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Football – Drame en Chine : l’international gabonais, Aaron Boupendza décède à 28 ans après une chute du 11e étage

Le monde du football est en deuil. L’attaquant gabonais Aaron Boupendza est décédé ce mercredi à l’âge de 28 ans, après avoir chuté du 11e étage d’un immeuble en Chine, où il évoluait sous les couleurs du Zhejiang FC.

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Environnement : La planète perd de l’eau – une étude révèle que l’humanité a modifié durablement le cycle hydrologique

Une nouvelle étude publiée dans la revue Science met en lumière une réalité alarmante : depuis au moins 25 ans, la Terre perd continuellement de l’eau. Selon les chercheurs, les activités humaines ont modifié de façon significative le cycle de l’eau, entraînant un déséquilibre global du système hydrologique terrestre.

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L’Argentine obtient 42 milliards des institutions financières internationales

Le vendredi 11 avril, l’Argentine a reçu un appui financier de 42 milliards de dollars de la part du FMI, de la Banque mondiale et de la Banque interaméricaine de développement, un geste interprété comme un “signe de confiance” envers le gouvernement de Javier Milei.(Source : AFP).

Le FMI a validé un prêt de 20 milliards de dollars, dont une première tranche immédiate de 12 milliards. Une seconde tranche de 2 milliards est prévue pour juin. La directrice du FMI, Kristalina Georgieva, a salué les “progrès impressionnants” de l’Argentine dans la stabilisation de son économie.

Le président Milei a affirmé que l’économie “croîtra comme jamais auparavant”.

La Banque mondiale a surpris en annonçant une aide de 12 milliards de dollars pour soutenir les réformes et l’emploi. La BID, de son côté, pourrait octroyer jusqu’à 10 milliards sur trois ans, après approbation de son conseil d’administration.

Ces soutiens ont été facilités par la décision de la Banque centrale argentine (BCRA) d’introduire un taux de change flottant du peso face au dollar, initialement situé entre 1.000 et 1.400 pesos, avec une bande élargie de 1% par mois.

Autre changement majeur : la levée de la limite mensuelle de 200 dollars par personne, cruciale dans un pays où la population se réfugie traditionnellement dans le dollar.

Un soutien décisif

Selon le ministre de l’Économie, Luis Caputo, l’accord permettra de lever le contrôle des changes instauré en 2019, qui “perturbait le fonctionnement normal de l’économie”.
Cette injection de fonds est jugée vitale pour reconstituer les réserves de la Banque centrale et “exterminer l’inflation”, selon Milei. L’inflation annuelle est tombée à 55,9% en mars, contre 211% fin 2023, malgré un léger regain mensuel à 3,7%.

“Cet accord est vital pour Milei”, analyse la politologue Belen Amadeo. Il renforce sa stratégie économique et sa crédibilité, alors qu’une instabilité pourrait relancer l’inflation et faire fuir la population vers le dollar.
Malgré cette aide, les défis restent importants : après une année 2024 en récession (-1,8%) et une pauvreté en hausse début 2024 à 52,9% (redescendue à 38%), la croissance demeure la pièce manquante du puzzle économique de Milei.

Ce nouveau prêt est le 23e accord de financement du FMI avec l’Argentine depuis 1956, un rappel du surendettement chronique du pays, principal débiteur du Fonds devant l’Ukraine.

Fin de vie : les députés approuvent en commission un droit à l’aide à mourir

Le long parcours législatif de la loi sur la fin de vie reprend. Vendredi 11 avril 2025, les députés ont validé en commission la création d’un droit à l’aide à mourir, marquant une avancée majeure dans le débat éthique et sociétal sur la fin de vie en France. L’examen en séance publique de cette proposition de loi reprendra le 28 avril, après les congés parlementaires.

Une aide à mourir plus accessible

L’un des points clés validés en commission est l’élargissement des conditions de l’administration de la substance létale. Un amendement porté par Élise Leboucher (La France insoumise) donne désormais le choix au patient : s’auto-administrer le produit létal ou demander qu’il soit administré par un médecin ou un infirmier. Initialement, l’administration par un professionnel de santé n’était prévue que pour les patients physiquement incapables d’y procéder eux-mêmes.

