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  • Droit du sol et du sang : que dit l’Histoire de France sur l’attribution de la nationalité française ?

    Droit du sol et du sang : que dit l’Histoire de France sur l’attribution de la nationalité française ?

    La question de l’attribution de la nationalité française, notamment à travers le droit du sol – qui n’existe, intégralement ou partiellement, que dans 32 pays à travers le monde -, est régulièrement débattue, tout particulièrement en cette période électorale

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  • Brésil : Jair Bolsonaro transféré dans une prison aux conditions de détention plus favorables

    Brésil : Jair Bolsonaro transféré dans une prison aux conditions de détention plus favorables

    L’ancien président brésilien Jair Bolsonaro a été transféré, jeudi 15 janvier, vers un établissement pénitentiaire offrant des conditions de détention jugées plus favorables, sur décision de la Cour suprême du Brésil. Ce transfert intervient alors que l’ex-chef de l’État purge une lourde peine de prison pour son rôle dans la tentative de remise en cause des résultats de l’élection présidentielle de 2022.

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  • Grok, l’IA d’Elon Musk interdite dans plusieurs pays pour la création d’images sexualisées non consenties

    Grok, l’IA d’Elon Musk interdite dans plusieurs pays pour la création d’images sexualisées non consenties

    L’intelligence artificielle Grok, développée par xAI et intégrée à la plateforme X d’Elon Musk, est au centre d’une controverse internationale. Elle a été interdite dans plusieurs pays après avoir permis la création d’images à caractère sexuel représentant des personnes réelles, souvent sans leur consentement. Au‑delà du cas individuel, cette affaire soulève des questions profondes sur la régulation des technologies génératives et la protection de la dignité humaine à l’ère numérique.

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    Alors que Grok se présente comme un outil conversationnel et créatif, sa capacité à générer des contenus sexuellement explicites non consensuels a déclenché des réactions politiques et juridiques dans le monde entier. La Malaisie, l’Indonésie, le Royaume‑Uni, le Canada et la Californie ont engagé des mesures pour limiter son usage, révélant l’inadaptation actuelle du droit à l’image et des protections légales face aux innovations technologiques rapides.

    Grok et la dérive des deepfakes sexualisés

    L’outil permettait aux utilisateurs de transformer n’importe quelle photographie en images numériques sexualisées, reproduisant de façon réaliste la voix, le visage ou le corps de personnes réelles, y compris des mineurs. Les enquêtes montrent que cette fonctionnalité a été détournée pour créer des contenus compromettants ou humiliants, parfois diffusés sur des plateformes de partage ou des réseaux sociaux.

    L’ampleur du phénomène révèle une inquiétude majeure : la technologie rend possible, à l’échelle globale, la violation du consentement et de la vie privée avec une rapidité et une précision inédite. Même lorsque des restrictions techniques sont mises en place, certaines versions détournées de l’outil continuent de générer des contenus non autorisés.

    Réactions internationales et enjeux juridiques

    Face aux abus, plusieurs États ont agi. La Malaisie et l’Indonésie ont choisi de bloquer complètement l’accès à Grok, invoquant la protection des citoyens contre la diffusion de contenus sexuellement explicites non consentis. Le Royaume‑Uni et le Canada ont ouvert des enquêtes approfondies, envoyant des avertissements aux plateformes pour renforcer leurs mécanismes de contrôle et garantir le respect des lois locales sur la protection de l’image et la vie privée.

    Aux États‑Unis d’Amérique, l’État de Californie a adressé une mise en demeure officielle à xAI, exigeant la suspension de la création d’images sexualisées impliquant des individus sans consentement, notamment des mineurs. Ces actions reflètent la difficulté des États à encadrer rapidement des technologies capables de produire des contenus illicites à une vitesse et une échelle que les régulations classiques ne peuvent contrôler.

    Un défi éthique et sociétal

    L’affaire Grok dépasse le simple cas d’une intelligence artificielle controversée. Elle expose une faille profonde dans la protection de l’identité et du consentement à l’ère numérique. Alors que le droit à l’image et les législations sur la vie privée existaient pour encadrer les usages humains, les algorithmes génératifs brouillent les limites entre réel et synthétique, créant une nouvelle catégorie d’abus qui échappe aux protections traditionnelles.

