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Soudan du Sud : HRW dénonce l’utilisation d’armes incendiaires – la communauté internationale réclame un cessez-le-feu et promet 800 millions d’euros d’aide

L’organisation Human Rights Watch (HRW) tire la sonnette d’alarme sur la situation dans l’État du Haut-Nil, au Soudan du Sud, où elle accuse le gouvernement du président Salva Kiir d’avoir utilisé des armes incendiaires contre des zones civiles. Selon HRW, ces attaques, qui se seraient intensifiées à partir du 16 mars, ont fait au moins 58 morts et provoqué de graves brûlures sur plusieurs autres personnes.

Les frappes ont visé notamment les localités de Mathiang, Longechuk et Nasir, des bastions réputés proches de Riek Machar, vice-président actuellement placé en résidence surveillée. Ces bombardements ont été menés par voie aérienne, avec des armes conçues pour provoquer des incendies, affirme l’ONG.

Des armes interdites dans les zones civiles

Nyagoah Tut Pur, chercheuse à HRW, dénonce une violation flagrante du droit international :

« Il existe une convention, la Convention sur certaines armes classiques, qui interdit clairement l’usage d’armes larguées par voie aérienne conçues pour incendier ou brûler, surtout dans des zones où se trouvent des civils. C’est précisément ce qui s’est produit dans les régions affectées. »

Le Soudan du Sud n’est pas signataire de ce protocole spécifique, mais pour HRW, cela ne justifie en rien l’usage de telles armes :

« Leur utilisation contre des populations civiles montre l’urgence de renforcer l’application de cette convention et de garantir le respect du droit international humanitaire. »

Une guerre aux ramifications régionales

Ces attaques surviennent dans un contexte de tensions croissantes entre les forces loyales au président Salva Kiir et celles soutenant Riek Machar. L’armée sud-soudanaise accuse régulièrement les partisans de Machar de fomenter des troubles dans le nord-est du pays, mais ces nouvelles frappes aériennes marquent une dangereuse escalade.

Par ailleurs, l’armée ougandaise, également mentionnée dans certains rapports, a nié toute implication, rejetant fermement les accusations selon lesquelles elle aurait ciblé des civils ou utilisé des armes chimiques et des barils d’explosifs dans la région.

Human Rights Watch appelle à une enquête indépendante et à une mobilisation internationale pour mettre fin à l’impunité, alors que les civils restent les premières victimes d’un conflit qui perdure depuis plus d’une décennie.

La communauté internationale réclame un cessez-le-feu et promet 800 millions d’euros d’aide

La communauté internationale, réunie à Londres mardi, a appelé de ses voeux un « cessez-le-feu immédiat et permanent » au Soudan et s’est engagée à mobiliser plus de 800 millions d’euros supplémentaires pour ce pays en guerre, enfoncé dans une crise humanitaire catastrophique.

Les participants à cette conférence co-organisée par le Royaume-Uni, l’Union européenne, l’Allemagne, la France et l’Union africaine (UA), ont également souligné dans un communiqué final « la nécessité d’empêcher toute partition du Soudan », déchiré par un conflit entre deux généraux rivaux.

« Beaucoup ont abandonné le Soudan (…) C’est une erreur morale lorsqu’il y a autant de civils décapités, des nourrissons d’à peine un an victimes de violences sexuelles, et plus de personnes menacées de famine que partout ailleurs dans le monde », s’est ému mardi le chef de la diplomatique britannique David Lammy.

Il a dénoncé « le manque de volonté politique » pour mettre fin au conflit et aux souffrances de la population, et a appelé à ne « pas regarder ailleurs ».

La guerre qui a éclaté le 15 avril 2023 oppose le général Abdel Fattah al-Burhane, chef de l’armée de ce pays d’Afrique du Nord-Est, et son ancien adjoint, Mohamed Hamdane Daglo, chef des paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR).

Elle a fait des dizaines de milliers de morts et plus de 13 millions de déplacés et réfugiés, plongeant le pays de 50 millions d’habitants dans une crise humanitaire majeure, selon l’ONU.

L’armée contrôle désormais le nord et l’est du Soudan, tandis que les FSR dominent une partie du sud et la quasi-totalité de la vaste région du Darfour, dans l’ouest. Les deux camps sont accusés d’exactions et d’atrocités.

Lors de cette conférence qui réunissait une quinzaine de pays dont l’Arabie saoudite et les Etats-Unis, et des représentants des Nations unies et de la Ligue arabe, les participants ont promis de donner un total de plus de 800 millions d’euros de nouveaux financements pour l’aide humanitaire.

Ceux-ci s’ajoutent aux plus de deux milliards d’euros d’engagements obtenus l’an dernier lors d’un précédent sommet à Paris.

L’Union européenne va débloquer 522 millions d’euros supplémentaires cette année et la commissaire à la Coopération internationale Hadja Lahbib a appelé à montrer un « front uni » pour exiger des belligérants « le respect du droit humanitaire international » et « la protection des civils ».

