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Rima Hassan de retour en France après un vol mouvementé entre Tel Aviv et Paris

L’eurodéputée franco-palestinienne Rima Hassan est rentrée en France jeudi 12 juin, après un vol particulièrement tendu entre Tel Aviv et Paris. À son arrivée à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, l’ambiance était électrique : entre partisans de la cause palestinienne venus l’accueillir et voyageurs pro-israéliens à bord de l’appareil, l’élue a vécu un trajet sous haute tension.

Une situation conflictuelle à bord

Selon une source aéroportuaire citée par l’AFP, une altercation aurait éclaté dans l’avion, impliquant Rima Hassan et d’autres passagers, décrits comme “hostiles”. L’eurodéputée a finalement dû être escortée hors de l’appareil par la Police aux frontières. Une première version évoquait même un repli temporaire dans les toilettes de l’avion, une affirmation rapidement démentie par une responsable médias de La France insoumise (LFI).

À la sortie du vol, la tension s’est poursuivie au sol. Des voyageurs sont apparus arborant le drapeau israélien, poing levé, répondant aux slogans des militants propalestiniens qui criaient « Free Palestine » et « ce n’est pas une guerre, c’est un génocide ! ». Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux, notamment sur X (anciennement Twitter), montrent cette confrontation verbale.

Une mobilisation place de la République

Peu après son arrivée, Rima Hassan a publié une photo d’elle sur X, keffieh palestinien noir et blanc autour du cou, les doigts formant un V de victoire. En légende : « À tout de suite place de la République ». Elle y a été rejointe dans la soirée par plusieurs centaines de personnes, rassemblées en soutien. Des slogans et des graffitis tels que « Free Rima » et « Free Palestine » étaient visibles sur la statue centrale de cette place emblématique de Paris.

Dans sa première prise de parole, Rima Hassan a affirmé que « autant de bateaux que nécessaire » seront envoyés pour briser le blocus imposé par Israël sur Gaza.

Une arrestation en mer, une grève de la faim

Rima Hassan avait été arrêtée lundi par les autorités israéliennes après l’interception du voilier Madleen dans les eaux internationales, à quelque 185 kilomètres des côtes de Gaza. À bord : sept passagers, dont l’eurodéputée, qui participaient à une mission humanitaire organisée par la Coalition de la flottille. L’objectif : dénoncer et contourner le blocus israélien imposé à la bande de Gaza.

Selon son équipe, elle aurait été placée en cellule d’isolement après avoir inscrit « Free Palestine » sur les murs de sa cellule. Elle aurait entamé une grève de la faim en signe de protestation. Son retour en France s’est effectué à bord du Selfie Yacht, un bateau de rapatriement affrété par les autorités israéliennes, comme l’a confirmé le ministère israélien des Affaires étrangères.

Une voix de plus en plus affirmée

Déjà très engagée sur la question palestinienne, Rima Hassan confirme, à travers ces événements, sa détermination à faire entendre la voix des civils de Gaza et à contester la politique israélienne. Son retour, loin d’être discret, marque un nouvel épisode dans l’intensification de la mobilisation propalestinienne en France et en Europe.

Nouvelle-Calédonie: le leader indépendantiste kanak Christian Tein libéré après un an de détention

Christian Tein a quitté, ce jeudi 12 juin dans la soirée, la prison de Mulhouse-Lutterbach. Le leader indépendantiste kanak y était en détention depuis près d’un an dans le cadre de l’enquête sur les émeutes mortelles en Nouvelle-Calédonie au printemps 2024.

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Les frappes israéliennes sur l’Iran font bondir les prix du pétrole

Après les attaques de Tel Aviv survenues dans la nuit, le prix du brent a crû de plus 6 %. Les marchés attendent maintenant la réaction iranienne. Si Téhéran décidait de bloquer le détroit d’Ormuz, où transite un tiers du pétrole mondial, le baril pourrait exploser et dépasser les 100 dollars.

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Mali : vers un mandat présidentiel sans élection pour Goïta — colère de l’opposition, attaques jihadistes en série et retrait de Wagner

Le Mali traverse une période critique marquée par des décisions politiques controversées, une situation sécuritaire instable et un changement majeur dans ses alliances militaires. Le mercredi 11 juin, le Conseil des ministres a approuvé un projet de loi visant à accorder un mandat présidentiel de cinq ans renouvelable au chef de la junte, le général Assimi Goïta, sans passer par des élections. Une décision qui a fait l’effet d’un coup de tonnerre dans un pays déjà secoué par les attaques jihadistes et le retrait progressif du groupe paramilitaire russe Wagner.