Ce changement a suscité des réactions contrastées. Le rapporteur Olivier Falorni (MoDem) a donné un “avis de sagesse”, estimant que cette évolution ne bouleverse pas l’équilibre du texte. En revanche, Patrick Hetzel (Les Républicains) a vivement réagi, dénonçant un “changement tout sauf anodin”, transformant selon lui un texte de suicide assisté en une légalisation de l’euthanasie, au-delà des cas strictement encadrés.

D’autres amendements ont été rejetés, notamment ceux de Danielle Simonnet (Écologiste et social), qui visaient à autoriser l’aide à mourir sur la base des directives anticipées de patients devenus inaptes à exprimer leur volonté. Le rapporteur s’y est opposé, considérant que cela poserait des questions éthiques majeures.

Cinq critères pour bénéficier de l’aide à mourir

Les députés ont également commencé à examiner l’article central du texte, qui fixe les conditions d’accès à l’aide à mourir. Cinq critères cumulatifs ont été retenus :
1.Être âgé de 18 ans minimum ;

2.Être de nationalité française ou résident en France ;

3.Être atteint d’une affection grave et incurable engageant le pronostic vital, en phase avancée ou terminale ;

4.Subir une souffrance physique ou psychologique jugée insupportable ou réfractaire aux traitements ;

5.Être apte à exprimer sa volonté de manière libre et éclairée.

Cette formulation diffère de celle du projet de loi gouvernemental présenté en 2024 par Catherine Vautrin, alors ministre de la Santé, qui évoquait un pronostic vital engagé “à court ou moyen terme”. La notion de “moyen terme”, jugée floue, devrait faire l’objet d’un avis de la Haute Autorité de Santé attendu dans les prochains jours.

Les députés ont suspendu l’examen de cette partie sensible à minuit et le reprendront le 28 avril.

Le texte sur les soins palliatifs également validé

En parallèle, la commission a adopté à l’unanimité une autre proposition de loi sur l’accompagnement et les soins palliatifs, initialement intégrée au projet global avant d’être scindée en deux par le gouvernement de François Bayrou.

Ce texte prévoit notamment :

•L’instauration d’un droit opposable aux soins palliatifs ;

•La création de “maisons d’accompagnement”, des structures intermédiaires entre le domicile et l’hôpital.

Cette double avancée, sur le plan du droit à mourir et de l’accès aux soins en fin de vie, marque une étape déterminante dans le débat sur la dignité et la liberté en fin de vie. Mais elle laisse encore en suspens de nombreuses interrogations éthiques, médicales et sociales, qui feront l’objet de débats approfondis lors de la prochaine phase parlementaire.

Tunisie : Libération de onze Russes soupçonnés d’activités terroristes

Les autorités tunisiennes ont libéré onze ressortissants russes arrêtés en novembre 2024 pour des soupçons d’activités terroristes. Selon l’agence de presse russe Tass, qui cite l’ambassade de Russie en Tunisie, les charges ont été abandonnées faute de preuves, et les personnes concernées regagneront la Russie dans les prochaines heures.

Des soupçons persistants, mais aucune preuve

L’affaire remonte à novembre dernier, lorsque les onze Russes ont été interpellés dans la région de Haïdra, une zone montagneuse proche de la frontière algérienne. Officiellement, ils affirmaient être venus étudier les traditions locales. Mais selon les autorités tunisiennes, leur comportement et le matériel en leur possession avaient éveillé des soupçons. L’ambassade de Russie en Tunisie avait alors indiqué que les équipements retrouvés sur eux « ne correspondaient pas aux buts touristiques déclarés », sans donner davantage de détails.

Décision judiciaire : non-lieu pour les accusés

Ce jeudi 10 avril, le juge d’instruction tunisien a finalement décidé d’abandonner toutes les charges, faute de preuves concrètes les reliant à une quelconque activité terroriste. Selon le média tunisien UniversNews, les services de sécurité n’ont pu établir aucun lien entre les ressortissants russes et un groupe ou une cellule terroriste active sur le territoire.

Un retour discret mais rapide vers la Russie

Selon l’ambassade russe, les onze ressortissants seront rapatriés ce vendredi, répartis sur deux vols commerciaux. « Des billets ont été achetés pour eux, ils partiront dans la journée », a déclaré la représentation diplomatique à Tunis. Cette dernière a également remercié les autorités tunisiennes pour leur coopération, tout en réaffirmant que les individus arrêtés n’étaient impliqués dans aucune activité illégale.

