Putin reçoit l’émir du Qatar pour parler Syrie, Gaza et Ukraine

L’émir du Qatar, dont le pays a été l’un des premiers à reconnaître la nouvelle administration syrienne après la chute de Bachar al Assad en décembre 2024, a assuré, ce jeudi 17 avril, à Vladimir Putin, que les autorités de Damas étaient prêtes à construire une « relation de respect mutuel » avec Moscou. (Source : Reuters)

Lire la suite Putin reçoit l’émir du Qatar pour parler Syrie, Gaza et Ukraine

Football – Drame en Chine : la police révèle les causes du décès du joueur gabonais Aaron Boupendza

Le monde du football gabonais est en deuil. Aaron Boupendza, attaquant international de 28 ans, est décédé tragiquement ce mercredi 16 avril 2025 en Chine, après une chute mortelle du 11e étage d’un immeuble situé dans la province du Zhejiang. La police locale a confirmé que la thèse criminelle était écartée.

L’annonce a provoqué un choc au sein de la communauté sportive gabonaise. Auteur de 8 buts en 34 sélections avec les Panthères, Boupendza était l’un des visages marquants du football national. Formé au CF Mounana au Gabon, il s’était révélé au grand public durant son passage en Turquie avec Hatayspor, où il avait inscrit 22 buts en Süper Lig. Passé également par les Girondins de Bordeaux entre 2016 et 2020 (où il n’aura évolué qu’avec l’équipe réserve), il avait été prêté à Pau, Gazélec Ajaccio et Tours, avant de poursuivre sa carrière en Roumanie, en MLS avec le FC Cincinnati, et dernièrement au Zhejiang Professional Football Club en Chine.

Dans un communiqué, la police chinoise a apporté des précisions sur les circonstances du drame :

« À environ 13h14 le 16 avril 2025, notre bureau a reçu un appel du public qui déclarait que quelqu’un était tombé d’un bâtiment dans une communauté résidentielle sous sa juridiction. […] Il a été vérifié que le défunt Aaron Boupendza, homme de 28 ans, citoyen de la République du Gabon, est un joueur étranger du Zhejiang Professional Football Club. »

L’enquête policière a permis d’écarter toute implication criminelle :

« Après une enquête sur place, un traçage vidéo et d’autres travaux par les organes de sécurité publique, il a été constaté qu’il avait fait une chute mortelle du balcon de la résidence louée. L’affaire pénale a été exclue. »

Les premiers éléments laissent ainsi penser à un suicide, bien que les autorités ne se soient pas exprimées explicitement sur les motivations possibles du joueur.

La disparition soudaine d’Aaron Boupendza laisse un grand vide dans le football africain. Son talent, son énergie et son parcours atypique avaient fait de lui une figure respectée sur et en dehors des terrains. Les hommages affluent de toutes parts, tandis que ses anciens clubs et coéquipiers expriment leur immense tristesse.

Cameroun : «meurtre sur conjointe», le procès qui a ému le pays.

Au début du mois, un homme a été condamné à cinq ans de prison avec sursis et une amende de 52 000 FCFA (environ 80€), pour le meurtre de sa femme. Plusieurs ONG locales plaident en faveur d’une loi qui protège davantage les Camerounaises.

Lire la suite Cameroun : «meurtre sur conjointe», le procès qui a ému le pays.

Accusations contre l’abbé Pierre : le Vatican au courant dès 1955, selon un livre-enquête

Les archives du Saint-Siège font état de plusieurs signalements «dès l’automne 1955 » concernant les agissements du fondateur d’Emmaüs, visé par des accusations d’agressions sexuelles, selon un livre-enquête à paraître ce jeudi 17 avril.

Lire la suite Accusations contre l’abbé Pierre : le Vatican au courant dès 1955, selon un livre-enquête

Tchad: le président Déby radie plusieurs hauts-gradés pour faute grave

Le président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno a radié pour faute grave une dizaine d’officiers des forces de sécurité et défense, la plupart Zaghawa, le clan au pouvoir, sur fond de dissensions sur le conflit soudanais.(Source : AFP).

