La ministre lituanienne de la Défense, Dovile Sakaliene, a annoncé mercredi 22 octobre sa démission, à la suite d’un différend au sein du gouvernement sur le montant des dépenses militaires prévues pour 2026.
Lire la suite Lituanie : démission de la ministre de la Défense après un désaccord sur le budget militaireArchives pour la catégorie Politique
Manifestations au Maroc : la diaspora marocaine en France se mobilise aux côtés de la jeunesse
Depuis le 27 septembre, la jeunesse marocaine est dans la rue pour dénoncer la précarité des services publics, la corruption et la répression policière.
Lire la suite Manifestations au Maroc : la diaspora marocaine en France se mobilise aux côtés de la jeunesseÉquateur : le président Daniel Noboa visé par une tentative d’empoisonnement au chocolat
Le président équatorien Daniel Noboa a affirmé, jeudi 23 octobre, avoir été la cible d’une tentative d’empoisonnement particulièrement insolite et potentiellement mortelle. Selon ses déclarations, des chocolats et une confiture contaminés par trois substances chimiques hautement concentrées lui auraient été remis lors d’un événement public.
Lire la suite Équateur : le président Daniel Noboa visé par une tentative d’empoisonnement au chocolatCorée du Nord : Donald Trump devrait de nouveau rencontrer Kim Jong-un et pour quel but ?
Donald Trump s’apprête à reprendre le chemin de la diplomatie asiatique. Le président américain entame ce dimanche une tournée stratégique en Asie, marquée par plusieurs étapes à fort enjeu : la Malaisie, le Japon, la Corée du Sud et enfin la Chine, où il rencontrera Xi Jinping jeudi prochain. Mais un autre rendez-vous pourrait bien voler la vedette à tous les autres : une nouvelle rencontre avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un.
Lire la suite Corée du Nord : Donald Trump devrait de nouveau rencontrer Kim Jong-un et pour quel but ?Femmes dirigeantes et ONU : analyse d’une campagne controversée sur l’émancipation féminine et le niqab
La récente campagne d’UN Women, associant leadership féminin et niqab, a déclenché une polémique mondiale. Si elle vise à valoriser le rôle des femmes dans la consolidation de la paix, le choix des symboles et l’influence politique des États membres interrogent la cohérence du discours onusien sur les droits des femmes et sa crédibilité internationale.
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I. Une campagne qui interroge
Le 20 octobre 2025, UN Women a publié sur ses réseaux sociaux une photographie de femmes soudanaises portant des niqabs colorés, accompagnée du slogan : « Quand les femmes dirigent, la paix s’installe ». L’objectif affiché est de montrer que le leadership féminin contribue à la stabilité et à la paix, en particulier dans les zones de conflit. Parmi les figures mises en avant, Amna Idres Musa Mahamod, dirigeante de l’Association des femmes Al-Wifag au Soudan, est présentée comme une militante de l’égalité des sexes et des droits économiques des femmes dans les zones rurales.
Toutefois, le choix de la symbolique vestimentaire a suscité de nombreuses critiques. Sur X (anciennement Twitter), l’essayiste Ferghane Azihari a dénoncé ce qu’il considère comme « l’illustration de l’émancipation féminine par l’uniforme qu’imposent les régimes les plus misogynes ». Caroline Fourest, journaliste spécialisée dans les questions de laïcité et d’intégrisme religieux, a exprimé son étonnement : « Faire du niqab le signe du leadership au féminin, une fois de plus, rien ne va plus à l’ONU ».
II. Analyse symbolique et féministe
L’intervention de la franco-iranienne Abnousse Shalmani apporte un éclairage supplémentaire. Pour elle, l’émancipation féminine ne peut être représentée par des symboles qui assignent les femmes à l’invisibilité sociale et politique. Dans son discours, elle rappelle que la liberté et la visibilité des femmes sont des conditions sine qua non de l’égalité, et que la promotion de leadership féminin tout en valorisant des signes de soumission est paradoxale.
Ainsi, si l’ONU cherche à mettre en avant des femmes dirigeantes comme vectrices de paix, le recours au niqab comme symbole central brouille le message. Il en résulte une contradiction entre le discours universel sur les droits des femmes et les représentations choisies par l’organisation.
III. Contexte politique et institutionnel
Au-delà de la symbolique, la campagne s’inscrit dans un contexte plus large : depuis plusieurs années, l’ONU est influencée par des pays aux législations restrictives sur les droits des femmes, souvent qualifiés d’États islamistes. Cette influence se traduit dans la sélection des programmes et des messages de communication, mais également dans la partialité perçue de l’organisation face à certains conflits internationaux.
Les positions de l’ONU sur la guerre israélo-palestinienne, notamment à travers ses accusations répétées contre Israël de « crimes de guerre » et de « génocide », contrastent avec le traitement plus mesuré ou inexistant de violations des droits humains commises par d’autres acteurs. Pour les spécialistes du droit international, cette situation illustre la difficulté de concilier discours universel et réalités politiques, et questionne la crédibilité de l’organisation comme arbitre impartial des droits humains.