Éviter toute « ingérence »

Avant elle, David Lammy a annoncé une nouvelle aide de 120 millions de livres (139,5 millions d’euros) qui permettra de fournir des approvisionnements alimentaires vitaux, notamment aux enfants, et de soutenir les victimes de violences sexuelles.

L’Allemagne va débloquer 125 millions d’euros supplémentaires pour le Soudan et les pays voisins qui accueillent de nombreux réfugiés, et la France, elle, mobilisera 50 millions d’euros.

Le gouvernement soudanais n’a pas été invité à Londres, et a protesté auprès du Royaume-Uni, l’accusant de mettre sur un pied d’égalité l’Etat soudanais « souverain et membre des Nations Unies depuis 1956 » et les FSR, « milice terroriste qui commet des génocides et des crimes contre l’humanité ».

Dans leur communiqué final, les participants au sommet ont insisté sur le fait que « la non-ingérence des acteurs extérieurs reste primordiale ».

Ils ont également dit rejeter « tout projet, dont celui de gouvernements parallèles, qui mettraient en péril l’unité, la souveraineté et l’intégrité territoriale du Soudan ».

Plus tôt mardi, le commissaire à la Paix et la Sécurité de l’UA, Bankole Adeoye, avait assuré que l’organisation « n’accepterait pas (…) une désintégration » de ce pays, et appelé « les acteurs extérieurs à s’abstenir de toute ingérence », alors que le Soudan accuse les Emirats arabes unis de soutenir les FSR.

Les Emirats réfutent ces accusations et ont appelé mardi dans un communiqué les belligérants à un « cessez-le-feu » immédiat.

« Ceux qui cherchent à gagner du pouvoir ou de l’influence au Soudan par le biais d’un soutien militaire ou financier soufflent sur les braises du conflit », avait aussi dénoncé la ministre allemande des Affaires étrangères, Annalena Baerbock.

La veille, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’était dit « très inquiet du fait que des armes et des combattants continuent d’arriver au Soudan », sans toutefois préciser leur provenance.

Guerre Russie – Ukraine : Trump met en garde Zelensky et s’énerve contre Putin, en quelques heures

Dans la nuit de dimanche 30 mars à lundi 31 mars (horaire GMT), le président états-unien, Donald Trump, s’est beaucoup énervé, mettant en garde Volodymyr Zelensly sur l’accord des minerais et de fâchant contre Putin de ne pas encore voir d’effets concrets de cessez-le-feu, avant leur discussion cette semaine.

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Guerre en Ukraine : Cessez-le-feu, aide militaire, négociations… Ce qu’il faut retenir de l’appel entre Donald Trump et Vladimir Putin

Après un appel entre le président états-unien Donald Trump et le président russe Vladimir Putin, ce mardi 18 mars, le Kremlin a affirmé les contours de la trêve que la Russie serait prête à respecter en échange de lourdes conditions demandées à l’Ukraine. Voici ce qu’il faut retenir de cette conversation cruciale pour la suite (et fin ?) du conflit.

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Guerre en Ukraine : Cessez-le-feu, aide militaire, minerais… Que retenir des négociations entre Kiev et Washington en Arabie Saoudite?

Une avancée majeure a été enregistrée dans le conflit opposant l’Ukraine à la Russie. À l’issue de négociations tenues ce mardi 11 mars en Arabie saoudite, l’Ukraine a accepté une proposition états-unienne de cessez-le-feu de 30 jours. En parallèle, Washington a levé la suspension de son aide militaire à Kiev. Ces discussions, les premières depuis un échange houleux entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky, pourraient marquer un tournant décisif dans cette guerre qui dure depuis plus de trois ans.

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Guerre Russie-Ukraine : Moscou visée par une attaque massive de drones avant une réunion de cessez-le-feu en Arabie Saoudite ce mardi 11 mars

La capitale russe a subi une attaque d’ampleur dans la nuit du lundi 10 au mardi 11 mars, alors que des discussions entre l’Ukraine et les États-Unis doivent se tenir ce mardi à Jeddah pour envisager un cessez-le-feu partiel. Cette offensive marque un tournant dans le conflit, avec une intensification des frappes ukrainiennes sur le sol russe.

Une offensive sans précédent contre Moscou

Moscou a été la cible d’une attaque « massive » de drones ukrainiens, marquant l’une des offensives les plus importantes contre le territoire russe depuis le début de l’invasion de l’Ukraine en février 2022. Selon le maire de la ville, Sergueï Sobianine, les systèmes de défense antiaérienne ont été mobilisés pour repousser l’attaque.

Les autorités russes affirment avoir abattu 337 drones ukrainiens dans plusieurs régions du pays, dont 91 dans la région de Moscou et 126 dans celle de Koursk, frontalière de l’Ukraine. Il s’agit de l’attaque la plus importante en territoire russe depuis le début de la guerre.

À Leninski et Domodedovo, dans la banlieue sud de Moscou, des débris ont causé d’importants dégâts matériels et provoqué la mort d’au moins deux personnes, tandis que trois autres ont été blessées. Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent des immeubles d’habitation touchés, des fenêtres brisées et des toits perforés par la chute de drones.

