Mercredi 28 mai les députés français ont approuvé dans le cadre de l’examen du projet de loi de « simplification », la suspension des « ZFE », ces zones qui excluaient de la circulation les véhicules les plus polluants. Cette mesure qui concerne plus d’une quarantaine d’agglomérations est passible de sanctions de la part de Bruxelles.
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Des milliards perdus à cause des cookies : l’impasse réglementaire de l’Union européenne
14,3 milliards d’euros par an. C’est le coût économique estimé des bannières de cookies imposées aux internautes résidant dans l’Union européenne. À force de vouloir encadrer la vie privée numérique, les institutions union-européennes ont semble-t-il généré une nouvelle forme de nuisance : le clic obligatoire, chronophage, répétitif, qui ralentit le travail et dilue le sens même du consentement.

Selon une étude publiée par Legiscope, les Européens passeraient collectivement 575 millions d’heures par an à cliquer sur ces fenêtres de consentement, soit près d’1h30 par utilisateur chaque année. Ce chiffre, au-delà de sa charge symbolique, traduit une situation de perte sèche de productivité pour les particuliers comme pour les entreprises.
À l’origine, les bannières de cookies sont nées d’une ambition louable : redonner aux utilisateurs le contrôle de leurs données personnelles, conformément au Règlement général sur la protection des données (RGPD) entré en vigueur en mai 2018. Mais six ans après, la pratique s’est banalisée au point de s’industrialiser dans l’inefficacité.

Une majorité d’usagers cliquent sur « Accepter » sans lire les détails. Selon plusieurs analyses indépendantes, notamment relayées par Phonandroid, plus de 90 % des sites ne respecteraient pas fidèlement les choix des utilisateurs, soit par design manipulateur, soit par inaction technique. Le « privacy washing » est devenu la norme.
Le coût direct pour les utilisateurs est estimé à 14,375 milliards d’euros par an, selon les extrapolations faites sur la base du PIB horaire moyen. À cela s’ajoutent 1,8 milliard d’euros par an pour les entreprises, en frais de conformité (outils, prestataires, gestion juridique).

