François Fillon échappe au bracelet électronique: la cour d’appel de Paris a réduit mardi la peine de l’ancien Premier ministre à quatre ans de prison avec sursis pour les emplois fictifs de son épouse Penelope, une affaire dans laquelle il a été définitivement reconnu coupable.
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Espagne : la panne du 28 avril due à « un phénomène de surtensions », selon les autorités
La panne électrique qui a touché la péninsule ibérique le 28 avril a été provoquée par « un phénomène de surtensions » sur le réseau ayant entraîné « une réaction en chaîne », selon les résultats d’un rapport rendu public mardi par le gouvernement espagnol.
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Ces deux médias français, déjà suspendus depuis plusieurs années au Mali, au Burkina Faso et au Niger, sont désormais interdits également au Togo en raison de déclarations jugées comme portant « atteinte à la stabilité des institutions républicaines et à l’image du pays ».(Source : AFP).
France 24 et Radio France internationale ont été lundi interdites d’antenne pour trois mois au Togo, accusées d’avoir relayé des «propos inexacts et tendancieux» après des manifestations qui ont secoué le pays au début du mois. Cette suspension vient réduire un peu plus l’espace de diffusion en Afrique de l’ouest de ces deux médias publics français, suspendus depuis plusieurs années au Mali, Burkina Faso et Niger, trois pays sahéliens dirigés par des militaires.
«Plusieurs émissions récentes ont relayé des propos inexacts, tendancieux, voire contraires aux faits établis, portant atteinte à la stabilité des institutions républicaines et à l’image du pays», a annoncé la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) du Togo, dans un communiqué. «Le pluralisme des opinions n’autorise pas la diffusion de contre-vérités ni la présentation partiale de l’actualité. La liberté de la presse ne saurait être synonyme de désinformation ou d’ingérence», poursuit l’institution qui pointe «des manquements répétés et signalés».
Les deux médias ont déclaré lundi soir dans un communiqué conjoint avoir «appris avec surprise» leur suspension «sans préavis», malgré un «contexte de dialogue pourtant soutenu et constructif» avec l’autorité de régulation togolaise. RFI et France 24 réaffirment par ailleurs «leur attachement indéfectible aux principes déontologiques du journalisme, comme leur soutien à leurs équipes qui délivrent chaque jour une information rigoureuse, indépendante, vérifiée, impartiale et équilibrée». L’ONG Reporters sans frontières (RSF) a de son côté «condamné fermement la suspension arbitraire» des deux médias. Le directeur du bureau pour l’Afrique subsaharienne de RSF, Sadibou Marong, a «appelé les autorités à lever ces sanctions et à rétablir immédiatement la diffusion» de RFI et France 24.
Nouveaux appels à manifester
La nouvelle Constitution adoptée en avril 2024 a permis à Faure Gnassingbé de consolider son pouvoir désormais au sein d’un régime parlementaire dont il occupe la plus haute fonction, celle de président du Conseil. Elle cristallise les tensions au Togo: l’opposition et la société civile accusant Faure Gnassingbé de vouloir rester indéfiniment à la tête de l’État, les autorités répondant que la réforme constitutionnelle vise plutôt à «dépersonnaliser» le pouvoir et renforcer «l’unité nationale et la cohésion du pays». Le Togo est dirigé depuis 2005 par Faure Gnassingbé, successeur de son père resté près de 38 ans à la tête du pays. Début juin, des manifestations lancées sur les réseaux sociaux par des jeunes et des militants de la société civile ont eu lieu à Lomé pour protester contre le pouvoir.
Les manifestants dénonçaient notamment les arrestations de voix critiques, la hausse du prix de l’électricité et la réforme constitutionnelle. L’Alliance nationale pour le changement (ANC), l’un des principaux partis d’opposition a dénoncé la suspension des deux médias français comme une «décision autoritaire (qui) vise à museler des médias qui n’ont fait que leur travail : informer sur les dérives du régime et les manœuvres antidémocratiques liées à l’imposition d’une nouvelle Constitution taillée sur mesure pour maintenir Faure Gnassingbé au pouvoir à vie». Les récentes manifestations avaient notamment été initiées par le rappeur Aamron, critique du pouvoir, qui avait été arrêté fin mai avant de réapparaître dans une vidéo le 5 juin, depuis un hôpital psychiatrique où il présentait des excuses envers Faure Gnassingbé.
