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Portugal : six personnes liées à un groupe d’extrême droite arrêtées, une importante cache d’armes saisie

Les autorités portugaises ont mené une vaste opération antiterroriste qui a conduit à l’arrestation de six individus affiliés à un groupe d’extrême droite. L’intervention a permis de mettre la main sur une impressionnante cache d’armes, incluant des explosifs, des armes à feu fabriquées fabriquées à l’aide d’imprimantes 3D des munitions et des couteaux.

Dans un communiqué diffusé mardi, la police judiciaire a indiqué que les suspects appartiennent au “Movimento Armilar Lusitano” (MAL), une organisation tentant de se structurer en mouvement politique, soutenue par une milice armée. Les arrestations ont été réalisées dans le cadre d’une enquête sur des activités liées au terrorisme, à l’incitation à la haine et à la violence, ainsi qu’à la détention d’armes prohibées.

Lors d’une conférence de presse, Manuela Santos, directrice de l’Unité nationale de lutte contre le terrorisme (UNCT), a déclaré que « la qualité et la diversité de ce que nous avons saisi sont surprenantes ». Elle a également précisé que l’un des suspects est membre de la Polícia de Segurança Pública (PSP), la police civile nationale, tandis que d’autres auraient des connexions avec des sociétés de sécurité privées.

Mme Santos a souligné que les suspects, bien que d’origines diverses, partagent des convictions discriminatoires, fondées sur « l’identité sexuelle, la race et la croyance ».

Une vidéo diffusée par les autorités montre des éléments glaçants : livres à idéologie néonazie, tracts de propagande extrémiste, ainsi que des imprimantes 3D ayant servi à fabriquer des armes ou à modifier des fusils pour qu’ils puissent tirer des munitions létales.

Cette affaire relance le débat sur la surveillance des mouvances d’extrême droite en Europe, et met en lumière l’utilisation croissante de technologies comme l’impression 3D pour contourner les lois sur le contrôle des armes. Les autorités portugaises poursuivent actuellement leur enquête pour déterminer l’étendue du réseau et les objectifs réels du MAL.

Guerre Iran-Israël : des dizaines d’avions de guerre des EUA se dirigent vers le Moyen-Orient, L’ambassade des États-Unis d’Amérique à Jérusalem ferme ses portes, Trump appelle à une « capitulation sans conditions » de l’Iran (Point sur la situation)

Alors que le conflit entre Israël et l’Iran s’intensifie dangereusement, les États-Unis se positionnent au bord d’une implication militaire directe. Des dizaines d’avions de guerre états-uniens sont en route vers le Moyen-Orient, l’ambassade des États-Unis à Jérusalem est fermée jusqu’à nouvel ordre, et Donald Trump a convoqué son Conseil de sécurité nationale, exigeant une « capitulation sans conditions » de l’Iran. La tension est à son comble dans la région, et les prochaines heures pourraient être décisives.

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Travail sous influence : la progression inquiétante de la cocaïne dans les milieux professionnels

La cocaïne, longtemps associée à des sphères festives ou à certains milieux d’affaires, s’invite désormais au cœur des espaces de travail plus ordinaires. En France notamment, les indicateurs épidémiologiques et les retours de terrain convergent : la consommation de ce stimulant puissant se banalise dans les entreprises, jusque dans des secteurs éloignés des clichés mondains. Une évolution récente, mais aux ressorts multiples.

L’entreprise iThylo, spécialisée dans les dépistages en milieu professionnel, offre une illustration frappante de cette montée en puissance : entre 2017 et 2025, le nombre de tests positifs aux stupéfiants réalisés sur les lieux de travail a plus que doublé. S’agissant de la seule cocaïne, la hausse est encore plus spectaculaire : les tests positifs ont été multipliés par treize en huit ans.

Ce phénomène récent s’inscrit notamment dans une dynamique post-pandémique. Les années de crise sanitaire ont profondément perturbé les organisations du travail, contribuant à une augmentation marquée des consommations de substances psychoactives chez certains salariés.

Contrairement à l’image traditionnelle de la cocaïne comme drogue festive des élites urbaines, c’est désormais sa fonction de « stimulant de rendement » qui domine dans le monde du travail. Témoignages à l’appui, plusieurs anciens consommateurs racontent des rituels devenus banals : « un rail, un café » pour se réveiller, tenir la cadence ou enchaîner des journées sans fin.