Neuf militaires haut gradés ont été rétrogradés dimanche et « radiés du contrôle des effectifs des Forces de Défense et de Sécurité pour faute grave » et trois policiers révoqués pour le même motif, indiquent plusieurs décrets publiés lundi et signés par le président Déby, sans plus de précisions sur les circonstances.

Jeudi dernier,le général d’armée Abdelrahim Bahar Mahamat Itno, cousin du président Déby, avait lui aussi été rétrogradé et radié pour « faute grave », selon un autre décret.

Cet ancien chef de la sécurité présidentielle, ex-chef d’état-major des armées et membre influent de la famille présidentielle, a récemment fait des déclarations virulentes contre le régime du président Déby dans des groupes communautaires en langue Zaghawa.

Les relations demeurent particulièrement tendues au sein de la famille Déby et plus généralement au sein du clan Zaghawa dont elle est issue. Cette ethnie minoritaire présente dans le nord et l’est du Tchad règne sans partage sur le pays depuis 1990.

La guerre au Soudan voisin entre l’armée dirigée par le général Abdel Fattah al-Burhane et les paramilitaires des FSR menés par son ancien allié, le général Mohamed Hamdane Daglo, nourrit les tensions au sein du clan.

Le président Déby a été plusieurs fois accusé de livrer des armes aux FSR pour le compte des Emirats arabes Unis, ce qu’il a toujours démenti. En même temps, certains Zaghawa du Tchad se sont engagés dans le camp adverse, avec les Zaghawa du Soudan qui prêtent main forte au général al-Burhane.

La présence à El Facher, au sud-ouest du Soudan, d’une rébellion zaghawa dirigée par Ousman Dillo, le frère cadet de l’opposant tchadien Yaya Dillo Djérou tué par l’armée tchadienne en 2024, est le principal sujet d’inquiétude de N’Djamena.

En février 2008, une rébellion de Zaghawa basés au Soudan avait lancé une offensive éclair au Tchad avec d’autres groupes, contraignant l’ancien président Idriss Déby Itno, le père de l’actuel président, à se réfugier dans son palais présidentiel avant de réussir à repousser les rebelles avec le soutien décisif de l’armée française.

A sa mort en 2021, son fils a été proclamé par l’armée président de transition à la tête d’une junte de 15 généraux en 2021, puis légitimé par les urnes en 2024.

La guerre en cours depuis deux ans jour pour jour au Soudan voisin a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé plus de 11 millions de personnes, et créé des risques de famine généralisée, dans ce que l’ONU considère comme la pire crise humanitaire récente.

La Turquie annonce 234 arrestations dans un coup de filet international du trafic de drogues.

Après « huit mois » d’enquête, les autorités turques ont annoncé, ce mardi 15 avril, l’arrestation de 234 suspects dans cinq pays lors d’un vaste coup de filet international visant des organisations impliquées dans le trafic de drogues.

Lire la suite La Turquie annonce 234 arrestations dans un coup de filet international du trafic de drogues.

Grande-Bretagne : la cour suprême a tranché avec Raison que « la définition légale d’une femme repose sur le sexe biologique »

Après plusieurs années de procédures judiciaires, la décision concernant l’affaire opposant le gouvernement écossais à l’association « For Women Scotland » a été rendue. Ce matin du 16 avril 2025, la Cour suprême du Royaume-Uni a statué sur la définition légale d’une femme, en lien avec la loi sur l’égalité de 2010, qui protège contre la discrimination fondée sur le « sexe » et le « changement de sexe ».

