Jeunes et consommation : l’alcool délaissé au profit du cannabis, un choix à hauts risques

En France et dans plusieurs pays européens, une évolution notable s’observe dans les habitudes de consommation des jeunes : ils troquent progressivement l’alcool pour le cannabis. Si cette tendance peut s’inscrire dans une volonté de recherche d’alternatives perçues comme moins nocives, elle n’est pas sans conséquences pour la santé publique, surtout dans une tranche d’âge où le cerveau est en pleine maturation.

Des études récentes montrent une baisse régulière de la consommation d’alcool chez les adolescents et jeunes adultes, accompagnée d’une hausse de l’usage du cannabis, qu’ils considèrent parfois comme une substance « plus douce » ou plus « naturelle » (Santé publique France, 2024).

Cette substitution apparente masque toutefois une réalité complexe : le cannabis reste une drogue psychoactive dont l’impact sur le développement neurologique et psychique est particulièrement préoccupant chez les jeunes. En outre, cette tendance se fait dans un contexte où l’accès à des produits de cannabis de plus en plus puissants s’est développé, avec une concentration accrue en THC.

Le cerveau humain poursuit sa maturation jusqu’à l’âge de 25 ans environ, période durant laquelle les connexions neuronales se restructurent et se spécialisent. Une consommation régulière de cannabis à l’adolescence peut perturber ce processus, affectant notamment la mémoire, l’attention et les fonctions exécutives.

Des recherches scientifiques ont documenté que les jeunes consommateurs fréquents de cannabis présentent des troubles cognitifs persistants, une diminution des performances scolaires, et une vulnérabilité accrue aux troubles psychiatriques, dont certains peuvent s’avérer chroniques ([Institut national de santé publique du Québec, 2023).

La consommation précoce et régulière de cannabis est associée à une augmentation du risque de psychoses, dont la schizophrénie, surtout chez les individus génétiquement prédisposés. Par ailleurs, des troubles anxieux et dépressifs sont plus fréquents chez les usagers réguliers.

Sur le plan physique, les effets respiratoires, notamment bronchiques, ne sont pas négligeables, sans compter les risques accrus d’accidents liés à la conduite sous influence.

La consommation simultanée d’alcool et de cannabis, dite polyconsommation, est fréquente chez les jeunes et pose des risques aggravés. L’association des deux substances peut majorer les effets psychoactifs, altérer le jugement, et accroître la probabilité d’accidents ou de comportements à risque.

L’environnement festif et social joue un rôle déterminant dans ces usages. La banalisation du cannabis dans certains milieux et la perception erronée d’un risque faible conduisent à une moindre vigilance.

Face à cette évolution, les autorités de santé publique déploient des campagnes de sensibilisation ciblées, notamment via des initiatives comme « C’est la base », qui vise à informer les jeunes sur les dangers réels liés à la consommation de substances psychoactives et à promouvoir des comportements responsables.

L’enjeu est aussi sociétal : il s’agit d’accompagner les jeunes dans leurs choix, de lutter contre la stigmatisation tout en éclairant sur les risques, pour éviter que la substitution à une substance ne devienne un piège aux conséquences lourdes.

Cette mutation des comportements de consommation illustre une transformation culturelle plus large, où la jeunesse réinterroge ses rapports à l’alcool, souvent perçu comme un facteur de violence ou de perte de contrôle, au profit du cannabis, présenté à tort comme une alternative inoffensive.

Pour autant, la vigilance reste de mise. L’impact sur la santé mentale, les parcours scolaires et l’insertion sociale est réel et documenté. Les politiques publiques devront conjuguer information, prévention, mais aussi soutien thérapeutique, afin d’enrayer cette tendance aux effets potentiellement dévastateurs.

« France: Appel à l’union de la gauche sans LFI, qui prend ses distances avec son député Sébastien Degolu suite à ses propos lors  d’une visite en Algérie

Au lendemain de sa victoire à la primaire socialiste, celui qui tentera de succéder à Anne Hidalgo appelle à une journée de rencontre, le 12 juillet, avec les partis politiques de la gauche plurielle, sans LFI qui a pris ses distances avec son député Sébastien Degolu qui en séjour à Alger, a prôné un dialogue « d’égal à égal » avec l’Algérie.