La recherche de performance immédiate, la lutte contre la fatigue chronique, mais aussi le besoin de compenser des situations de travail dégradées horaires atypiques, isolement professionnel, pression managériale expliquent cette bascule vers un usage « instrumentalisé » de la drogue.

Les intérimaires apparaissent particulièrement exposés : bien qu’ils ne représentent que 15 % des salariés testés, ils concentrent à eux seuls 31 % des cas positifs à la cocaïne.

Si les milieux du BTP, du transport routier, de la restauration et de l’hôtellerie ressortent régulièrement des études, le phénomène touche également des sphères insoupçonnées : administrations, services publics, entreprises technologiques. Des cadres supérieurs relatent même des pratiques installées au sein de comités de direction. Autrement dit, la diffusion de la cocaïne au travail dépasse aujourd’hui les distinctions sociales ou hiérarchiques traditionnelles.

L’une des raisons structurelles de cette expansion réside dans l’évolution du marché mondial de la cocaïne. Depuis une quinzaine d’années, la production sud-américaine atteint des niveaux historiques, l’offre inonde désormais massivement l’Europe occidentale. À qualité souvent améliorée, prix régulièrement abaissés : en France, la cocaïne est aujourd’hui plus accessible qu’elle ne l’a jamais été.

Au-delà de la question individuelle des addictions, ce sont les structures mêmes du travail moderne qui sont interrogées. Isolement des salariés, charge de travail croissante, valorisation de la productivité immédiate, flexibilité extrême des horaires : autant de facteurs favorables à la recherche de compensations chimiques. Plusieurs spécialistes insistent ainsi sur la responsabilité collective des entreprises dans la prévention de ces comportements déviants.

En droit français, l’employeur reste responsable de la santé physique et mentale de ses salariés (article L.4121-1 du Code du travail). Certaines entreprises ont durci leur arsenal préventif : contrôles inopinés, tolérance zéro vis-à-vis de l’alcool ou des stupéfiants lors d’événements internes, formations des managers à la détection des signaux faibles.

Mais ces réponses restent très inégales selon les secteurs et les tailles d’entreprises. Au-delà des mesures coercitives, les experts recommandent un travail plus approfondi sur l’organisation du travail elle-même, ses dérives managériales et ses injonctions paradoxales.

Le phénomène soulève enfin une interrogation sociétale plus large. Avec près de 10 000 hospitalisations liées chaque année à la cocaïne en France, une consommation qui a quadruplé en vingt ans, et des effets sanitaires encore mal maîtrisés (troubles cardiovasculaires, neurologiques, psychiatriques), la banalisation de cette drogue dans les milieux professionnels constitue un risque sanitaire majeur.

Stigmatiser les consommateurs reste contre-productif, selon plusieurs acteurs de la prévention : la crainte de sanctions administratives freine souvent les démarches d’accompagnement ou de soin.

L’extension de la consommation de cocaïne au travail n’est pas qu’un fait divers sanitaire : elle éclaire certaines pathologies silencieuses du monde du travail contemporain. Sous l’apparence de la performance et de la rentabilité, c’est une fragilité collective qui se dessine, celle de sociétés en quête permanente d’efficacité immédiate, parfois au prix du corps et de la santé des travailleurs.

Rencontre Modi/ Carney : les deux dirigeants réaffirment « l’importance » des liens qui unissent l’Inde et le Canada et « espèrent » travailler ensemble

Lors d’une rencontre mardi 17 juin avec le Premier ministre canadien Mark Carney, le Premier ministre indien Narendra Modi a dit espérer que son pays et le Canada pourront « travailler ensemble » après des mois de tensions entre Ottawa et New Delhi.

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Corée du Sud : le procès du président Lee Jae-myung suspendu en raison de son immunité présidentielle

La Cour centrale du district de Séoul a annoncé ce mardi 17 juin 2025 le report du procès de Lee Jae-myung, président nouvellement élu de la Corée du Sud, dans l’affaire de corruption liée aux projets immobiliers de Daejang-dong. Cette décision fait suite à un précédent jugement rendu la veille par la Haute Cour de Séoul, qui avait déjà suspendu une autre procédure judiciaire contre le chef de l’État, invoquant son immunité présidentielle.

Une suspension fondée sur la Constitution

Selon la Cour centrale, la prochaine audience dans cette affaire est reportée à une date indéterminée, en vertu de l’article 84 de la Constitution sud-coréenne. Cet article stipule qu’un président en exercice ne peut faire l’objet de poursuites pénales, sauf en cas d’insurrection ou de trahison. Cette disposition vise à préserver la stabilité de l’exécutif durant le mandat présidentiel.