    En parallèle, la question de la responsabilité des plateformes se pose avec acuité. X, en tant que plateforme hébergeant Grok, et xAI, en tant que concepteur, sont confrontés à un dilemme : comment concilier liberté d’innovation et obligation de prévenir les usages abusifs ? Les mesures techniques adoptées, telles que la restriction de certaines fonctionnalités ou l’accès limité aux utilisateurs payants, restent partielles et insuffisantes pour garantir la protection globale des individus.

    Enjeux globaux et sociétaux

    L’affaire Grok s’inscrit dans une tendance mondiale où l’IA générative est utilisée pour créer des contenus sexualisés non consensuels, connus sous le terme de « non‑consensual synthetic intimate imagery ». Ces usages ne concernent pas uniquement les célébrités, mais touchent toute personne exposée à la reproduction numérique de son image.

    Le problème est complexe : il ne s’agit pas seulement de bloquer un outil, mais de repenser la régulation des intelligences artificielles, d’élaborer des standards internationaux et de sensibiliser la société à la protection de la vie privée numérique. Sans réponse coordonnée, le risque est une diffusion massive de contenus compromettants, avec des conséquences psychologiques, sociales et légales pour les victimes.

    L’interdiction de Grok dans plusieurs pays constitue un signal fort. Elle souligne que l’IA générative, si elle n’est pas encadrée, peut devenir un vecteur de violation de la vie privée et du consentement. Cette affaire démontre l’urgence d’un cadre juridique et éthique international, capable de protéger la dignité et les droits fondamentaux des individus, tout en permettant un développement technologique responsable et réfléchi.

    Celine Dou, pour la boussole-infos

  • Matthew McConaughey sécurise sa voix et son image : l’identité à l’ère de l’IA sous pression

    Matthew McConaughey sécurise sa voix et son image : l’identité à l’ère de l’IA sous pression

    L’acteur oscarisé Matthew McConaughey a entrepris une démarche inédite pour protéger sa voix, son visage et certaines de ses expressions célèbres contre toute utilisation non autorisée par des intelligences artificielles. Au-delà du geste individuel, cette initiative met en lumière un enjeu universel : comment préserver l’intégrité de sa personnalité à l’heure où la technologie permet de la reproduire à l’infini.

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    En déposant sa voix, son image et des extraits emblématiques de ses films comme marques commerciales, McConaughey cherche à encadrer juridiquement l’exploitation de son identité numérique. Cette décision ouvre un débat sur le rôle des droits à l’image, de la propriété intellectuelle et de l’éthique à l’ère des contenus générés par l’intelligence artificielle.

    Une protection juridique inédite

    L’acteur a obtenu auprès de l’Office américain des brevets et des marques (USPTO) l’enregistrement de plusieurs éléments : des enregistrements audio de sa voix, des extraits vidéo de son visage et sa célèbre réplique « Alright, alright, alright », tirée du film Dazed and Confused (1993).

    Ces dépôts en tant que marques commerciales lui permettent d’agir légalement contre toute exploitation commerciale ou trompeuse de son image ou de sa voix générée artificiellement. Cette stratégie vise non à rejeter l’intelligence artificielle, mais à garantir un usage autorisé et consentant de sa personnalité numérique.

    Par ailleurs, McConaughey a collaboré avec la start-up ElevenLabs pour créer une version synthétique de sa voix avec son accord, illustrant que la démarche vise la protection, et non l’interdiction de l’IA.

    Au croisement du droit et de l’éthique

    Cette initiative pose des questions fondamentales. Jusqu’où les individus peuvent-ils protéger leur identité à l’ère numérique ? Comment concilier la liberté d’innovation avec le droit à contrôler l’usage de son image et de sa voix ?

    Traditionnellement, le droit à l’image et les droits d’auteur offraient un cadre de protection. L’apparition des technologies génératives a bouleversé cet équilibre, rendant possible la reproduction quasi parfaite de la voix ou du visage d’une personne sans son consentement. En déposant ces éléments comme marques, McConaughey adopte un mécanisme préventif novateur : il crée un filet juridique avant que l’usage abusif n’advienne.