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Concert d’Amir à Lens : des drapeaux palestiniens et une réponse sous tension maîtrisée

À Lens, lors de la Fête de la Musique du 21 juin, le chanteur franco-israélien Amir a vu son concert perturbé par des spectateurs brandissant des drapeaux palestiniens. Une scène symptomatique d’un climat politique qui déborde de plus en plus les frontières de l’arène diplomatique pour investir les scènes culturelles.

Alors qu’il interprétait une chanson dédiée à sa grand-mère, née au Maroc, le chanteur Amir Haddad a été confronté à plusieurs spectateurs exhibant des drapeaux palestiniens, visiblement en réaction à ses origines israéliennes. Un échange tendu s’en est suivi. Loin d’ignorer la provocation, l’artiste a choisi d’y répondre calmement, tout en affirmant sa posture personnelle.

« Je vais vous donner un tout petit peu d’importance, histoire de vous transmettre une leçon », a-t-il déclaré au micro, avant de rappeler qu’il a grandi en Israël, et que sa chanson évoquait les valeurs de transmission familiale.

Face à une phrase entendue dans le public « Ça te fait mal aux yeux, des drapeaux ? » Amir a préféré clore l’incident par un appel à la paix : « Salam, Shalom, Peace. » Une manière pour lui d’inviter au dépassement des antagonismes, malgré la charge politique implicite du geste des spectateurs.

Cette scène survenue dans une ville française de province illustre l’irruption croissante de la question israélo-palestinienne dans les espaces culturels européens. Depuis plusieurs mois, les scènes musicales voient se multiplier les références à Gaza, à la Cisjordanie ou à l’occupation, que ce soit par des artistes militants comme le duo britannique Bob Vylan interdit d’entrée aux États-Unis d’Amérique après des propos jugés offensants envers Israël ou plus récemment, par le groupe nord-irlandais Kneecap à Glastonbury.

Mais dans le cas d’Amir, la situation est plus ambivalente. Né en France, élevé en Israël, le chanteur représente une double identité culturelle souvent incomprise dans les débats binaires. Sa réponse, bien que posée, n’est pas neutre : elle affirme un enracinement, sans pour autant appeler à l’exclusion ou au conflit.

L’incident de Lens interroge aussi la manière dont les sociétés européennes traitent les identités liées à des conflits internationaux. Loin d’un simple fait divers de concert, la scène révèle :

  • Une projection croissante des tensions géopolitiques sur les artistes,
  • Une difficulté à accueillir la complexité des trajectoires individuelles dans l’espace public,
  • Et une pression croissante sur les personnalités perçues comme affiliées à Israël.

L’épisode met également en lumière une forme de double standard : alors que certaines prises de position pro-palestiniennes sont applaudies, les artistes liés à Israël doivent souvent justifier leur identité avant même leur art. Cette asymétrie, dans un contexte de polarisation croissante, pose des questions profondes sur la liberté d’expression, l’espace du symbolique, et le rôle de l’art comme lieu de médiation ou, au contraire, de cristallisation idéologique.

Aucune prise de position officielle des autorités municipales ou culturelles de Lens n’a été formulée à ce jour. Ni condamnation de l’interpellation publique d’un artiste sur ses origines, ni rappel au cadre de la fête de la musique comme moment de rassemblement populaire. Ce silence institutionnel, souvent prudent dans ces cas, interroge sur la place que les pouvoirs publics souhaitent accorder au débat politique dans les espaces artistiques.

Plus que le fait lui-même, c’est sa récurrence dans l’espace culturel européen qui alerte. La montée des tensions importées du Proche-Orient se traduit par des actes symboliques qui visent à prendre possession de lieux perçus comme neutres concerts, festivals, expositions. Le drapeau devient ici un acte performatif, une tentative d’imposer une narration dans un espace qui ne lui était pas dédié.

Amir, en choisissant la maîtrise et le rappel à la paix, a répondu en tant qu’artiste, non en tant que porte-voix d’un État. Sa position souligne un paradoxe contemporain : dans un monde saturé de messages politiques, la posture du chantre de la paix semble presque subversive.