Si l’Ukraine et la Russie utilisent quotidiennement ces engins pour viser des infrastructures militaires et énergétiques, Moscou est rarement ciblée à une telle échelle. Cette attaque témoigne d’un renforcement des capacités offensives de Kiev et d’un changement de stratégie dans la guerre.

Une attaque qui survient avant une réunion pour la paix

Cette offensive intervient alors que des représentants ukrainiens et américains doivent se rencontrer ce mardi en Arabie Saoudite, à Jeddah, pour discuter d’une proposition de cessez-le-feu partiel avec Moscou.

Kiev, qui cherche à préserver le soutien de Washington après des tensions récentes avec l’administration Biden, entend proposer une “trêve dans les airs” et “en mer” afin de stabiliser la situation militaire et relancer le dialogue avec la Russie.

Ces pourparlers sont les premiers à ce niveau entre les États-Unis et l’Ukraine depuis la rencontre difficile entre Volodymyr Zelensky et Joe Biden fin février à Washington. À l’époque, le président ukrainien avait plaidé pour une aide militaire urgente, mais le soutien américain s’est heurté à des divisions politiques internes aux États-Unis.

L’objectif de Kiev est désormais de trouver un compromis temporaire qui permettrait d’obtenir de nouvelles livraisons d’armes et de réduire la pression militaire russe sur certains fronts.

L’Europe en alerte face à l’escalade du conflit

L’ampleur de cette attaque et la riposte attendue de la Russie inquiètent également les alliés européens de l’Ukraine. En réponse, le président français Emmanuel Macron a réuni ce mardi les chefs d’état-major européens pour analyser la situation et envisager une coordination militaire renforcée.

L’attaque sur Moscou intervient à un moment critique où l’Ukraine fait face à des difficultés sur le terrain. Les troupes russes ont récemment avancé dans l’est du pays, notamment autour d’Avdiïvka, et les livraisons d’armes occidentales se font plus rares.

Dans ce contexte, une intensification des frappes ukrainiennes sur le sol russe pourrait être une tentative de Kiev pour forcer Moscou à négocier, ou du moins, pour maintenir la pression sur Vladimir Poutine.

Toutefois, cette stratégie comporte des risques : la Russie pourrait durcir ses représailles, accentuer ses bombardements sur les infrastructures ukrainiennes ou chercher à pousser ses troupes plus en profondeur sur le territoire ukrainien.

Alors que le conflit entre dans sa troisième année, cette attaque sur Moscou et les discussions à Jeddah pourraient marquer un tournant décisif : vers une désescalade par un cessez-le-feu partiel, ou au contraire, vers une intensification de la guerre entre l’Ukraine et la Russie.

Guerre à Gaza : « Nous allons utiliser tous les outils à notre disposition pour ramener tous les otages « – Israël arête sa fourniture d’électricité à la bande de Gaza

Après avoir interrompu l’acheminement de l’aide humanitaire, le gouvernement israélien a signé, ce dimanche 9 mars, “l’ordre d’arrêter immédiatement l’approvisionnement en électricité pour la bande de Gaza”. Le Hamas a dénoncé un “chantage inacceptable”. (Source : AFP)

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Israël suspend l’aide humanitaire pour Gaza, le Hamas dénonce une violation de l’accord de trêve

Ce dimanche 2 mars, Israël a interrompu indéfiniment l’acheminement de l’aide humanitaire à Gaza en raison de divergences avec le mouvement terroriste Hamas sur les conditions de prolongation du cessez-le-feu. L’ONU a appelé à annuler cette décision, condamnée par plusieurs capitales arabes. (Source : AFP)

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Cessez-le-feu Israël – Hamas :Ce que l’on sait de la deuxième phase du cessez-le-feu

Tandis que la première phase du cessez-le-feu entre Israël et le mouvement terroriste islamique palestinien Hamas doit s’achever ce samedi 1er mars, les discussions entre les deux parties se poursuivent sans aboutir à un accord concret. Prévue pour commencer dimanche 2 mars, la deuxième phase reste incertaine, malgré les efforts de médiation de l’Égypte et du Qatar, soutenus par les États-Unis d’Amérique.

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Après l’appel de son leader Abdullah Öcalan, le PKK déclare un cessez-le-feu avec la Turquie

Le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) a approuvé samedi 1er mars l’appel de son chef historique Abdullah Öcalan à cesser les hostilités avec la Turquie et à ouvrir les discussions en vue de sa dissolution.(Source : AFP)

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Le Hamas accélère la libération des otages israéliens : Raisons et identités des captifs

Le Hamas a annoncé, ce mardi 18 février, une accélération dans la libération des otages israéliens, selon les termes de la première phase du cessez-le-feu. Au lieu des trois otages initialement prévus pour être libérés, six israéliens ont été libérés, et quatre dépouilles ont été remises aux autorités israéliennes. Une annonce qui soulève plusieurs questions : Quelle en est la raison et qui sont ces otages ?

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