Une cinquantaine de personnes ont été arrêtées puis libérées, selon le procureur qui précisait la semaine dernière que «quelques-unes» encore détenues allaient être rapidement présentées au parquet. Des journalistes qui couvraient les manifestations ont été brièvement interpellés et contraints par les forces de l’ordre d’effacer leurs images. De nouveaux appels à manifester ont été lancés sur les réseaux sociaux, pour les 26, 27 et 28 juin. Le Togo est au 121e rang sur 180 dans le classement 2025 de la liberté de la presse de Reporters sans frontières (RSF), en recul de 8 places par rapport à 2024.
Île de Ré : un participant décède lors de l’épreuve de natation du triathlon T24 Xtrem
Un drame est venu assombrir la 5e édition du triathlon T24 Xtrem sur l’Île de Ré. Ce samedi en fin d’après-midi, un participant roumain de 54 ans a perdu la vie après avoir été victime d’un malaise cardiaque lors de l’épreuve de natation, première phase de cette course d’endurance extrême.
Un malaise soudain en pleine mer
Le drame s’est produit peu après 18 heures, au large de la plage de la Loge, dans la commune des Portes-en-Ré. L’homme, un athlète expérimenté venu de Roumanie, participait à cette compétition qui rassemble chaque année des sportifs de haut niveau venus de toute l’Europe. Il a été pris d’un violent malaise cardiaque alors qu’il évoluait dans les eaux agitées de l’Atlantique.
Les secours présents sur le dispositif de sécurité ont été alertés immédiatement. Des gestes de réanimation ont permis de réanimer le participant une première fois, mais son état s’est rapidement dégradé. Quelques instants avant son évacuation, son cœur s’est arrêté de nouveau.
Une mobilisation massive des secours
Face à l’urgence de la situation, l’hélicoptère Dauphin de la Marine nationale a été dépêché sur les lieux pour assurer une évacuation rapide vers un centre hospitalier. Malgré la mobilisation des secours, des équipes médicales sur la plage et en mer, l’homme n’a pu être sauvé. Il a été déclaré décédé peu après l’intervention.
Un athlète aguerri parmi 1 800 concurrents
La victime, dont l’identité n’a pas été rendue publique, était un sportif habitué aux compétitions de longue distance. Selon les organisateurs du T24 Xtrem, il faisait partie des 1 800 triathlètes engagés cette année, issus de 18 nationalités. « Il était préparé, habitué à ce type d’épreuve. Ce drame nous bouleverse tous », a confié l’un des membres de l’organisation, encore sous le choc.
Un événement endeuillé mais pas suspendu
Le T24 Xtrem est reconnu comme l’un des triathlons les plus exigeants de France, combinant natation, vélo et course à pied sur 24 heures. Malgré l’émotion et la gravité des faits, l’épreuve a continué après un moment de silence observé en hommage au participant décédé.
Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes du décès, même si les premières constatations évoquent une défaillance cardiaque brutale, survenue malgré la préparation physique du sportif et les dispositifs de sécurité en place.
Ce drame rappelle les risques inhérents à ce type de compétitions extrêmes, où la condition physique ne protège pas toujours contre les imprévus du corps et de l’environnement naturel.
France : les députés approuvent, en commission, l’interdiction du mariage avec un étranger en situation irrégulière
Les députés ont voté lundi 16 juin en commission pour interdire les mariages avec un étranger en situation irrégulière en France, une proposition de loi sénatoriale, mise à l’agenda par le groupe ciottiste (Union des droites pour la République, UDR). En ouverture des débats, le député UDR Eric Michoux a défendu une proposition de loi pour « protéger les maires » qui deviendraient des « complices involontaires d’un tel détournement de la loi » en prononçant ces unions. Le texte doit être examiné dans l’hémicycle le 26 juin, mais est fortement critiqué par la gauche.
Lire la suite France : les députés approuvent, en commission, l’interdiction du mariage avec un étranger en situation irrégulièreRDC : le Parlement autorise les poursuites judiciaires contre le ministre de la Justice Constant Mutamba accusé de détournement de fonds
L’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo a donné son feu vert, dimanche soir, à l’ouverture de poursuites judiciaires contre Constant Mutamba, ministre de la Justice et garde des Sceaux. Il est accusé de détournement de deniers publics dans un projet de construction d’une prison à Kisangani. Une décision lourde de conséquences, qui devrait entraîner la démission du ministre dès ce début de semaine.