Israël: tensions au sein du gouvernement israélien autour d’un éventuel cessez-le-feu à Gaza

Donald Trump assure qu’Israël avait accepté de finaliser les termes d’un cessez-le-feu de soixante jours dans la bande de Gaza, et a appelé le Hamas à accepter ce qu’il a qualifié « d’ultime proposition ». Cela alors que le Premier ministre israélien doit se rendre à Washington au début de la semaine prochaine. Pas encore de réaction officielle du gouvernement israélien. Mais le sous-entendu du président américain fait déjà débat au sein de la classe politique israélienne.

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Séduire ou s’effacer : la crise de la masculinité à l’origine de la dérive incel

Alors que la France vient de déjouer un projet d’attentat fomenté par un jeune homme de 18 ans se revendiquant de la mouvance “incel”, la justice antiterroriste s’est saisie du dossier. C’est une première. Mais au-delà du choc sécuritaire, cette affaire révèle un malaise plus profond, où la solitude masculine, la mutation des rapports entre les sexes et les dérives idéologiques se conjuguent dans un climat social fragmenté.

Le 27 juin 2025, un adolescent a été interpellé dans la région de Saint-Étienne alors qu’il s’apprêtait, selon les autorités, à attaquer des femmes à l’arme blanche. Il se revendiquait de la communauté “incel” (involuntary celibate, célibataire involontaire), et nourrissait une haine manifeste à l’égard des femmes. Le Parquet national antiterroriste a pris l’affaire en main, marquant un tournant dans le traitement judiciaire de cette mouvance. C’est la première fois que le “terrorisme misogyne” entre ainsi dans le champ d’action du droit antiterroriste en France.

Le phénomène “incel” est né à la fin des années 1990 dans des forums anglophones comme un espace de parole pour des hommes (et à l’origine, aussi des femmes) en détresse affective et sexuelle. Mais au fil des années, et surtout depuis les années 2010, ces communautés ont glissé vers une radicalisation idéologique, teintée de misogynie, de ressentiment social, et parfois de suprémacisme.

La figure la plus connue est celle d’Elliot Rodger, auteur d’un attentat meurtrier en Californie en 2014, qui laissa derrière lui un manifeste rempli de haine envers les femmes. Depuis, plusieurs attaques violentes au Canada, aux États-Unis d’Amérique et en Europe ont été commises par des individus se revendiquant du même univers mental.

Le succès de ces discours ne tombe pas du ciel. Il s’ancre dans un malaise réel : l’isolement croissant d’une partie de la jeunesse masculine, notamment dans les sociétés occidentales. Les mutations économiques, les transformations du modèle familial, la fragilisation de la transmission intergénérationnelle et l’essor d’une culture numérique centrée sur l’apparence ont contribué à déstabiliser de nombreux jeunes hommes.

Des études sur les sites de rencontres montrent en effet que la majorité des femmes se concentrent sur une minorité d’hommes jugés attirants selon les standards contemporains : beauté physique, succès professionnel, statut social. Ce mécanisme, observé notamment aux États-Unis et en Europe, crée une compétition exacerbée où beaucoup d’hommes se sentent “invisibles” ou rejetés.

Dans cet univers, les réseaux sociaux jouent un rôle central. Ils imposent une norme esthétique très élevée, souvent inatteignable, tant pour les hommes que pour les femmes. Pour les jeunes hommes, cela alimente un sentiment d’exclusion, doublé d’un discours selon lequel ils ne seraient plus autorisés à aborder les femmes, au risque d’être accusés de harcèlement sexuel.

Si certaines lois comme en France encadrent désormais le harcèlement de rue, la drague ordinaire n’est en aucun cas pénalisée par la loi lorsqu’elle est respectueuse et ponctuelle. Cependant, dans la perception sociale, un flou s’est installé, que certains mouvements idéologiques exploitent pour alimenter la rancœur.

C’est là que la dérive s’opère. La souffrance intime, au lieu d’être accompagnée ou sublimée, est canalisée dans des discours violents. Sur des forums comme 4chan, Reddit, ou Telegram, on retrouve des récits d’humiliation, des tableaux de hiérarchisation des sexes, une hostilité de plus en plus explicite envers les femmes, accusées d’hypergamie et de superficialité.