Contexte : entre coopération sécuritaire et tensions régionales

Cette affaire survient dans un contexte régional tendu, où la Tunisie renforce la surveillance de ses zones frontalières, particulièrement avec l’Algérie, pour contrer la menace des groupes armés. Bien que la Tunisie soit une destination touristique prisée des Russes, la localité de Haïdra n’est pas incluse dans les circuits classiques, ce qui a renforcé les soupçons.

Pour l’instant, ni les autorités tunisiennes ni russes n’ont fourni plus d’éléments sur l’objet réel de la visite des détenus dans cette région reculée.

Nucléaire : Washington menace de “frapper fort” l’Iran si les négociations échouent – L’Europe appelle à préserver ses intérêts

Les tensions autour du programme nucléaire iranien se ravivent. Au lendemain de discussions entre les États-Unis et l’Iran à Oman, Washington a durci le ton. Ce dimanche 13 avril, le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a menacé Téhéran de représailles militaires si les pourparlers n’aboutissaient pas. En parallèle, l’Union européenne s’inquiète des retombées sur sa sécurité et appelle à des négociations conformes à ses intérêts.

Washington hausse le ton

Lors d’un entretien avec CBS, Pete Hegseth a affirmé :

« Si on ne parvient pas à résoudre le problème à la table des négociations, il existe d’autres options pour s’assurer que l’Iran n’obtienne jamais de bombe nucléaire. »
Il a ajouté :
« Avec ce qu’on fait face aux Houthis et dans la région, on a montré notre capacité à frapper loin et très fort. On ne veut pas en arriver là, mais s’il le faut, on le fera. »

Cette déclaration intervient après des pourparlers jugés « très constructifs » par les deux parties, menés samedi à Oman, pays jouant le rôle de médiateur. Les États-Unis cherchent à empêcher l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire, alors que les relations diplomatiques entre les deux pays sont rompues depuis 1980.

Reprise du dialogue malgré les tensions

Les discussions à Oman marquent un pas vers la reprise du dialogue. Depuis son retrait de l’accord sur le nucléaire iranien en 2018, Washington avait durci sa position. Toutefois, le président Donald Trump a récemment renoué le contact en mars en adressant une lettre à Téhéran pour rouvrir les négociations. Il a également averti qu’un échec diplomatique pourrait conduire à des frappes militaires, tout en imposant de nouvelles sanctions contre le secteur pétrolier iranien.

L’Europe reste vigilante

Du côté européen, la reprise des négociations est bien accueillie, mais suscite des préoccupations sécuritaires. Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères, a déclaré ce lundi à Luxembourg :

« Nous accueillons favorablement cette démarche, mais nous serons vigilants avec nos amis et partenaires britanniques et allemands à ce que les négociations soient bien conformes à nos intérêts de sécurité. »

L’Europe redoute que l’Iran franchisse un seuil nucléaire qui compromettrait sa sécurité régionale. La France, l’Allemagne et le Royaume-Uni entendent donc jouer un rôle de surveillance dans le cadre de ces nouvelles discussions.

Rome, prochaine étape diplomatique

Selon l’agence italienne ANSA, un deuxième cycle de négociations est prévu à Rome, suite à une demande des États-Unis, de l’Iran et du sultanat d’Oman. Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, a confirmé que l’Italie avait donné une réponse positive à cette initiative.

Visite de l’AIEA à Téhéran

Autre signe d’une dynamique diplomatique en cours : Rafael Grossi, directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), se rendra mercredi à Téhéran, selon l’agence iranienne IRNA. Cette visite vise à évaluer sur le terrain l’état réel du programme nucléaire iranien.

Sanctions européennes contre l’Iran

Enfin, en marge de la réunion des ministres européens des Affaires étrangères à Luxembourg, l’Union européenne a adopté des sanctions contre sept ressortissants et deux organisations iraniennes. Une réponse directe à la détention arbitraire de plusieurs citoyens européens par le régime iranien.

Alors que le dialogue semble reprendre, le climat reste tendu. Entre menaces américaines, inquiétudes européennes et enjeux géopolitiques majeurs, les jours à venir seront décisifs pour l’avenir du nucléaire iranien – et pour la stabilité régionale et internationale.