Au total, ce système, qui devait rétablir un équilibre dans le numérique européen, engendre un surcoût annuel équivalant à 0,10 % du PIB de l’Union européenne. Pour une politique publique, le ratio coût/bénéfice mérite donc réévaluation.
Dans un contexte de ralentissement économique et de tensions géopolitiques, l’Union européenne cherche à promouvoir une « souveraineté numérique ». Mais peut-elle se permettre de sacrifier autant de temps et de ressources à une mécanique inefficace ?
Certaines pistes de réforme sont évoquées : bannière unique centralisée, consentement par défaut dans les navigateurs, renforcement des sanctions contre les abus. Mais aucun consensus n’émerge, tant le terrain juridique est miné par les intérêts divergents entre éditeurs, régulateurs et acteurs de la publicité ciblée.
Ce cas union-européen mérite d’être analysé au-delà du continent. Il illustre les limites d’une approche technocratique du numérique, qui, en voulant tout encadrer, finit par asphyxier l’expérience utilisateur et l’efficacité économique. Les autres ensembles géopolitiques qu’il s’agisse de l’Afrique, des États-Unis d’Amérique ou de l’Asie orientale devront tirer les leçons de cette impasse réglementaire.
La protection de la vie privée ne doit pas se transformer en rituel bureaucratique. Elle suppose une technologie compréhensible, une réelle transparence, et une exigence d’efficacité. Faute de quoi, c’est la confiance elle-même qui s’effrite, et avec elle, l’un des piliers du numérique de demain.
Panama : des singes capucins kidnappent les bébés d’une autre espèce pour tromper l’ennui
Sur l’île de Jicaron, au large du Panama, un étrange comportement animal intrigue les scientifiques : de jeunes singes capucins à face blanche se livrent à des enlèvements répétés de bébés singes hurleurs, sans raison apparente. Une habitude inquiétante, qui ne répond à aucun besoin de survie, mais qui s’apparenterait à une forme de… tradition sociale.
Une découverte aussi troublante qu’inhabituelle
Le phénomène a été détecté en 2022 par Zoë Goldsborough, doctorante en primatologie, alors qu’elle analysait des enregistrements vidéo pris par des caméras à détecteur de mouvement installées sur l’île. Sur ces images, un capucin, surnommé Joker en raison d’une cicatrice à la bouche rappelant le célèbre antagoniste de Batman, apparaît à plusieurs reprises avec un bébé singe hurleur agrippé à son dos.
Au départ, les scientifiques ont cru à un cas d’adoption atypique. Mais les observations se sont multipliées : en l’espace de quinze mois, cinq capucins ont été filmés portant au total onze bébés singes hurleurs. Dans le même temps, des adultes hurleurs ont été vus poussant des cris de détresse, à la recherche de leurs petits.
Une “mode” inquiétante entre jeunes mâles
Les chercheurs ont alors compris qu’il ne s’agissait ni de jeux ni de tentatives de prédation – les bébés n’étaient ni maltraités ni mangés. Selon l’étude publiée dans Current Biology, ces enlèvements seraient en réalité une sorte de tradition sociale, une mode singulière transmise entre jeunes mâles capucins désœuvrés.
« Ce sont des agents explorateurs du chaos », ironise Brendan Barrett, co-auteur de l’étude. Isolés sur cette île dépourvue de prédateurs et riche en nourriture, les capucins disposent de beaucoup de temps libre, ce qui pourrait favoriser l’émergence de comportements étranges, parfois arbitraires. Déjà, certains groupes de capucins avaient été observés utilisant des pierres comme outils, ou encore épouillant des porcs-épics – une autre « mode » éphémère.
Des conséquences dramatiques pour les singes hurleurs
Si le comportement peut paraître anecdotique, il a un coût dramatique : au moins quatre bébés singes hurleurs kidnappés ont été retrouvés morts. Aucun ne semble avoir survécu à ces enlèvements. Le mode opératoire des capucins reste flou : les caméras installées au sol ne permettent pas d’observer leurs déplacements dans les arbres, mais les scientifiques estiment qu’ils parviennent à enlever des nourrissons âgés d’à peine un ou deux jours, directement à leur mère — et cela, malgré une différence de gabarit notable entre les deux espèces.
Un cas unique dans le monde animal
Il s’agit, selon les chercheurs, du premier cas documenté d’une espèce qui enlève systématiquement les petits d’une autre sans but apparent. Ce type de comportement, jusqu’ici inconnu, soulève des questions complexes sur la transmission culturelle chez les animaux, et notamment chez les primates.
Depuis la fin de l’étude en juillet 2023, d’autres cas ont été signalés, bien que moins fréquents. Une diminution possiblement liée à la raréfaction des bébés hurleurs sur l’île — une espèce désormais classée en danger.
Ce phénomène fascinant et dérangeant rappelle que les animaux peuvent, comme les humains, développer des habitudes sociales incompréhensibles et parfois tragiques. Reste à savoir si cette « tradition » s’éteindra naturellement… ou si elle continuera de se transmettre entre capucins désœuvrés, génération après génération.
Lettonie : la langue live sort du silence
Cette langue finno-ougrienne est encore parlée en Lettonie par une vingtaine de personnes dans un pays de 1,8 million d’habitants. Parlée autrefois par les communautés live sur les terres de Courlande et au nord de Riga, les locuteurs sont aujourd’hui dispersés et se mobilisent pour que la langue live ne disparaisse pas (Avec RFI)
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L’un des plus grands mystères sur la formation du système solaire vient d’être percé. À l’origine de cette prouesse une équipe franco-britannique qui a fait la découverte des différences de cet élément dans notre étoile et ses planètes.
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Suite à ses déclarations controversées selon lesquelles « l’amazigh est un projet sioniste-français », l’Algérie a décidé de l’arrestation de Mohamed El Amine Belgheith, selon un communiqué publié par l’autorité judiciaire compétente. L’incident a même créé des tensions entre Alger et Abu Dhabi.
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Depuis le début de l’année 2025, le Royaume-Uni fait face à une situation inédite : plus de 29 000 hectares de forêts ont déjà été ravagés par les flammes, soit trois fois la superficie de Paris. Ce chiffre dépasse d’ores et déjà le total des surfaces brûlées en 2024, marquant un record alarmant.
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Dans le monde, 45% des décès d’enfants de moins de 5 ans sont liés à la malnutrition. Un phénomène qui s’aggrave en particulier en Asie qui compte 19 millions d’enfants en situation de malnutrition chronique sur le continent selon l’UNICEF(avec RFI)
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Après deux décennies de fonte rapide, un phénomène inattendu se produit au pôle Sud : la calotte glaciaire de l’Antarctique s’est remise à croître depuis 2021. Un retournement spectaculaire mis en lumière par une étude récemment publiée dans Science China Earth Sciences, qui intrigue les chercheurs et offre, temporairement, une lueur d’espoir dans la lutte contre la montée des eaux.
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