La Haute Cour de Séoul avait elle aussi utilisé ce même fondement constitutionnel pour suspendre lundi un autre procès visant Lee Jae-myung, cette fois pour violation présumée de la loi électorale.

Des accusations de corruption lourdes

Lee Jae-myung fait l’objet d’une série d’accusations depuis 2023, avant son élection à la présidence. L’affaire de Daejang-dong, ainsi que celle de Wirye, concerne des projets de développement urbain à Seongnam, ville où Lee fut auparavant maire. Il est soupçonné de manquement au devoir, de conflit d’intérêts, de corruption impliquant des tiers, et de liens douteux avec la gestion d’un club de football local.

Ces dossiers, très médiatisés, ont empoisonné la vie politique sud-coréenne ces dernières années et cristallisé les tensions entre les camps conservateur et progressiste.

Une ascension présidentielle controversée

Lee Jae-myung a été élu président le 3 juin 2025, à la suite de la destitution de son prédécesseur, Yoon Suk Yeol. Ce dernier a été évincé par l’Assemblée nationale après avoir tenté d’imposer la loi martiale en décembre 2024, une décision perçue comme une dérive autoritaire majeure.

L’accession au pouvoir de Lee, dans un contexte d’instabilité institutionnelle, n’a pas apaisé les débats. Bien que ses soutiens saluent son engagement en faveur de la justice sociale et de la régulation économique, ses opposants dénoncent un passé judiciaire lourd et une instrumentalisation du pouvoir pour échapper à la justice.

Une pause judiciaire… temporaire ?

Tant que Lee Jae-myung demeure en fonction, les procédures pénales contre lui resteront gelées. Toutefois, cette immunité ne constitue pas une annulation des charges : les poursuites pourront reprendre une fois son mandat achevé. D’ici là, la justice sud-coréenne devra patienter — et la population, rester attentive aux suites de cette affaire qui pourrait ressurgir avec fracas à la fin de la présidence Lee.

En Corée du Sud, où plusieurs anciens chefs d’État ont été poursuivis, voire incarcérés après leur mandat, l’ombre de la justice plane toujours sur les plus hauts sommets du pouvoir.

Géorgie: «Le pouvoir réprime mais ne gouverne pas», estime la présidente Salomé Zourabichvili

En Géorgie, la répression s’accroit sur les partis d’opposition et les manifestants qui dénoncent toujours le résultat des élections législatives remportées le 26 octobre dernier par le Rêve géorgien, le parti au pouvoir à Tbilissi depuis 2013. Ce mouvement de contestation est soutenu par la cinquième présidente de Géorgie, Salomé Zourabichvili, qui refuse de reconnaître, elle aussi, ce résultat et qui demande l’organisation d’élections libres. En Géorgie, la démocratie semble battre en retrait et la situation contraint plusieurs à émigrer

Selon les Nations unies, des cilliers de Géorgiens vivent à l’étranger. Après l’espoir d’un avenir européen, les vagues d’instabilité politique et géopolitique, les conditions économiques précaires, le peu d’avenir professionnel pour les nouvelles générations ont encouragé cet exil, principalement vers l’Europe de l’Ouest, les États-Unis, le Canada et la Turquie. C’est, en fait, depuis 2017 que le Rêve géorgien durcit le ton, multiplie les atteintes aux libertés individuelles, aux droits des minorités et sème le trouble. Les manifestants montent en pression au nom d’une bataille finale. Et, après avoir hésité, un grand nombre de Géorgiens choisissent d’émigrer.

Emmenés enfants en Syrie par leurs parents jihadistes, ces Français qui veulent être rapatriés

Iles avait 11 ans quand son père jihadiste l’a emmené de force de la France vers la Syrie. Détenu un temps avec sa mère, il a grandi, puis été enfermé sans elle dans un autre camp, et compte depuis les jours, implorant la France de le rapatrier.(Source : AFP).

Cela fait « cinq ans et cinq jours » précisément, confiait la semaine dernière le jeune homme à la silhouette menue, aujourd’hui âgé de 21 ans, à une délégation française composée notamment d’avocats venus lui rendre visite au centre Orkesh dans le nord-est syrien.

Lui a été incarcéré encore mineur avant d’être enfermé, sans nouvelles ou presque de sa mère et de sa fratrie. Eux sont toujours retenus à Roj, l’un des camps contrôlés comme d’autres centres et prisons par les forces kurdes.