Grande-Bretagne : Interdiction d’entrée de viande et de produits laitiers en provenance de l’Union européenne

Depuis le samedi 12 avril, il est formellement interdit aux voyageurs d’introduire en Grande-Bretagne de la viande et des produits laitiers en provenance de l’Union européenne. Cette décision du gouvernement britannique vise à protéger les exploitations agricoles du pays face à une recrudescence de cas de fièvre aphteuse sur le continent.

Une réponse ferme à une menace sanitaire

Charcuterie, fromage, viande crue ou même simples sandwichs contenant des produits animaux : tous ces aliments sont désormais interdits à l’importation à des fins personnelles depuis l’UE. Cette mesure de précaution s’applique notamment aux produits issus de bovins, de moutons, de chèvres et de porcs.

« Le gouvernement a pris des mesures pour prévenir la propagation de la fièvre aphteuse suite à l’augmentation du nombre de cas en Europe », a précisé un communiqué officiel.

Déjà cette année, une interdiction ciblée visait des produits en provenance de plusieurs pays européens, dont l’Allemagne, la Hongrie, la Slovaquie et l’Autriche. Désormais, la restriction est étendue à l’ensemble des États membres de l’Union européenne.

Une maladie animale aux conséquences lourdes

Bien que la fièvre aphteuse ne soit pas transmissible à l’homme, elle représente une grave menace pour l’agriculture. L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) rappelle qu’il s’agit d’une maladie virale très contagieuse chez les animaux, entraînant des pertes de production importantes et la fermeture des marchés internationaux pour les élevages contaminés.

« La fièvre aphteuse peut entraîner des pertes économiques importantes en raison des baisses de production des animaux touchés, ainsi que de la perte d’accès aux marchés étrangers », indique encore le gouvernement britannique.

Le souvenir douloureux de 2001

Le Royaume-Uni n’a pas oublié la crise de 2001, où près de 10 millions d’animaux avaient dû être abattus à cause d’une épidémie de fièvre aphteuse. Cette catastrophe sanitaire avait coûté à l’économie nationale environ 8 milliards de livres, soit 9,5 milliards d’euros.

Aucun cas n’a été signalé sur le sol britannique pour l’instant. Mais le gouvernement appelle les éleveurs à « faire preuve de la plus grande vigilance face aux signes de maladie » et assure, par la voix du ministre de l’Agriculture Daniel Zeichner, qu’il « fera tout ce qu’il faut pour protéger les agriculteurs britanniques ».

Syrie : Damas et les autorités kurdes proches d’un accord stratégique pour sécuriser le barrage de Tishreen

Les lignes bougent en Syrie. Un accord important a été conclu le 10 avril dernier entre le gouvernement syrien et les autorités kurdes du nord-est du pays, marquant une nouvelle étape dans les relations complexes entre les deux camps.

Cet accord porte sur la sécurisation du barrage de Tishreen, un site hautement stratégique sur l’Euphrate, essentiel pour l’alimentation en électricité et en eau d’une grande partie de la Syrie.

Un enjeu stratégique au cœur du conflit

Le barrage de Tishreen, situé dans une zone jusqu’ici sous tension, a été le théâtre de violents combats ces derniers mois. Depuis décembre, les forces kurdes y affrontaient régulièrement des factions armées soutenues par la Turquie. Ces affrontements ont gravement endommagé les infrastructures, notamment à cause des bombardements turcs.

Pour mettre fin à cette spirale de violence et sécuriser l’approvisionnement du pays, les deux parties ont convenu de former une force conjointe. Le 12 avril, des unités du gouvernement syrien par intérim se sont rendues sur place pour entamer la mise en œuvre de cet accord.

Une coopération militaire et civile inédite

L’accord prévoit que les forces kurdes et les troupes du régime coopèrent pour assurer la sécurité du barrage. Dans le même temps, l’administration civile kurde conservera la gestion du site et prendra en charge les réparations nécessaires. Ce partage des responsabilités reflète une volonté de coordination sans précédent, dans un contexte où la fragmentation du territoire syrien reste un obstacle majeur à la stabilité.

Autre point crucial : l’éloignement des forces pro-turques de la zone. L’accord interdit explicitement toute nouvelle opération militaire dans les environs du barrage, ce qui pourrait permettre de stabiliser durablement cette région.