    Une initiative à portée universelle

    Si le geste concerne un acteur hollywoodien, il ouvre une réflexion qui dépasse les frontières : les artistes, personnalités publiques et institutions se trouvent désormais confrontés à la nécessité de préserver l’intégrité de leur identité dans l’espace numérique. L’exemple de McConaughey pourrait servir de modèle pour établir des normes internationales encadrant l’usage de l’intelligence artificielle et protégeant les droits fondamentaux des individus.

    La démarche de Matthew McConaughey illustre un tournant majeur : l’identité numérique devient un bien à protéger activement. Dans un contexte où la reproduction de la voix et de l’image est techniquement simple et instantanée, les outils juridiques traditionnels ne suffisent plus. Entre innovation technologique et protection de la personnalité, cette affaire montre que le droit et l’éthique doivent évoluer de concert pour préserver l’intégrité des individus.

    Celine Dou, pour la boussole-infos

  • Corée du Sud : une mère volé les sujets pour que sa fille reste première, révélant comment la course à la réussite fragilise le mérite et les institutions

    Corée du Sud : une mère volé les sujets pour que sa fille reste première, révélant comment la course à la réussite fragilise le mérite et les institutions

    Pendant trois années consécutives, une lycéenne sud-coréenne a occupé la première place de son établissement, non grâce à son seul travail, mais en bénéficiant d’un vol méthodique des sujets d’examens orchestré par sa mère, avec la complicité d’une enseignante et d’un agent administratif. Au-delà du scandale judiciaire, cette affaire révèle les tensions profondes entre pression sociale, performance académique et légitimité des institutions scolaires.

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    En janvier 2026, la justice sud-coréenne a condamné la mère, sa fille et leurs complices, sanctionnant des actes qui ont durablement porté atteinte à l’équité scolaire. Cette décision met en lumière la fragilité des systèmes éducatifs soumis à une compétition extrême, où la réussite est parfois instrumentalisée au détriment du mérite et de la confiance institutionnelle.

    Des faits établis par la justice

    Le tribunal de Daegu a confirmé que la mère, âgée de 48 ans, s’était introduite à onze reprises dans le lycée fréquenté par sa fille pour photographier ou dérober les sujets d’examens avant leur diffusion officielle. Les documents étaient ensuite transmis à la jeune élève, qui les mémorisait afin de réussir les épreuves.

    Deux complices ont été identifiés : une ancienne enseignante contractuelle et un agent administratif, tous deux ayant facilité les intrusions et tenté de dissimuler les preuves. Cette organisation a permis à la jeune fille d’occuper la première place du classement pendant trois années consécutives.

    Les sanctions prononcées

    Le tribunal a rendu des peines sévères, proportionnelles aux infractions :

    • La mère a été condamnée à quatre ans et six mois de prison pour vol aggravé et intrusion nocturne ;
    • L’ancienne enseignante à cinq ans de prison, avec restitution d’environ 31,5 millions de wons (18 500 €) ;
    • L’agent administratif à un an et demi de prison pour complicité.

    La lycéenne, consciente de la fraude, a été exclue de l’établissement et condamnée à une peine de prison avec sursis, ses résultats annulés.

    Une pression scolaire extrême comme contexte

    Au-delà de la sanction pénale, l’affaire illustre un contexte éducatif où la compétition et la réussite scolaire deviennent des impératifs sociaux. En Corée du Sud, l’accès aux meilleures universités est perçu comme un facteur déterminant du statut social et professionnel. Cette pression intense transforme l’excellence académique en objectif stratégique, pouvant inciter à la fraude.

    Les autorités judiciaires ont souligné que ces actes ont entamé la confiance du public dans le système éducatif, suscitant frustration et colère parmi élèves et familles, victimes indirectes de cette manipulation.

    Mérite, institutions et instrumentalisation de l’élève

    Cette affaire dépasse le cadre du simple délit. Elle révèle la vulnérabilité structurelle des institutions scolaires face à la pression sociale et aux stratégies individuelles. L’école repose sur le principe d’égalité des chances et d’impartialité dans l’évaluation. Lorsqu’il est violé, c’est le pacte éducatif lui-même qui se fissure.