Des dizaines de milliers de personnes, d’une cinquantaine de nationalités et soupçonnées de liens avec l’organisation jihadiste Etat islamique, y sont retenues.

Le rapatriement des quelque 120 enfants et de la cinquantaine de femmes françaises encore retenus reste sensible en France dix ans après la vague d’attentats sur son sol.

« En 2021 et 2023, Iles voit les services de renseignement français, il dit qu’à chaque fois il a cru qu’il allait rentrer, parce que c’est ce qu’on lui a dit », a expliqué lundi lors d’une conférence de presse à Paris l’avocate Amélie Morineau, présidente de la commission Libertés et droits de l’homme du Conseil national des barreaux (CNB).

Comme quatre autres jeunes majeurs, il réitère aujourd’hui sa volonté de revenir.

« Les soldats-enfants en droit international sont des victimes de guerre », a rappelé Me Marie Dosé, indiquant avoir déposé en France le 10 avril auprès du doyen des juges d’instruction à Paris une plainte pour détention arbitraire et traitement inhumain et dégradant.

Devenus majeurs dans les camps ou les prisons du nord-est syrien, « ils vont de peur en peur, de centre en centre puis en prison », enfermés 25 par chambre, 10 heures sur 24, décrit l’avocate.

A la presse, la délégation a montré des vidéos des jeunes hommes, leur visage s’illuminant en lisant des lettres de proches ou en écoutant des messages audio transmis par les avocats.

  • « Quelle responsabilité d’un enfant ? » –

En juillet 2023, une rapporteuse spéciale de l’ONU sur la promotion et la protection des droits de l’Homme dans la lutte antiterroriste alertait déjà sur le sort de ces adolescents. Fionnuala Ni Aolain dénonçait comment ils étaient et restent systématiquement séparés de leur mère dans les camps, les dommages irréparables et une « violation des lois internationales ».

Lundi, Matthieu Bagard, président du pôle expertise Syrie de l’ONG Avocats sans frontières France, a évoqué « les violences physiques » en détention, « les graves problèmes psychologiques » et la « quasi impossibilité d’avoir accès à des soins ».

« Quelle est la responsabilité d’un enfant de six ans ? », interroge l’avocat en présentant le cas d’un adolescent de 16 ans, emmené de force en Syrie quand il en avait six, puis arraché à sa mère à 14 ans. Cette dernière refuse d’être rapatriée. Mais elle a signé un consentement pour que son fils le soit.

Outre cinq jeunes majeurs, trois mères de famille demandent aussi « fermement leur rapatriement » et « réaffirment leur consentement » dans des vidéos enregistrées par la délégation lors de son déplacement, assure Me Morineau.

Au total, ces demandes de rapatriement concernent 23 personnes, dont des mineurs. Les jeunes majeurs et les femmes sont tous visés par un mandat d’arrêt international.

Ces mandats d’arrêt ne peuvent être exécutés que par un Etat. « Or le Kurdistan syrien, sous l’administration duquel se trouve le camp Roj, n’est pas un Etat autonome reconnu, en conséquence de quoi il n’a avec la France aucun accord », explique Me Morineau.

Selon Me Bagard, leur séjour en Syrie est la preuve que les conditions sécuritaires actuelles « n’empêchent pas » les « rapatriements effectués par un très grand nombre d’autres pays », dont l’Allemagne et la Russie. Et ce y compris depuis que les nouvelles autorités islamistes ont renversé le président Bachar al-Assad et pris le pouvoir en décembre.

Pour l’eurodéputé Mounir Satouri, en les laissant en détention, « on se venge » de ce que leurs pères ont pu faire, « et c’est pas tolérable ».

Aux origines de notre humanité : là où Sapiens et Néandertal se sont rencontrés pour la première fois

Pendant des décennies, les scientifiques ont su que Homo sapiens et Homo neanderthalensis ne s’étaient pas seulement croisés au fil des musées ou des généalogies scientifiques. Ils s’étaient véritablement rencontrés, au sens le plus concret du terme. Ce que l’on ignorait, en revanche, c’est où ces rencontres fondatrices avaient eu lieu. Une nouvelle étude vient enfin de lever le voile sur ce mystère : c’est dans les monts Zagros, au cœur du Moyen-Orient, que les deux espèces humaines se sont croisées, ont cohabité… et ont engendré une descendance dont l’empreinte demeure aujourd’hui dans notre ADN.