Lire la suite RDC : le Parlement autorise les poursuites judiciaires contre le ministre de la Justice Constant Mutamba accusé de détournement de fondsPolémique à Strasbourg : la présence du FEMYSO au Parlement européen relance les accusations d’entrisme islamiste
La participation du FEMYSO (Forum of European Muslim Youth and Student Organisations) à un événement officiel du Parlement européen suscite une vive controverse. L’organisation, soupçonnée de liens avec les Frères musulmans, a été conviée à participer à l’European Youth Event (EYE), un rassemblement annuel destiné à faire entendre la voix de la jeunesse européenne. Sa présence, dans un contexte politique déjà sensible, fait grincer des dents jusque dans les rangs des eurodéputés.
Une organisation sous surveillance
Le FEMYSO se présente comme « la voix de la jeunesse musulmane en Europe ». Actif depuis plusieurs années, il est partenaire de multiples projets soutenus par l’Union européenne. Mais un récent rapport du ministère français de l’Intérieur, publié en mai, alerte sur ses liens idéologiques avec la mouvance des Frères musulmans. Ce rapport, qui évoque un risque d’entrisme dans les institutions européennes, désigne le FEMYSO comme l’un des vecteurs les plus actifs de cette stratégie de pénétration.
C’est donc dans ce climat de suspicion que l’organisation a pris part, les 13 et 14 juin, à la rencontre EYE à Strasbourg. Débats, ateliers participatifs, performances artistiques : l’événement, qui réunit des milliers de jeunes venus de toute l’Europe, est censé refléter la diversité des opinions et des engagements citoyens.
Tempête politique et manifestations à droite
La participation du FEMYSO a immédiatement enflammé les réseaux sociaux. Alexandre Saradjian, co-président des Jeunes de l’UDR, a dénoncé cette invitation :
« C’est inadmissible ! Frères musulmans, hors d’Europe. »
Le Rassemblement national (RN) a réagi avec virulence. Plus de 400 militants des Jeunes RN (RNJ) se sont rassemblés vendredi devant le Parlement européen, déployant une banderole clamant : « FEMYSO – Frères musulmans : hors d’Europe ».
Vianney Vonderscher, collaborateur de l’eurodéputé Jean-Paul Garraud, a affirmé que « pas un pouce de terrain ne sera cédé aux apprentis islamistes du FEMYSO ».
Marion Maréchal, eurodéputée et figure du groupe Identité-Libertés, a elle aussi pris la parole :
« FEMYSO diffuse son idéologie islamiste et fait la promotion de la charia auprès des milliers de jeunes présents au Parlement européen. »
Elle déplore la « faiblesse des institutions de l’UE face à l’islamisme et ses relais ».
Une controverse sur fond de financement européen
L’un des points les plus contestés concerne le soutien financier accordé par l’UE au FEMYSO : plus de 210 000 euros de subventions auraient été perçus par l’organisation ces dernières années. Pour ses détracteurs, cela équivaut à un financement indirect de l’idéologie des Frères musulmans au cœur même des institutions européennes.
FEMYSO se défend
Face à ces accusations, le FEMYSO nie tout lien organique ou idéologique avec les Frères musulmans. L’organisation assure porter « des valeurs démocratiques, inclusives et laïques » et militer pour « l’intégration harmonieuse des jeunes musulmans en Europe ». Elle dénonce une campagne de diffamation « instrumentalisée par l’extrême droite européenne » pour stigmatiser les musulmans.
L’Union européenne dans l’embarras
L’affaire met en lumière les contradictions de l’Union européenne, entre volonté d’inclusion et prudence face aux risques d’idéologisation. Si le Parlement européen prône l’ouverture et la diversité, la participation d’organisations soupçonnées de liens avec des courants fondamentalistes alimente un malaise croissant.
Alors que les tensions identitaires et les fractures politiques s’aiguisent à travers le continent, la polémique autour du FEMYSO révèle les défis que l’UE doit encore relever pour défendre ses valeurs tout en assurant la sécurité et la cohésion de ses sociétés.
Le Vietnam prend une mesure radicale face au fléau que représente l’alcool
Le Vietnam a décidé samedi d’augmenter ses taxes sur la bière et les boissons fortement alcoolisées à 90% d’ici 2031, contre 65% actuellement, ont rapporté les médias d’État.