    Par ailleurs, l’instrumentalisation de la jeune fille illustre la complexité des responsabilités parentales. La mère a transformé l’excellence académique en outil de réussite sociale, au détriment de la formation intellectuelle et de la confiance institutionnelle. L’élève, à la fois actrice et bénéficiaire, se retrouve dans une position ambivalente, entre responsabilité et assignation.

    Un phénomène universel

    Si l’affaire se déroule en Corée du Sud, elle pose une question universelle : que devient le mérite dans les systèmes éducatifs soumis à une pression extrême ? La compétition précoce, l’obsession du classement et l’instrumentalisation de la réussite sont observables dans de nombreux pays. Cette affaire invite à réfléchir sur la manière de préserver l’intégrité académique tout en répondant aux attentes sociales, un enjeu majeur pour toutes les institutions scolaires.

    Cette fraude organisée ne se limite pas à un scandale local : elle révèle les tensions profondes entre performance, pression sociale et légitimité des institutions. L’école, lorsqu’elle devient un instrument de compétition plutôt qu’un lieu de formation, risque de perdre sa fonction éducative et de fragiliser la confiance du public. L’affaire rappelle que la réussite scolaire ne peut être dissociée de l’intégrité des institutions et du sens du mérite.

    Celine Dou, pour la boussole-infos

  • Expulsion administrative et séparation maternelle : le cas Mariam Soumah interroge les limites du droit migratoire en Biélorussie

    Expulsion administrative et séparation maternelle : le cas Mariam Soumah interroge les limites du droit migratoire en Biélorussie

    Une décision administrative peut-elle, au nom du droit des étrangers, rompre le lien élémentaire entre une mère et son enfant ? L’affaire Mariam Soumah, jeune ressortissante guinéenne expulsée de Biélorussie sans son bébé, pose une question lourde de conséquences juridiques et humaines.

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    Âgée de 23 ans, Mariam Soumah a été renvoyée de Biélorussie à la suite d’une infraction administrative liée à son séjour. Son enfant, né sur le sol biélorusse, a été placé dans un orphelinat et demeure depuis hors de sa portée. Au-delà de l’émotion suscitée, cette situation met en lumière les zones grises des politiques migratoires contemporaines et la fragile articulation entre droit administratif et droits fondamentaux.

    Une décision administrative aux effets irréversibles

    Les faits, dans leur sécheresse bureaucratique, sont relativement simples. En situation irrégulière sur le territoire biélorusse, Mariam Soumah est interpellée, jugée pour une infraction administrative et expulsée vers son pays d’origine, la Guinée-Conakry. Une procédure classique, en apparence. Mais la singularité du dossier réside dans ce qui n’a pas été emporté avec elle : son enfant.

    Née prématurément, la fillette avait été prise en charge par le système hospitalier biélorusse avant d’être placée dans un établissement pour enfants. Selon les déclarations de la mère, cette décision s’est faite sans son consentement éclairé et sans qu’une solution alternative accompagnement du nourrisson lors de l’expulsion ou regroupement ultérieur ne soit clairement envisagée. Depuis janvier 2026, Mariam Soumah se trouve en Guinée, tandis que son enfant demeure en Biélorussie, institutionnalisé.

    Le droit migratoire face au principe de proportionnalité

    Le cas Soumah soulève une interrogation centrale : jusqu’où peut aller l’administration lorsqu’elle applique strictement le droit des étrangers ? Dans la plupart des systèmes juridiques contemporains, l’infraction administrative n’emporte pas, en principe, des conséquences irréversibles sur la vie familiale. Or, la séparation d’un nourrisson et de sa mère constitue l’une des atteintes les plus graves au droit à la vie familiale, reconnu par de nombreux instruments internationaux.

    La question n’est donc pas uniquement celle de la légalité formelle de l’expulsion, mais de sa proportionnalité. Une mesure peut être conforme au droit interne tout en produisant des effets manifestement excessifs. En l’espèce, l’enfant, juridiquement innocent de toute irrégularité, se retrouve durablement séparé de sa mère, sans décision judiciaire contradictoire clairement portée à la connaissance du public.