Un carrefour oublié entre Afrique, Europe et Asie

À cheval sur l’Iran, l’Irak et la Turquie, les monts Zagros forment une imposante chaîne montagneuse encore méconnue du grand public. Pourtant, à la fin du Pléistocène — entre 60 000 et 40 000 ans avant notre ère — cette région était un véritable corridor bioclimatique reliant les climats tempérés du nord aux zones plus chaudes du sud.

C’est dans ce contexte d’instabilité climatique et de migrations massives que les deux espèces humaines ont vu leurs trajectoires se croiser. Néandertal, habitué aux steppes froides d’Europe et d’Asie occidentale, descendait vers le sud-est. Sapiens, fraîchement sorti d’Afrique, remontait vers le nord. Et c’est dans les vallées escarpées des Zagros que l’histoire humaine a changé de cap.

Les fouilles archéologiques en attestent : de nombreux sites dans cette région contiennent des outils, des ossements et des vestiges culturels associés aux deux groupes. Mais surtout, les analyses génétiques confirment qu’un métissage a eu lieu. Non seulement ces populations se sont rencontrées, mais elles ont eu des enfants ensemble.

Un métissage fondateur… encore présent en nous

Depuis le séquençage complet du génome néandertalien en 2010, les preuves de ces unions se sont multipliées. Aujourd’hui, on sait que tous les humains non africains portent entre 1 et 4 % d’ADN néandertalien. Cet héritage va bien au-delà d’une simple statistique : il influence des aspects très concrets de notre physiologie et de notre psychologie.

Parmi les traits influencés par les gènes néandertaliens, on retrouve :
• la forme du nez,
• la sensibilité à la douleur,
• certaines réponses immunitaires,
• la gestion du stress,
• et même des susceptibilités modernes, comme la vulnérabilité à la COVID-19 ou aux troubles de l’humeur.

En d’autres termes, une part essentielle de ce que nous sommes — dans notre corps, notre santé et même nos émotions — découle directement de cette rencontre dans les montagnes des Zagros.

Un foyer central de l’hybridation humaine

Si le métissage entre Sapiens et Néandertal a pu se produire à plusieurs reprises et en divers endroits, les monts Zagros semblent jouer un rôle particulier : celui de foyer central, de point de convergence. Une sorte de “berceau du mélange”, où deux humanités se sont non seulement rencontrées, mais aussi durablement installées ensemble.

Cette découverte invite à revoir notre vision de l’évolution humaine. Loin d’un récit linéaire avec des espèces séparées, successives, où Sapiens aurait triomphé de ses rivaux, on entrevoit désormais une histoire plus complexe, plus entrelacée. Un récit de rencontres, d’échanges, de métissages — parfois d’extinction, souvent de transmission.

Les monts Zagros : berceau de l’humain moderne

Dans ce contexte, les monts Zagros ne sont pas qu’un simple décor géologique. Ils sont une scène centrale de notre histoire collective. Un lieu où s’est jouée une étape cruciale de l’évolution humaine. Là, dans ces montagnes du Moyen-Orient, s’est écrit un chapitre invisible mais fondamental de notre identité biologique.

Ce passé nous façonne encore. Il nous rappelle que l’humanité n’a jamais été une, pure, homogène. Elle est le fruit de croisements, de migrations, d’adaptations. Et si Sapiens a survécu, c’est peut-être justement parce qu’il a su fusionner, intégrer, s’ouvrir.

À travers les gènes néandertaliens qui parcourent encore notre ADN, c’est une part de cette histoire qui continue de vivre en nous. Une histoire faite de diversité, de mélange, et d’un profond lien avec ceux que nous pensions longtemps différents.

Argentine : l’ex-présidente Cristina Kirchner va pouvoir effectuer sa peine de prison à domicile

L’ancienne cheffe de l’Etat péroniste et principale opposante au président Milei commencer à purger sa peine de six ans de prison ce mercredi 18 juin chez elle, à Buenos Aires. La justice argentine lui a autorisé mardi 17 juin à effectuer sa peine de six ans de prison via une «assignation à résidence» comme elle l’avait sollicité.

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Conflit Israël-Iran : le président bissau-guinéen menace d’intervenir si les deux pays ne cessent pas les hostilités – 11 autres pays africains appellent aussi à une désescalade au Moyen-Orient

Lors de l’inauguration d’un tronçon de l’autoroute reliant l’aéroport Osvaldo Vieira à la ville de Safim, le président de la Guinée-Bissau, Umaro Sissoco Embaló, a exprimé une ferme condamnation de l’escalade du conflit entre Israël et l’Iran. Un appel lancé aussi par onze autres pays du continent, sous l’égide de l’Égypte

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