La polémique autour de la campagne de l’ONU dépasse le simple débat sur le niqab. Elle met en lumière une tension structurelle entre l’universalité proclamée des droits humains et l’influence politique des États membres. Entre symboles contestés et compromis institutionnels, la communication de l’ONU révèle ses limites, tant sur le plan de la cohérence que sur celui de la crédibilité internationale.
Cette campagne souligne la nécessité pour l’organisation de réfléchir à la manière dont symboles et messages institutionnels peuvent refléter, ou au contraire brouiller, ses objectifs en matière d’émancipation féminine et de droits humains.
Celine Dou, pour la boussole-infos
L’Union européenne fait un premier pas vers l’utilisation des avoirs russes au profit de l’Ukraine, la Belgique bloque le projet de prêt
Après d’intenses négociations à Bruxelles, les dirigeants européens ont décidé d’explorer la possibilité de financer l’Ukraine en s’appuyant sur les avoirs russes gelés, sans toutefois parvenir à un accord sur un prêt de 140 milliards d’euros. La Belgique, où sont détenus la majorité de ces fonds, a exprimé de fortes réserves, freinant toute avancée concrète.
Lire la suite L’Union européenne fait un premier pas vers l’utilisation des avoirs russes au profit de l’Ukraine, la Belgique bloque le projet de prêtLe vice-président américain JD Vance critique et rejette tout projet d’annexion israélienne en Cisjordanie : « Une insulte personnelle »
En visite officielle en Israël, le vice-président américain JD Vance a fermement condamné les projets de loi israéliens visant à étendre la souveraineté d’Israël sur la Cisjordanie occupée, un territoire palestinien sous contrôle israélien depuis 1967. Cette prise de position intervient alors que le Parlement israélien, la Knesset, vient d’approuver l’examen de deux textes d’annexion, suscitant la désapprobation de Washington.
Lire la suite Le vice-président américain JD Vance critique et rejette tout projet d’annexion israélienne en Cisjordanie : « Une insulte personnelle »Israël diffuse des images insoutenables de membres du Hamas brisant les jambes de Gazaouis
Les images sont insoutenables. Ce jeudi, le ministère israélien des Affaires étrangères a diffusé plusieurs vidéos montrant des membres armés du Hamas infligeant des violences extrêmes à des civils gazaouis, dans un contexte de règlements de comptes internes survenus après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu avec Israël.
Lire la suite Israël diffuse des images insoutenables de membres du Hamas brisant les jambes de GazaouisLa Russie dénonce les sanctions américaines et se dit « immunisée » face aux restrictions économiques
La tension entre Moscou et Washington s’intensifie une nouvelle fois. Jeudi, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova, a vivement condamné les nouvelles sanctions américaines visant les géants pétroliers Rosneft et Lukoil, affirmant que la Russie était désormais « immunisée » contre ces mesures économiques.
Lire la suite La Russie dénonce les sanctions américaines et se dit « immunisée » face aux restrictions économiquesBénin : la CENA rejette la candidature des Démocrates pour la présidentielle de 2026
La Commission Électorale Nationale Autonome (CENA) du Bénin a annoncé, dans une décision datée du mercredi 22 octobre 2025, le rejet de la candidature du principal parti d’opposition, Les Démocrates, à l’élection présidentielle prévue pour avril 2026.
Selon la CENA, le duo de candidats présenté par Les Démocrates n’a obtenu que 27 parrainages valides, soit un de moins que les 28 requis par le Code électoral. Une insuffisance qui découle du retrait du parrainage d’un député du parti, ayant choisi de se rétracter au dernier moment.
« Un dossier incomplet ne peut être validé », a précisé la CENA dans sa liste provisoire des candidatures, soulignant l’importance du respect strict des conditions légales.
Cette décision a provoqué la colère des Démocrates, qui disposent désormais de 48 heures pour déposer un recours. Le parti a déjà saisi la Cour constitutionnelle, qui examine ce jeudi le dossier concernant le député défaillant accusé d’avoir fait défection au profit du camp présidentiel.
Pendant ce temps, la CENA a validé deux autres candidatures :
• celle du ticket de la majorité présidentielle, composé du ministre des Finances Romuald Wadagni et de Mariam Chabi Talata, actuelle vice-présidente,
• ainsi que celle du parti FCBE (Forces Cauris pour un Bénin Émergent), formation qui se réclame également de l’opposition.
Ce rejet du dossier des Démocrates relance le débat sur l’équité du processus électoral et la difficulté pour l’opposition d’accéder à la compétition présidentielle, dans un contexte politique tendu marqué par les accusations récurrentes de verrouillage du système.
Si la Cour constitutionnelle venait à confirmer la décision de la CENA, le parti Les Démocrates pourrait se retrouver exclu de la présidentielle, ouvrant ainsi la voie à une élection largement dominée par la mouvance au pouvoir.