Un mandat sans élection pour Assimi Goïta

Officiellement, ce projet de loi devra encore être validé par le Conseil national de transition, organe législatif dominé par les militaires. Le texte prévoit de confier un mandat de cinq ans renouvelable dès 2025 au général Goïta, au nom de la stabilité nationale. Cette orientation fait suite aux « concertations des forces vives de la nation », largement boycottées par l’opposition, où il a été proposé de suspendre toute question électorale jusqu’à une « pacification totale du pays ».

Le gouvernement justifie cette mesure par l’insécurité persistante et la nécessité de maintenir un pouvoir fort face aux menaces jihadistes. Cependant, pour de nombreux opposants, cette décision marque un véritable reniement des engagements pris après le coup d’État de 2021, notamment celui de rendre le pouvoir aux civils en 2024.

« Le Mali vaut mieux qu’un mandat volé », s’insurge un leader du mouvement pro-démocratie.
« C’est un nouveau coup d’État, cette fois-ci constitutionnel », fustige un ancien ministre.

Le démantèlement des partis politiques, officiellement dissous en mai, avait déjà mis en lumière une volonté de verrouiller la vie politique. Les rares recours juridiques des formations concernées ont été systématiquement rejetés. Les voix critiques dénoncent aujourd’hui un glissement autoritaire alarmant.

Une insécurité croissante : des attaques jihadistes sanglantes

Sur le plan sécuritaire, la situation s’est brutalement détériorée. Plusieurs attaques jihadistes, attribuées au JNIM (affilié à al-Qaïda) et à l’État islamique au Sahel, ont visé des bases militaires maliennes avec un bilan humain dramatique :
•23 mai à Dioura : une quarantaine de morts
•1er juin à Boulikessi : près d’une centaine de soldats tués
•4 juin à Tessit : encore une quarantaine de victimes
•Autres attaques à Mahou, Mamaribougou ou Tombouctou

Ces attaques massives ont poussé les autorités à instaurer des couvre-feux nocturnes dans plusieurs régions. Le gouvernement, de son côté, continue à revendiquer une « montée en puissance de l’armée », évoquant une réponse militaire par des frappes de drones notamment dans les régions de Kidal et Tessit.

Wagner s’en va, Africa Corps s’installe : un simple changement de façade ?

Autre tournant stratégique : le départ officiel du groupe Wagner. Présent au Mali depuis fin 2021, le groupe paramilitaire russe a été remplacé par l’« Africa Corps », une force créée et pilotée directement par le ministère russe de la Défense. Cette transition, amorcée après la mort d’Evgueni Prigojine, soulève de nombreuses interrogations.

Sur sa chaîne Telegram, l’Africa Corps promet une continuité totale avec Wagner, tant en effectif qu’en engagement.

Pour l’instant, ni Bamako ni Moscou ne communiquent sur le nombre d’hommes déployés, leur mandat, ou leurs règles d’engagement. Wagner avait été un partenaire clé, notamment dans la prise de Kidal en novembre 2023. Mais son passage a été entaché d’accusations de violations graves des droits humains.

Les rebelles du Front de libération de l’Azawad (FLA), tout comme les jihadistes du JNIM, ont vivement réagi. Ces derniers saluent le départ de Wagner comme « le début de la victoire », tandis que le FLA dénonce un remplacement cosmétique : « La substitution d’un bras armé terroriste par un autre. »

Un tournant historique pour le Mali ?

Entre maintien autoritaire au pouvoir, effondrement électoral, attaque jihadiste de grande ampleur et reconfiguration militaire russe, le Mali semble engagé dans une nouvelle phase de crise multidimensionnelle.

« Nous abordons l’une des phases les plus sombres de notre pays », conclut un cadre de l’opposition, appelant à résister par tous les moyens possibles.

Les mois à venir seront décisifs pour savoir si ce virage imposé par la junte malienne sera durable, contesté, ou réversible. Une chose est sûre : la population malienne, meurtrie par la guerre et la désillusion politique, attend toujours la paix et la justice.