Vers une réintégration progressive des institutions kurdes ?

Au-delà de la question du barrage, cet accord s’inscrit dans un processus plus large. En parallèle, une délégation de Damas a rencontré le commandant en chef des Forces démocratiques syriennes (FDS). Les discussions ont porté sur l’intégration progressive des institutions militaires et civiles kurdes au sein de l’État syrien.

Ce dialogue fait suite à un accord historique signé le 10 mars, qui amorce un tournant politique majeur en Syrie. Pour la première fois depuis le début du conflit, le régime de Damas semble prêt à reconnaître un rôle institutionnel aux autorités kurdes dans la future architecture de l’État syrien.

Une trêve fragile mais porteuse d’espoir

Cet accord autour du barrage de Tishreen pourrait ainsi marquer un tournant décisif dans le conflit syrien. Il ouvre la voie à une désescalade durable entre Kurdes et forces pro-turques, tout en renforçant le contrôle de Damas sur les infrastructures clés du pays.

Mais cette dynamique reste fragile. Les ambitions turques dans le nord de la Syrie, la méfiance persistante entre les différents acteurs, et l’incertitude autour du rôle des puissances étrangères dans la région restent autant d’obstacles à une paix durable.

Reste à voir si cet accord local pourra servir de modèle pour d’autres régions, et s’il aboutira à une véritable réconciliation nationale.

Visite d’État de Xi Jinping au Vietnam : Vers un renforcement stratégique de la solidarité sino-vietnamienne

À l’invitation du secrétaire général du Comité central du Parti communiste vietnamien (PCV), Tô Lâm, et du président de la République socialiste du Vietnam, Luong Cuong, le président de la République populaire de Chine et secrétaire général du Parti communiste chinois (PCC), Xi Jinping, effectue une visite d’État au Vietnam les 14 et 15 avril 2025. Cette visite s’inscrit dans le cadre du 75e anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays, marquant une étape importante dans le développement des relations sino-vietnamiennes.

Une amitié renforcée entre “camarades et frères”

Selon Lin Jian, porte-parole du ministère états-unien des Affaires étrangères, la Chine et le Vietnam, deux voisins socialistes, partagent des valeurs communes et une vision politique proche. Depuis fin 2023, les échanges bilatéraux se sont intensifiés, notamment à travers des visites de haut niveau et des contacts stratégiques fréquents entre Xi Jinping et Tô Lâm. La coopération multiforme entre les ministères, les localités et les secteurs des deux pays s’est intensifiée, apportant des résultats concrets pour leurs populations respectives.

La Chine souhaite saisir cette visite comme une opportunité pour renforcer la confiance stratégique mutuelle, approfondir les coopérations économiques, éducatives, culturelles, et scientifiques, et promouvoir la construction d’une communauté d’avenir partagé sino-vietnamienne à portée stratégique.

Une coopération stratégique globale en plein essor

Depuis l’établissement du Partenariat de coopération stratégique global en 2008, les relations bilatérales n’ont cessé de se développer de manière dynamique. Le vice-Premier ministre vietnamien et ministre des Affaires étrangères, Bùi Thanh Son, souligne six axes prioritaires : la consolidation de la confiance politique, le renforcement de la coopération sécuritaire, la coopération économique accrue, l’élargissement de la base populaire, la coopération multilatérale plus étroite, et une meilleure gestion des différends maritimes.

Les chiffres de 2024 témoignent de cette dynamique : le commerce bilatéral a dépassé les 200 milliards de dollars selon le Vietnam, et 260 milliards selon la Chine. Au premier trimestre 2025, les échanges ont atteint 51,25 milliards de dollars, en hausse de 17,46 %. Le Vietnam reste le premier partenaire commercial de la Chine en Asie du Sud-Est, et la Chine est devenue le principal débouché des produits agricoles vietnamiens.

Infrastructures, science, et technologie au cœur des priorités

La coopération en matière d’infrastructures s’accélère, notamment avec les projets de lignes ferroviaires reliant Lào Cai à Hanoï et Hải Phòng, ainsi que Móng Cái – Hạ Long – Hải Phòng et Đồng Đăng – Hanoï, prévus pour 2025 et 2026. Sur le plan technologique, la Chine, désormais troisième au monde en investissement en R&D et leader en brevets, suscite l’admiration pour ses avancées en IA, 5G, robotique ou encore spatial.