Lire la suite Grande-Bretagne : la cour suprême a tranché avec Raison que « la définition légale d’une femme repose sur le sexe biologique »

Soudan du Sud : HRW dénonce l’utilisation d’armes incendiaires – la communauté internationale réclame un cessez-le-feu et promet 800 millions d’euros d’aide

L’organisation Human Rights Watch (HRW) tire la sonnette d’alarme sur la situation dans l’État du Haut-Nil, au Soudan du Sud, où elle accuse le gouvernement du président Salva Kiir d’avoir utilisé des armes incendiaires contre des zones civiles. Selon HRW, ces attaques, qui se seraient intensifiées à partir du 16 mars, ont fait au moins 58 morts et provoqué de graves brûlures sur plusieurs autres personnes.

Les frappes ont visé notamment les localités de Mathiang, Longechuk et Nasir, des bastions réputés proches de Riek Machar, vice-président actuellement placé en résidence surveillée. Ces bombardements ont été menés par voie aérienne, avec des armes conçues pour provoquer des incendies, affirme l’ONG.

Des armes interdites dans les zones civiles

Nyagoah Tut Pur, chercheuse à HRW, dénonce une violation flagrante du droit international :

« Il existe une convention, la Convention sur certaines armes classiques, qui interdit clairement l’usage d’armes larguées par voie aérienne conçues pour incendier ou brûler, surtout dans des zones où se trouvent des civils. C’est précisément ce qui s’est produit dans les régions affectées. »

Le Soudan du Sud n’est pas signataire de ce protocole spécifique, mais pour HRW, cela ne justifie en rien l’usage de telles armes :

« Leur utilisation contre des populations civiles montre l’urgence de renforcer l’application de cette convention et de garantir le respect du droit international humanitaire. »

Une guerre aux ramifications régionales

Ces attaques surviennent dans un contexte de tensions croissantes entre les forces loyales au président Salva Kiir et celles soutenant Riek Machar. L’armée sud-soudanaise accuse régulièrement les partisans de Machar de fomenter des troubles dans le nord-est du pays, mais ces nouvelles frappes aériennes marquent une dangereuse escalade.

Par ailleurs, l’armée ougandaise, également mentionnée dans certains rapports, a nié toute implication, rejetant fermement les accusations selon lesquelles elle aurait ciblé des civils ou utilisé des armes chimiques et des barils d’explosifs dans la région.

Human Rights Watch appelle à une enquête indépendante et à une mobilisation internationale pour mettre fin à l’impunité, alors que les civils restent les premières victimes d’un conflit qui perdure depuis plus d’une décennie.

La communauté internationale réclame un cessez-le-feu et promet 800 millions d’euros d’aide

La communauté internationale, réunie à Londres mardi, a appelé de ses voeux un « cessez-le-feu immédiat et permanent » au Soudan et s’est engagée à mobiliser plus de 800 millions d’euros supplémentaires pour ce pays en guerre, enfoncé dans une crise humanitaire catastrophique.

Les participants à cette conférence co-organisée par le Royaume-Uni, l’Union européenne, l’Allemagne, la France et l’Union africaine (UA), ont également souligné dans un communiqué final « la nécessité d’empêcher toute partition du Soudan », déchiré par un conflit entre deux généraux rivaux.

« Beaucoup ont abandonné le Soudan (…) C’est une erreur morale lorsqu’il y a autant de civils décapités, des nourrissons d’à peine un an victimes de violences sexuelles, et plus de personnes menacées de famine que partout ailleurs dans le monde », s’est ému mardi le chef de la diplomatique britannique David Lammy.

Il a dénoncé « le manque de volonté politique » pour mettre fin au conflit et aux souffrances de la population, et a appelé à ne « pas regarder ailleurs ».

La guerre qui a éclaté le 15 avril 2023 oppose le général Abdel Fattah al-Burhane, chef de l’armée de ce pays d’Afrique du Nord-Est, et son ancien adjoint, Mohamed Hamdane Daglo, chef des paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR).

Elle a fait des dizaines de milliers de morts et plus de 13 millions de déplacés et réfugiés, plongeant le pays de 50 millions d’habitants dans une crise humanitaire majeure, selon l’ONU.