    L’enfant, victime silencieuse de la procédure

    Dans ce type de dossier, l’enfant occupe une place paradoxale. Il est au cœur de la situation, mais demeure absent du raisonnement administratif. Placé sous la protection des institutions, il devient un objet de gestion plutôt qu’un sujet de droits. Le principe de l’intérêt supérieur de l’enfant, pourtant largement consacré dans le droit international, semble ici relégué derrière les impératifs de contrôle migratoire.

    Cette mise à distance institutionnelle interroge : à partir de quel moment la protection se transforme-t-elle en séparation imposée ? Et qui décide, en dernier ressort, de ce qui est conforme à l’intérêt réel de l’enfant lorsque la mère est jugée indésirable sur le territoire ?

    Une vulnérabilité accrue des migrantes africaines

    L’affaire Mariam Soumah s’inscrit dans un contexte plus large, rarement documenté avec précision : celui de la vulnérabilité juridique des femmes migrantes africaines hors de leur espace régional. Leur statut administratif précaire tend à effacer, dans les faits, leur statut de mère, pourtant universellement reconnu.

    Cette situation met également en lumière les limites de la protection consulaire des États d’origine. Si des démarches diplomatiques sont évoquées, leur lenteur contraste avec la rapidité des décisions administratives qui, elles, produisent des effets immédiats et durables. Ce déséquilibre contribue à installer une forme de résignation institutionnelle, où la complexité des procédures finit par l’emporter sur l’urgence humaine.

    Un révélateur des angles morts de la gouvernance migratoire

    Au-delà du cas individuel, cette affaire agit comme un révélateur. Elle montre comment des systèmes juridiques, conçus pour gérer des flux, peinent à intégrer des situations humaines singulières. Elle interroge aussi la capacité des États à concilier souveraineté migratoire et respect effectif des droits fondamentaux, sans que l’un n’écrase systématiquement l’autre.

    La réaction prudente des organisations internationales, tout comme l’absence de position publique claire des autorités concernées, témoigne d’un malaise : celui d’un droit international des droits humains souvent invoqué, mais difficilement opposable lorsque les décisions relèvent de la compétence administrative nationale.

    Le dossier Mariam Soumah pourrait, à terme, devenir un cas de référence, non par sa singularité, mais par ce qu’il révèle des failles structurelles du traitement des migrations contemporaines. Il pose une question essentielle aux États, aux juridictions et aux diplomaties : comment éviter que l’application mécanique du droit ne produise des ruptures humaines irréparables ?

    Loin des slogans et des indignations éphémères, l’affaire Soumah invite à une réflexion de fond. Elle rappelle que le droit, pour rester légitime, ne peut se contenter d’être appliqué ; il doit aussi être pensé à l’aune de ses conséquences concrètes. Lorsque l’administration décide du sort des corps et des liens, la rigueur juridique ne saurait exonérer la responsabilité morale et politique.

    Celine Dou, pour la boussole-infos

  • Royaume‑Uni : plus de 100 000 signatures pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans soulèvent un débat sur protection des jeunes et régulation numérique

    Royaume‑Uni : plus de 100 000 signatures pour interdire les réseaux sociaux aux moins de 16 ans soulèvent un débat sur protection des jeunes et régulation numérique

    Au Royaume‑Uni, plus de 127 000 personnes ont signé une pétition adressée aux députés pour demander une interdiction légale de l’accès aux réseaux sociaux pour les mineurs de moins de 16 ans. Dépassant le seuil requis pour un examen parlementaire obligatoire, cette initiative citoyenne cristallise un débat national sur la sécurité des enfants, la régulation des plateformes numériques et la responsabilité de l’État dans la protection des adolescents.

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    Alors que l’usage des réseaux sociaux par les jeunes atteint des niveaux inédits, la pétition met en lumière des inquiétudes largement partagées : cyberharcèlement, exposition à des contenus inappropriés, dépendance numérique et impacts sur la santé mentale. Selon les signataires, les mécanismes actuels des plateformes pour vérifier l’âge des utilisateurs sont insuffisants et facilement contournables, laissant les adolescents vulnérables.