Certains vont plus loin : ils réclament la fin de l’égalité, l’instauration d’un marché sexuel régulé, ou même l’accès garanti à la pornographie et à la prostitution subventionnées, afin de “calmer” les hommes frustrés. Ce type de propositions, bien que marginal, circule dans des milieux numériques radicaux. Elles reflètent un désespoir social habillé en programme politique, avec des conséquences potentiellement meurtrières.

Le dossier incel échappe aux catégories habituelles : ni simple fait divers, ni idéologie politique structurée, ni pathologie psychiatrique au sens classique. Il s’agit d’un croisement explosif entre solitude affective, virilité blessée, anomie sociale et emprise algorithmique. Une bombe à retardement pour les sociétés qui n’offrent plus de rites d’entrée dans l’âge adulte, ni de repères stables pour construire son identité.

Les États, pour l’heure, oscillent entre surveillance sécuritaire et silence institutionnel. Peu de dispositifs éducatifs, psychologiques ou sociaux s’adressent aux garçons en souffrance. Cette absence nourrit un cercle vicieux : plus les institutions ignorent ce malaise, plus les idéologies extrêmes gagnent du terrain.

La réponse ne peut être seulement sécuritaire. Elle passe par une reconstruction du lien social, une meilleure éducation à la relation (des deux côtés), et une visibilisation du mal-être masculin sans tomber dans la haine antiféministe.

Le féminisme, dans sa forme humaniste, peut être un partenaire de cette transformation, à condition qu’il n’exclue pas la parole masculine légitime sur la solitude, l’échec affectif ou l’anxiété sexuelle. Il faut distinguer entre la critique des excès idéologiques et le rejet des femmes en tant que groupe, ce que le mouvement incel ne sait plus faire.

Le passage à l’acte du jeune homme de Saint-Étienne n’est pas un épiphénomène. Il est le reflet d’un échec collectif : celui de sociétés qui valorisent l’individualisme et la performance, mais laissent sur le bord de la route ceux qui ne répondent pas aux normes dominantes.

L’affaire incel ne doit pas devenir une simple affaire de police. C’est un signal faible d’un déséquilibre profond, à la croisée de la culture numérique, des inégalités affectives, du vide spirituel et de l’atomisation du lien social. Pour éviter que la frustration ne devienne haine, il faudra autre chose que des arrestations : une véritable refondation du vivre-ensemble.

Au Bangladesh, l’ancienne première ministre, Sheikh Hasina, condamnée à six mois de prison

Un tribunal du Bangladesh a infligé, mercredi 2 juillet, à l’ancienne première ministre, Sheikh Hasina, une peine de six mois de prison pour outrage, sa première condamnation depuis sa fuite et son exil en Inde à l’été 2024.

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Le Mali sous le feu de  sept attaques « coordonnées  » des jihadistes

Ce mardi 1er juillet, à l’aube, sept attaques ont été menées simultanément dans l’ouest et le centre du pays. L’armée a fait état «d’attaques coordonnées perpétrées très tôt ce matin contre  les positions» dans les villes de Kayes, Niono, Molodo, Sandaré, Nioro du Sahel, Diboli et Gogui.

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Macron et Putin se parlent à nouveau lors d’un entretien téléphonique de plus de deux heures

Les présidents français et russe ne s’étaient pas parlé depuis septembre 2022. Emmanuel Macron réitère le soutien de la France à l’Ukraine, Putin accuse l’Occident d’être responsable de la guerre.

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Pologne: malgré les contestations, la Cour suprême valide le résultat de l’élection présidentielle

La Cour suprême de Pologne a annoncé mardi avoir validé le résultat de l’élection présidentielle de juin, remportée par le candidat nationaliste face au maire pro-européen de Varsovie, malgré de nombreuses contestations.

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L’écrivain franco-algérien Boualem Sansal condamné en appel à cinq ans de prison en Algérie

Un tribunal en Algérie a condamné en appel, mardi 1er juillet, l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal à cinq ans prison, soit la même peine qu’en première instance. L’auteur, en détention depuis novembre, est au cœur d’un bras de fer entre Paris et Alger, alors que les relations diplomatiques entre les deux capitales sont au plus bas. Paris dit espérer « des mesures de grâce ».

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