Liban : arrestation de l’ancien ministre de l’Economie Amine Salam pour corruption, détournement et blanchiment d’argent

Le procureur général près la Cour de cassation, le juge Jamal Hajjar, a ordonné mercredi l’arrestation de l’ancien ministre de l’Économie Amine Salam, à l’issue d’une audience au cours de laquelle l’accusé a été confronté à des fonctionnaires du ministère, a annoncé une source judiciaire haut placée

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Fin de mission pour l’ambassadeur du Bénin au Niger, sur fond de tensions diplomatiques

Mission écourtée et terminée pour l’ambassadeur du Bénin au Niger, quatre mois après qu’il a été rappelé. Nommé en juin 2023 dans un souci de normalisation des relations entre les deux pays, le diplomate n’est pas retourné à Niamey depuis son rappel le 12 février 2025. Gildas Agonkan paie des propos jugés inappropriés et contraires à la position de son pays

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Berlin renonce à livrer ses missiles Taurus à l’Ukraine mais accorde une aide militaire de 1,9 milliard d’euros

Pas de missiles, mais une aide financière renforcée.

L’Allemagne a tranché. Alors que l’Ukraine réclame depuis plusieurs mois la livraison de missiles longue portée capables de frapper des cibles stratégiques sur le sol russe, Berlin a confirmé son refus de fournir les missiles Taurus, pourtant promis un temps par le chancelier Friedrich Merz. En contrepartie, le gouvernement allemand débloque une nouvelle aide militaire d’un montant de 1,9 milliard d’euros, comme l’a annoncé ce jeudi le ministre allemand de la Défense Boris Pistorius lors d’une visite officielle à Kiev.

« Nous planifions (de verser) 1,9 milliard d’euros supplémentaires. L’Allemagne soutiendra cette année l’Ukraine à hauteur d’environ 9 milliards d’euros », a déclaré Boris Pistorius devant la presse.

Il s’agit de la première visite du ministre en Ukraine depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement conservateur de Friedrich Merz. Ce soutien financier vient s’ajouter à une aide déjà importante et positionne l’Allemagne comme deuxième contributeur mondial de l’aide militaire à l’Ukraine, derrière les États-Unis.

Un revirement sur les missiles Taurus

Au cœur des tensions diplomatiques se trouve le missile Taurus, un engin de précision capable de changer le cours d’une guerre. Conçu par le consortium Taurus Systems (joint-venture entre MBDA Allemagne et Saab Suède), ce missile air-sol peut atteindre jusqu’à 500 kilomètres de distance et frapper des infrastructures stratégiques avec une ogive de 500 kg.

Caractéristiques principales du missile Taurus :
•Vitesse : 800 km/h
•Portée : 500 km (contre 250 km pour les missiles SCALP/Storm Shadow franco-britanniques)
•Ogive : Mephisto (Multi-Effect Penetrator, HIgh Sophisticated and Target Optimised)
•Compatibilité : chasseurs Eurofighter, Gripen, F-16, F/A-18, F-35

Capables de viser Moscou depuis l’Ukraine sans que les avions ukrainiens ne pénètrent l’espace aérien russe, ces missiles représentent une capacité offensive redoutable. Mais c’est justement cette capacité qui suscite les inquiétudes de Berlin.

« Nous ne considérons pas la livraison des Taurus pour l’instant », a précisé Boris Pistorius à Kiev, rompant ainsi avec les promesses initiales du chancelier Merz.

Entre soutien à l’Ukraine et peur de l’escalade

Ce revirement stratégique illustre les profondes hésitations allemandes depuis le début de la guerre en Ukraine. Sous le gouvernement précédent, dirigé par le social-démocrate Olaf Scholz, Berlin avait également refusé la livraison des Taurus, redoutant une escalade incontrôlable du conflit avec la Russie.

Pour Berlin, le principal risque est celui de devenir, de facto, cobelligérant si les armes livrées venaient à être utilisées pour frapper le territoire russe en profondeur. Une ligne rouge que l’Allemagne ne souhaite pas franchir, malgré les demandes répétées de l’Ukraine et le soutien plus affirmé d’autres alliés comme le Royaume-Uni ou la France.