Le Vietnam, qui mise également sur la transformation numérique et l’innovation, souhaite bénéficier de l’expertise chinoise, notamment en matière de transfert technologique, de capital, et de formation de ressources humaines qualifiées.

Année des échanges entre les peuples Vietnam – Chine

L’année 2025 a été désignée comme “Année des échanges entre les peuples Vietnam – Chine”, avec pour ambition de renforcer la compréhension mutuelle, en particulier parmi les jeunes générations. Actuellement, 24 000 étudiants vietnamiens poursuivent leurs études en Chine. Le tourisme, lui aussi, connaît un regain post-pandémique, la Chine redevenant la première source de visiteurs au Vietnam.

Maîtrise des différends et coopération régionale

Malgré des différends maritimes persistants, notamment en Mer Orientale, les deux pays ont mis en place plusieurs mécanismes de dialogue et de négociation, dans le cadre de l’“Accord sur les principes fondamentaux” signé en 2011. Ces mécanismes visent à maintenir la paix régionale et à éviter que ces désaccords n’impactent la relation bilatérale.

Au niveau multilatéral, la Chine et le Vietnam collaborent étroitement au sein de l’ONU, de l’APEC, et de la coopération du Grand Mékong. Le récent sommet GMS8, en novembre 2024, a confirmé leur volonté commune de promouvoir un développement régional pacifique et prospère.

Quarante documents de coopération attendus

Lors de cette visite d’État, environ 40 documents de coopération devraient être signés, dans des domaines variés tels que l’agriculture, l’éducation, la transition verte et numérique, ou encore la sécurité. Ces accords devraient jeter les bases d’une coopération encore plus fructueuse à l’avenir.

Une visite historique, symbole d’une nouvelle ère

Le vice-Premier ministre Bùi Thanh Son s’est déclaré confiant quant à l’impact stratégique et durable de cette quatrième visite d’État de Xi Jinping au Vietnam. Elle marquera, selon lui, une nouvelle étape dans l’approfondissement de l’amitié, du partenariat stratégique global, et dans la construction d’une communauté d’avenir partagé entre le Vietnam et la Chine.

Le Hezbollah prêt à discuter d’une stratégie de défense pour le Liban

Le Hezbollah s’est dit prêt, ce jeudi 11 avril , à débattre d’une stratégie de défense pour le Liban, alors que le président Joseph Aoun s’apprête, selon trois sources politiques à Beyrouth, à ouvrir des discussions sur l’arsenal de l’organisation chiite.(Source : AFP).

Le chef de l’Etat libanais, élu avec le soutien des Etats-Unis et de l’Arabie saoudite, s’est engagé à établir un monopole d’Etat sur les armes dans le pays lors de sa prise de fonctions en janvier dernier.

« Nous avons exprimé notre volonté de dialoguer afin de trouver une stratégie de défense pour le Liban », a déclaré le député du Hezbollah Hassan Fadlallah lors d’un discours télévisé.

Cette stratégie, a-t-il dit, devrait avoir pour objectif de faire face aux « agressions » israéliennes et d’obtenir le retrait des troupes israéliennes du sud du pays.

« Nous sommes en contact permanent avec le président Aoun. Quand il appelle au dialogue (…), nous sommes prêts », a insisté Hassan Fadlallah.

Le Hezbollah, parti-milice soutenu par l’Iran, a été durablement affaibli par l’offensive militaire lancée contre lui par Israël l’automne dernier, qui s’est achevée par un cessez-le-feu en novembre, puis la perte de son allié syrien Bachar al Assad en décembre.

Des soldats israéliens occupent toujours des positions dans le sud du Liban. Israël se dit prêt à transférer leur contrôle à l’armée libanaise une fois que la sécurité de l’Etat hébreu sera garantie.

Avant son dernier conflit avec Israël, le Hezbollah possédait l’un des plus grands arsenaux au monde parmi les groupes armés non étatiques avec plus de 150.000 missiles et roquettes selon la CIA américaine.

L’organisation a toujours défendu la nécessité de conserver cet arsenal comme élément de dissuasion face à Israël, malgré les appels à son désarmement émanant d’une partie de la classe politique libanaise.