenir leurs zones d’influence.
L’Europe, focalisée sur la question migratoire, réagit par saisies sporadiques mais sans stratégie globale.
Résultat : un marché mondial estimé à plusieurs milliards de dollars par an, qui prospère sur la faillite de la reconstruction.
Là où l’on attendait la paix, c’est l’économie de guerre qui a survécu, mais sous une autre forme : celle du commerce illicite. Le Captagon incarne cette transition perverse, où la fin du conflit ne débouche pas sur la stabilisation, mais sur la privatisation du chaos.
Le Captagon comme métaphore géopolitique
La Syrie post-Assad est moins un État qu’un territoire circulatoire : un hub du désordre mondial.
Les routes de la drogue croisent celles des réfugiés, des armes et des capitaux. Chaque cargaison reflète une dynamique plus large : la dérégulation du monde.
Le Captagon devient ainsi la métaphore chimique d’un ordre global sans souveraineté un monde où la guerre, la finance et le crime convergent.
La paix sans reconstruction : une illusion
La communauté internationale parle de « stabilisation », mais comment stabiliser un pays dont la survie économique repose sur le trafic ?
Le Captagon révèle un paradoxe cruel : la paix n’existe pas sans justice économique. Tant que les populations n’auront d’autre horizon que l’économie de la poudre, la Syrie restera un espace de guerre déguisée.
Le Captagon n’est pas une dérive post-Assad, mais la continuité d’un modèle : celui d’une gouvernance par la rente, de la survie par le crime et du silence international.
Il démontre que dans le monde contemporain, la guerre n’est plus un accident politique, mais une condition économique.
Celine Dou
Aïshat Baymuradova retrouvée morte à Erevan : un drame qui révèle les risques transnationaux pour les femmes fuyant la Tchétchénie
Le 19 octobre 2025, le corps d’Aïshat Baymuradova, 23 ans, originaire de Tchétchénie, a été retrouvé dans un appartement de la capitale arménienne. Si ce drame attire l’attention par sa violence, il révèle surtout des dynamiques structurelles complexes : les femmes fuyant la Tchétchénie restent exposées à des pressions, des menaces et des violences transnationales, même hors de leur région d’origine.
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La Tchétchénie : entre autonomie politique et contrôle patriarcal
La Tchétchénie est un État constitutif de la Fédération de Russie, avec une autonomie politique significative. Elle est majoritairement musulmane et applique strictement la charia sous l’autorité de Ramzan Kadyrov. Dans ce cadre, la vie des femmes est fortement encadrée : mariage, comportement personnel, choix de vie sont soumis à des normes religieuses et familiales strictes.
Ce système crée un environnement où toute émancipation féminine peut être perçue comme une transgression grave. Fuir n’est donc pas seulement un choix personnel : c’est un acte qui peut avoir des répercussions transnationales, par le biais de réseaux de contrôle, de surveillance et parfois de représailles, même à l’étranger.
La fuite et ses limites
Aïshat Baymuradova avait quitté sa région pour échapper à ces contraintes et à des violences familiales présumées. Elle s’installe à Erevan, espérant trouver un espace de liberté et de sécurité. Mais son décès met en évidence la fragilité des mécanismes de protection pour les femmes en exil.
Des ONG et associations de défense des droits humains rapportent que certaines femmes tchétchènes en exil restent exposées à des menaces : surveillées par des réseaux liés aux autorités tchétchènes, elles peuvent être victimes de pressions ou même de violences physiques, parfois orchestrées à distance. Des images de vidéosurveillance à Erevan montrent deux individus quittant l’immeuble où Aïshat résidait le soir de sa disparition, apparemment en direction de la Russie, illustrant ce type de contrôle transnational.
Les enjeux de la protection internationale
Au-delà du drame individuel, le cas d’Aïshat pose une question centrale : comment assurer la protection réelle des femmes réfugiées ? Même lorsqu’elles quittent leur pays pour chercher refuge, les mécanismes de protection restent souvent insuffisants. L’Arménie, qui accueillait Aïshat, n’a pas pu garantir sa sécurité, mettant en lumière les lacunes des dispositifs de protection des réfugiés dans certains États.
Des appels ont été lancés pour une enquête transparente et indépendante, mais l’affaire illustre surtout que la sécurité des femmes en exil dépend autant de la vigilance des États d’accueil que de la coopération internationale.
Une tragédie révélatrice de dynamiques systémiques
Ce meurtre dépasse le simple fait divers : il révèle des dynamiques structurelles et transnationales. La combinaison de normes patriarcales strictes, d’une législation religieuse appliquée localement et de réseaux de contrôle transfrontaliers rend l’exil souvent incomplet pour les femmes tchétchènes.
Aïshat Baymuradova n’est pas seulement une victime : elle est le symbole des obstacles systémiques auxquels sont confrontées les femmes fuyant des régimes patriarcaux stricts. Son histoire rappelle la nécessité de renforcer les dispositifs internationaux de protection et d’anticiper les risques qui continuent de peser sur celles qui cherchent à vivre librement.
Celine Dou
Les États-Unis frappent un nouveau bateau dans les Caraïbes : trois morts et tensions régionales accrues
Une nouvelle frappe américaine en mer des Caraïbes a fait trois morts, a annoncé mercredi soir le ministre de la Guerre, Pete Hegseth. L’opération, menée sur ordre du président Donald Trump, visait un bateau accusé de narcotrafic et qualifié de « navire exploité par une organisation terroriste ».
Lire la suite Les États-Unis frappent un nouveau bateau dans les Caraïbes : trois morts et tensions régionales accruesRencontre entre le Pape Léon XIV et le chef de l’autorité palestinienne : ce qu’il faut retenir
Le pape Léon XIV a reçu ce mercredi au Vatican le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, pour une audience à haute portée diplomatique. C’est la première fois que les deux hommes se rencontrent depuis l’élection du souverain pontife américain en mai dernier. L’entretien, jugé « cordial » par le Bureau de presse du Saint-Siège, a porté sur la crise humanitaire dans la bande de Gaza et sur la nécessité de relancer la solution à deux États, alors que la guerre entre Israël et le Hamas a plongé la région dans un chaos prolongé.
Lire la suite Rencontre entre le Pape Léon XIV et le chef de l’autorité palestinienne : ce qu’il faut retenirLes États-Unis orchestrent un rapprochement militaire avec le Cambodge pour contrer les ambitions chinoises
Washington et Phnom Penh ont décidé de relancer leurs exercices militaires conjoints, une première depuis 2017. Ce rapprochement stratégique, officialisé il y a quelques jours, traduit la volonté américaine de freiner l’influence grandissante de la Chine en Asie du Sud-Est.
Lire la suite Les États-Unis orchestrent un rapprochement militaire avec le Cambodge pour contrer les ambitions chinoisesMali : rançon, blocus et montée en puissance du groupe terroriste JNIM — Bamako sous pression, Washington explore une coopération sécuritaire
Au Mali, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), groupe terroriste et jihadiste affilié à Al-Qaïda, accentue sa pression sur le régime de transition. Après la libération de trois otages étrangers contre une rançon colossale et du matériel militaire, le JNIM poursuit un blocus économique étouffant, provoquant pénuries, paralysie et inquiétude à Bamako. Face à la dégradation de la situation, les États-Unis multiplient les échanges diplomatiques et évoquent une coopération sécuritaire renforcée.
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