Kiev déçue mais reconnaissante

Du côté ukrainien, la déception est palpable. Les missiles Taurus sont perçus comme une arme décisive qui permettrait de cibler des dépôts de munitions, des postes de commandement, des ponts ou encore des infrastructures logistiques essentielles aux forces russes. Toutefois, Kiev a salué l’aide financière débloquée par Berlin, soulignant l’importance de la solidarité occidentale dans un conflit qui s’enlise.

« Chaque euro compte, chaque soutien est crucial », a déclaré un conseiller du président Volodymyr Zelensky, en marge de la conférence de presse.

Une stratégie prudente mais ferme

En refusant la livraison des missiles Taurus, l’Allemagne confirme son approche prudente et mesurée du soutien militaire à l’Ukraine. Si Berlin reste un acteur majeur de l’aide occidentale, elle continue de fixer ses propres limites, soucieuse de ne pas provoquer une confrontation directe avec la Russie.

Ce choix, critiqué par certains alliés de l’OTAN mais salué pour sa cohérence diplomatique, reflète une volonté allemande de soutenir l’Ukraine sans franchir le seuil de la co-belligérance.

États-Unis d’Amérique : Donald Trump prévoit l’envoi d’ étrangers sans papiers vers la base de Guantanamo, y compris des européens, dont des ukrainiens

L’administration Trump projette une initiative explosive : transférer des milliers d’étrangers en situation irrégulière vers la base militaire étatsunienne de Guantánamo, dont des ressortissants européens, notamment des Français, Italiens, Allemands, Britanniques, Belges, Irlandais, et même des Ukrainiens. Le « Washington Post » a révélé ce plan, qui suscite déjà de vives inquiétudes parmi les alliés des États-Unis d’Amérique.

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Vietnam: cure d’austérité sans précédent dans l’administration du pays

Au Vietnam, l’Etat impose une cure d’austérité sans précédent à son administration, qui n’est pas sans rappeler la vaste offensive lancée aux États-Unis par le président Donald Trump. C’est un tournant majeur dans ce pays dirigé depuis la fin des années 1970 par le parti communiste, car, jusqu’à présent, être fonctionnaire signifiait bénéficier d’un emploi à vie. Mais la croissance économique est aujourd’hui menacée par l’offensive douanière de Washington, et les dirigeants s’y préparent.

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Javier Milei traite Pedro Sanchez de «voyou» pendant sa visite à Madrid

«Sachez que je serai toujours à vos côtés lorsqu’il s’agira de s’opposer aux socialistes», a également clamé le président argentin, qui s’est exprimé dimanche soir lors du Forum économique de Madrid.(Source : AFP).

Le président ultralibéral argentin Javier Milei a renouvelé dimanche ses critiques à l’encontre du premier ministre espagnol Pedro Sánchez, le qualifiant de «voyou» lors d’une visite à Madrid pour un forum économique. Les deux dirigeants s’étaient affrontés l’année dernière lorsque Javier Milei avait suggéré que la femme de Pedro Sanchez était corrompue, conduisant Madrid à rappeler son ambassadeur de Buenos Aires.

Javier Milei s’est exprimé dimanche soir lors du Forum économique de Madrid, un rassemblement libertaire. Alors que de la musique rock était diffusée et que certains participants criaient des insultes à l’encontre de Pedro Sánchez, Javier Milei a fait des gestes énergiques et s’en est pris au dirigeant espagnol.

«Si vous voulez aussi malmener le voyou local, je n’y vois pas d’inconvénient», a déclaré Javier Milei en faisant référence à Pedro Sánchez. Plus tard, dans un discours axé sur la défense de ses politiques économiques, Javier Milei a répondu à des membres du public criant «Nous avons besoin de vous ici !» : «Sachez que je serai toujours à vos côtés lorsqu’il s’agira de s’opposer aux socialistes».

Ces commentaires interviennent quelques heures après que des dizaines de milliers de personnes se sont rassemblées à Madrid lors d’une manifestation organisée par les partis d’opposition, accusant le gouvernement de Pedro Sánchez de corruption.

L’épouse de Pedro Sánchez, son frère et un ancien collaborateur de haut niveau font l’objet d’une enquête dans le cadre d’affaires de corruption distinctes. Pedro Sánchez a rejeté ces enquêtes comme faisant partie d’une «campagne de diffamation» de la droite visant à faire tomber son gouvernement. Javier Milei doit ensuite rallier Nice, où son agenda annonce une rencontre avec le président français Emmanuel Macron le lundi 9, en marge du sommet des océans.