Lire la suite Le Vietnam prend une mesure radicale face au fléau que représente l’alcoolLa Lettonie engage des poursuites contre le député Aleksejs Roslikovs pour avoir parlé russe
Le chef d’un parti politique letton a été arrêté et interrogé par la police ce lundi 16 juin à Riga. Aleksejs Roslikovs, représentant la minorité russophone du pays, est sous le coup d’une procédure pénale pour « incitation à la haine » au sein du Parlement qui pourrait lui valoir plusieurs années de prison. À l’origine de l’affaire, quelques mots en russe prononcés à la tribune du Parlement letton alors que le pays est lancé dans un processus de « derussification », vue d’un mauvais œil à Mouscou (interdiction de parler le russe qui, en Ukraine, avec la prise de pouvoir des ultras nationalistes, en 2014, avait conduit les oblats russophones du Donbass a déclarer leur indépendance, et qui a abouti à la guerre russo-ukrainienne armée que nous connaissons)
Lire la suite La Lettonie engage des poursuites contre le député Aleksejs Roslikovs pour avoir parlé russeGuerre en Ukraine : Trump accuse le G7 ,tacle Macron et provoque un séisme diplomatique lors du sommet au Canada
Le sommet du G7, censé afficher l’unité des grandes puissances face aux crises mondiales, a été immédiatement secoué par une déclaration fracassante du président américain Donald Trump. À peine une heure après le lancement officiel des travaux à Kananaskis, dans les Rocheuses canadiennes, le président des États-Unis a publiquement accusé les membres du G7 d’être responsables de la guerre en Ukraine.
Un G7 accusé de tous les maux
Lors d’un échange avec des journalistes après un entretien avec le Premier ministre canadien Mark Carney, Trump a mis en cause les choix diplomatiques du passé :
« Le G7 était autrefois le G8. Barack Obama et un certain Trudeau ne voulaient pas de la Russie, et je dirais que c’était une erreur. Je pense qu’il n’y aurait pas de guerre aujourd’hui si la Russie était encore présente », a-t-il lancé, imperturbable.
Cette sortie a provoqué un silence glacé dans les rangs diplomatiques, alors que les dirigeants du G7 comptaient précisément discuter de nouvelles sanctions contre Moscou.
Un départ précipité et une ambiance tendue
La tension est montée d’un cran dans la soirée. Après le dîner officiel avec les chefs d’État, Donald Trump a quitté brusquement le sommet, invoquant des raisons logistiques. Sur son réseau Truth Social, il a tenu à démentir les rumeurs selon lesquelles son départ anticipé serait lié à des discussions secrètes sur un éventuel cessez-le-feu entre Israël et l’Iran. Il en a profité pour attaquer Emmanuel Macron, accusé d’être à l’origine de cette rumeur :
« Macron, volontairement ou pas, ne comprend jamais rien », a-t-il asséné.
Le Premier ministre canadien Mark Carney, pris au dépourvu, a dû écourter la séance de questions-réponses avec la presse, mettant en avant son rôle d’organisateur pour justifier l’interruption.
Un sommet à haut risque diplomatique
Le sommet du G7 prend ainsi une tournure particulièrement délicate. Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, et le président ukrainien Volodymyr Zelensky, tous deux invités à participer mardi matin à un petit-déjeuner stratégique sur l’Ukraine, doivent désormais composer avec une position américaine radicalement différente.
Zelensky, venu à Kananaskis pour appeler à un durcissement des sanctions contre la Russie, espère malgré tout « une conversation directe » avec Donald Trump, qui milite pour un accord de paix rapide.
Macron tente de recoller les morceaux
Face à la crise, Emmanuel Macron a tenté de calmer le jeu. Le président français a rencontré Donald Trump en privé lundi soir. Les échanges ont porté sur les tensions commerciales, la situation au Proche-Orient, et bien entendu, sur le dossier ukrainien.
Macron, en déplacement la veille à Nuuk, au Groenland, avait tenu à rappeler que « les États-Unis sont toujours un allié », tout en rejetant fermement la proposition de Vladimir Poutine de servir de médiateur entre l’Iran et Israël.
« La Russie, engagée dans une guerre et ne respectant pas le droit international, ne peut en aucun cas être un médiateur crédible », a déclaré le chef de l’État français.
Une fracture ouverte au sein du G7
Alors que les tensions géopolitiques s’aggravent, notamment au Moyen-Orient, l’unité du G7 apparaît plus fragile que jamais. La déclaration choc de Donald Trump pourrait non seulement compromettre les discussions sur l’Ukraine, mais également affaiblir durablement la crédibilité du G7 face aux grands enjeux internationaux.
Un sommet qui, à peine commencé, semble déjà marqué par la discorde.