    Une mobilisation citoyenne qui interpelle le Parlement

    La pétition, déposée sur le portail officiel du Parlement, dépasse largement le seuil de 100 000 signatures, ce qui oblige les députés à examiner la question et à en débattre publiquement. Cette démarche s’inscrit dans un contexte politique où le gouvernement britannique discute du Children’s Wellbeing and Schools Bill, qui pourrait inclure des mesures similaires visant à encadrer strictement l’accès aux réseaux sociaux pour les mineurs.

    Le Premier ministre Sir Keir Starmer s’est déclaré ouvert à des mesures inspirées du modèle australien, où une interdiction légale comparable est déjà en vigueur depuis décembre 2025. Plusieurs syndicats d’enseignants et députés conservateurs soutiennent également cette initiative, invoquant la protection de la jeunesse face aux effets potentiellement néfastes des plateformes numériques.

    Un dilemme entre protection et liberté

    Le débat ne se limite pas à la sécurité des enfants. Il soulève des questions plus larges sur l’équilibre entre protection et autonomie numérique. Interdire formellement les réseaux sociaux avant 16 ans peut limiter l’exposition à des risques avérés, mais peut aussi restreindre l’accès à la socialisation et à l’information dans un univers numérique qui fait partie intégrante du quotidien des adolescents états‑unien et britannique.

    Les experts soulignent également les limites pratiques de cette approche : la vérification de l’âge réel nécessite des mesures intrusives ou complexes et pourrait déplacer les jeunes vers des espaces numériques moins régulés, où les risques sont encore plus difficiles à contrôler.

    Une tendance internationale à observer

    Le Royaume‑Uni n’est pas isolé dans cette démarche. L’Australie a déjà instauré une interdiction similaire, et plusieurs pays européens explorent des régulations comparables, avec des variantes selon les contextes législatifs et culturels. Cette dynamique montre que la protection des mineurs face aux réseaux sociaux est devenue un enjeu transnational, nécessitant une réflexion sur les droits des enfants, la responsabilité des plateformes et l’impact sociétal des technologies numériques.

    Pour La Boussole‑infos, ce sujet dépasse la simple polémique médiatique : il illustre la complexité des politiques publiques à l’ère du numérique, où la sécurité, l’éducation et la liberté d’expression doivent être conciliées dans un cadre institutionnel clair et rigoureux.

    Celine Dou, pour la Boussole‑infos

  • Bardella réagit aux accusations de l’association anti-corruption et porte plainte

    Bardella réagit aux accusations de l’association anti-corruption et porte plainte

    Le président du Rassemblement National (RN), Jordan Bardella, a déposé une plainte contre l’association AC Anti‑corruption pour dénonciation calomnieuse, suite aux accusations portées à son encontre par cette organisation. La plainte a été adressée au parquet de Paris.

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  • Abdelmadjid Tebboune Tebboune signe un décret pour les Algériens en situation irrégulière à l’étranger

    Abdelmadjid Tebboune Tebboune signe un décret pour les Algériens en situation irrégulière à l’étranger

    Le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, a signé un décret destiné à soutenir les citoyens algériens vivant à l’étranger dans des situations irrégulières ou précaires. L’annonce a été faite à l’issue du Conseil des ministres tenu le 11 janvier 2026, et publiée officiellement par la Présidence de la République.

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  • Face aux pressions chinoises, Tokyo et Séoul resserrent les liens

    Face aux pressions chinoises, Tokyo et Séoul resserrent les liens

    La Première ministre du Japon, Sanae Takaichi, a reçu mardi le président de la Corée du Sud, Lee Jae Myung, qui ont appelé à resserrer les liens entre les deux pays, en pleine crise diplomatique entre Tokyo et Pékin.(Source : AFP).

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  • Un Taliban prend officiellement la tête de l’ambassade afghane à New Delhi

    Un Taliban prend officiellement la tête de l’ambassade afghane à New Delhi

    Le gouvernement taliban d’Afghanistan a nommé Mufti Noor Ahmad Noor à la tête de son ambassade à New Delhi, marquant la première nomination officielle d’un représentant taliban en Inde depuis la prise de pouvoir des insurgés en août 2021. Cette nomination intervient dans un contexte de relations prudentes mais croissantes entre les deux pays.

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