L’armée contrôle désormais le nord et l’est du Soudan, tandis que les FSR dominent une partie du sud et la quasi-totalité de la vaste région du Darfour, dans l’ouest. Les deux camps sont accusés d’exactions et d’atrocités.

Lors de cette conférence qui réunissait une quinzaine de pays dont l’Arabie saoudite et les Etats-Unis, et des représentants des Nations unies et de la Ligue arabe, les participants ont promis de donner un total de plus de 800 millions d’euros de nouveaux financements pour l’aide humanitaire.

Ceux-ci s’ajoutent aux plus de deux milliards d’euros d’engagements obtenus l’an dernier lors d’un précédent sommet à Paris.

L’Union européenne va débloquer 522 millions d’euros supplémentaires cette année et la commissaire à la Coopération internationale Hadja Lahbib a appelé à montrer un « front uni » pour exiger des belligérants « le respect du droit humanitaire international » et « la protection des civils ».

Éviter toute « ingérence »

Avant elle, David Lammy a annoncé une nouvelle aide de 120 millions de livres (139,5 millions d’euros) qui permettra de fournir des approvisionnements alimentaires vitaux, notamment aux enfants, et de soutenir les victimes de violences sexuelles.

L’Allemagne va débloquer 125 millions d’euros supplémentaires pour le Soudan et les pays voisins qui accueillent de nombreux réfugiés, et la France, elle, mobilisera 50 millions d’euros.

Le gouvernement soudanais n’a pas été invité à Londres, et a protesté auprès du Royaume-Uni, l’accusant de mettre sur un pied d’égalité l’Etat soudanais « souverain et membre des Nations Unies depuis 1956 » et les FSR, « milice terroriste qui commet des génocides et des crimes contre l’humanité ».

Dans leur communiqué final, les participants au sommet ont insisté sur le fait que « la non-ingérence des acteurs extérieurs reste primordiale ».

Ils ont également dit rejeter « tout projet, dont celui de gouvernements parallèles, qui mettraient en péril l’unité, la souveraineté et l’intégrité territoriale du Soudan ».

Plus tôt mardi, le commissaire à la Paix et la Sécurité de l’UA, Bankole Adeoye, avait assuré que l’organisation « n’accepterait pas (…) une désintégration » de ce pays, et appelé « les acteurs extérieurs à s’abstenir de toute ingérence », alors que le Soudan accuse les Emirats arabes unis de soutenir les FSR.

Les Emirats réfutent ces accusations et ont appelé mardi dans un communiqué les belligérants à un « cessez-le-feu » immédiat.

« Ceux qui cherchent à gagner du pouvoir ou de l’influence au Soudan par le biais d’un soutien militaire ou financier soufflent sur les braises du conflit », avait aussi dénoncé la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock.

La veille, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’était dit « très inquiet du fait que des armes et des combattants continuent d’arriver au Soudan », sans toutefois préciser leur provenance.

Afrique de l’Ouest : Le Niger et le Nigeria tentent de renouer le dialogue

Après plusieurs mois de crispations diplomatiques, les autorités du Niger et du Nigeria multiplient les signes d’apaisement, alors que le ministre nigérian des Affaires étrangères est attendu ce 16 avril à Niamey

Lire la suite Afrique de l’Ouest : Le Niger et le Nigeria tentent de renouer le dialogue

Arménie-Iran : des manœuvres militaires conjointes vues comme un message politique à l’Azerbaïdjan

Les 9 et 10 avril 2025, l’Arménie et l’Iran ont mené des manœuvres militaires conjointes le long de leur frontière commune, une initiative sans précédent qui intervient dans un contexte de fortes tensions régionales, notamment avec l’Azerbaïdjan. Officiellement, ces exercices visent à prévenir des attaques de groupes terroristes, mais pour de nombreux analystes, il s’agit d’un signal politique fort adressé à Bakou.

Lire la suite Arménie-Iran : des manœuvres militaires conjointes vues comme un message politique à l’Azerbaïdjan

Site d'information généraliste international indépendant